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Si tout le monde 
Le chien apporte une véritable nouveauté au gameplay connait bien Shadow Dancer pour son excellente version Mega Drive (un peu moins pour sa version Master System), il faut savoir qu'à l'origine il est sorti en 1989 sur borne d'Arcade, sur l'hardware maison de SEGA, le System18. Grand cousin de Shinobi, Shadow Dancer est en fait le 2e épisode de la série mais ce que moi-même je ne savais pas avant de poser mes mains dessus, c'est que la version console (dont le nom complet est Shadow Dancer : The Secret of Shinobi) n'a rien à voir avec la version Arcade (il n'en reprend que les bases). Autre détail intéressant, bien qu'il fut développé au Japon, au sein du studio R&D1 de SEGA, le jeu est d'abord sorti aux Etats-Unis, et il ne verra le jour que 5 mois plus tard au Japon. Difficile d'en connaitre la raison exacte mais on peut supposer que c'est une histoire de calendrier de sorties, afin d'éviter de submerger et de saturer un secteur Arcade en pleine expansion.
Voyons maintenant si comme dans bien des cas, la version console est moins bonne que l'originale, comme ce fut le cas pour Golden Axe ou Altred Beast. Dans Shadow Dancer on joue Hayate Musashi, le fils de Joe Musashi, accompagné de son chien (donc Joe a sauvé sa femme lors de la précédente aventure et à fait "vous savez quoi" pour que la relève puisse voir le jour). D'un gameplay assez différent, notre ninja n'use pas de kunaïs mais de shurikens, qui sont d'ailleurs en nombre illimités. Accompagné de son fidèle compagnon, le chien ne fait pas de la figuration, il a une vraie utilité, celui de choper le bras d'un ennemi pour que son maître puisse le zigouiller. C'est d'autant plus pratique lorsqu'on est face à des ennemis équipés d'armes à feu. Par contre, si le toutou se fait blesser, il sera inactif pour un temps.
Enfin dernière différence, notre perso peut sauter via une manipulation très simple d'un étage à l'autre (en faisant haut + saut ou bas + saut selon de quel côté nous sommes), se débarrassant ainsi d'un double-saut pénible à réaliser. Et tout ça dans un but précis : débarraser la ville d'un syndicat du crime, qui a posé des bombes à retardement un peu partout. Exit donc les fillettes à sauver, dans cette version on doit récupérer des bombes dans le temps imparti (c'est normal que le temps soit limité, je vous rappelle qu'on est sur Arcade).

D'ailleurs comme 
La réalisation est loin d'être exceptionnelle, même si le jeu n'est pas moche pour autant dans la version Mega Drive, certaines bombes nous donneront un "power-up" qui décuple la puissance des shurikens et des coups de sabre (qui se déclenchent semi-automatiquement au corps à corps). De toute façon, on ne peut pas quitter le niveau sans les désactiver toutes et comme le temps est limité, il ne faut pas trop traîner en route. Autres détails à savoir, notre ninja ne possède pas d'énergie (un coup et c'est la mort), on perd les power-up d'un niveau à l'autre et on retrouve avec plaisir les fameux Ninjutsu (pouvoirs spéciaux) qui se révèlent bien pratiques en cas de coup dur. Par contre il est un peu raide de recommencer au tout début du niveau si on perd, vu qu'on paye chaque continue...
On retiendra par ailleurs que le jeu est nettement plus difficile que sur console, entre autre à cause de cet aspect-là du gameplay, ou des ninjas franchement relous par endroit. Heureusement (ou pas) le jeu est très court et ne propose que 4 niveaux (divisé en 3 à 4 chapitres à chaque fois) ce qui donne une aventure qu'on peut plier en 30 minutes si on est bon (j'ai personnellement mis moins d'une heure, alors que je suis mort un paquet de fois). Après chaque boss nous avons droit à un bonus-stage un peu spécial qui, contrairement à ce qu'on connait bien, se rapproche plus de celui de Shinobi (pas le jeu console, mais le jeu d'Arcade). Dans une vue en perspective, on lance des shurikens pour éliminer la menace ninja, et si on fait un perfect, on gagne une vie (vous vous doutez bien que vous réussirez le premier, mais pas les autres :).
Techniquement, le System18 n'est qu'une évolution mineure du bien connu System16. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne fait pas miracles. C'est globalement correct, avec des niveaux sympathiques et des animations pas trop mauvaises, cependant les décors sont souvent vides et on n'affronte qu'une poignée d'ennemis qui tournent vite en boucle. D'un point de vue sonore, nous avons des musiques ultra basiques pour l'époque, avec en plus une qualité au rabais. Quelques voix (en japonais) côtoient des bruitages corrects pour un jeu de 1989 (aujourd'hui c'est sûr, on aimerait plus de punch). Seul l'aboiement du chien peut finir par saouler, vu que le canidé à tout le temps la gueule ouverte.

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Shadow Dancer
Note
sur Arcade est un bon jeu d'action, mais pour être franc, je préfère (et de loin) la version Mega Drive, qui a su s'enrichir avec une aventure plus longue, plus aboutie et surtout qui a arrondi les angles niveau difficulté. Cette version Arcade qui a vu le jour plus d'un an et demi auparavant, s'offre un gameplay finalement assez proche de Shinobi (la version Arcade) et techniquement, si le jeu est très correct, on ne se cassera pas les yeux dessus. Rappelons que des titres nettement bien plus ambitieux verront le jour à peine quelques mois plus tard et pour n'en citer que 2, j'évoquerai Final Fight et R-TYPE II. C'est déjà d'un autre acabit, même si pour sa défense, Shadow Dancer est bel et bien sorti le premier (et dans un genre assez différent). Shadow Dancer reste malgré tout un titre sympathique et en mettant de côté sa réalisation, d'un côté on apprécie son gameplay assez rafraichissant mais d'un autre on déplore une aventure extrêmement courte et surtout très difficile. Au final, même s'il reste un bon jeu, le public retiendra surtout la version Mega Drive... et maintenant je sais pourquoi. |
