Vanquish (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : octobre 2010
Développeur : PlatinumGames
Editeur : SEGA
Genre : action / Third Person Shooter

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 1Mo (saves)
Moteur graphique : CRIware
Moteur physique : Havok
Définitions HD : 720p - 1080p

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 1 Million (tous supports)


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Vanquish









Vanquish c'est
L'histoire est réduite et clichée au possible ! Par contre on apprécie une excellente mise en scène, et un grand nombre de cinématiques
le nouveau titre du jeune studio PlatinumGames, à qui l'on doit MadWorld et Bayonetta. Si ce dernier avait suscité l'engouement de la presse et du public, ce n'était pas uniquement pour les attributs de son héroïne mais pour son gameplay recherché et sa technique bien maitrisée. Aujourd'hui PlatinumGames a déjà fait sa réputation et ils nous reviennent avec un Third Person Shooter (TPS) flamboyant ! Derrière la production on retrouve le talentueux Shinji Mikami (créateur de Resident Evil et Devil May Cry), qui devait faire ses preuves depuis sa démission de chez Capcom, et nous montrer qu'il était encore capable de rebondir. Le moins qu'on puisse dire, c'est que lorsque le bougre s'inspire des 2 plus grands TPS de ces dernières années, à savoir Gears of War et Lost Planet, il fait ça avec panache et il sait encenser une formule gagnante. Vanquish est donc un jeu d'action pur et dur, fort d'une dynamique sans pareille, "à la japonaise" comme certains disent, et d'une réalisation hors norme. Car on le sait, en matière de jeux, il y a bien 2 écoles : à l'américaine, bourrine et testostéronée (à leur image en fait), puis à la japonaise, plus fine sans que l'action y perde au passage. L'histoire se déroule dans un futur proche. La Russie et les Etats-Unis sont en concurrence pour la propriété des ressources énergétiques du monde, ressources qui sont arrivées à épuisement. De leur côté, les États-Unis ont construit une station spatiale afin d'exploiter l'énergie solaire, quant aux Russes, ils ont détournés la station américaine et ont envoyé un rayon qui a détruit San Francisco, dans l'unique but de forcer les États-Unis à se soumettre. En réponse, les forces armées américaines sont parties à la reconquête de la station spatiale avant que les Russes puissent anéantir leur prochaine cible : New York. Le joueur prend le contrôle de Sam Gideon, un agent du gouvernement équipé d'une "battlesuit" (une armure ARS : armure à réaction sur-développée), une sorte de combinaison futuriste qui lui octroie diverses facultés surhumaines. Les bases sont posées, voyons maintenant comment PlatinumGames et Shinji Mikami ont mis ça en œuvre. Une chose est sûre, la mise en scène a de quoi impressionner. Les modélisations sont vraiment superbes (elles sont détaillées) et la mise en scène rappelle aisément les meilleurs OAV. D'ailleurs le design est typiquement japonais (normal venant d'un studio nippon) et le jeu nous offre une pléthore de cinématiques, dont une belle intro et une très sympathique fin interactive. Malheureusement on pourra déplorer une écriture qui accuse bien des clichés (le vilain Russe voulant écraser la sainte Amérique) et il est même regrettable qu'une fois encore, une production japonaise s'évertue à nous compter une histoire se situant aux Etats-Unis. C'est du Mikami tout craché ça !


Par dessus tout ça,
Faire des glissades rayent l'armure mais c'est le coeur d'un gameplay ultra pêchu :)
nous avons une nouvelle fois un doublage en français. C'est d'ailleurs en 2010 que SEGA a sauté le pas, avec la sortie d'Aliens vs Predator, Alpha Protocol et le présent Vanquish, alors que l'éditeur était jusque-là peu enclin à le faire (remarquez, Capcom ne s'y mettra qu'en 2012 avec la sortie de Resident Evil Revelations). Ceci dit la qualité est au rabais... Les 2 principaux protagonistes (Sam Gideon et le Lieutenant-Colonel Burns), sont à la fois vulgaire et surjoués. La qualité du doublage est tel qu'on en vient vite à se dire que le vieux Metal Gear Solid (datant 1999) n'était finalement pas si mauvais. Après bien entendu il y a 2 façons de voir les choses : il y a les intégristes de la VO qui dénigre la VF en bloc (et ici, il faut reconnaitre qu'ils auront facilement des arguments) et ensuite il y a moi, qui trouve que même un doublage moyen est bien plus immersif que de lire des sous-titres. Bref, SEGA fait de gros efforts (car bien souvent, c'est l'éditeur qui s'occupe des localisations) et c'est d'autant plus rare chez les japonais pour être souligner. Autre bon point, lors du magnifique écran titre, les options nous permettent de paramétrer finement la sensibilité de la visée (mode normal, enjoue ou zoom du sniper) et une sympathique option permet d'activer un mode SDTV. Késako ? Et bien rappelez vous le cas Dead Rising, où sur les télés standards on ne pouvait pas lire les textes. Vanquish propose donc une option utile qui vise à grossir les caractères pour mieux y voir sur les télés à tubes cathodiques. Une bonne idée même si de nos jours l'option semble inutile puisque les consoles HD ne donnent leur plein potentiel qu'avec la haute-définition. Le gameplay de Vanquish étant sacrément riche, les développeurs ont eu la bonne idée d'inclure un didacticiel à la fois pratique, allant à l'essentiel et bien fait. Car nous sommes loin du TPS sans cervelle où bourriner permet de l'emporter. Bien sûr le rentre-dedans fonctionne par moment mais notre héros dispose d'une sacrée panoplie de mouvements et d'actions, qu'il serait dommage d'occulter. On vient de le voir, Sam est équipé d'une "battlesuit", une sorte d'armure qui ressemble à s'y méprendre aux méchas de Macross. Grâce à elle on peut encaisser pas mal de dégâts et se déplacer grâce à des turbo-propulseurs. Ainsi on évite de se trainer parce qu'on a un balourd au bout du pad (Marcus Fenix vous dites ?). Il est ainsi possible de traverser une zone en quelques secondes et ainsi de prendre un boss à revers. La combinaison encaisse et permet certaines choses mais il fallait y imposer une limite (on n'est pas dans Matrix après tout ^_^), donc elle surchauffe et ce sera alors le moment parfait pour se mettre à couvert, d'abord pour qu'elle refroidisse, ensuite pour récupérer de la santé.


Il est également
Techniquement très beau, le jeu assume également un excellent design
possible de réaliser des mouvements RS, activable simplement en mode visée. Le RS permet d'obtenir en toute simplicité un slow-motion (il s'active de façon automatique si on approche de la mort), où on aura plus de temps pour éviter un tir, riposter et/ou se mettre à couvert. Derniers points d'un gameplay largement plus riche que ce qu'on connait actuellement, Sam est capable de porter 3 armes et 2 types de grenades, et bon gout des développeurs, on ne nous impose rien. On peut choisir de se faire son arsenal à sa convenance et changer d'arme pour une autre, se fait en toute simplicité. A ça s'ajoute un système d'upgrades plutôt intelligent et les pétoires sont en bon nombre, afin de varier les plaisirs et/ou de mieux s'adapter à la situation. Il est par contre dommage qu'un titre comme celui-ci ne propose aucun mode multi-joueurs, et encore moins de mode coop' (surtout en local). En effet, il aurait été vraiment sympa que le joueur 2 puisse prendre Burns en renfort, ou même qu'on puisse prendre ce personnage-là en "new game+". Techniquement à présent, le jeu est super beau ! Fonctionnant sur le polyvalent moteur CRIware (secondé par le moteur Havok pour la gestion de la physique), Vanquish nous impose un design futuriste et typiquement japonais. Quel régal cette ambiance hi-tech (la station orbitale rappelle allégrement la Citadelle de Mass Effect), piochant entre les meilleurs OAV japonais et Star Wars. Un vrai plaisir pour les yeux, qui en plus tourne rondement bien et nous balance quelques boss, épiques comme on aime et d'une taille démesurée. Le seul soucis finalement, c'est que les environnements sont très peu variés et de toute façon, la durée de vie est assez maigre. Pour un jeu qui ne propose aucune forme de multi-joueurs, et avec un solo qui dure environ 7 heures (pour une moyenne de 5h de gameplay et près de 2h de cinématiques !), les 70€ demandés peuvent rester en travers. Terminons par la partie sonore, qui nous offre des musiques plus ou moins appropriées, mais qui dans le fond, vous vite vous gonfler ! Cette techno bas-de-gamme, à peine digne des pistes bidon de l'ère PSOne, tapent vite sur les nerfs, au point qu'en moins d'une heure, on fait vite un tour dans les options pour baisser drastiquement leurs volumes (et encore heureux que l'option existe !). Certes elles apportent du dynamisme à l'action, mais bon sang, les compositions sont vraiment à chier !! Quitte à faire ça, j'aurai préféré un expert en la matière, un mélomane avéré et non cette soupe acoustique qu'on jurerait tout droit sortie des premiers Ridge Racer. Je ne reviens pas sur la qualité du doublage (dont la synchro labiale va et vient) et je termine par des bruitages qui rattrapent un peu l'ensemble. Il faut reconnaitre que les armes détonnent bien et que les explosions ont du coffre. Cette fois, ça dynamise agréablement l'action.



PlatinumGames Note
marque encore le coup avec un bon jeu. D'ailleurs cette fois on laisse le mauvais gout d'une héroïne un peu trop "too much" pour un héros certes plus classique mais aussi un jeu dont l'aspect abusé est mieux maitrisé. On n'avait pas revu le prolifique Shinji Mikami depuis God Hand (2006) et il est clair que le bonhomme est sacrément en forme. L'action c'est un peu son rayon et il nous le prouve encore une fois, avec un titre super beau (le design, typiquement nippon, est vraiment chiadé) et nerveux, ce qui met un coup de vieux aux ténors du genre. Vanquish est donc un très bon titre, entâché de quelques défauts (doublage, musiques, durée de vie, aucun mode multi, pas même un coop'...) mais son gameplay riche et son action qui file à 100 à l'heure, le rendent particulièrement agréable à suivre.



Les -

  • Scénario bidon, cliché et qui se déroule encore une fois aux Etats-Unis (aucune originalité !)
  • Doublage digne du premier Metal Gear Solid
  • Musiques techno abominables
  • Pas de multi, pas de coop'
  • Décors peu variés
  • Les +

  • Bel arsenal et une action nettement plus nerveuse que chez les concurrents
  • Doublé en français (oui, pour moi c'est une qualité)
  • Beaucoup de cinématiques d'excellente qualité
  • Gameplay nerveux et jouabilité précise
  • Très belle intro et fin intéractive
  • Techniquement très réussi
  • Excellent design


  • Test réalisé par iiYama

    décembre 2010 (mise à jour : décembre 2016)