Just Cause 2 (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 2010
Développeur : Avalanche Studios
Editeur : Square Enix London (anciennement Eidos)
Genre : action / open-world

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Version logicielle : v.1001
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 10Go
Moteur graphique : Avalanche Engine 2.0
Moteur physique : Havok
Difficulté :

Multi-joueurs : non
Abréviation : JC2
Prix au lancement : 50€
Score des ventes : 3.4 Millions (tous supports)


Configuration recommandée :
CPU : Dual Core à 2.6Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : avec 256Mo de VRAM (Geforce 8800 ou Radeon HD 2600 Pro)
AUTRE : Windows Vista ou 7 au minimum (XP et DirectX 9 non compatible)

Configuration de test :
CPU : Intel Core i5 750
RAM : 2Go DDR3 1600
VIDEO : GeForce GTX260+ avec 896Mo de VRam
OS : Windows 7 (64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


Aussi disponible sur :




Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Just Cause 2









En 2006, il n'y avait qu'un seul jeu "open world" branché action qui était vraiment valable, c'était GTA (j'occulte volontairement les RPGs et les jeux d'aventure). En tant que concurrent direct, le premier Just Cause s'est donc posé comme un bon prétendant au titre, mais n'a finalement pas réussi à faire son trou. Malgré des ventes juste honorables, Just Cause aura quand même marqué les esprits puisque son nom ne s'est pas perdu dans l'oubli, comme beaucoup de jeux, souvent meilleurs que lui. Son terrain de chasse était immense, les possibilités étaient nombreuses, les missions en (trop) grand nombre, c'était fun et si on y faisait pas trop attention, on trouvait ça joli. Mais Just Cause s'est imposé là comme l'un des jeux les moins fignolé qui existe. Le moteur physique était mal employé, ça buguait de tous les côtés, la construction scénaristique était vraiment minable, la difficulté devenait vite hardcore et par dessus tout, c'était injouable. Bref, sans dire que c'était un mauvais jeu, il manquait cruellement de finitions et s'il avait le potentiel pour être un grand titre, il n'est au final resté qu'un petit jeu sympa, mais qui finissait forcément par lasser. Dés la fin du développement de Just Cause, Avalanche Studios s'est remis au travail afin de concevoir une suite digne de ce nom. On avait tous espoir qu'on obtiendrait le "sand box" ultime et si le résultat final est un peu plus compliqué que ça, un premier constat s'impose de suite : cette séquelle est bien meilleure !



Développement scénaristique

Après avoir endigué
Encore une fois le scénario est réduit au minimum mais quelques efforts ont étés consentis
la crise de San Esperito, Rico Rodriguez a continué son bonhomme de chemin. Quelques années plus tard, Don Sheldon (le mentor et patron de Rico) est porté disparu et Kane vient chercher son poulain afin qu'il règle un double problème. Sur l'archipel de Panao (selon Avalanche c'est une pseudo-Thaïlande), Pandak Panay a flingué son paternel pour prendre sa place au sein du gouvernement et faire de son pays une région dictatoriale. Quant à Sheldon, des sources disent qu'à présent il bosse pour Panay, en ayant livré des gadgets ultra-secrets provenant de l'Agence. Bref une fois encore nous avons un scénario assez bidon et prétexte. D'ailleurs on a encore sur les bras des centaines de missions aux axes souvent débiles, même si seules les missions de l'Agence font vraiment avancer le micro-scénario principal. Si Rico n'a plus vraiment la même gueule (ni la même voix), les développeurs ont quand même cherchés à faire les choses bien. Exit les vidéos moches à pleurer du premier épisode, désormais on a de sympathiques cut-scènes qui suivent forcément la qualité globale des graphismes. Chaque mission secondaire ou chaque mise à sac de zone, a en plus droit à sa petite scène, ce qui évite qu'on se retrouve à réaliser une mission sans trop savoir pourquoi (même si, encore une fois, les aspirations des missions sont souvent limite). Evidemment, ne cherchez pas la qualité des dialogues ou même la synchro labiale, je crois qu'ils sont restés en vacances, comme c'est un peu trop le cas ces derniers temps. Je ne veux pas être dur mais lorsqu'on est capable de réaliser des graphismes monstrueusement puissants, qu'on a sous le capot une puissance de calcul comme jamais et qu'un jeu aussi vieux qu'Half-Life² le propose depuis 2004, moi je trouve honteux qu'en 2010 les voix ne suivent pas les lèvres. Ça fait débat mais là n'est pas le sens de mon chapitre. En somme, si Just Cause 2 reste loin des standards actuels, Avalanche Studios a quand même consenti à un effort de scénarisation, ce qu'on ne peut que saluer.



Jouabilité & Gameplay

Pour la 2e fois,
Le grappin est le gadget inévitable du jeu !
Just Cause fait totalement l'impasse sur un mode multi-joueurs, les développeurs s'étant concentrés sur un solo au gameplay bien entendu étoffé. On s'en doute, on retrouve plus ou moins l'exact gameplay d'autrefois avec ses improbables cascades (on peut sauter d'un toit sans se faire trop mal), la possibilité de prendre n'importe quel véhicule (cette fois il y en a 104, répartis entre bateaux, voitures, camions, motos, hélicos et avions), une carte immense d'environ 1000 Kms² ainsi que le fameux parachute (et sa parallèle chute-libre). Pour s'y retrouver dans toute cette immensité, on retrouve l'immanquable PDA, un gadget cette fois plus fourni puisque le GPS intégré est plus efficace, en nous plaçant des flèches sur la route et en nous donnant une carte plus claire, plus accessible ainsi que les infos essentielles dont on a besoin (fiches personnages, aides/didacticiels). On regrettera juste que le GPS ne soit pas plus lisible, les flèches étant parfois trop espacées et peu claires, du coup on rate les sorties (mais c'est toujours mieux qu'avant, ça c'est sûr). La grosse nouveauté de cet épisode, c'est bien évidemment le grappin. Un accessoire dont on se sert avec pas mal d'aisance et qui fait de suite penser à Bionic Commando. Le grappin est sans doute l'objet le mieux étudié du jeu, notamment parce que son allonge est très bonne (contrairement au jeu cité). En parachute il permet de réorienter sa trajectoire ou de reprendre de l'altitude, à pied il permet de faire passer un ennemi par dessus-bord, de gravir sans souffrir les plus hauts gratte-ciels, il permet même d'attacher son filin à 2 endroits différents, afin de dégager un véhicule bloqué ou de tendre un piège. Autant dire qu'il a une grosse utilité et loin du gadget inutile, il sert quasiment tout le temps. Si on le maitrise bien, on peut avoir un sérieux avantage sur l'adversité. Si les petits bobos se soignent d'eux-mêmes, les grosses blessures réclament des trousses de soins. Ce système de santé qui fait l'écart entre la vieille école (trouver des medikits) et la nouvelle génération (revitalisation automatique) est assez sympa et pas trop contraignant, les armoires à pharmacie étant nombreuses. Rico peut prendre n'importe qu'elle arme trouvée à terre ou même acheter du matos. Il porte 3 armes en même temps (une arme à "une main" qu'il peut doubler, puis 2 armes à "2 mains"), du C4 et quelques grenades. Les armes légères (à une main) peuvent être combinées mais on prendra surtout plaisir à se servir des armes fixes, qu'on peut ensuite détacher (comme dans Halo 3). Et cet arsenal ne sera pas de trop dans l'optique de tout faire péter ! Car tout exploser est désormais le leitmotiv du gameplay. Le jeu propose une physique assez bien gérée et pour augmenter ses "points de chaos", il faut tout détruire ! Selon moi le concept ne va pas assez loin puisque seuls certains éléments sont destructibles (les bâtiments par exemple, sont intouchables et les vitres sont indestructibles) mais ça rend le tout plus fun et débridé, d'autant que c'est bien fait.


En détruisant
La jouabilité est tout à fait adaptée au pad. Le jeu n'en est que plus fun
les installations de l'Etat, Rico engrange des points de chaos qui ensuite débloquent de nouvelles missions, qu'elles soient pour l'Agence ou pour les factions indépendantistes, ainsi que du nouveau matos. Finie la belle époque où l'Agence nous livrait un véhicule sur simple appel, désormais il faut passer par les marchés noirs pour se faire livrer quelque chose ou se faire déposer n'importe où sur l'île, et tout service a un prix. Voilà pourquoi Rico doit trouver de l'argent (sous forme de magot) et des pièces : armure (améliore la santé), armes (débloque de nouvelles pétoires) et véhicules. Tout ceci améliore l'équipement accessible au marché noir car l'équipement, je dirais "gratuit" (ce qu'on vole en fait), est rarement le plus puissant. Les points de chaos permettent aussi d'avoir un jeu moins fouillis. Grâce à ça, on est un peu plus tenu par la main, un peu plus dirigé et c'est franchement pas un mal, car le premier Just Cause nous livrait des centaines de missions d'un coup et on ne savait plus par quoi commencer. S'il y a encore trop de "défi course" (la maniabilité des véhicules étant encore une fois bien pourrie !), les objectifs restent variés même si finalement, d'une étape à l'autre, ils se ressemblent tous (je veux dire par là que la prise d'une zone avec un technicien se déroule chaque fois de la même manière). Désamorcer des bombes (où on doit composer un code pour ça, c'est sympa), prendre le contrôle d'une zone, tout saccager chez l'ennemi, protection de VIP... c'est du déjà-vu même si ça reste efficace (les missions chronométrées restent les plus difficiles et les plus chiantes mais heureusement, elles sont assez rares). Maintenant que penser de la prise en mains ? Autant le dire de suite, elle est excellente ! Le pad se révèle d'une efficacité sans faille, pour la visée le jeu nous aide bien (ainsi pas besoin d'être précis) et le contrôle de Rico n'a jamais été aussi agréable. Les déplacements, les phases d'action, l'utilisation du grappin et même le parachute, tout est plus simple et clair. Certes on ne peut pas configurer ses touches, mais les développeurs ont paramétrés le pad de façon optimale, par exemple en combinant 2 actions sur une même touche (selon qu'on fasse un appuie bref ou qu'on maintienne la touche). Dernier point, si les véhicules sont toujours un peu injouables (tenue de route aléatoire, réactions parfois étranges), leur prise en mains est également plus aisé qu'autrefois. Bien sûr il est toujours possible de jouer avec couple le clavier/souris, mais la conduite permet clairement en confort et la jouabilité à la manette est si bien mise en oeuvre, qu'il serait dommage de s'en priver. Bref, les développeurs ont tout fait pour que le jeu soit le plus polyvalent possible et le plus sympa à jouer. Son capital sympathie n'est donc pas entamé pour ça, et le dynamisme de l'action devient plus grisant et fun que jamais.



L'image

Just Cause 2
Si la destruction n'est pas complète, elle se révèle efficace et les décors sont souvent somptueux
nous impose des modélisations assez affreuses (à quelques exceptions près comme Kane ou Rico), couplées à des animations pas toujours réalistes. De toute façon, il faut beaucoup gratter pour trouver un quelconque réalisme dans ce jeu : on explose beaucoup d'éléments (d'ailleurs la dégradation progressive, notamment des véhicules, est vraiment sympa) mais les bâtiments resteront toujours intacts (à ce propos on ne rentrera, pour ainsi dire, dans aucun d'entre eux), avec toujours des vitres insensibles aux balles et aux explosions. Ensuite, la physique des véhicules est simplement ridicule. Lors d'un saut, la bagnole (ou autre) retombera presque à chaque fois sur ses roues et les caisses (à savon) sont toutes injouables car aucune ne tient la route. Cette physique "d'amortisseurs fatigués" provoque des "rebonds" sur les véhicules, ce qui rend les collisions terriblement absurdes et énervantes à la longue. A croire que c'est une facette du jeu qui n'a pas su évoluer. A côté de ça, difficile de ne pas apprécier le spectacle. Le champ de vision est très étendu, le clipping est bien géré (cette fois), on a de bonnes sensations de vertige lorsqu'on s'accroche à la façade d'un building ou qu'on fait un saut en chute libre, ainsi que de bonnes sensations de vitesse avec par exemple, une grosse moto. En plus les décors sont souvent magnifiques. Mettons de côté des animations clairement peu travaillées (comme lorsqu'un mec descend de sa moto et que la bécane reste debout comme par magie), les décors sont variés (plus qu'avant) avec un désert, de somptueuses plages (l'eau est vraiment superbe), des montagnes enneigées et pas mal de forêts. Bien sûr on pourra pester contre l'aspect un peu "plastique" du tout, que ça manque un peu de vie, que les véhicules sont cubiques ou que dans l'ensemble ça manque de finitions, mais il n'est pas rare de s'arrêter un instant, rien que pour admirer un coucher de soleil ou une plage aux reflets magnifiques (le jeu gère en plus un cycle jour/nuit et des intempéries). Enfin la destruction du décor est limitée. Comme je l'ai déjà dit, elle se limite à ce qu'on veut bien nous laisser détruire (on est très loin d'un Red Faction : Guerrilla où on pouvait tout péter) mais ce qu'on peut réduire en gravillons est impressionnant d'efficacité. Lancer une grenade pour exploser un camion, placer du C4 sur des réservoirs d'essence ou bidouiller un aqueduc et le résultat est bluffant de violence ! Les explosions sont vraiment superbes, particulièrement bien mises en œuvre, ce qui rend la ruée aux "points de chaos", que plus agréable. Dans l'ensemble le résultat est là, Just Cause 2 surclasse largement son prédécesseur, l'Avalanche Engine 2.0 nous dévoilant un très joli potentiel.


Addedum de la version PC : pour une fois, une version PC peut se targuer d'avoir été bien étudiée. En effet Avalanche ne se moque pas de nos bécanes hors de prix, avec des options vidéos assez poussées et même 3 benchmarks intégrés pour tester ça. Assez gourmand si on le pousse à fond, Just Cause 2 peut également se vanter d'avoir de beaux graphismes. Optimisé pour le CUDA d'nVidia, le jeu prend également en charge la 3D Vision (d'nVidia aussi) et est optimisé pour les systèmes multi-cartes. N'empêche que si mon PC n'a pas pu le faire tourner au max de ses capacités (4.5/5 c'est déjà pas si mal), il m'a tout de même délivré un très beau rendu. A signaler avant toute chose que si vous réglez mal vos options vidéos, le framerate se révélera hoquetant. Il accélérera et ralentira sans cesse, comme si le moteur graphique était incapable de tenir un framerate moyen (passer de 15 à 80 image/s d'un coup, ça devient vite pénible). Ensuite il faut savoir que le développeur nous refait le coup du jeu exclusivement prévu pour les derniers Windows. Comprenez par là qu'il n'est compatible qu'avec DirectX 10 et donc Windows Vista ou Windows 7 (et bien entendu les versions ultérieures). Le premier opus nous avait déjà fait le coup en étant exclusivement compatible avec Windows XP, à défaut des Windows 9x. Certes Vista a fini par s'implanter avec le temps et 7 est en passe de casser la baraque tant cet OS est fiable et agréable, mais selon moi les développeurs se mettent volontairement de côté une grande part de marché en occultant ce qui reste à l'heure actuelle, le Windows le plus courant. Même moi j'ai dû installer Windows 7 pour pouvoir tester ce jeu et même si je ne regrette pas (puisque c'est le meilleur Windows depuis XP Sp2) je trouve ce forcing un peu abusé même si on le sait, Just Cause 2 est avant tout prévu pour les consoles PS3 et Xbox 360.



Le son

Le précédent
Si le reste est quelque peu banal, bon point sur des bruitages particulièrement dynamiques
Just Cause n'avait pas un rendu audio de grande qualité et cette suite va s'empresser de corriger le tir. Commençons par les musiques, cette fois plus présentes. Rares sont les moments vides, ainsi l'aventure est plutôt bien accompagnée même si les compositions, à vocation cinématographique, ne sont pas de premier choix. Pour ce qui est du doublage, il est clair qu'Avalanche n'a pas réitéré le fiasco du précédent jeu. Encore largement surjoué, avec une milice qui débite des âneries à tour de bras et des protagonistes (lors des cut-scènes) pas encore tout à fait dans le truc, il est clair que le doublage n'a pas suscité un très grand travail. Avec ça ne cherchez pas la moindre expression faciale ou synchro labiale (en jeu, les types nous parlent sans même ouvrir la bouche, c'est trop laid !), les cut-scènes sont faite un peu à l'arrache, ce qui est regrettable surtout lorsqu'on veut imposer son titre comme un maitre-étalon du genre. Mais bon, j'ai déjà vu pire et en l'état ça fait l'affaire, le jeu ne tablant pas là dessus pour faire son bout d'effet. Car le bougre n'a pas oublié d'être sacrément puissant quand on aborde le sujet des bruitages. Les véhicules font désormais un bruit plus convenable, plus en phase avec le modèle et les armes ont une bonne dynamique. Mais le vrai plus du titre, ce sont les explosions. Comme on doit tout faire péter dans Panao, ce sera un véritable plaisir que de lancer une grenade, rien que pour se régaler du spectacle visuel et se déchirer un peu les oreilles. Vous l'aurez compris, les explosions sont particulièrement violentes niveau acoustique, ce qui rend à merveille une physique bien façonnée, du moins dans ces moments-là. Résultat on baisse les musiques et on pousse à fond les bruitages pour que ça pète comme il se doit ! Le jeu y gagne en spectacle et en dynamisme, ce qui sauve une partie sonore entre 2 eaux.



Note générale

Just Cause 2 est-il meilleur que le premier (qui d'ailleurs n'était pas sorti sur PS3) ? A cette question je balance un "oui" très affirmatif. C'est bien plus beau, bien plus fun et je dirai même que le jeu est bien moins hardcore, ce qui le rend plus agréable, plus accessible, surtout si on joue en "easy". Maintenant si on me demandait s'il est le meilleur jeu du secteur, je répondrai que non. Il ne fait clairement pas le poids face à un GTA IV dont la qualité fait l'unanimité. Pareillement, si la physique des explosions est très bien gérée (c'en est même impressionnant par moment), on reste encore loin de la prouesse technique d'un Red Faction : Guerrilla. D'ailleurs en parlant de lui, Just Cause 2 impose les mêmes faiblesses, à savoir des véhicules "caisses à savon" injouables et à la physique bizarre, des missions en très grand nombre mais toutes un peu pareilles et bien sûr un scénario prétexte et minimaliste. Pourtant, il faut reconnaitre qu'Avalanche Studios a consenti à quelques beaux efforts. Si les animations ne sont pas trop travaillées et que le doublage part souvent en sucette, le fait qu'on ait beaucoup de cut-scènes et que le jeu essaie de nous diriger pour éviter la confusion, est bien la preuve que les développeurs ont pris leçon suite à un premier Just Cause sympa mais un peu bâclé. En plus ils apportent pas mal de nouveautés au gameplay (marché noir, points de chaos qui ouvrent peu à peu les missions, etc.), notamment un grappin omniprésent et simple d'utilisation. On félicitera également la qualité de la prise en mains, qui est fluide, simple et efficace. Just Cause 2 est donc un très bon jeu. S'il avait eu droit à quelques mois de développement supplémentaires, notamment pour s'affairer sur une montagne de détails vite expédiés (comme les cut-scènes), il aurait sans doute mérité une meilleure note. Ça ne l'empêche pas d'avoir une considération méritée, puisqu'il corrige la plupart des bévues de son prédécesseur, nous livre des décors somptueux et une destruction particulièrement accrocheuse. En conclusion, s'il n'est pas le nouveau roi des jeux open world, cette fois il ne déméritera un certain succès, notamment pour son fun débridé et sa durée de vie plus que convenable.


Test réalisé par iiYama

septembre 2010