Gears of War 2 (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 2008
Développeur : Epic Games
Editeur : Microsoft Games Studios
Genre : TPS

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 10Mo (saves)
Moteur graphique : Unreal Engine 3.5
Moteur physique : Havok
Définitions HD : 720p - 1080p

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 à 5 en coop, jusqu'à 10 online
Abréviation : GOW2
Prix au lancement : 65€
Score des ventes : 6.8 Millions







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Gears of War 2








En 2006, alors que la Xbox 360 a déjà connue un grand jeu d'action en la présence d'un certain Lost Planet, Epic Games (surtout connu pour la série des Unreal) sort une énorme tuerie annoncée bien avant la sortie de la console : Gears of War. Cette nouvelle licence, exclusive aux "supports Microsoft" assène un terrible coup à la concurrence (à savoir la PlayStation 3 de Sony), puisque la machine vient à peine de sortir aux Etats-Unis et au Japon, elle n'est même pas encore arrivée en Europe que déjà la bataille fait rage. La console de Billou étant plus vieille d'un an déjà, les développeurs commencent à bien la maitriser et nous dévoile un jeu absolument sublime, véritable tuerie graphique et maitre-étalon des futurs jeux du support. Car en plus de son visuel peu commun qui nous a tous arraché la rétine, Gears of War c'est aussi un gameplay qui aura su imposé la mise à couvert comme nouvelle "religion" dans les Third Person Shooter (TPS). Il était donc difficile de trouver un titre à la hauteur de cette démesure et de cette maitrise, même si certains aspects n'étaient pas parfaits. Ainsi Gears of War est rapidement devenu l'un des porte-étendards de la 7e génération, la démo technique des capacités d'une console résolument tournée vers l'action, un jeu tellement puissant que le pauvre Lost Planet en a été évincé. Ainsi il était difficile d'en attendre plus (et il est vrai qu'aujourd'hui encore, il y a peu de concurrents sérieux) mais le scénario s'est volontairement laissé une porte ouverte pour une éventuelle suite. 2 ans plus tard, le très attendu Gears of War 2 a montré le bout de son Lanzor et c'est une 2e claque qu'Epic nous met en pleine gueule ! Avec son moteur graphique amélioré, ses petits ajouts, son scénario plus consistant et sa mise en scène mieux maitrisée, en 2010, 2 ans et demi après sa sortie il reste l'un des jeux les plus joués de la console et bien entendu, l'un des plus primés. Si maintenant vous n'avez pas apprécié le premier opus, évitez ce jeu car dans le fond, rien ne change vraiment. Par contre si vous l'avez aimé, foncez tête baissée car cette suite encense une formule rodée, la peaufine tout en proposant un jeu plus beau, plus impressionnant, plus long, plus varié et plus pêchu. Rien que ça...


Développement scénaristique

Lorsque le
Le scénario reste léger malgré de nouvelles tournures. La mise en scène par contre, a grandement été améliorée
premier Gears of War arriva à son terme, on aurait pu penser que la guerre contre les Locutes était terminée. Mais l'Humanité n'a fait qu'égratigner leurs ressources, qui sont infiniment plus étendues que prévues. Le jeu s'ouvre sur une double scène. D'abord, sans faire le résumé du précédent épisode, une vidéo nous raconte comment les humains ont laissés de côté leurs guerres fratricides pour s'unir et combattre cette espèce qui les menace d'extinction. Cette jolie intro met vite dans l'ambiance. On enchaine avec un premier niveau de "mise en jambes", qui se clôture sur le vrai prologue du jeu. Une nouvelle scène aux inspirations claires et issues d'Independance Day, avec son élocution pleine de fraternité visant à galvaniser les troupes, juste avant de tenter l'ultime bataille de leur race. Autrefois, j'ai moi-même critiqué le fait que le background était sous-exploité. Dans cet épisode, il est clair qu'Epic a cherché à combler les manques, en développant les personnages (notamment la vie privée de Dom'), en introduisant de nouveaux personnages (le frère de Carmine, Taï un autre Gears ou même Anya qu'on avait qu'aperçue dans le premier opus) et même de nouveaux ennemis. On sent bien que les développeurs ont cherchés à approfondir le scénario et ce n'est pas un mal. Pour animer cette attaque de front (cette fois les Humains ne cherchent à se défendre mais bien à éradiquer la vermine Locuste), on retrouvera 2 types de mise en scènes. D'un côté nous avons les cut-scènes classiques, qui interviennent en plein niveau, d'un autre nous avons des vidéos retravaillées off-line (où bien souvent Marcus a dans les mains une Lanzor qu'on n'a plus depuis longtemps). Ce procédé permet d'avoir des scènes plus impressionnantes et mieux gérées, tout en préservant la continuité graphique. Vous vous en doutez, certaines d'entre elles sont impressionnantes (c'est d'autant plus vrai lorsqu'un colosse Locuste s'en mêle) et petit bonus, on peut mettre les scènes en pause (ce qui peut toujours être pratique). Autre point, Marcus Fenix (notre personnage, le même que dans le premier Gears of War) peut toujours dénicher les plaques des gears tombés au combat, mais aussi des documents (coupures de journaux, mémoires) qui nous en apprennent plus sur les événements passés. On verra aussi le retour des anciens protagonistes (Cole, Baird), dans un scénario plein de surprises. Une nouvelle fois la note ne félicite pas l'écriture car dans le fond, ça reste un peu léger, mais plutôt la qualité de la mise en scène, et cette fois, sans ces mouvements de tête abusés et fatiguants (c'est mes yeux qui disent merci). Comme quoi on peut faire des cinématiques impressionnantes et rythmées sans ça. Le résultat est donc là, le background est plus étoffé, plus riche, l'histoire est mieux écrite, mieux développée et mieux mise en scène. En plus, l'univers des Locustes est toujours aussi effrayant et fascinant en même temps. Bien sûr ça sent encore le muscle sans cervelle mais contre les Locustes, il est clair que c'est plus efficace que la philosophie.


Jouabilité & Gameplay

Avant toute chose,
Certaines séquences sont abusées, mais quel plaisir :)
si on connait bien la formule actuelle qui vise à nous fournir un jeu plus ou moins bon puis à l'abreuver de cartes multi-joueurs pour gagner quelques €uros de plus sur le dos des clampins qui jouent en ligne, Epic a volontairement supprimé un chapitre de la campagne solo, pour nous la vendre sur Xbox Live. Ce sont les fameux DLCs... Parue plus de 6 mois après la sortie du jeu, elle est incluse au pack Dark Corners (lui-même sorti après les packs Snowblind, Combustible et Flashback). Vendu 560 points (7€), il est un peu false que ce petit bout de solo ne soit pas vendu seul, bien entendu au prorata du contenu, pour ceux qui se foutent des maps multi (moi ?). Encore un beau procédé pour nous délester de notre argent. En parlant de modes multi, si Halo 3 et le premier Gears of War ont fait les heures de gloire du online de la console (il faut aussi compter sur Call of Duty 4, quel oublie impardonnable), Gears of War 2 a une fois de plus, jouer sur du gros, du très gros même. Avant tout on a un mode entrainement qui fait office de didacticiel avec bots, afin de cerner toutes les règles de ces modes (en plus, ça permet de profiter du multi sans avoir un compte Gold). Jouable jusqu'à 10 online (2 équipes de 5), il y a avant tout le mode Horde, où les joueurs ont pour objectif de survivre à 50 vagues Locustes composées d'ennemis de plus en plus forts et nombreux. Zone de Guerre n'est autre qu'un deathmatch, Fugitif un CTF puis il y a d'autres modes réservés à ceux qui pour 60€ par an, ont accès au online : Exécution (deathmatch où il faut achever l'adversaire au corps à corps), Leader, Ailier, Annexion et Roi de la Colline, soit une capture de zones. Tout ça pour dire que les fanas de multi s'en donnent tous les jours à cœur-joie. On retrouve également notre mode solo ainsi que le coop où le joueur 2 incarne Dom'. Cette nouvelle campagne commence un peu de la même manière qu'autrefois, à savoir en douceur, avec ou sans mini-didacticiel "in game". On retrouve évidemment tout ce qui faisait le charme du premier épisode à savoir quelques choix de parcours (au final ça revient au même mais c'est toujours sympa de pouvoir changer), la possibilité de prendre les commandes d'armes fixes et une IA bourrine qui "va au contact". Lorsqu'on est plusieurs, l'IA de nos compagnons croit avoir des ailes et va péter la gueule aux ennemis derrière leurs lignes. Après si elle se fait exploser, tant pis pour sa tronche mais une fois encore, ça a été très rare, le mode "easy" demandant qu'on s'occupe avant tout de ses miches. Par contre en duo (juste Marcus et Dom') il arrive le phénomène inverse : notre allier se veut peu réactif, voir même inactif, nous laissant ainsi faire tout le boulot. Il est bizarre que l'IA soit si inconstante.


De toute façon,
La mise à couvert est plus que jamais conseillée
le jeu est tout à fait abordable. Contrairement aux dires, il n'est pas plus facile que le 1 mais reste tout aussi abordable. Le mode "easy" porte bien son nom et ceux qui trouvent ça trop laxiste, ce sont encore les mêmes qui oublient de jouer en hard pour y trouver du challenge. Moi ça me va très bien comme ça, j'aime qu'un mode "easy" soit facile, puisqu'après tout, c'est le but. Comme vous le savez sans doute, Gears of War est un jeu plus fin qu'il n'y parait. Il est l'instigateur de la sacro-sainte et désormais inévitable mise à couvert, ce qui rend les assauts plus tactiques qu'on croit. D'ailleurs le jeu est toujours aussi lent, nos personnages étant toujours aussi patauds, et pourtant l'action y est toujours aussi dynamique. Bien sûr, en tant que suite développée en bon et due forme, nous avons une pléthore de nouveautés, plus ou moins intéressantes. Je commencerai par le fait qu'on peut désormais tourner lorsqu'on court (ça parait rien mais c'est un plus), un rechargement éclair boostera les dégâts infligés par l'arme ou encore de nouvelles idées font leur apparition comme se mettre à couvert derrière un vers de pierre insensible aux balles. On peut également prendre un ennemi pour s'en servir de bouclier (j'ai failli dire comme bouclier humain, aïe la boulette…) et la Lanzor (l'arme de base des gears) verra sa tronçonneuse utilisée de diverses façons : découper un ennemi, ouvrir le passage... nos tas de muscles étant souvent incapables de réaliser la moindre cabriole. Autre bon point, la jouabilité est d'une précision étonnante (comme quoi quand on veut, on peut) et on a de nouvelles armes. Par exemple les Locustes se servent d'un nouveau fusil, croisement entre le fusil d'assaut et le fusil à pompe, il y a un bouclier (parfait pour percer les lignes ennemies de façon bourrine), un lance-flammes ou encore on peut ramasser les "grosses" armes laissées par les morts : le lance-missiles des Boomers, une mini-gun particulièrement puissante ou un mortier pas facile à maitriser mais dévastateur. Enfin dernier bon point, un Locuste blessé n'est pas un Locuste mort. Comme pour nos alliés, un ennemi blessé peut être secouru par un de ses coéquipiers et il repart en chasse. Voilà pourquoi on a 2 façons d'en finir avec lui : soit on lui tire dessus pour qu'il crève définitivement, soit on s'approche et au corps à corps on lui fait une sorte de "finish him". Plutôt violent et de 3 sortes différentes, les exécutions sont jubilatoires et explosives de violence, histoire de décharger toute la hargne qu'ont nos héros envers ces saloperies de bestioles (même si pour ça, il faut prendre le risque de s'approcher).


Malheureusement
Les nouveautés ne sont pas fondamentales mais apportent quelques petits plus comme les grosses armes, le bouclier ou les finish
tout n'est pas parfait et le gameplay conserve au moins 3 de ses mauvaises facettes. La première c'est que d'un niveau à l'autre (je parle d'une transition entre 2 niveaux où une vidéo est intervenue), on se verra attribuer un arsenal imposé. Si jamais vous aviez fait une petite réserve de munitions, de grenades ou que vous vous étiez mis de côté une pétoire spéciale, vous ragerez de voir que vos munitions et vos armes sont "de base". En parlant de grenades (qui sont désormais de 3 sortes), le phénomène pouvant s'étendre aux lance-missiles des Boomers, les déflagrations sont vraiment ridicules. Un explosif pètent à 2 doigts d'un Locuste, mais si ça ne le touche pas directement, il ne sentira rien. Pourtant on sent bien que la grenade donne tout ce qu'elle a (dans certaines circonstances ça donne bien d'ailleurs) mais il est regrettable de voir que son efficacité est toute relative à la situation, et non à son champ d'action. Pour finir, ces mêmes grenades ne peuvent être qu'au nombre de 4 et on n'a toujours pas de touche dédiée pour les lancer (il faut s'en équiper). C'est un peu dommage, d'autant que la touche LB qui sert à visualiser ses objectifs, aurait très bien fait l'affaire. Mais ce qui sauve le jeu, par delà son ambiance fantastique, ses graphismes ou sa mise en scène, c'est bien sûr son action. Survoltée à chaque instant, les temps morts sont très rares et s'ils sont présents, c'est uniquement qu'ils précédent un événement plus gros, un combat plus intense. Tout a été fait pour varier les situations et on peut même souligner l'originalité de certaines séquences, comme la ballade en tank (plus sympa qu'en voiture car on gère le canon), comme l'attaque du kraken ou encore lorsque nos gears sont prisonniers de la panse d'un vers géant. Si on trouvait le premier opus finalement très classique, cette suite enchaine les situations épiques, à grand renfort de monstres gigantesques. Du très grand spectacle au service d'un jeu d'action qui fait tout pour vous éclater... et ça marche !


L'image

Les premiers
Graphiquement, le jeu va encore vous en mettre plein la gueule ! Un véritable festival visuel
jeux utilisant le moteur graphique Unreal Engine 3 (dont Gears of War fait parti) datent de 2006, et depuis, le fameux middleware d'Epic Games est partout ! Même si le développeur a déjà annoncé travailler sur l'Unreal Engine 4, pour l'heure notre Gears of War 2 inaugure une version évoluée du moteur : l'Unreal Engine 3.5, qui apporte quelques plus à ce middleware parfaitement adaptée à la console. Mais avant de rentrer dans les éloges, il y a plusieurs points qu'il faut citer. On commencera par le fait que le framerate est très inconstant. On subit de permanentes micro-saccades, ce qui n'est pas gênants en plein combat (pas le temps de s'en soucier) mais qui est plus regrettable lorsqu'on parcourt une étendue sans ennemi (lors d'un moment d'accalmie). On pourrait croire que ça vient du lecteur DVD qui n'arrive pas à suivre la cadence mais mon jeu était installé sur le disque dur. Donc le problème vient bien du moteur graphique, et ça peut se comprendre : plus beau, plus chargé, il est normal qu'il en arrive à saturer de temps en temps. C'est d'ailleurs une vraie-fausse critique, mais on retrouve également tous les petits défauts du moteur d'Epic : aliasing (plus amoindri tout de même) et popup de textures sur 3 niveaux. On le sait, l'Unreal Engine 3 utilise une méthode simple de génération des décors et des sprites, en créant l'environnement d'un bloc puis en collant au fur et à mesure les textures adéquates. Si c'est mal optimisé, on voit simplement les textures apparaitre peu à peu, les détails s'afficher, prenant la place d'un univers peu détaillé et aux textures grotesques, voire floues. En parlant de textures, si on sera encore une fois halluciné devant la qualité de certains détails, avec des textures hyper travaillées, d'autres sont au contraire bâclées.


Pour toutes
Gears of War 2 sera désormais le maitre-étalon des capacités d'une Xbox 360 vraiment surprenante
ces raisons Gears of War 2 ne mérite pas la note maximale à ce chapitre mais Epic peut être félicité pour la gifle graphique qu'ils nous mettent encore une fois en pleine poire ! Les décors sont plus variés qu'autrefois (bien qu'on passe beaucoup de temps sous terre), tout en conservant ses couleurs ternes afin de mieux souligner la désolation ambiante. Nos héros bodybuildés sont toujours aussi bien modélisés et animés, et certains détails sont toujours aussi agréables à observer (comme le canon de l'arme qui rougeoie lorsqu'on tire sans lâcher la gâchette). Un peu plus gore qu'auparavant (avec par exemple des têtes qui volent et avec cette fois un sang qui ressemble enfin à quelque chose et non à du "jus de tomate luisant"), on apprécie également que le moteur physique officie bien. D'ailleurs, lors des combats, on peut admirer les dégradations physiques et visuelles que provoquent les projectiles, même si on est encore loin d'obtenir une destruction massive, sans doute le seul aspect qui manque vraiment au jeu. Gears of War 2, comme son prédécesseur 2 ans avant lui, est donc le benchmark d'un hardware en pleine maturité, la démo technique de tout le savoir-faire d'Epic, de toute la puissance de l'Unreal Engine 3, de tout le potentiel dont est capable la Xbox 360 lorsqu'elle est bien programmée. Les effets de particules, les fumées, des ennemis colossaux pour certains, des Locustes toujours aussi flippants... on reste parfois émerveillé devant la beauté de certains décors, notamment sous-terrains où les reflets et l'ambiance humide sont particulièrement bien mis en œuvre. Mention spéciale à l'antre de la bête, aussi belle que dégueu et qui rappelle un certain PREY. Beau travail les gars, il sera désormais difficile de faire mieux sur le support...


Le son

Je l'ai toujours dit,
Le doublage est toujours aussi bon et les bruitages ont étés améliorés
plus il y a de muscles, moins il y a de cerveau (ceux qui se sentent visés n'ont qu'à se dire qu'il existe toujours de rares exceptions à toute règle établie :). On retrouve donc un doublage intégralement en Français, où les pensées pragmatiques et chargées d'hormones, n'ont d'égal que la sauvagerie de nos héros du jour. Comprenez par là qu'avec un tel jeu, où l'action prend le pas sur presque toute autre forme de réflexion, là où "tu tires et tu poses les questions après", il est parfaitement idiot d'espérer autre chose que des discours "testostéronés". Bien évidemment ça sert à l'ambiance, à l'atmosphère qui se dégage de cette guerre presque perdue d'avance. Une ambiance qui est parfaitement soulignée par des musiques en phase avec le titre. Elles mettent une grosse impression de guerre désespérée et de fin du monde, alors qu'en plein combat on a plutôt des musiques digne d'un film à gros budget, réalisé par James Cameron ou Michael Bay. J'ai apprécié que les mêmes doubleurs prêtent leur voix aux mêmes personnages, et que la synchro labiale soit plus ou moins respectée (lors des scènes c'est quasiment synchro, faut y faire gaffe pour le voir, en plein jeu les décalages sont plus fréquents mais le titre tente de toujours rester dans les normes). C'est un gros plus pour le doublage "à la française", qui prouve qu'on peut nous aussi faire du bon boulot. Enfin, j'ai pris plaisir à noter que les bruitages ont étés rectifiés pour la plupart d'entre eux. Le Lanzor par exemple fait un "vrai" bruit de fusil d'assaut et non le vieux tac-tac de flingue en plastique du premier épisode. Idem, le fusil à pompe est violent comme j'aime (et je dirai même plus puissant au passage), quant aux explosions, elles font très bien leur job. Résultat on a un jeu plus dynamique, plus explosif, rendant que mieux la violence environnante et l'intensité des combats.


Note générale

Gears of War 2 est sans conteste l'un des meilleurs jeux de la console et on peut étendre le propos à "quasi meilleur d'action, tous supports confondus". Bien sûr il conserve encore quelques erreurs de parcours comme le fait que Marcus ne sache pas sauter d'un petit balcon (il faut faire tout le tour), que les grenades n'ont toujours pas leur touche dédiée ou encore que dans le fond, et même s'il prend de surprenantes tournures, le scénario est encore une fois léger. Pourtant il serait idiot de bouder son plaisir car cette suite, à l'un des meilleurs jeux d'Epic (qui restera cette fois une exclusivité à la Xbox 360… dommage pour les PCistes), a revue et corrigée la plupart de ses défauts : des vidéos dynamiques sans ses horribles mouvements de tête, du vrai sang (et non cette bouillie de tomate luisante) ou encore des bruitages plus carrés (surtout pour le Lanzor qui a enfin un vrai bruit de fusil d'assaut). La mise à couvert reste bien entendu à l'ordre du jour, je dirai même que si le premier opus avait lancé le phénomène, cette suite entérine cette mode (loin d'être idiote) une bonne fois pour toute. Gears of War 2 gomme ainsi une partie de ses petites lacunes passées et va également plus loin. La mise en scènes est mieux maitrisée (plus de cut-scènes), le background est plus étoffé, le jeu est plus long, plus intense et plus nerveux, sans pour autant être plus difficile (on meurt quelques fois mais rien de frustrant pour autant). De plus, à côté des combats que je qualifierai de classiques, on assiste à quelques scènes vraiment impressionnantes où on s'étonne encore d'être arrivé au bout d'un monstre absolument colossal et flippant. Enfin, le jeu est plus jouable (visée super précise) et graphiquement, si au départ on jurerait qu'il n'y a aucune différence entre les 2 opus, c'est en fait la grosse claque ! L'évolution de l'Unreal Engine 3 apporte une meilleure gestion des ombres et lumières, des textures plus détaillées, des monstres encore plus gros, et ce sans ralentir. En somme, si on s'arrête parfois pour admirer la beauté architecturale du décor, le soin apporté aux détails, on restera aussi bouche-bée devant des Locustes toujours plus nombreux et plus gigantesques, au point de se demander comment fait le moteur graphique pour ne pas saturer. Gears of War 2 est donc la grosse gifle console de ce Noël 2008, l'un des plus gros jeux qu'est connue la Xbox 360. En seulement 2 épisodes la série est déjà considérée comme culte et pour cause, il faudra attendre longtemps avant qu'un autre jeu vienne remettre en question la suprématie de cette anthologique exclusivité à la console de Microsoft. Si vous êtes branchés 100% action et que vous aimez les spectacles visuels impressionnants, alors vous avez là ce qui se fait de mieux depuis bien longtemps.


A savoir : cliquez pour ouvrir


Test réalisé par Player 2 & iiYama

septembre 2010 (mise à jour : octobre 2015)