Quake 4 (PC)

 







Développement scénaristique
Jouabilité & GamePlay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : octobre 2005
Développeur : Raven Software
Editeur : id Software
Genre : FPS

Support : 1 DVD
Version testée : Française (v.1.0)
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR
Moteur graphique : id Tech 4 (id Software)
Difficulté :
Multi-joueurs : 16 joueurs online
Prix au lancement : 50€

Configuration recommandée :
CPU : 2.4Ghz
RAM : 1Go
VIDEO : type GeForce FX avec 128Mo de VRam

Configuration de test :
CPU : Intel Core2Duo E6750 (2,66Ghz)
RAM : 2Go DDR II
VIDEO : GeForce 8800GT avec 512Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1280x1024 (4:3)
Niveau de détails :

Aussi disponible sur :






Les sites partenaires :


Quake 4








Avant de commencer le test de cet ultime épisode de la série Quake, j'ai voulu tant bien que mal tester Quake III Arena mais ce fut impossible. Installation des nouveaux drivers, dernier DirectX en date et même patch 1.32 n'y ont rien fait, le jeu plantait dés que je chargeais une partie. Je suis donc passé directement à ce 4e opus, qui reprend la suite du puissant Quake II. Et s'il nous ressert l'univers et l'histoire de ce dernier, il faut savoir que pour la partie technique, il reprend le fabuleux moteur de DOOM 3, qui nous dévoile ici un énorme potentiel. Développé par Raven et non par id Software, le père du tout puissant Soldier of Fortune II n'a pas fait de miracles mais nous livre une aventure nerveuse et de toute beauté, à défaut d'être originale.


Développement scénaristique

Scénario : cliquez pour ouvrir

Pas de vidéo, le moteur graphique id Tech 4 est suffisamment performant pour qu'on ait de très belles cut-scènes en 3D. Le scénario est bidon, pas plus étoffé que celui de son prédécesseur et ce qui aurait pu être super original
Il y avait tant à apprendre mais le scénario est resté léger
(la Stroggification) passe finalement pour un détail. Personnellement j'aurai adoré qu'à ce point du scénario on ai le choix entre suivre les humains ou les Stroggs. Ca aurait été une bonne manière de faire le jeu 2 fois. D'ailleurs la transformation en Strogg est franchement flippante ! Ames sensibles s'abstenir. Après Quake 4 reste un FPS assez basique, qui possède une construction scénaristique totalement bateau. Même si dans l'ensemble ça passe assez bien, ce scénario prétexte à une boucherie sans précédent dans les rangs Strogg, peut frustrer car on apprendra rien sur la technologie Strogg et encore moins sur le fait que certaines de leur machines se servent de corps humains pour fonctionner.


Jouabilité & Gameplay

Plus linéaire que Quake 4 est tout simplement infaisable !! C'est pas compliqué, il n'y a toujours qu'un seul chemin possible, souvent via la seule porte ouverte, porte qui ne s'ouvre que lorsque le jeu le décide, généralement lorsqu'on a fini de faire le ménage. Hyper scripté donc et linéaire à outrance, ça a au moins un avantage : on ne cherche jamais sa route et ainsi on ne se trompe pas. Personnellement, y'a rien qui me gonfle plus que de chercher mon chemin pendant des plombes parce que les développeurs se sont amusés à nous perdre dans des dédales bien prise de tête. Je vous le dis tout de go : c'est linéaire mais putain j'aime ça ! Désolé pour ce dialecte peu recherché mais j'exprime ainsi ma gratitude envers Raven qui m'a collé la banane pendant les 8 heures que dure le jeu. Pas un seul aria, rien que du bonheur, rien du bourrinage. Merci les gars. Après c'est sûr, étant donné qu'on fait toujours pareil, on peut se lasser d'une action qui se renouvelle peu. Quake 4 c'est donc un gameplay à l'ancienne sur une production contemporaine. Raven a tout de même essayé de varier les plaisirs avec quelques passages assez courts mais forts divertissants : contrôle de tourelles anti-aérien, pilotage d'un
Essentiellement axé sur le fun, il n'y aucune prise de tête qui vous attend
tank puis d'un mecha et la prise en main d'armes fixes afin de protéger un convoi ou une ballade en tramway. C'est toujours ça de pris. Avec ça on s'en doute, les ordres de missions ne sont là que pour faire joli, juste pour éviter de nous laisser mariner dans un FPS sans but comme c'était le cas lors de l'émergence du genre. Il y a aussi un passage très Resident Evil où des zombies (des restes de Stroggs en fait) nous attaquent pas camions entiers en nous crachant leur vomi acide (Alien ?) à la figure. Bonjour l'ambiance... Et sur la question de l'ambiance justement, n'allait pas croire que le jeu soit flippant. Il y a bien trop d'action pour ça, pas le temps d'installer la moindre atmosphère que déjà un ennemi vous tire dessus. C'est sans doute là, l'une des rares différences avec DOOM 3.


Car très similaire avec l'autre gros hit d'id Software, Quake 4 en reprend pas mal de facettes comme les interfaces où l'interaction se substitue à l'arme, en usant en plus du même bruitage. Je vais même vous dire mieux, il y a aussi des relents de PREY, l'aspect organique en moins, ce dernier étant sorti 8 mois plus tard. Dommage par contre qu'on revienne souvent sur nos pas et que l'essentiel du jeu se déroule en intérieur, les passages en extérieur étant rares. Le fait de devenir à 3/4 Strogg aura tout de même son avantage puisqu'à la suite de notre transformation, on déchiffrera enfin les hiéroglyphes Strogg, on marchera plus vite et on comprendra parfois ce qu'ils disent. Sur la question de l'armement, Quake 4 nous propose des pétoires de l'espace comme les grands classiques du genre. Pistolet, fusil mitrailleur et pompe d'un côté, fusil anti-matière (la plus puissante arme du jeu), lanceur de clous, fusil au plasma et rayon destructeur de l'autre, seront nos outils pour nettoyer les zones. En plus, certaines armes se feront upgrader au fil du jeu comme par exemple le pompe qui aura un chargeur plutôt que de devoir mettre les cartouches une à une, ou encore le lanceur de clous qui portera plus de munitions et lockera les ennemis. Jeu à l'ancienne oblige, Kane portera toutes les armes en même temps et on aura même sous la main un inutile fusil de sniper. Inutile car vous l'aurez sans doute compris, le jeu est bourrin et ne laisse pas de place pour la finesse (on a quand même sur certaines armes, une visée zoom qui sera pratique par moment). Son côté old-shool, qui plaira aux vieux routards du "quake-like" pose aussi quelques frustrations.
Gameplay basique ne veut pas dire mauvais jeu. Quake 4 nous le prouve
Il est par exemple décevant que les Stroggs aient des attaques de mêlée et pas nous. La lampe, qui n'est pas un gadget et a effectivement son utilité, n'est activable que sur 2 armes et les grenades font cruellement défaut. Il est par contre décevant de voir que les Stroggs ont des attaques de mêlée et pas nous. En contre-partie ils ne sont pas trop difficiles à tuer, préférant le nombre à la résistance. Personnellement je préfère car il n'y a rien de plus lourd que de devoir lâcher 2 chargeurs sur un simple soldat ennemi. Enfin à l'image de DOOM, d'Unreal ou de Quake, si les premiers épisodes étaient trop rapides, les suites sont nettement plus lentes. Quake 4 n'échappe pas à la règle et Kane avance doucement. Et encore on reste au pas coursé, le mode marche étant horriblement lent.


L'image

Anciennement nommé DOOM 3 Engine, l'id Tech 4 prouve ici toute sa valeur. Plus beau encore que Resurrection of Evil, Quake 4 nous livre un graphisme splendide. Le jeu de lumière est somptueux, le travail sur le design est fantastique, bref ça éclate la rétine ! 3 ans après sa sortie j'ai pu en profiter au maximum de son potentiel et croyez-moi, l'attente valait le coup. Bien sûr lorsqu'on joue en "détails extrême", les temps de chargements s'allongent drastiquement, même s'ils restent raisonnables. Mais si le jeu n'obtient pas la note maximale sur ce chapitre, alors qu'elle serait justifiée, c'est parce que Raven nous a aussi commis quelques fautes de goût. Par exemple, dans les passages extérieurs le décor en fond n'est qu'une vulgaire map en 2D. Certes très détaillée, elle ne colle pas vraiment au jeu et fait donc tâche. Ensuite les cadavres s'effacent instantanément. Ok c'est bon pour la RAM puisque ainsi elle ne se surcharge pas inutilement mais bon, côté réalisme ça laisse à désirer. D'ailleurs en parlant de réalisme, les PNJs ou même les ennemis, n'ont pas des mouvements très fluides. Ce n'est pas saccadé, c'est juste que ça manque un peu de naturel. On pourra aussi regretter que les modèles soient si redondants.
L'id Tech 4 est super en forme, Quake 4 est encore plus beau que DOOM 3
Les Marines se ressemblent tous et pour les Stroggs c'est bien pire. Enfin, les développeurs n'ont pas réitéré le problème majeur de DOOM 3, qui nous forçait à alterner entre les armes et la lampe. Seulement il est un peu dommage que seule la mitrailleuse soit équipée d'une petite lampe. Le jeu étant très sombre, il faudra bien souvent se contenter de cette arme-là pour y voir quelques chose. Mais j'aurai beau râler, pinailler sur des détails, il n'empêche que Quake 4 m'a mis une grosse gifle. On pourrait croire qu'après avoir écumé Crysis ou Call of Duty 4 il est difficile de s'émerveiller et pourtant. Cet enfer hi-tech à la fois violent et sanglant m'a ébloui. Dommage que quelques anicroches viennent gêner un peu le tout (comme le fait que rien ne soit destructible) car on tient là un sans faute niveau design.


Le son

La musique essaie d'avoir des souffles épiques mais elle a tendance à se faire discrète. Discrète car les bruitages déchirent bien comme il faut ! Les armes dépotent sévère, les divers bruitages environnants sont de qualité, seules les explosions sont plus timides. Si le doublage tout en français est très correct, on pourra par contre souligner d'énormes erreurs de conception. Lorsqu'un gars qui glande dans un coin refuse de vous parler en vous disant qu'il est occupé, ça fait tâche. Mais pire, il n'est pas rare qu'un même personnage ait 2, voire 3 voix différentes et successives !
Le son est excellent. Seuls persistent des bugs et des explosions timides
C'est trop laid ! Tout à l'heure j'évoquais le fait que les PNJs se ressemblent un peu tous mais il faut aussi statuer sur le fait que bien souvent la voix qui leur ait donné, ne leur convient pas du tout. D'ailleurs, un même doubleur fera plusieurs personnages, rarement le même type de PNJ en plus, ce qui finit forcément par se voir. Heureusement toutes ne sont pas de travers comme celle de Kane qui assume un certain désinvolte qui sied assez bien au personnage ou le docteur Strauss, l'un des rares personnages a voir la même voix du début à la fin du jeu. Pour finir, il est sympathique d'avoir une jolie synchro labiale dans le jeu, mais qui se retrouve totalement désynchronisée lors des cut-scènes. Tout ça est bien dommage car la qualité est de mise mais les réglages ont étés bâclés.


Note générale

La presse online a certainement dû oublier le sens du mot -plaisir-, la preuve avec des notes peu élogieuses qui m'ont fait douter sur la qualité de ce 4e opus de Quake. Comme on dit, de toute façon mieux vaut se faire son propre avis et ne pas toujours se fier à celui des autres. Mais il faut être clair de suite, Quake 4 n'est qu'une simple suite de Quake II, un ersatz de DOOM 3. Certes il va plus loin que ce dernier par une action plus soutenue, délaissant par la même son ambiance chargée et ses monstres qui sortent du placard. Encore plus beau, l'id Tech 4 nous dévoile un graphisme complètement énorme qui forcera le respect, même en 2008, 3 ans après sa sortie. A côté de ça, cette suite directe de Quake II, qui n'innove en rien, est extrêmement linéaire, bourrine à souhait et possède une jolie liste d'erreurs de conception (notamment au niveau du doublage). Malgré tout et puisque contrairement à d'autres je n'ai pas oublié la signification du mot -plaisir-, je dois avoué m'être éclaté de bout en bout avec cette aventure. En plus, seul le dernier niveau sera un peu chaud à passer, le jeu n'étant pas si difficile que ça. Pulsé à mort, parfait pour les joueurs occasionnels, les bourrins ou les cerveaux de bulots, Quake 4 nous livre une action sans simagrée, encensée par un graphisme somptueux, et si vous êtes comme moi, ça vous détendra et vous mettra la banane en vous rappelant un peu les FPS d'antan. Après c'est sûr, si on commence à le comparer aux jeux de la même époque comme F.E.A.R ou Half-Life², alors c'est sûr, c'est une autre histoire. N'empêche que Quake 4 est une réussite et suite à l'annonce d'un futur DOOM 4, j'espère secrètement qu'un Quake 5 sera bientôt mis en chantier.


Test réalisé par iiYama
août 2008 (février 2010)