Binary Domain (PC/X360/PS3)

 






   


Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : février 2012 (consoles) / avril 2012 (PC)
Développeur : SEGA (Yakuza Team)
Adaptation PC: Devil's Details
Editeur : SEGA
Genre : TPS

Support : 1 DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3)
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 8Go (PC) / 11Mo (X360) / 3.8Go (PS3)
Moteur graphique : CRIware
Définitions HD max (consoles) : 1080p
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : coop' à 2/4joueurs - 10 joueurs online
Titre alternatif : Bainari Domein (JAP)
Prix au lancement : 40€ (PC) / 60€ (consoles)
Score des ventes : 500.000 (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Quad Core 2.6Ghz
RAM : 3Go
VIDEO : avec 1024Mo de VRAM (type GeForce GTX 460 / Radeon HD 5750)






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Binary Domain








Binary Domain est sorti en février 2012 sur consoles (2 mois plus tard sur PC) et malgré toute la bonne volonté de SEGA et de sa Team Yakuza, le succès ne fut pas vraiment au rendez-vous (à peine 500.000 exemplaires vendus). Il faut dire que le titre s'inspire de certains grands noms du TPS, mais n'atteint pas le même niveau de qualité. Il n'empêche que même si Puffmagicd et iiYama sont d'accord sur la note finale, les points sont attribués pour des raisons différentes. Et puis 2 avis valent mieux qu'un, non ?



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L'avis de Puffmagicd


J'avais une
L'histoire est sympa mais les dialogues de série B nous gâchent l'immersion
véritable appréhension sur ce jeu : tant de promesses, d'habitude cela engendre beaucoup de frustration. Un univers à la Blade Runner, Terminator et i.Robot, sur le papier cela accroche tout de suite. Un univers où vos collègues sont gérés par la voix et motivés par la confiance qu'ils ont en vous, promet des heures de tactiques et de fun. Un grand moment, mais est-ce un grand moment de joie ou de désespoir ? Mais commençons d'abord par un peu d'histoire : 2080, l'apocalypse climatique est passée par là, la robotique est à son apogée et ce malgré un carcan imposé par la convention de Genève, interdisant « l'humanisation » des machines d'un point de vue physique et du développement de l'intelligence artificielle. Mais soudain tout change, les "simulacres" (machines à apparence humaine et ignorant leur véritable nature) dérapent et prouvent que la convention n'est pas appliquée. L'IRTA décide d'envoyer une poignée de soldats de nationalités diverses (américains, anglais, français, chinois) afin de prouver que l'entreprise Amada (qui aurait construit ces robots) au Japon n'a pas respecté les accords de Genève, et si cela est avéré, de ramener le PDG devant la justice. C'est sous les traits de Dan (américain) que vous arrivez dans un Japon où la pauvreté et des sous-terrains remplis de bidon-villes côtoient une ville extérieure riche et hautement technologique... Alors certes l'histoire n'est pas originale, on ressent toutes les consonances des divers films précédemment cités et le manque de profondeur des personnages n'arrive jamais complètement à nous faire oublier la légèreté du scénario (sauf dans le dernier tiers de l'aventure). De même, la pseudo histoire d'amour en pointillé est vraiment "too much". Mais l'histoire connaît quelques rebondissements assez intéressants et on se retrouverait presque devant un bon film de série B. Le jeu n'a vraiment pas à rougir face à la concurrence car, comme souvent dans les TPS (third person shooter), le scénario n'est juste qu'un prétexte à des fusillades endiablées et pleine d'adrénaline. Mon seul regret, c'est qu'au moment où le scénario commence à montrer quelques qualités, le doublage et des personnages caricaturaux gâchent le fond de l'aventure. De plus visuellement, le jeu est loin des références de nos consoles HD, mais doit-on seulement juger ce jeu sur son apparence ?


Je ne vous le
Binary Domain est finalement un TPS très classique... mais il le fait bien !
conseille pas car au-delà de la "prime déception", l'univers est plutôt cohérent et l'on se détache de l'apparence assez chiche du titre. Les personnages sont assez parodiques de leurs origines, et à côté de cela, certains robots ont véritablement une apparence proche des robots du film i.Robot. Visuellement les boss ne sont guère originaux mais ils sont assez efficaces. Certaines zones sont assez jolies à visiter, on peut seulement regretter le manque d'originalité et de variété des décors. Donc comparer à des jeux comme Gears of War, ce titre peut choquer visuellement mais si on ne s'attache pas uniquement aux graphismes, on en profite alors pleinement. TPS et jeu d'action dans le fond et dans la forme, on se retrouve donc avec un gameplay de base assez classique. On se met à couvert, on détruit des hordes de robots et ce, en visant n'importe quelle partie souhaitée. Le point positif est que chaque partie du robot donne une interaction différente : si vous détruisez la tête en premier, le robot se retourne alors contre ses congénères. Si vous détruisez les jambes, il se met alors à ramper jusqu'à vous pour essayer de vous atteindre, si vous détruisez toutes les parties de son anatomie métallique, votre score augmente de façon plus importante. Binary Domain était donc prévisible : ce qui était survendu par le développeur, c'est la gestion des coéquipiers, soit par la voix (via la gâchette gauche et validation de sa réponse), soit par la voix. Pourtant le système vocal n'est hélas pas au point et la reconnaissance de certains ordres donne des effets complètement inattendus et souvent catastrophiques. Que vous donniez un mauvais ordre ou que vous tiriez par erreur sur un collègue, la jauge de confiance que les coéquipiers possèdent, peut se transformer en jauge de défiance, et là il faudra se débrouiller seul ! Et c'est là le drame, on arrive à de meilleurs résultats en se débrouillant seul dans le jeu. Toute la dimension stratégique et coopérative n'est pas suffisamment développée et bien calibrée pour en faire un élément déterminant du titre. Le jeu joue aussi sur certains côtés RPG : l'évolution des armes est bien sûr présente, et chaque personnage peut évoluer (légèrement) grâce aux nanites achetées dans les bornes rencontrées durant l'aventure.


Alors tout ce qui
Bande-son moyenne, graphismes moyens, techniquement le jeu n'a rien d'exceptionnel et pourtant il accroche...
était annoncé comme "novateur" ne l'est pas, et en plus cela n'apporte pas grand-chose au gameplay. Alors le gameplay est-il mauvais ? Et bien curieusement non. La vitalité des combats, les quelques dialogues interactifs, donnent à ce jeu une personnalité fort sympathique. Je l'ai même préféré à Gears of War 3 qui était pour moi très répétitif et sans grand intérêt au final. Mais là, l'univers et son gameplay se marient assez bien, donnant un jeu certainement pas révolutionnaire mais assez efficace : un "petit jeu" certes, mais bien fait (il existe même un mode multi online). En accompagnement sonore, la musique est assez moyenne voire mauvaise, sans personnalité et surtout sans punch, ce qui est dommage car ce genre de jeux peut vite prendre une autre dimension lorsque la musique est grandiose. L'autre point noir du titre est le doublage : comment ne pas avoir peur, au début du jeu, lorsqu'un conseiller du président des États-Unis se met à parler "marseillais". Je dois avouer qu'à ce moment précis, j'ai eu peur d'avoir acheté l'un des plus mauvais soft de l'année, voir de la décennie ! De même, tous les accents rencontrés donnent l'impression d'écouter des imitateurs de seconde zone. Cela donne une sensation assez désagréable comme si nous étions devant une très mauvaise série étrangère, ou un télé-achat doublé à la hâte… Enfin la durée de vie avoisine les 8 à 10h, ce qui est très honnête. Binary Domain a une longévité presque idéale car malgré la longueur des boss-fight (qui sont souvent épiques), le reste du jeu est nerveux, punchy, le temps se déroule avec plaisir. La rejouabilité de l'aventure, les différents niveaux de difficultés, les 2 ou 3 objets trouvés, les scores, le déblocage des améliorations… permettent d'avoir une durée de vie encore plus conséquente.



Si on Note
attendait Binary Domain pour son « originalité » et ses « promesses », alors le jeu ne vaut pas grand-chose, il faut être clair. En effet, il existe d'autres TPS de bien meilleure qualité (visuel et sonore) et donc il n'est pas une priorité d'achat. Maintenant si l'on prend ce jeu pour ce qu'il est, c'est-à-dire un titre d'action pure et dure dans un univers high-tech, où on recherche un plaisir immédiat, alors il devient un choix intéressant. De même pour les fans de robots et bien sûr d'action, ce jeu arrive à marier de façon intelligente gameplay et univers fort. S'il a été "survendu" avant l'heure pour son aspect stratégique et original (d'un point de vue de la gestion d'équipe) et que cela a pu décevoir (car les promesses étaient grandes), pour ma part l'aspect stratégie m'avait au contraire vraiment refroidi et je n'avais donc pas vu l'utilité d'essayer ce titre. C'est en essayant une démonstration dans un magasin que je me suis aperçu que le jeu était plutôt réussi dans le domaine de l'action, et après l'avoir fini une première fois, je ne regrette nullement l'investissement. Je conseillerai à tous ceux qui ont fini les « gros » TPS existant et qui souhaitent découvrir une nouvelle licence, de ne pas hésiter sur ce titre. Il a bien sûr des défauts, mais son univers, son gameplay et une partie de son histoire (personnellement j'ai apprécié la fin), font que c'est une bonne option pour passer quelques heures très agréables. Car Binary Domain est un paradoxe : il n'est pas spécialement incroyable, mais l'on se prend de sympathie pour les héros (qui ont un QI proche d'une moule pour certains), d'une voix à faire pâlir les acteurs des années 80 et des graphismes assez éloignés des meilleurs TPS et pourtant, pour ma part, j'ai une certaine affection pour ce titre car il est fun et je reviens dessus avec un certain plaisir.



Les -

  • Les phases de courses, simplement ratées car injouables !
  • Musiques passe-partout
  • Techniquement dépassé
  • Le doublage français
  • Les +

  • Un gameplay classique mais très agréable
  • Les parcelles de doublage japonais
  • Le disloquage des robots
  • Bruitages dynamiques
  • Scénario plaisant


  • Test réalisé par Puffmagicd

    Lire l'article original sur Chishiki72
    mai 2012



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    L'avis d'iiYama


    Binary Domain
    L'histoire est sympa comme tout, plutôt bien mise en scène, cependant ce doublage à 3 vitesses fait peine...
    est le résultat d'une volonté, celle pour Toshihiro Nagoshi (créateur -entre autre- de la série Yakuza) de faire autre chose. Lors de sa présentation, en décembre 2010, le producteur et game-designer japonais était tout exalté, précisant que son futur jeu serait bien meilleur que les titres du même genre, de par son action frénétique et la qualité de son scénario. Alors soyons clair tout de suite, s'il se prend des airs de Gears of War et autre Vanquish (en plus posé, tout de même), Binary Domain n'en a clairement pas les épaules. Malgré tout, il serait dommage de fustiger le jeu pour ses prétentions, et même s'il ne s'est pas bien vendu ou qu'il traine derrière lui une étrange réputation de "jeu pas terrible", en réalité il est bien meilleur que ce qu'en pensent les masses populaires (il faut dire que la démo PSN/XLA/Steam de l'époque, n'était finalement pas très représentative). On commencera par un scénario vraiment sympa et relativement original, qui oscille entre Ghost in the Shell (le manga) pour le côté SF, et Impostor (le film avec Gary Sinise, où certaines "personnes" ne savent pas vraiment "qui" elles sont vraiment). L'écriture est moins bidon qu'on aurait pu le penser et la mise en scène est très correcte. Finalement comme le souligne mon ami Puffmagicd, le vrai problème c'est le doublage ! Que SEGA se mette au doublage français est tout à leur honneur (et je dirai même : merci !), mais il faut reconnaitre que la qualité n'est pas au rendez-vous. Certains personnages comme Big Bo (notre coéquipier) sont très mal doublés (à croire que certains doubleurs font leur boulot sans se soucier du résultat) et c'est pire encore pour le conseiller du président, qui de son côté est carrément ridicule ! Jeu japonais qui se déroule en plein Japon du futur, finalement seules les quelques parcelles de doublage en japonais sont de qualité. Au niveau du gameplay, on se retrouve face à un TPS tout ce qu'il y a de plus classique… mais loin d'être mauvais. La visée est précise, les armes ont du punch, les combats sont dynamiques (bien que peu variés) et certains boss sont épiques.


    D'ailleurs chaque
    Les bases du gameplay sont solides et techniquement, le jeu est propre. Dommage que certaines facettes du titre n'aient pas été peaufinées
    robot exterminé (dont la localisation et le disloquage visuel sont vraiment appréciables) nous rapporte de l'argent (sous forme de crédits), ce qui nous permet ensuite d'acheter des nanomachines (qui dopent nos coéquipiers), des munitions, des kits de soins et des upgrades pour les armes (les notres et celles de notre équipe). Encore une fois ce n'est pas nouveau, mais c'est sympa. Ce qui est moins drôle finalement, c'est que les développeurs ont cherchés à varier les phases de jeu, en nous proposant par exemple des courses poursuites absolument ignobles ! Totalement injouables et très irritantes, ce sont les rares passages où on doit s'y reprendre à plusieurs fois, la faute à une prise en mains étrangement exécrable. Dernière originalité : Binary Domain propose un système de dialogue, soit vocal (via un micro), soit via un menu. Certes un peu sous-exploité (exactement comme le principe de "confiance" des alliés) il sert à répondre aux questions et à gérer son équipe au combat. Encore une fois, ce n'est ni très original, ni très bien fait, mais ça reste un plus (et non une tare). Enfin la partie technique ne brille pas de mille feux. Côté son, il est à regretter que le compositeur Mitsuharu Fukuyama n'ait pas produit des pistes aux airs plus futuristes et flatteuses à l'oreille. Car nous avons une bande-son banale au possible, dont les musiques ne restent absolument jamais en tête. De la bonne vieille musique d'ascenseur… ou presque. Je ne reviens pas sur le doublage, qui est un fail, par contre je tiens à souligner que les bruitages sont de très bonne facture. Les armes ont du répondant, les explosions ont du coffre… au moins là on sent qu'il y a eu du travail. Développé par la Yakuza Team de SEGA, le jeu tourne sous le moteur CRIware et la partie graphique n'est pas des plus impressionnante. Les graphismes sont propres, le design est sympathique, les modélisations sont très correctes (surtout les machines, qui encore une fois, se démembrent de très belle façon)… non finalement ce qui déçoit un peu c'est l'ensemble, le tout, qui est limite "trop propre" et sans aucune prouesse. C'est correct, c'est bien fait, ça tourne correctement, cependant il n'y a absolument rien d'exceptionnel dans ce rendu dont nos consoles et PC s'accommodent avec (j'en suis sûr) aisance.



    Binary Domain Note
    est l'exemple type du jeu japonais qui a du mal à surclasser ses homologues américains. Et c'est bien ça qui caractérise cette 7e génération de machines : les japonais ont perdu leur leadership et ne développent que rarement, de grands hits. Pourtant on aurait tort de bouder ce TPS nippon (ni mauvais ^.^), dont le démembrage de robots (qui rappelle à sa manière les nécromorphes de Dead Space) est vraiment sympa. De façon générale, si le jeu est très classique, il n'accuse aucun défaut rédhibitoire, et propose même une action agréable, couplée à un gameplay sympa et même une prise en mains étonnamment souple. Alors oui, je suis le premier à l'avouer, ce n'est pas un hit (les Gears of War, Just Cause, Resident Evil, Spec Ops, Max Payne et autre Vanquish peuvent dormir tranquilles) et pourtant le but premier d'un jeu vidéo, c'est l'amusement ! Et c'est justement là où le titre de SEGA marque des points : il est fun ! Ainsi je rejoins mon ami Puffmagicd, son avis et sa notation, et vous prie d'être parfois un peu plus clément envers certains jeux mal-aimés par la presse ou les joueurs, car vous risquez de passer à côté d'un titre fort sympathique.



    Les -

  • Principe de dialogues et de confiance sous-exploités
  • Un doublage français oui, mais faut voir le résultat :/
  • Courses poursuites pénibles
  • Musiques d'ascenseur
  • Les +

  • Visée précise, armes punchy, combats dynamiques et boss épiques
  • L'histoire est sympa et bien mise en scène (hors doublage)
  • Les robots se démembrent de façon très probante
  • Les bruitages ont du coffre


  • Avis rédigé par iiYama

    septembre 2014 (mise à jour : juin 2015)