Beyond Good & Evil (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 2003
Développeur : Ubisoft
Editeur : Ubisoft
Genre : aventure

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR
Difficulté :

Multi-joueurs : non
Moteur graphique : Jade Engine
Abréviation : BGE
Prix au lancement : 50€


Configuration recommandée :
CPU : 1.3Ghz
RAM : 128Mo
VIDEO : avec 64Mo de VRAM (GeForce 3 / Radeon 9500)
AUTRE : compatible Windows 98SE, ME, 2000 et XP


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Beyond Good & Evil









A
Beyond Good & Evil c'est avant tout une bonne histoire
la croisé d'un Tonic Trouble et d'un Tomb Raider, Beyond Good & Evil mélange les genres avec succès. Posant un scénario sérieux dans un univers légèrement loufoque, l'ambiance n'est pas trop fâcheuse grâce à un l'humour bien trempé qui varie cet équilibre entre action et exploration. Le bébé de Michel Ancel (connu entre autre pour Rayman et King Kong) a beaucoup fait parler de lui à sa sortie. Voyons voir si avec le recul (dû au décalage de ce test), il tient encore ses promesses. Tout commence avec un scénario prenant. Vous incarnez Jade, une jeune photographe (franchement jolie) gardienne d'un phare. Mais un beau matin, c'est l'invasion extra-terrestre. Si elle s'en sort de justesse, elle commence à sérieusement se poser des questions sur l'armée, censée protéger la population. Il se cache quelque chose derrière toute cette histoire et c'est le fort du jeu : on veut savoir quoi ! Ainsi on parcourra toute la région de fond en comble, à la recherche de réponses. Le développement scénaristique s'exécute via de jolies cut-scènes en 3D assez bien mise en valeur (pas de vidéos en images de synthèses afin de ne pas casser le rythme visuel). Le tout garde une certaine cohérence, il n'y a donc rien à reprocher si ce n'est un combat final un peu loin de l'esprit du jeu. Par contre, il est un peu difficile de résumer un gameplay aussi riche. Beyond Good & Evil fait un peu comme Jak & Daxter : dans un style principal (ici beat-them-all/aventure) on y mêle d'autres genres pour apporter de belles variantes, en proposant des missions primaires et secondaires. Tout d'abord, il y a 2 types de monnaies : la classique (pour les emplettes) et les perles. C'est grâce à ces perles que vous pourrez acheter des pièces pour votre hovercraft et franchir peu à peu, les zones inaccessibles. Car si Beyond Good & Evil se présente comme un jeu d'aventure, il faut savoir que la carte est un archipel d'îles, évidemment contrôlé par l'armée. L'accès aux zones étant réglementé. Et votre hovercraft (sorte de bateau évolué) vous permettra de naviguer sur cette immense carte. Sur la fin du jeu et à force de booster votre moyen de locomotion, vous prendrez le contrôle du Beluga : un vaisseau où l'hovercraft vient se greffer.


Grâce au Beluga,
Le gameplay varie énormément les plaisirs : courses, combats, infiltration, puzzles...
vous pourrez voler (les sensations sont excellentes) et bien sûr, rejoindre la lune pour votre ultime mission. Hovercraft comme Beluga sont équipés d'un système de tir plutôt efficace. Nous avons le tir simple, puis le tir chargé qui à la façon d'un Lylat Wars, envoie une sorte de mini-bombe à tête chercheuse. D'ailleurs, on peut signaler que l'avant-dernier combat à bord du Beluga, vous fera ressentir d'excellentes sensations, proche d'un Star Fox 64. A la différence de Jak & Daxter, notre jeu du jour ne se cadre pas en tant que jeu plate-formes mais plutôt en tant que jeu d'aventure, le Beluga/hovercraft ne vous servant généralement qu'à vous déplacer. Loin d'être une faible femme, Jade brandie son bâton de combat et pète de la gueule à tout va. Au cours des niveaux, pour vous barrer la route vous aurez des petites épreuves d'adresse et parfois de réflexion. Mais le plus souvent, ce sera bien l'exploration et la baston qui primeront. Il y a évidemment des boss, plutôt énormes, où généralement l'attaque directe ne sert à rien (le dernier est vraiment colossal !). Il faut donc user de sa matière grise et découvrir son point faible. Le plus souvent, c'est votre compagnon d'arme qui vous aide. Car l'une des bonnes idées du jeu, c'est que vous serez le plus souvent accompagné(e). Au début ce sera avec oncle Pey'J, puis l'agent H. Lorsqu'on appuie sur une touche, il exécute un mouvement spécial, qui vous servira forcement à un moment ou à un autre. C'est grâce à des attaques combinés que vous battrez les plus gros ennemis et les boss, ou franchirez certains obstacles. Beyond Good & Evil est aussi un jeu ouvert. Vous pouvez naviguer sur votre carte plus ou moins librement (selon votre niveau d'avancement) et libre à vous de faire les quêtes secondaires. Elles peuvent être du genre gagner des courses, rattraper des voleurs, nettoyer une zone infestée de méchants, gagner à un jeu contre un ami, etc... La finalité est toujours la même : gagner des perles. Dans tout ça, il faut penser à prendre des photos. Car Jade est reporter et chaque photo vous fait gagner de précieux deniers (et argent = perle, perle = pièce pour l'hovercraft/Beluga = ouverture du level).


Pour les phases de combats,
Techniquement impressionnant, le Jade Engine nous ravit de graphismes somptueux
le maniement ne pose aucun problème. Jade répond bien aux sollicitations et les attaques jumelées profitent à de beaux ralentis Matrixien. A vrai dire, la jouabilité a été simplifiée au maximum. En effet dans ce jeu on ne saute pas, Jade le fait toute seule, on ne peut pas tomber dans le vide et globalement, le travail est mâché. Certains apprécieront, d'autres pas. La caméra est par contre moins docile. En extérieur elle ne pose aucun problème mais en intérieur, elle se sent à l'étroit et fait souvent n'importe quoi. On peut la recadrer manuellement mais elle fait souvent ce qu'elle veut. Rien de méchant pour autant puisqu'elle n'empêche pas de jouer. Comme je l'ai dit, le jeu alterne plusieurs phases assez variées mais celle qui revient le plus (hormis le beat-them-all bien sûr) c'est l'infiltration. On ne doit pas faire de bruit, éviter de se faire repérer (parfois c'est la mort subite !) et finalement, ça finit par être pénible. Mais c'est bien là les seuls défauts de Beyond Good & Evil. Sans être super facile, rien n'est infaisable et l'aventure dure tout de même 12 bonnes heures, si on fonce droit devant. Et franchement, j'ai trouvé que celui-ci avait une difficulté très bien dosée et une durée de vie parfaitement ajustée (juste ce qu'il faut, pas trop court, pas trop long). Techniquement, il sera difficile de le nier, Beyond Good & Evil est un jeu magnifique ! Posant des décors d'une richesse peu commune, une gestion parfaite de la 3D et une palette de couleurs savamment choisie, le titre d'Ubisoft emballe ! En intérieur comme en extérieur, les textures sont fines, les animations sont travaillées, en clair à part quelques bugs, le moteur graphique Jade Engine nous offre un bien joli spectacle. Sauf pour le personnage principal de Jade : elle est jolie, bien modélisée, mais on dirait qu'elle a un balai dans le cul ! Sans rire c'est vrai, elle est raide comme un piquet. Et quand elle ne court pas, elle passe son temps à regarder vers le ciel ou le plafond. A croire qu'il y a plus à voir, les yeux en l'air, que droit devant.


Comme je le disais,
Le son n'est pas en reste avec notamment de superbes compositions
le jeu pose une ambiance légère grâce à des décors quelque peu "gentillets" et les divers PNJs ont aussi ce look cartoon qui tranche avec des productions pas forcement plus musclées, mais plus sérieuses. Question de goût, moi j'aime. Pour en revenir au jeu dans certains passages, notamment dans les cavernes, les graphismes sont somptueux. Il y a des cut-scènes à gogo et on ne se lasse pas de cet affrontement entre l'obscur (scénario) et le clair (loufoquerie des PNJs, décors colorés). Pour un jeu de 2003, chapeau bas. De plus, la petite boite française a toujours tout compris en matière de doublage. Là où un Konami nous pond des sous-titres pour ses Silent Hill, loin d'être immersifs (Capcom fait de même, vous me rétorquerez à raison), Ubisoft a toujours traduits ses jeux avec le plus grand soin. La preuve avec un Cold FEAR particulièrement réussi sous tous rapports. J'adore ces développeurs et éditeurs qui pensent avant tout aux joueurs de leurs pays. Sans sortir du sujet, Ubisoft nous a entièrement traduit le jeu : voix et textes sont dans la langue de Molière, même s'il fallait s'y attendre, la voxographie française est franchement légère par moment. Il n'empêche qu'on retrouve au casting quelques personnalités bien agréable : Emma de Caunes double Jade, Martial Le Minoux (la voix du Professeur Layton dans la série bien connue sur Nintendo DS) double Pey'J, Luc Bernard s'occupe de l'agent Double H (plus près de nous il a doublé Rios, dans Army of Two), Marc Saez (la voix de Monkey dans Enslaved) double Secundo... en clair y'a du monde et à part quelques fausses notes, c'est du très bon travail (on parle d'un jeu de 2003, il est essentiel de le rappeler). Côté musique, si elles ne restent pas en tête, elles accompagnent parfaitement le jeu, alternant musiques rigolotes et vapeurs plus mélodramatiques. Composées par Christophe Heral (qui a énormément travaillé pour le cinéma), on accordera une mention spéciale aux musiques de fin et au passage où on retrouve Pey'J, particulièrement belles et émouvantes. Enfin les bruitages sont de bonne facture, ni plus ni moins.



Ubisoft et Michel Ancel Note
nous prouvent encore une fois tout leur talent. Sorti après 4 longues années de développement, Beyond Good & Evil étonne, surprend, émotionne. Un scénario sérieux voire glauque mêlé à un jeu haut en couleurs et à l'humour bienvenu, des graphismes léchés, un gameplay extrêmement varié (bien que simplifié), un son de qualité (qui fait des rîmes sans le vouloir...) et à part une caméra parfois mal placée, il n'y a pas grand-chose à redire sur ce magnifique jeu. Affublé du titre de "Zelda Français" (je trouve ça pompeux et mal adapté puisque Zelda est loin d'être aussi varié), les français peuvent être fiers de leur bébé car le mélange des styles est ici, fort réussi. Une aventure riche et longue (12h sans chercher à fouiller tous les niveaux) qu'il serait vraiment dommage de râter.



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Test réalisé par iiYama

mars 2011