Halo 4 (X360)

 






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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 2012
Développeur : 343 Industries
Editeur : Microsoft Games Studio
Genre : FPS

Support : 2 DVDs
Version logicielle : 1.04.01
Version testée : Française
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 4Mo (save)
Moteur graphique : ?
Moteur physique : Havok
Définitions HD : 720p - 1080p
Compatible 3D : non
Compatible Kinect : non

Difficulté :
Multi-joueurs : jusqu'à 4 joueurs en coop' / jusqu'à 16 joueurs online
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 9.5 Millions (Xbox 360)


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Halo 4









Toutes celles et
La mise en scène est absolument fabuleuse !!
ceux qui lisent mes écrits le savent, je prends toujours plaisir à faire le point, à revenir sur le passif d'un jeu avant d'entrer réellement dans le vif du sujet. L'intérêt c'est de bien remettre la mémoire en place, afin de (souvent) mieux justifier certaines critiques. Cependant, aujourd'hui je ne vais pas vous parler d'Halo en long, en large et en travers (elle me fait bien rire cette expression :) je vous rappellerai juste que le premier Halo est né en 2001 avec la première console de Microsoft et que la série a suivie son cours jusqu'en 2010 et la sortie d'Halo Reach. Microsoft ayant très bien compris que cette saga est très porteuse ($__$), l'éditeur a quelque peu tiré sur la corde avec des spin-offs, des OAVs, des bouquins et pas moins de 5 épisodes principaux en moins de 10 ans. Résultat, il semblerait que sur la fin, Bungie le talentueux développeur qui a donné vie à cette licence, n'y croyait plus. Il est vrai que, à faire toujours la même chose, à toujours créer des jeux dans le même univers, on peut finir par se lasser et je crois que c'est bien là, la clé du mystère. Ainsi après les épisodes ODST et Reach, qui sont très bons là n'est pas la question, un doute est rapidement survenu. En effet, ces 2 opus ne nous proposaient pas de jouer Master Chief, l'emblématique héros d'Halo, et c'était d'autant plus frustrant dans Reach où le Spartan tout de vert vêtu, est censé être le dernier de sa "race" a avoir survécu à cette guerre (annihilation est un terme plus juste). Pourquoi ? Pourquoi avoir joué un troufion dont on se fiche éperdument, et qu'on savait à l'avance voué à la mort ? Vous me direz, pour la beauté de l'histoire, telle Roméo & Juliette ou le Titanic ? Moi je crois surtout que Bungie en avait ras-la-casquette d'Halo, voilà pourquoi leurs derniers jeux ont perdus en saveur. Peu après, Microsoft a rendu "sa liberté" au studio (un studio qui développe en ce moment Destiny) et a créé 343 Industries, qui a repris les raines de la série. Leur premier acte fut une remasterisation du premier Halo en HD, et ce avec une parfaite maitrise du sujet et un profond respect du jeu original. Comme quoi, ils n'ont pas prit un nom si fort de sens pour rien. Ah mince ! J'avais dit que je ne reviendrai pas sur le passif de la série... et c'est plus ou moins loupé ! Heureusement, on passe à Halo 4 tout de suite (remarquez, j'ai fait court pour une fois car sur cette licence, il y a beaucoup à dire ^^).


Puisqu'on en est
On regrette un peu que le scénario, qui part sur les chapeaux-de-roues, s'essouffle un peu et qu'au final, il soit si convenu
à ne pas briser les habitudes, commençons donc par le développement scénaristique. Si Halo Reach et ODST sont clairement des spin-offs tout à fait dispensables pour la compréhension de l'histoire centrale, ce 4e segment reprend exactement là où Halo 3 s'est arrêté. John-117 (aussi appelé Major ou Master Chief, c'est vous qui voyez) entre dans une cabine de stase à bord d'un Forward Unto Dawn déchiqueté et à la dérive dans l'espace. Le 3e opus se termine sur ces images fortes, qui rappellent forcément le tout premier épisode. Dans cette suite, avant toute chose, on assiste à une vidéo en images de synthèses absolument magnifique, qui résume de belle manière les 3 premiers opus, et où Catherine Halsey est interrogée par un agent de l'ONI. La vidéo rappelle également le passif des Spartans, ces guerriers modernes dont les secrets sont bien gardés. On notera aussi que nous avons une impressionnante synchro labiale (un peu moins travaillée par la suite, avouons-le). Après avoir passé plus de 4 ans dans l'espace, Cortana (qui veillait sur son protégé) réveille notre gaillard endormi, car le vaisseau semble subir de nouvelles anomalies. En réalité, la carcasse est abordée par des Covenants, ce qui ne manquera pas de surprendre nos protagonistes (nous, beaucoup moins). Attiré par une planète voisine, le Major se crashe et survit (what else ?) mais Cortana lui avoue qu'elle est en train de céder à la "frénésie" et qu'elle a vécu plus longtemps qu'un IA normale. Il voit alors la nécessité de rentrer au plus vite sur Terre afin de la "soigner" et qu'elle ne s'auto-détruise pas. Entre temps, un mal ancestral vient d'être réveillé, en la présence des Prométhéens, dont le grand ponte Forerunner du coin est nommé "Le Didacte". J'en dis pas plus, je vous laisse découvrir ses intentions (mauvaises, vous vous en doutez) et comment évoluera la relation entre Master Chief et Cortana. Une relation de plus en plus amicale, loin du côté "professionnel" de leurs aventures passées. Il faut dire aussi que la petite Cortana est plus sexy à chaque épisode, et désormais on la sent emprise d'une réelle humanité, presque d'une âme j'ai envie de dire. Et puis dis donc, si elle était faite de chair et d'os, notre grand bonhomme casqué craquerait forcément sur elle, tellement elle est… tellement elle est… mais tellement ! Enfin… vous voyez de quoi je parle non ? ^__^



Bref, vous avez
Enfin on rejoue Master Chief ! Bon sang ce que ça fait du bien ! ^_^
sûrement compris que grâce au nouveau moteur créé par 343 Guilty Spark… heu pardon, par 343 Industries, les modélisations ont pris une sacrée envolée ! D'ailleurs la qualité de la mise en scène est telle, qu'on croirait (souvent) assister à un bon gros film de SF (avec en plus des expressions faciales très réussies) plutôt qu'une simple cinématique, même si ces cut-scènes sont ce que j'appelle "off-line" (créées avec le moteur du jeu puis retravaillées… ça se voit : le cadrage est différent, il y a plus de détails, l'aliasing est plus ou moins absent et surtout, les armes sont souvent différentes de celles qu'on porte). Quant au scénario, difficile de bouder son plaisir. Si les scénarios des épisodes Reach et ODST furent décevants (car finalement on en retient quoi ? bé oui comme moi, pas grand-chose !), ici on nous dévoile ENFIN des personnages-clés dont on a entendu parler sans jamais les voir. Quant à la folie de Cortana, elle fait véritablement corps avec l'écriture et elle est très bien retranscrite à l'écran. En clair, toute la partie scénarisation est une franche réussite même si des questions subsistent : pourquoi les Elites nous attaquent alors qu'un pacte a été conclu ? Où sont passés les Brutes ? Qu'est devenu Arbiter ? La menace des Floods et du Fossoyeur, est-elle réellement finie ? Et puis même si l'intro est superbe, les questions quelle laisse en suspend ne trouve pas de réponse. C'est dommage car du coup, on passe à 2 doigts du sans-faute. Evidemment, entre deux Call of Duty, ce sont les Halo qui dominent les serveurs du Xbox Live. Et une fois encore, difficile d'être déçu puisque qu'on nous propose ce que la licence sait faire de mieux : les traditionnels modes Forge et Cinéma, le coop' praticable jusqu'à 4 (même si selon moi, le solo ne se déguste que seul) et bien sûr des modes de jeux plus classiques (domination, match à mort…) en sachant que certaines "règles" imposées par Bungie, ont été modifiées. Certains apprécieront, d'autres pas… moi vous le savez, je ne m'en cache pas : le multi je m'en tape ! Retour donc au solo, qui propose quelques nouveautés, à commencer par de nouvelles armes, bien pêchues. Les Prométhéens savent se défendre, c'est le moins qu'on puisse dire ! On notera par ailleurs que ces ennemis sont un peu relou à affronter. Ils sont munis de boucliers, ils se téléportent, les drones sont très vifs, certains rechargent leur bouclier et en plus, tout ce petit monde possède une sacrée endurance. Ce n'est pas que le jeu en est difficile pour autant, mais j'aurai préféré plus d'ennemis, moins coriaces car eux, bien souvent ils sont un peu chiants. Malheureusement, ce sont eux les ennemis principaux du jeu, les Covenants restants toujours aussi agréables à affronter.


Sauf peut-être pour
Evidemment on retrouve le gameplay particulier et fort plaisant des Halo :)
ce qui est des grenades, à la puissance moindre (comme l'attaque au corps à corps, moins "performante" que d'accoutumé) et comme les ennemis sont très mobiles, le plus souvent on les lance pour rien... Si on retrouve de temps en temps les lances Brutes, au contraire les grenades-spikes ainsi que leur fusil sont portés disparus. Dans le même ordre d'idée, le fusil plasma des Elites est également aux abonnés absents et nous n'avons plus de double-armes, comme c'était agréablement le cas depuis Halo 2. Ces changements s'avèrent assez agaçants mais sachez que les autres armes sont pour la plupart géniales à l'utilisation. Du fusil d'assaut de l'UNSC aux flingues Prométhéens, des armes Covenantes (dont certaines sont nouvelles) aux tourelles qu'on peut toujours détacher, sachez aussi que les armes un peu pourries ont été revues à la hausse (comme le fusil tactique, qui tire 3 coups, autrefois un peu merdique, soyons honnêtes). On notera également que le jeu prend toujours plaisir à nous changer notre armement d'un niveau à l'autre (ce que ça peut m'agacer ça !!), l'IA est sobrement débile (!) et les affrontements sont moins ouverts, plus cloisonnés. Finies les batailles de grandes envergures sur des maps immenses où les objectifs étaient multiples, désormais on a tendance à avancer droit devant, en suivant un pointeur de mission et avec des portes qui se ferment à double-tour sur notre passage. Call of Duty vous dites ? Malheureusement c'est un peu ça, même le rythme semble s'être inspiré du million-seller d'Activision. On viendra nous dire que c'est ça le prix à payer pour des graphismes époustouflants, mais ce serait sans compter sur Crysis… Quant à la jouabilité, cette série a toujours fait montre d'une précision exemplaire et c'est encore une fois, un peu différent ici. Il faut dire que les ennemis sont parfois si mobiles, que si vous jouez comme moi avec une caméra lente mais précise, vous aurez parfois un peu de mal. Dans tout ça, je viens de vous dépeindre un joli parterre de défauts, prompt à vous faire douter de la qualité de ce 4e épisode d'Halo. Je vous rassure, la qualité est bien là ! :) Au rang des nouveautés Master Chief peut "enfin" courir… mais pas plus de 5 secondes. Excusez-moi de le dire si crument mais ça me trou-le-cul de voir ça ! On parle d'un Spartiate, d'un Golgoth, du guerrier ultime de la race humaine, d'un caïd, limite une machine faites de muscles… et le gars s'essouffle au bout de 5 secondes (car oui, depuis Halo Reach, notre Spartan peut -enfin- courir) ? On se foutrait pas un peu de notre gueule là ? Oui je sais, les Marines surentrainé de Call of Duty font pareil et n'en doutez pas, ça m'exaspère tout autant !


Bref,
Il est vraiment regrettable que la promesse des Spartan Ops ne fut pas tenue car l'idée était géniale !
il sait enfin courir, il fait également des sauts plus "humains", moins "lunaires" comme j'aime les appeler et bien entendu, on retrouve toute la panoplie de véhicules à piloter, dont un Pélican (une première dans un mode solo) ou encore le Mantis, une sorte de Mecha surarmé et jouissif, un peu à l'image de ceux qu'on pilotait dans FEAR 2. Derniers détails du gameplay : le Major peut transporter un module qui lui octroie un drone offensif, une vision spéciale, un bouclier, un jet-pack ou encore l'invisibilité. C'est pas nouveau-nouveau (ça existe plus ou moins depuis Halo 3), mais ça marche bien. A ce propos, malgré les défauts que je pointe du doigt, il faut quand même signaler qu'on retrouve vite le feeling des Halo, avec des affrontements bien pêchus, un bouclier qui se recharge en passant au vert ou encore un contrôle "sans visée" plus intuitif, mais un brin déroutant de nos jours. Déroutant aussi, c'est la nouvelle interface qui simule que notre visage est dans le casque du Major. Un peu envahissant, ce HUD repensé apporte des vidéos incrustées, même si entre nous, j'aurai apprécié d'avoir mon jeu en plein écran, grâce à une option par exemple. Finissons en parlant des Spartan Ops : c'est une série de missions, organisées en saisons, épisodes et chapitres (à la manière d'une série télévisée), à parution hebdomadaire. Chaque chapitre se déroule selon des objectifs précis. L'histoire des Spartan Ops se déroule 6 mois après la campagne de Halo 4. Des cinématiques introduisent chaque épisode, dans chaque chapitre, ou mission, le ou les joueurs contrôlent les Spartans de l'Escouade Crimson, dont l'histoire suit celle relatée dans la cinématique d'introduction. Loin du simple DLC fait à la va vite, les Spartan Ops proposent une véritable scénarisation et même des passages-clés, que les fans de la première heure ne peuvent qu'apprécier. Chaque chapitre correspond à une mission (environ 15 minutes), chaque épisode est composé de 5 chapitres, et chaque saison est composée de 10 épisodes qui sont sortis à une semaine d'intervalle. Malheureusement, il n'existe actuellement qu'une saison et aucune autre n'est prévue. En clair, le développeur a voulu faire du grand zèle, offrir un contenu pharaonique mais au final, un an après la sortie du jeu, les promesses ne sont plus tenues. Pourquoi ? Le jeu s'est bien vendu, je ne vois pas pourquoi ils ont subitement stoppé le développement de ces DLCs… à moins qu'ils ne se soient déjà mis au travail sur Halo 5. 11 épisodes/saisons étaient prévues (soit un étalement des Spartan Ops sur plus de 50 semaines) et il est clair qu'à l'image d'un candidat présidentiel, le non respect des promesses à de quoi décevoir.



Bon aller,
A quelques fausses notes près, la partie sonore est de très bonne qualité
terminons ce test par quelque chose de plus positif : la réalisation. Le duo de compositeurs du jour se nomme Neil Davidge et Kazuma Jinnouchi (sous la supervision du directeur audio Sotaro Tojima). C'est étonnant de voir que pour un jeu purement américain, développé sur leur propre sol, on retrouve un compositeur et un directeur japonais, ainsi qu'un autre compositeur (britannique cette fois), ayant œuvré pour Massive Attack et quelques films comme Danny The Dog ou Le Choc des Titans. Jinnouchi et Tojima ont œuvrés sur la série Metal Gear Solid (mais pas comme compositeurs principaux) et l'anglais est un gars non sans talent mais qui ne bosse généralement pas pour le jeu vidéo. Bref, c'est un bien étrange casting que voilà et qui remplace l'habituel duo Martin O'Donnell/Michael Salvatori (qui sont restés avec Bungie, qui lui travaille sur Destiny). Ceci dit, même si on ne retrouve que difficilement ces thématiques qu'on aime tant, à base de violoncelle et de chant, il faut reconnaitre que la bande-son d'Halo 4 est de très bonne qualité… c'est juste qu'elle est moins mémorable, moins épique que d'accoutumé. Pour ce qui est des bruitages, encore une fois la qualité est au rendez-vous. Ok on n'a toujours pas d'armes qui font des bruits de folie, mais l'ensemble tient admirablement bien la route, donc je n'ai rien à y redire. Dernier point du son, le casting vocal nous pose le bien connu David Krüger dans le rôle de John-117, et Laëtitia Lefebvre dans le rôle de Cortana. Oui, la belle IA n'a plus la même voix, mais est-ce vraiment un mal ? J'en doute, vu les prestations parfois limite de son ancienne doubleuse. Ici, celle qu'on connait pour être la voix de Faridah Malik dans Deus EX : Human Revolution (entre autre), colle bien au personnage, le travail voxographique donne vie à un personnage de plus en plus attachant. Pour ce qui est de John-117, c'est encore une fois David Krüger (le doubleur officiel de notre héros verdâtre et ce, depuis le premier épisode) qui prête son timbre (même si cette voix-là a débitée tout un tas d'âneries, et m'a fait exploser de rire une paire de fois dans Far Cry 3 : Blood Dragon). Globalement le Major parle peu mais il se révèle déjà nettement plus loquace qu'auparavant.


Quant aux Covenants
Les graphismes sont impressionnants et le design est comme toujours sur cette série : génialissime !
et autres ennemis extra-terrestres, à l'image d'Halo Reach, ils parlent dans leur langue maternelle. Après tout ce n'est pas un mal étant donné les débilités qu'ils lançaient quand ils parlaient encore français. Enfin la partie graphique est assurée par un tout nouveau moteur qui n'a pas de nom, mais qui n'est pas reprit de celui d'Halo Reach ou du Anniversary. En partant sur de nouvelles bases, sans doute aidé par un Microsoft voulant un titre visuellement très ambitieux, le moins qu'on puisse dire c'est que le jeu envoie du lourd, du très très lourd ! La série a fait un sacré bond en avant et la jungle d'Halo 3 fait tristement figure face à celle proposée ici. On a de somptueux effets dans tous les sens, un jeu riche en détails, des décors de toute beauté (parfois avec une distance d'affichage vraiment bluffante !) ainsi qu'un gros design, qui a toujours servi la série. Il est vrai que les couleurs sont parfois criardes, limite fluo et pas toujours de bon gout, car elles nous rappellent des jeux concurrents comme Metroïd Prime 3 ou le film Tron : L'Héritage. De même le clipping est intelligemment géré et l'aliasing aussi (par exemple, il est plus prononcé sur les objets distants, et bien moins sur les contours proches). Et puis comment ne pas apprécier ce fabuleux coup de crayon, qui aura fait des Prométhéens des êtres tout à fait fascinants (pas le Didacte, qui est un peu râté, mais tous les autres) ? S'il est vrai que la lisibilité n'est pas top niveau sur des écrans SD, Halo 4 est avant tout fait pour tourner sur des écrans HD et en 1080p je vous prie. Dans ces conditions, il sera difficile de trouver à redire sur une réalisation graphique de très haute tenue, qui culmine dans le panthéon des plus beaux jeux de la console. Quand on pense qu'on est sur une machine vieille de 8 ans (à l'heure du test) et avec 512Mo de RAM, moi je m'incline devant tant de maitrise artistique et technique.



Halo 4 est-il Note
la grosse claque qu'on attendait tous ? Réponse : oui ! Maintenant il faut être objectif, il ne sert à rien de se leurrer et d'encenser un titre qui contient encore pas mal de fausses notes. Mais une chose est sûre, ça n'a pas été facile pour 343 Industries d'hériter du travail et des fans de Bungie. Pourtant, tout ce qu'on connait et qu'on aime dans Halo, répond présent ! La sexy Cortana, les véhicules, les tourelles à arracher de leur trépied, ce gameplay "sans visée", ce design hyper fort (bien qu'un peu flashy sur cet opus) et cet énorme background laissé par 5 grands jeux, un spin-off, des bouquins, des OAVS, etc. La pression devait être énorme, les enjeux sans précédent, le studio n'avait pas droit à l'erreur et pourtant ils remportent l'épreuve haut la main ! Entre Halo Anniversary et Halo 4, le studio 343 Industries a reprit admirablement le flambeau d'un Bungie qui n'y croyait plus depuis plusieurs années déjà. Dévoilant plusieurs nouveautés (comme ces portails directement inspirés de PREY, de nouveaux modules et de nouvelles armes) mais faisant le grand-écart entre modernisme et tradition de la série, Halo 4 signe le grand retour d'un Master Chief plus charismatique et héroïque que jamais, un personnage qu'il nous tardait de rejouer enfin ! D'ailleurs ce 4e opus est le premier d'une nouvelle trilogie, donc il faut s'attendre à voir apparaitre Halo 5 et 6 sur Xbox One. Et vu ce qu'ils ont réussis à faire, sur une console (n'ayons pas peur des mots) devenue presque obsolète, moi je dis bravo ! Car si on peut reprocher quelques changements discutables (notamment au niveau du multi) ou la conservation de facettes qui ne demandaient qu'à évoluer (j'en ai marre qu'on change mes armes à tout bout de champ !), à côté de ça Halo 4 fait "enfin" avancer l'histoire de la saga, en dévoilant par exemple des ennemis jusque-là connus que de noms. Et puis comment ne pas évoquer la qualité de la partie sonore, et plus encore de la partie graphique ? En 1 mot comme en 100, ce nouvel épisode d'Halo fait plaisir aux fans (et avec plus de 9 Millions de ventes, on peut dire que c'est un succès), et nous assène une bonne taloche sur le museau, tant le jeu est beau et fun à jouer ! Vu ce qu'ils ont réussi à faire (comprenez redresser la barre, remettre Master Chief sur le devant de la scène, apporter scénaristiquement du grain à moudre, faire de lui une nouvelle référence en terme de graphismes sur Xbox 360...), il me tarde déjà de voir ce que Halo 5 va nous proposer. Et vu le talent de ce jeune studio, je pense qu'on n'est pas au bout de nos surprises...



Les -

  • Les Spartan Ops : une super idée sur le papier mais qui s'est arrêté à la saison 1 :(
  • Beaucoup de questions sont restées en suspend...
  • Les Prométhéens sont un peu gonflant à affronter
  • Le scénario est finalement assez convenu
  • Un solo plus cloisonné et linéaire
  • Une IA dans les fraises
  • Les +

  • Les vidéos d'intro et de fin sont magnifiques
  • Des graphismes qui envoient du lourd !
  • Les véhicules dont le jouissif Mantis
  • On a toujours un aussi bon feeling
  • Une mise en scène de haute volée
  • Cortana ^_^

  • Test réalisé par iiYama

    octobre 2013 (mise à jour : octobre 2015)