Prince of Persia : Les Sables du Temps (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 2003
Développeur : Ubisoft
Editeur : Ubisoft
Genre : action / plate-formes

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Moteur graphique : Jade Engine
Abréviation : POP
Titre alternatif : Prince of Persia : The Sands of Time (US)
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 3.6 Millions (tous supports)


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Prince of Persia

Les Sables du Temps


Le jeu original Prince of Persia est l'oeuvre d'un seul homme : Jordan Mechner. En 1989, ce programmeur de génie a su tiré toute la beauté d'un jeu de plate-formes sur fond d'un scénario chevaleresque, programmé sur Amiga (un micro-ordinateur 16-bits de la fin des années 80). De ses petites pattes velues est né le Prince de Perse. C'était un jeu connu pour son animation ultra détaillée, sa difficulté légendaire et l'originalité de son concept. A la façon du créateur d'Another World (Out of this World aux States), Jordan Mechner su marquer son temps avec une oeuvre unique. D'ailleurs dans ce total reboot de la célèbre licence (qui a déjà connue quelques suites et autres spin-off... plus ou moins ratés), la version originale du jeu est disponible en bonus si on découvre une salle secrète au beau milieu de l'aventure. Voilà un cadeau qui fera plaisir aux puristes. Maintenant fermons notre livre d'histoire et parlons de ce chef-d'oeuvre vidéo-ludique contemporain. Ubisoft est un habitué des bons jeux et là, le studio Français (quoique celui-ci fut développé à Montréal) ne déroge pas à la règle. Les remises au goût du jour vont bon train en ce moment, tous y vont de leurs compilations dites "tel-quel" (Capcom Collection, Taito Legends), parfois avec remise à niveau technique (SEGA Ages 2500) ou d'évolution d'un concept (Altered Beast). Notre Prince of Persia est de ce dernier type. Le jeu a revu son concept de fond en comble tout en gardant ce qui faisait son attrait : plate-formes et duels. C'est pourquoi le test de Prince of Persia nouvelle génération peut-être coupé en 2 : les phases de plate-formes et les combats.


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Les phases plate-formes

On peut le dire,
A la façon d'un Tomb Raider, les phases de plate-formes donnent des frissons. Un plaisir
le jeu se calque énormément sur Tomb Raider. Mais en tant que plagieur de qualité, il pousse le concept à son paroxysme, dépassant ainsi le maître. Mais comment résumer Prince of Persia sans passer à côté de certains détails ? Le mieux c'est encore d'y jouer mais je vais quand même tenter de vous expliquer. Notre Prince de Perse sait tout faire, oui tout ! Il saute, s'agrippe aux corniches, saute de poteaux en poteaux, fait du trapèze, escalade, bouge des blocs de pierre, détruit certaines parties du décor, fait des galipettes dans tous les sens, résout des énigmes (très Tomb Raider là aussi) et le plus impressionnant, il cours sur les murs !! On peut le dire la panoplie de mouvements de notre héros est impressionnante. Il arrive même parfois qu'on soit bloqué mais c'est juste une question d'observation car le Prince, en tant que grand acrobate, peut déjouer tous les pièges et obstacles mit sur sa route. Un surhomme à la limite de l'être humain tant les actions qu'on accomplit sont parfois extravagantes... pour notre plus grand plaisir. Pour en finir avec cet aspect du jeu, on éprouve parfois ces petits frissons si cher à Tomb Raider, avant un saut dangereux ou une action périlleuse. L'impression de gigantisme de certains passages étant vraiment impressionnant. C'est à la fois un plaisir, là où le jeu tire toute sa force, son atmosphère particulière et plaisante, et certains disent même... poétique.


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Les phases d'action

La grosse
Les combats ne manquent pas de dynamisme mais la difficulté et les problèmes de camèra agacent
nouveauté du jeu, c'est qu'au contact des "sables du temps", le Prince pourra déjouer la mort. Sous un ralenti presque "Matrixien", il sera possible de revenir en arrière à l'exact mouvement, comme si on rembobinait la cassette. Ainsi on peut rattraper un mauvais saut ou une attaque non parée, dans un effet visuel énorme. Au cours de notre périple, vous apprendrez donc à contrôler le temps grâce à la dague et remonter jusqu'à 8 secondes en arrière pour éviter une mort certaine. De plus, la dague est la seule arme pouvant tuer les monstres (jusqu'à que vous trouviez la dernière arme du jeu). Un objet par conséquent essentiel dont il faudra connaître les recettes. Les phases de duel tranchent carrément avec celles de plate-formes. Car cette fois plus prés d'un Devil May Cry, l'extravagance en moins, le Prince sort son cimeterre et tranche dans le vif ! Ces phases, bien délimitées, offrent aux joueurs quelque chose de plus défoulant que la plate-formes, ce qui évite par la même, la monotonie. La panoplie de mouvements et de combos n'est pas très étoffée mais suffit amplement : attaque sautée, appuie sur un mur pour fondre sur l'ennemi, diverses façons de tuer, combat avec plusieurs opposants simultanément... on peut le dire, ici aussi, un grand soin a été apporté. Seulement les ennemis ne se laissent pas faire (en un sens tant mieux). Bien souvent, ils nous encerclent et nous massacrent ! En plus ils ont la fâcheuse tendance de se protéger, ce qui casse un peu le rythme à la vue du nombre à "nettoyer". Et finalement, toute la difficulté du jeu est là. Toujours en surnombre, même si on peut se protéger généralement on prend cher, la camèra fait n'importe quoi en se plaçant n'importe comment, les combats sont souvent trop longs (surtout sur la fin du jeu où on en voit plus le bout) et en plus de tout ça, il faut veiller sur Farah (le pendant féminin de cette aventure), sans quoi on doit recommencer. En clair ce qui manque à ce jeu, c'est simplement un choix de la difficulté. Un simple mode "easy" aurait pu régler ce petit problème mais je tiens quand même à vous rassurer, il n'y a rien de rédhibitoire. Une fois les techniques de combat bien assimilées (comme l'esquive) et si vous avez la patience de refaire une scène quelques fois de suite, on arrive toujours par s'en sortir. Disons juste qu'une fois la moitié du jeu passé, Prince of Persia vous demendera d'avoir plus une âme de gamer, qu'une âme de joueur occasionnel.


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L'aspect technique

Techniquement le
La réalisation nous offre un bon moteur 3D et un design réussi
jeu n'accuse que 3 petits défauts. Premièrement la modélisation des personnages est assez médiocre. Si ça ne gêne en rien le jeu, lors des cut-scènes ça fait un peu chiffon. Pour rappel Devil May Cry ou plus encore un Silent Hill 2 (tous 2 sortis 2 ans plus tôt) possèdent des modélisations bien plus travaillées. Et encore je ne parle pas de Silent Hill 3 sorti la même année (2003) que notre Prince of Persia et qui possède une modélisation exceptionnellement réaliste. Deuxièmement le jeu a des ralentissements "maquillés". Je dis maquillés, parce que sur le coup on n'y fait pas gaffe mais on finit par s'en apercevoir (l'action est lente) et il faut ajouter à ça, quelques rares saccades... Enfin, il est regrettable de voir (en plein jeu), que les protagonistes ne se donnent pas la peine d'ouvrir la bouche pour parler, ce qui est un peu ridicule sur une console de cette génération. Hormis ces 3 détails, c'est simplement magnifique ! Au palais des mille et une nuits, les décors sont vraiment superbes, arborant de belles couleurs et une finesse qui fait plaisir à voir (comme quoi la PS2 étonne encore une fois). L'animation est très fluide et, à l'instar de son vieil oncle l'original, les mouvements sont très bien décomposés. De plus avec toutes les fonctionnalités qu'incorpore le gameplay, l'action se veut dynamique. Le tout ne manque pas de rythme. Le son aussi mérite des éloges : le doublage, intégralement en Français, n'est pas mauvais (bien qu'un peu surjoué par moment), les musiques alternant rythmes et mélopées Musulmanes, sont à la fois de connivence et d'une grande qualité. Les bruitages aussi sont excellents à l'exception de ceux lors des combats. En effet ces derniers sont assez moyens... comment dirai-je ? Ils manquent de punch. C'est un peu dommage car hormis ce détail, tous les FX sont de qualité. Les vidéos quant à elles sont pas mal mais... fenêtrées ! Allez comprendre pourquoi d'autant que le format DVD n'est pas avare en espace disque. Toujours est-il que la qualité est encore une fois au rendez-vous, bien que ce ne soit pas les meilleures que j'ai vu. Disons qu'elles ponctuent avec charme certaines phases de l'aventure. Quant aux cut-scènes (qui sont nombreuses), à part un problème de modélisation, tout est bon. Pour ce qui est de l'histoire, vous incarnez le fils d'un riche Marajah. Au début de l'histoire, votre but est d'impressionner votre papounet et de lui rapporter un trésor hors du commun. C'est pourquoi vous cherchez (et trouvez) la dague du temps. Peu de temps après (et à cause d'un vil Vizir) vous libérez les sables du temps, transformant ainsi tout un peuple, en monstres. Commence ici votre vraie quête : réparer les dommages. L'histoire est assez noire mais le jeu reste tout de même "propre" dans le sens où la violence a été édulcorée au maximum : pas de cris stridents, pas de sang ou de membres découpés. Les jeunes joueurs peuvent s'en donner à coeur joie.


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Conclusion

Pour conclure, Ubisoft réussi là un grand pari : remettre au goût du jour et de la plus belle façon quoi soit, un grand classique. Et le résultat est à la hauteur des attentes des joueurs : diversité des parcours, phases de combats, superbe réalisation, jouabilité époustouflante de fonctionnalités... la "PoP Team" a bien bossée et nous livre un grand jeu d'aventure. Bien sûr il subsiste quelques erreurs de parcours comme cette camèra capricieuse et qui se veut d'autant plus gênante lors des combats, et justement des combats un peu pénible, qui s'étirent en longueur et sont finalement le nerf difficile de cette aventure. Mais pas de quoi remettre en cause la qualité intrinsèque du jeu d'Ubisoft Montréal, notamment au niveau de l'aspect technique des combats ou de la diversité et la fluidité des phases de plate-formes. Prince of Persia reste avant tout un grand moment de jeu vidéo, un jeu qui marquera son temps, le genre d'aventure qu'on aimerait vivre plus souvent, dans un secteur ludique souvent paresseux en terme d'innovations.


Test réalisé par iiYama

mars 2006 (mise à jour : juin 2011)