Quake (PC)

 







Développement scénaristique
Jouabilité & GamePlay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mai 1996
Développeur : id Software
Editeur : Activision
Genre : FPS

Support : 1 CD
Version testée : Américaine (v.1.0)
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US
Moteur graphique : id Tech 2 anciennement Quake Engine (id Software)
Difficulté :
Multi-joueurs : 16 joueurs online
Prix au lancement : 10$ sur Steam

Configuration recommandée :
CPU : 100Mhz
RAM : 24Mo
VIDEO : carte accélératrice OpenGL

Configuration de test :
CPU : Intel Core2Duo E6750 (2,66Ghz)
RAM : 2Go DDR II
VIDEO : GeForce 8800GT avec 512Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1280x1024 (4:3)
Niveau de détails :

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Quake








"Quake sera à DOOM ce que DOOM était à Wolfenstein 3D" tel était le slogan d'id Software avant que ne sorte cette troisième révolution du FPS. Et je ne mâche pas mes mots en parlant de révolution car Quake est le tout premier FPS entièrement en 3D. Fini les sprites "qui nous regardent" car en 2D, Quake est finalement plus proche que DOOM, des FPS actuels. Basé sur le moteur id Tech 2 (anciennement nommé Quake Engine avant qu'id Software renomme ses moteurs graphiques), Quake n'est pas un beau jeu mais son moteur fut peu à peu actualisé et a servi à faire de grands noms du FPS comme Soldier of Fortune ou le grand Half-Life. Malgré tout, la prouesse technique est déjà hallucinante. Tout d'abord avec ses sprites tout 3D, les ennemis comme les objets ont enfin un vrai volume. Par contre, il est vraiment dommage que ces mêmes ennemis (comme tout objet du jeu d'ailleurs) soient animés à la truelle. Comme quoi 3D ne rime pas toujours avec fluidité. A contrario, le scrolling est très fluide, et comme toujours dans les jeux du genre de cette époque, il est extrêmement rapide. Car si on compare avec les FPS actuels, à l'époque on nous offrait des labyrinthes à gogo et des déplacements irréalistes pour compenser une scénarisation quasiment absente. Comme dans la version de DOOM que j'ai testé il y a 2 semaines, Quake est agrémenté d'un moteur 3D fonctionnant aussi bien sans carte vidéo, que sous OpenGL. Dans ce dernier mode, le jeu est infiniment plus lisse et agréable à regarder. J'ai par contre trouvé débile que pour changer la résolution d'écran, il faille le faire via une ligne de code dans le raccourci du jeu, le menu des options ne nous dévoilant que les résolutions disponibles (impossible de la changer à la volée). Une autre option bien pratique de DOOM, ici bien plus compliquée à mettre en oeuvre. Idem pour le réglage du niveau de détails,
Arriver à remplacer DOOM... une tâche difficile que id a cherché à faire lui-même
cette fois carrément absents ! Je trouve même ça bizarre, ma version étant pourtant la dernière en date. Enfin, le jeu est hyper sombre. C'est à tel point qu'on y verra presque rien par moment, même avec la luminosité poussée au max. Encore une bizarrerie inexplicable, d'autant que sur les screenshots que j'ai trouvé, le jeu semble parfaitement éclairé. Mais on pourra dire ce qu'on veut, même si aujourd'hui on trouvera le jeu franchement laid, il faut reconnaître que pour l'époque (un bond de 12 ans en arrière), le rendu est énorme. Pour la première fois, on a des effets de particules très bien rendus (notamment pour les explosions), des textures animées lorsqu'on est sous l'eau (la seule nouveauté du gameplay) et un jeu de lumière géré en temps réel, tout simplement bluffant !


Très hi-tech, les décors sont parfois gothiques et inspiration pour inspiration, on retrouve aussi quelques représentations du Diable. Pour clôturer ce chapitre technique, les bruitages sont très corrects (sauf peut-être pour le simple pompe qui manque d'agressivité), il n'y a aucune voix et aucune musique, pas même en MIDI. Ca m'a étonné, d'autant que dans les options, on peut régler son volume... Sur le sujet du gameplay, si révolutionnaire soit-il au niveau graphique, Quake se contente de s'inspirer du grand maître DOOM (lui même inspiré de Wolfenstein 3D). Ainsi on parcoure des niveaux assez vastes à la recherche de clés afin d'ouvrir des portes et ainsi débloquer le passage. Il y a des zones secrètes à dénicher, des items de santé et d'armes qui sont disséminés dans tout le décor... du déjà-vu en somme. Mais là où Quake n'assure pas, c'est qu'il ne permet pas d'avoir la fameuse -vue-souris-, une option pourtant bien présente chez son prédécesseur. On peut tout de même avoir une vue libre en pressant une bouton préalablement configuré dans les options, mais c'est peu pratique. Du coup notre arme reste campée à sa position initiale, ne nous permettant pas de profiter de cet univers 3D qui nous a gentiment offert. Finalement, on peut aussi bien jouer au pad, la souris se contentant de la visée gauche-droite. C'est décevant. Quake nous propose 3 niveaux de difficulté (plus un, le "nightmare skill", qui est caché) et un jeu divisé en 4 chapitres (plus un level final). D'une difficulté allant crescendo, seul le
L'id Tech 2 n'impressionnera personne mais à l'époque, il a fait son bout d'effet en remplaçant les sprites 2D par des sprites en véritable 3D
dernier chapitre sera dur, les 3 autres étant plus classiques. Toujours à base de labyrinthes et d'énigmes un peu tordues, Quake et bien plus violent et bourrin que DOOM. C'est sans doute ce qui lui a valu ses lettres de noblesse ainsi que la polémique grandissante du Quake-like face au Doom-like. 8 armes sont au programme, dont certaine sont bof-bof. Petite anecdote, notre personnage utilisera une hache plutôt que ses poings en cas de pénurie de munitions. Bon point aussi pour le fait qu'il change d'arme tout seul dés que celle utilisée est à sec. Ainsi, pas de temps mort. Le scénario n'est pas faramineux et ne comptez pas le voir s'agrémenter d'une quelconque mise en scène. Comme son prédécesseur, pour savoir pourquoi on se bat, il faut lire la notice et les quelques textes du jeu (même la fin est minable).


Récit : L'humanité a réussi à inventer la téléportation, ce qui ouvre de grosses voies dans l´innovation scientifique et la découverte d´univers parallèles. Malheureusement, un démon venu des profondeurs de l'enfer, nommé Quake, profite de la téléportation des humains pour envoyer ses légions. On pourrait penser que Quake est en réalité Satan. Par la suite, une équipe de space-marines a pour mission de s'infiltrer dans la base militaire terrienne envahie par les démons pour découvrir ce qui se passe. Malheureusement, ils ont tous finis par être possédé, à part un seul, le plus endurci de tous. Ce marine aura pour mission de prendre les 4 runes magiques de Shub-Niggurath, le démon à la tête de cette invasion (l'un des lieutenants de Quake), pour ouvrir la porte qui mène à lui et qu'on puisse le détruire. Pour se procurer les runes, il devra parcourir 4 différents mondes qui ont été envahi par l'enfer : Dimension of the Doomed, Realm of Black Magic, The Netherworld et The Elder World. À chaque rune acquise, le marine sentira en lui le pouvoir de Shub-Niggurath... Et bien je crois qu'on a fait le tour. D'ailleurs, le tour de Quake est aussi très vite achevé puisque moins de 5 heures suffisent pour assister au texte final (à ce niveau-là, difficile de parler de fin). Certains passages m'ont fait penser à un certain Unreal (qui sortira 2 ans plus tard), le jeu n'était pas trop difficile ni trop prise de tête avant le dernier chapitre et si globalement Quake n'invente absolument rien dans le genre, puisqu'il plagie tout de DOOM, il faut reconnaître qu'il le fait bien. La révolution est seulement d'ordre graphique avec le tout premier FPS entièrement en 3D, qui profite aussi de l'insertion de quelques effets assez étonnants pour l'époque. Le duo d'enfer John Carmack/John Romero frappe encore une fois très fort avec Quake,
Le jeu est court et loin d'être aussi révolutionnaire que certains le prétendent
même si je dois avouer ne pas le préférer à DOOM. Pas de vue souris, une animation complètement pourrie des sprites, un jeu toujours aussi rapide (perso je suis pas fan), des bugs, pas de musiques, des erreurs de conception (résolution graphique difficile à mettre en oeuvre, pas de réglage de la qualité) ou encore un dernier chapitre infernal et bien prise de tête avec ses labyrinthes qui finissent par être lourds, Quake subit aussi l'oeil avisé d'un joueur qui en a vu d'autres. Pourtant force est de constater que le résultat est bel et bien là, la machine est lancée et bien plus que son prédécesseur finalement (grâce à son graphisme), Quake est le précursseur des FPS actuels. Quant au niveau de l'appellation contrôlée, désolé mais je reste sur mon Doom-like...

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Test réalisé par iiYama
juillet 2008