Crysis (PC) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :




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Sortie du jeu : novembre 2007
Développeur : Crytek
Editeur : Electronic Arts
Genre : FPS

Support : 1 DVD ou en téléchargement sur Steam
Version testée : française
Version logicielle : v.1.1.1.1.5879
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Moteur graphique : CryENGINE 2
Difficulté :
Multi-joueurs : 32 joueurs online
Prix au lancement : 55€
Score des ventes : 3 Millions (PC)


Configuration recommandée :
CPU : double-coeur à 2,4 Ghz
RAM : 2 Go
VIDEO : type GeForce 8600GT avec 512 Mo de VRAM

1ere configuration de test :
CPU : AMD Athlon 3800+ (2 Ghz)
RAM : 2 Go
VIDEO : GeForce 7900GS avec 256 Mo de VRAM
OS : Windows XP/Vista
Résolution testée : 1024x768 (4:3)
Niveau de détails :

2e configuration de test :
CPU : Intel Core2Duo E6750 (2,66 Ghz)
RAM : 4 Go
VIDEO : GeForce 8800GT avec 512 Mo de VRAM
OS : Windows XP SP2
Résolution testée : 1024x768 (4:3)
Niveau de détails :


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Crysis









L'année 2007 aura été très chargée pour le genre FPS avec la sortie de plusieurs gros titres majeurs comme TimeShift, Call of Duty 4, Unreal Tournament III, S.T.A.L.K.E.R, Ghost Recon Advanced Warfighter 2 , Half-Life² : Episode Two ou encore Bioshock pour ne citer qu'eux. Mais tout ça c'est sans compter sur Crysis qui n'est autre que le fils spirituel du très grand Far Cry sorti en 2004. Pour rafraîchir les mémoires molles, Far Cry a révolutionné son genre. D'un gameplay plus ouvert que jamais, bordé d'une excellente histoire et surtout d'un moteur 3D extrêmement puissant, il a contribué à relancer la course à l'armement lourd en matière de matos PC. Il faut dire qu'à sa sortie, peu de PC étaient capables de le faire tourner dans une résolution autre que 800x600 avec détails "moyens". Seulement la licence Far Cry appartenant à son éditeur Ubisoft, c'est ce dernier qui nous a sortis des pseudo-suites pas très convaincantes sur consoles et a annoncé il y a peu, un Far Cry 2. De son côté Crytek (le développeur originel de Far Cry) ne s'est pas endormi sur ses lauriers et ça fait déjà un bon moment qu'ils planchaient sur Crysis. Une chose est sûre, la course à la grosse carte vidéo va repartir de plus belle et j'en ai été moi-même victime puisque ma GeForce 7900GS s'est vite avérée juste pour faire tourner le jeu correctement. Il est donc clair que le CryENGINE 2 est super gourmand et pourtant, tout réglé sur "moyen" leur nouveau titre met déjà une énorme gifle !


Développement scénaristique

Scénario : cliquez pour ouvrir


Crysis ne propose
Le scénario est un peu pretexte même si le coup des aliens apporte sa dose d'originalités
pas de vidéos mais des cut-scenes, histoire de ne pas créer de coupure entre le jeu et ces scènes qui développent le scénario. D'ailleurs, elles sont toutes en vue subjective, afin de rendre l'aventure encore plus immersive. Hormis ces détails, si le scénario réserve quelques surprises, il n'en reste pas moins assez léger. Certes il est bien construit, menant notre petite troupe dans une action toujours plus nerveuse voire même impressionnante mais c'est une facette qui cache en réalité quelques lacunes. En effet, le synopsis du jeu est assez vite écrit sans être réellement surprenant. Une sorte d'Independance Day (le film) en version vidéo-ludique où la beauté des effets, la magnificence des décors ou un superbe gameplay, cache un peu la misère du scénario. Reste que dans ce défaitisme, la trame reste intéressante et on accroche jusqu'au bout sans lâcher prise. Après tout il vaut mieux ça qu'un scénario qui nous perd dans trop de complications pour finalement devenir inintéressant. Malheureusement le jeu se termine comme une merde, ouvrant la voie à une suite. Selon Crytek, la licence est une trilogie mais de là à finir comme ça, c'est un peu navrant. On retiendra donc que Crysis se décompose en 3 parties : la jungle avec ses combats contre les coréens, l'antre du vaisseau spatial (ou de la base on sait pas trop finalement) pour un passage assez court (1 heure) mais fort d'une originalité énorme et d'un gameplay complètement bouleversé. Enfin, dernière partie le combat contre les aliens, plus court que la première partie et qui troque l'ouverture des maps et la possiblité de jouer en finesse, contre une action brute et linéaire. Sur ce dernier tronçon, le jeu devient dirigiste et perd de son empreinte, de son ambiance originale. Pas totalement en désaccord pour autant, c'est juste que la fin est plus apocalyptique, ce qui oblige le joueur à devenir bourrin, la subtilité n'ayant plus sa place. Heureusement que Crysis a pour lui une excellente ambiance et un scénario de base qui servirait à merveille un film Hollywoodien à gros budget.


Jouabilité & Gameplay

Crysis c'est pas seulement un rendu graphique à faire exploser nos PCs, c'est aussi un gameplay innovant. Après le très bon Bioshock qui proposait un gameplay assez original avec ses plasmides, Crysis rechange la donne. Comme on peut le voir sur la pochette du jeu, Nomad (notre personnage) porte une combinaison de combat (la nano-combi), qui lui octroie diverses facultés, pour le moins surhumaines. Afin de nous mettre l'eau à la bouche, Crytek s'est amusé à placer un trailer (que je vous ai trouvé sur Youtube) donnant un aperçu global des capacités de la combi', juste avant que le jeu commence. En un seul mot : énorme !! 4 fonctions pour des possibilités de jeu variées et un gameplay qui s'en retrouve complètement enrichi :

  • Force maximum : vous octroie une force surhumaine à bout de bras et de jambes. Vous aurez la capacité de soulever des charges lourdes, de tuer des mercenaires à mains nues, de détruire des maisons à la force des poings et de sauter très haut afin de franchir certains obstacles.
  • Vitesse maximum : vous permet de vous déplacer à une vitesse ahurissante. Comprenez par là au moins aussi vite qu'une voiture ! Pratique pour prendre ses ennemis par surprise, rejoindre un point éloigné en peu de temps ou fuir une embuscade. Cette fonction marche aussi sous l'eau.
  • Bouclier maximum : le meilleur ami de ceux qui la joue bourrin ! Avec celui-ci, votre combinaison vous protège un maximum de tout danger extérieur, comme si son revêtement devenait le blindage d'un char. Bien sûr le processus a ses limites, faut pas pousser non plus, mais si vous chutez de haut ou essuyez des tirs, cette fonction sera bien pratique.
  • Camouflage : ma fonction préférée car elle vous rend invisible à l'oeil ennemi. Tel un Predator, on tourne autour de ses proies et on tue sournoisement sans que personne ne s'en rende compte. Complètement tripant !


  • Grâce à cette
    Grâce à la nano-combi, on se sent puissant ! Et c'est bien elle qui fait toute la richesse du gameplay
    combinaison, le jeu s'ouvre sur tout un éventail d'actions nous donnant une totale liberté. Plus ouvert que n'importe quel jeu auquel j'ai joué auparavant, Far Cry compris, on peut arpenter les niveaux de la manière qu'on souhaite (tout du moins dans la première partie du jeu) : bourrin en dézinguant au pompe comme un cheval de traie (bouclier max), à la mitrailleuse en allant tellement vite que nos ennemis n'ont pas le temps de se retourner (vitesse max), en se servant du corps d'un mercenaire comme bouclier pour finalement le jeter sur ses collègues (force max), ou mon préféré : jouer les snipers avec un silencieux (camouflage) et dérouter leur attitude. Et comme je le disais, le jeu est extrêmement ouvert. Fini les couloirs sans fin, l'action hyper dirigiste, place au réalisme. Car il y a toujours plusieurs chemins possibles pour arriver au point de contrôle suivant (mission) : à pied par plusieurs chemins différents, camouflé au nez des coréens ou encore à véhicule... dans la jungle on passe par le chemin qu'on veut, en gardant en tête qu'il y a certaines limites assez compréhensibles. Grâce à cette ouverture de champ, Crytek a réussi à me faire retrouver toute la force de Far Cry où je pouvais alterner 50% infiltration et 50% action brute. Et je vais même vous dire mieux, je me suis pas autant éclaté sur un FPS depuis Half-Life², c'est dire.
    Pour en revenir aux véhicules, lorsqu'ils en sont équipés, la souris s'occupe de la tourelle et les touches de direction se chargent des déplacements. Ces ballades restent toujours agréables, surtout si on est équipé d'artilleries lourdes (bateau de reconnaissance, jeep, tank), exception faite de l'ADAV, qui lui, est pénible à manier. D'ailleurs, question réalisme, chaque véhicule aura sa propre jauge de vie à laquelle il faudra jeter un oeil avant que ça vous pète à la gueule. Ajoutez à ça un pilotage au choix à la première ou à la 3e personne. Pour vous parler des armes, vous serez étonnés de voir à quel point l'armement est bien pensé et surtout... puissant ! Hormis le fait que Nomad peut porter des objets pour les jeter à la tronche de ses ennemis (quand c'est un bidon explosif, le compte est bon), il peut aussi frapper avec ses poings (en mode force) lui donnant une puissance abusée, bien pratique quand est à court de munitions. Le meilleur restant bien sûr les armes, à la fois designées et puissantes : arme de poing (en simple ou double), fusil à pompe, fusil d'assaut, mitraillette, sniper, lance-roquettes, mini-gun et bien sûr des armes futuristes. La première chose qui marque, c'est le menu des armes, qui vous propose diverses options quand celles-ci sont accessibles : visée laser, lunette, lampe, poignée tactique et silencieux sont autant de gadgets qui servent votre progression.


    Et il est clair
    La destruction massive est jouissive. Dommage qu'elle soit parfois limitée
    que Crytek n'a pas lésiné sur la puissance car on pourra presque tout exploser ! Question de réalisme, une barraca en plaques de tôle ne fera pas long feu si on titre dessus à la mitrailleuse. Pour ce qui parait plus costaud, pas de problème, les grenades ou mieux encore, le lance-roquettes, sont d'excellents arguments. C'est donc autant de moyens qui sont donné au joueur de tout péter ! Faire écrouler toute une station service en tirant sur les pompes, éradiquera forcement les 4 mercenaires qui étaient à l'intérieur, idem pour les maisons. Mais Crytek est allé encore plus loin, puisque les armes peuvent aussi couper les arbres (comme les palmiers). Ainsi il m'a même été donné de voir un gars mourir parce qu'un arbre, sur lequel j'ai tiré, s'est écroulé sur lui ! Ce réalisme poussé, a tout de même ses limites car on ne peut pas tout détruire. Même le lance-roquettes sera inefficace contre certaines bâtisses et j'ai aussi assisté à quelques incohérences. Une maison montée sur des pilotis en bois tout fin donne tout de suite des idées. Mais tirer au fusil à pompe comme un sauvage sur ce qui tient la maison ne servira à rien, car ce n’est pas dans le script. Mais c'est pas bien méchant, il y a déjà tellement à faire ailleurs, faut pas pinailler non plus...
    Nomad ne peut porter que 2 armes principales. Finalement cette tendance est de plus en plus prisée de nos jours et il est vrai qu'un gaillard qui porte 12 armes sans broncher, c'est plus trop à la mode et ce, pour des raisons de réalisme. Et qui dit seulement 2 armes, dit aussi qu'on aura la possibilité de ramasser celles laissées par les cadavres qui jonchent le sol suite à notre passage. Question protection, notre perso possède une jauge de santé qui remonte avec le temps, ce qui est devenu presque commun de nos jours et se justifie par la nano-combi. C'est d'ailleurs elle qui fournit l'énergie aux fameuses fonctions qui consomment une autre jauge, afin de ne pas en abuser. Autre point remarquable, l'IA a encore fait quelques progrès. Si les ennemis sont attaqués, ils se mettent à couvert, appellent des renforts et cherchent le malotru qui a dérangé leur sieste. S'il ne vous voit pas, il sera plus ou moins naturel qu'il tire un peu partout, selon le bruit que vous faites. C'est excellent bien que l'IA semble vraiment perturbée par le mode camouflage (c'est assez difficile à expliquer mais un gars qui passe devant vous en vous regardant alors que vous êtes censé être invisible, ça fait bizarre). On pourra bien évidemment prendre le contrôle de n'importe qu'elle arme fixe, ce qui nous octroie une puissance de feu accrue et l'économie de nos propres munitions. Enfin, Crytek met à disposition la SandBox2, qui est un éditeur de niveaux. Ainsi les fanas de multi (dont on retrouve les habituels modes dont un Power Struggle excellent) qui veulent jouter sur leurs propres cartes, seront servis.


    L'image

    Quand je dis en intro que
    Crysis va vous exploser les mirettes !
    les graphismes mettet une grosse gifle, ce n’est pas pour faire joli, croyez-moi. Sur mon PC j'ai vu des dizaines de jeux magnifiques et pourtant, Crysis m'a écarquillé les yeux comme pas deux. Les premiers temps j'ai dû m'arrêter au moins 50 fois pour admirer avec quelle perfection le jeu a été réalisé. Tout d'abord on retrouve l'ambiance si particulière de Far Cry puisqu'on atterrira tant bien que mal sur une île paradisiaque. Le genre de lieu qu'on voit sur des cartes postales et où aimerait tant passer nos vacances. Sur la simple question du rendu visuel, un nouveau palier vient d'être franchi, Crysis devenant la nouvelle référence en la matière. On voit Nomad se baisser pour ramasser une arme, le feuillage qui danse sous la brise légère (parfois c'est le souffle d'une explosion qui tirent les branchages), les arbustes qui se poussent sur votre passage, la faune est limitée mais présente (tortues, crabes, oiseaux, poules, poissons...), bref tout a été fait pour que le réalisme soit à son comble. D'ailleurs le jeu gère un cycle de jour et nuit, certes imposé par un script mais assez crédible. Ainsi on n'est pas dépaysé par un jeu essentiellement nocturne ou diurne, et on assiste à de splendides crépuscules. Le premier contact avec ce formidable rendu graphique, se passe tout d'abord par un menu hi-tech assez plaisant. D'accord on s'en fout un peu mais j'ai trouvé agréable d'avoir pour une fois des menus qui ont de la gueule. Avant de continuer dans les superlatifs honorifiques envers ce titre, je voudrais tout de même vous parler de ses défauts, car le jeu parfait n'existe pas. Au rang des boulettes, nous avons des cadavres qui disparaissent trop vite (sans doute pour ne pas surcharger la RAM de données inutiles), on peut exploser une voiture mais parfois la carcasse ne touche plus le sol (?), idem pour la physique qui accuse quelques bugs notables. Enfin l'ombre portée est particulièrement mal gérée sous DX9. Raide et pas vraiment réaliste, j'ai par contre été bluffé sous DX10 où elle est magnifiquement réalisée. Après F.E.A.R., c'est la 2e fois que je vois une ombre aussi détaillée et changeante selon l'éclairage et la surface où elle est portée.


    Retour à DX9
    Soit votre machine va souffrir, soit vous investissez dans un PC puissant. Dans les 2 cas, rien est à regretter, Crytek est un maitre en la matière
    (puisque j'ai finis le jeu sous XP et n'ai joué que 3h sous Windows Vista), je regrette que l'ombre soit quand même portée lorsqu'on est en mode camouflage. On est censé être invisible et notre ombre est affichée comme si de rien n'était (bug ?). Malgré tout il n'y a pas réellement de quoi critiquer, car Crysis est une véritable oeuvre graphique et ce, debout en bout. Tout à fait entre nous, il me tarde de voir de quoi le jeu sera capable lorsque (dans quelques années) j'aurai un ordinateur capable de le faire tourner en Ultra, car on ne va pas se mentir, si le CryENGINE 2 est si gourmand, c'est aussi parce qu'il est très en avance sur son temps. Mais revenons à notre Crysis qui, une nouvelle fois, mise sur une superbe végétation, parfaitement retranscrite, ainsi qu'un réalisme pour l'eau tout à fait étonnant. La modélisation de vos coéquipiers, des véhicules ou des ennemis, est complètement énorme. Il est vrai que les coréens ont tous la même tronche mais ils sont très bien fait et les personnages principaux vont vous laisser sur le cul tant les visages sont parfaitement modélisés. Certes pas aussi bien animé que dans Half-Life² (qui restera encore quelques années durant la grosse référence) mais les détails restent tout de même assez probants. Dans la continuité, la physique est une nouvelle fois admirablement bien gérée, tout comme l'animation des ennemis (en tout cas humains).
    J'en remets une couche sur le fait que beaucoup d'éléments sont destructibles, Crytek ayant bien compris ce qui faisait plaisir aux joueurs. Un véritable feu d'artifice vivant ! Le champ de vision est étendu, l'HDR est usité avec intelligence, les textures sont magnifiques et indéniablement détaillées, et j'ai trouvé les temps de chargements raisonnables étant donné la qualité graphique. Enfin, Crysis propose 3 grands chapitres qu'on ne redétaillera pas, je ne reviens pas non plus sur une jungle hallucinante de beauté, mais je vous parlerai du vaisseau alien. Certes la ballade ne dure pas plus d'une heure mais on y trouve un design fabuleux, un gameplay rafraîchi (limite on se demande si c'est le même jeu) et surtout la fascination dont nous avait abreuvé PREY. On erre dans cet antre gigantesque, les yeux émerveillés par cette technologie venue d'ailleurs. Certains disent que ce passage est trop long, moi je l'ai trouvé fantastique, bien qu'en dehors de l'aspect général du jeu. S'il y avait une scène à virer, je voterai pour celle où on pilote l'ADAV. Enfin bref, vous l'aurez compris, Crysis est un monstre qui offre tout ce dont un gamer espère en matière de graphismes 3D actuellement...


    Le son

    Deuxième chapitre
    La qualité du son fait plaisir, notamment avec des bruitages explosifs et un très bon doublage
    technique qui a subit toutes les attentions de son développeur, le son est d'une qualité exemplaire. Commençons par le doublage, que j'ai trouvé superbe. D'accord les voix des coréens, faussement accentuées, sont assez mauvaises et vraiment surjouées, mais pour les protagonistes principaux, c'est du très bon boulot ! Y'en a marre de tout ces cons qui pestent parce que soit disant la VF gâche les jeux. Ils n'ont qu'à acheter des versions américaines et nous foutre la paix ! Le fait que le doublage soit en français nous permet de vivre le jeu comme un film interactif, comme si on était nous même dans la nano-combi de Nomad. Autrement, il faudrait lire des sous-titres, nous ramenant à l'âge de pierre du jeu vidéo, en nous évitant d'être aussi concerné, immergé, pris dans l'histoire. Ceux qui ne sont pas contents ont la solution, pour les autres, et même si le doublage US est meilleur (comme toujours), on appréciera l'effort. Dommage par contre qu'il n'y ait aucune synchro labiale, un procédé largement usité dans un Half-Life² pourtant vieux de 3 ans déjà.
    La voix de la combi peut être masculine ou féminine, cependant il n'y a qu'en mode Delta (soit en difficulté max) qu'on pourra apprécier les voix coréennes originales (d'ailleurs j'ai eu parfois des bugs qui mixaient voix françaises et coréennes, un mélange pour le moins surprenant). Petite anecdote enfin, la voix de Nomad n'est autre que celle de Doyle dans Far Cry, soit la voix du très bon doubleur qui a aussi sévit dans Unreal II et Bioshock, à savoir celle de Bruno Dubernat. L'ambiance générale du titre est de très haut niveau : criquets la nuit, plissements des feuillages et bruitages divers sont véritablement immersifs. Ensuite il faut être clair, les armes défouraillent un max ! Tout exploser sur son passage, c'est aussi se faire plaisir d'un point de vue sonore, avec des explosions puissantes et des guns parfaitement retranscrits. Ça donne un dynamisme certain au combat. Un régal acoustique encensé par quelques musiques orchestrales qui soulignent certains temps forts. Des musiques qui ressemblent à s'y méprendre à un grand film Hollywoodien, entre le dramatique et le symphonique. Superbe, et le talent du compositeur israélien Inon Zur y est forcément pour quelque chose...


    Note générale

    Il est clair qu'à sa sortie, Crysis a fait grand bruit, que les ventes de cartes graphiques ont explosées et que moi, suite à une démo tout à fait ahurissante, j'ai acheté mon exemplaire du nouveau standard en matière de gameplay et de réalisation. On peut établir de véritables tactiques d'approche tant les niveaux sont ouverts (du moins dans la première partie du jeu), la frontière entre la réalité et la fiction s'est encore amincie grâce à un réalisme très poussé. En plus, Crysis enchaîne les scènes épiques les unes derrière les autres ! Explosif, immersif et superbement réalisé, le jeu est éblouissant d'auto-surenchère !! Bien sûr tout cet étal de performance a un prix qui relance les débats sur la suroffre technique de nos PC. Car s'il est vrai que si des configurations modestes peuvent faire tourner ce chef-d'oeuvre du FPS, le PC qui le fera pédaler sans broncher dans les détails les plus hauts, n'est à mon avis pas à la portée de tous (tout du moins à l'instant T car on le sait, sur PC les choses évoluent vite). Il n'empêche qu'on peut déjà profiter des jeux de demains avec nos PC d'aujourd'hui, à la condition d'accepter que son ordinateur à 1200€ ne puisse faire le jeu "que" sur détails "moyen". Vexant sur le coup, on finit par se demander à quoi doit ressembler Crysis au max de ses capacités. Et il aurait pu être le FPS suprême si seulement il ne comportait pas quelques bugs, plus ou moins gênants. Je citerai des scripts qui ne se déclenchent pas (surtout à la fin du jeu), de gros lags alors qu'il n'y a rien de plus à l'écran, un développement scénaristique léger ou encore une fin minable. Mais ce sera tout puisque le dernier bébé de Crytek est si poussé qu'il en est presque parfait, la note finale étant à mon avis fidèle à l'avis que j'ai de lui. Crysis s'est fait attendre pendant longtemps et maintenant qu'il est là, on va parler de lui pendant un bon moment, d'autant qu'il semblerait qu'une suite soit déjà en préparation. Sur ces bonnes paroles et parce que je n'ai pas besoin de vous conseiller de l'acheter, je m'en retourne m'immerger dans ce monde virtuel et ô combien jouissif...


    Vidéo-test





    Test réalisé par iiYama

    novembre 2007 (mise à jour : novembre 2021)