Prince of Persia : Les Deux Royaumes (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 2005
Développeur : Ubisoft
Editeur : Ubisoft
Genre : action / plate-formes

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Moteur graphique : Jade Engine
Abréviations : POP 3 - Prince of Persia 3
Titre alternatif : Prince of Persia : The Two Thrones (US)
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 1.4 Millions (tous supports)


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Prince of Persia

Les Deux Royaumes


En 3 ans,
La plate-formes a gardée une bonne place dans le gameplay
c'est le 3e épisode des mésaventures de notre Prince qui sort sur toutes les plate-formes du moment. Je vais vous révéler mon inquiétude de suite : j'ai peur qu'Ubisoft fasse avec cette licence lucrative et ludiquement bien parée, la même boulette que le couple Eidos/Core Design avec Tomb Raider en sortant à chaque Noël un nouvel épisode et voir la série finir par sombrer dans la lassitude. Sans être méchant, j'espère que c'est le dernier épisode car au-delà, je crains que le jeu ne devienne "que" la poule aux oeufs d'or de la firme Française et devienne peu à peu, sans intérêt. Ma crainte étant ainsi clairement annoncée, parlons maintenant du jeu. Après 4 semaines de voyage sur un bateau, notre bon Prince (qui est devenu un grand guerrier) s'en retourne chez lui, à Babylone en compagnie de Kaleena, la prêtresse du temps (si vous avez trouver tous les bonus de L'âme du Guerrier, la vraie fin se dévoile, celle où vous sauvez la prêtresse au lieu de la tuer). Mais en arrivant, c'est une cité à feu et à sang que vous découvrez. Un boulet déchirant votre esquif, vous êtes séparés de votre bien-aimée. Lors de votre réveil, vous vous apercevez qu'elle s'est faite enlevée et plus tard, elle sera tuée par le Vizir (celui du premier épisode) afin qu'il obtienne la vie éternelle. C'est à cet instant que vous récupérez la dague du temps pour la 3e fois et que la vie du Prince va basculer. Basculer parce que lorsque les sables se libèrent une nouvelle fois, nombre de monstres rôdent dés lors dans les rues de la ville. Mais les sables vont également vous toucher vous ! Frappé de plein de fouet, vous subirez une sorte de mutation temporaire. Plus tard dans le jeu (vers le premier tiers), vous retrouverez la belle Farah qui veut aussi se venger du Vizir... Certes le jeu se veut moins noir que le Warrior Within mais tout de même, il garde une atmosphère particulière de mort et de sombres histoires. Techniquement le jeu est calqué sur le précédent. Dans le détail, tous les mouvements sont les mêmes, le moteur 3D est identique (c'est à dire performant), la maniabilité est en tout point clonée sur la précédente et le gameplay, on peut le dire, n'a presque pas évolué. Le Prince use des mêmes coups, des mêmes combos et des mêmes mouvements. Alors on se sent un peu floué devant le jeu qui fait plus penser à un add-on de l'épisode 2, qu'un réel nouvel opus (en tout cas, la différence entre L'Ame du Guerrier et Les Deux Royaumes est bien moins flagrante qu'entre Les Sables du Temps et L'Ame du Guerrier). Mais je vais rassurer tout de suite ceux que ça inquiète, car il y a tout de même du neuf.


Quelques nouveaux
Une fois de plus la réalisation impressionne
mouvements font leurs apparitions : monter ou descendre entre 2 murs étroits et planter la dague comme un outil pour accéder à certains passages. Ensuite il y en a 2 autres bien plus sympas : le meurtre furtif (on se pointe en douceur dans le dos du gars et on le massacre en 2 coups) et la transformation en Dark Prince : ce n'est rien d'autre que le pendant maléfique (suite à l'exposition aux sables) du Prince. Avec ce nouveau personnage (si je puis dire) les combats et aux autres phases de plates-formes ont leurs "petits plus" bien à eux puisque le Dark Prince n'utilise pas d'armes secondaires mais une sorte de chaîne/fouet. D'ailleurs l'impression de plagiat est grande puisque ça oscille entre Simon Belmont (Castlevania) et Kratos (God of War), à la fois pour la violence et l'utilisation du-dit objet. Mais ces phases apportent un réel renouveau au jeu et surtout un regain de patate aux scènes de combats, le Dark Prince étant bien plus puissant. Graphiquement le jeu est splendide. Les décors renouent avec l'ambiance du palais des milles et une nuits du premier épisode, en offrant aux joueurs des bâtiments d'une beauté Musulmane rare. L'animation (déjà excellente) voit son moteur 3D fignolé, ce qui donne comme résultat un jeu toujours plus fluide et qui (contrairement à l'épisode 2) nous évite les divers accrocs et autres ralentissements. Certains petits bugs subsistent mais ils sont moins gênants. Quant à l'animation du Prince elle est toujours aussi exceptionnelle de détails et de fluidité. Un plaisir. La modélisation a obtenue un soin particulier (sauf peut-être pour la jonction des bras du Prince, étrangement fine) donnant aux cut-scènes une réelle qualité intrinsèque. Quant aux vidéos en images de synthèses, plus encore que dans le 2 (qui étaient déjà magnifiques), elles sont d'une beauté irréprochable. C'est impressionnant ! Et le son non plus n'est pas en reste avec une qualité toujours croissante dans cette série. En effet si le doublage était moyen dans le Warrior Within, ici il est magnifiquement retranscrit. Pour preuve c'est le doubleur Français de Pierce Brosnan (à savoir Emmanuel Jacomy) qui assure la voix du Prince. Un gage de qualité et d'émotions dans les moments opportuns. Les bruitages aussi ont subis un petit lifting. Usant de réalisme, ils sont plus variés : débris, choc des lames, giclée de sang, flèches... le moindre détail se fait entendre, même si pour la 3e fois, je regrette que certains d'entre eux ne soient pas plus dynamiques lors des combats.


Quant aux musiques,
Il est vraiment dommage que les transformations en Dark Prince soient automatisées
elles sont plus calmes que celles de l'année dernière, plus symphoniques. Certes elles ne sont plus aussi véloces mais apportent une atmosphère plus feutrées que le Metal d'autrefois. De grande qualité, elles furent composées par un orchestre de renom, ce qui sied admirablement au jeu même si je regrette le rythme pêchu et un peu underground du précédent opus. Pour en finir avec ce chapitre son, Les Deux Royaumes signe le grand retour de la narration. En effet c'est Kaleena qui conte votre histoire à la façon du premier opus. Un joli retour aux sources. Plus objectivement, si la transformation en Dark Prince est une excellente chose, on aurait aimé pouvoir se transformer à sa guise. En effet les scènes "du côté obscur de la Force" sont bien délimitées, ce qui est un peu dommage. Le jeu intègre quelques passages originaux comme la course de char. Plus encore, notre Prince devra aussi se battre contre des boss. Et si vous trouviez les boss de L'Ame du Guerrier imposants, ils n'étaient rien comparés à ceux des Deux Royaumes ! Ici ils sont tellement grands que la caméra est obligée de faire un sacré zoom arrière pour qu'on puisse avoir une vue d'ensemble. Ces scènes sont à la fois flippantes (vu l'engin, ça se comprend) et jubilatoires. Et question difficulté, comme pour le second opus, elle est plutôt bien équilibrée. Avec ce 3e épisode, les développeurs d'Ubisoft Montréal ont voulus réaliser un grand retour aux sources tout en gardant le meilleur du précédent chapitre. C'est ainsi qu'on revient à une ambiance générale plus claire (un grand nombre de levels dans des extérieurs ensoleillés y étant pour quelque chose), la musique est revenue à des normes plus classiques et moins décalées, le Prince ne pousse plus des râles à tout va et si le jeu reste violent, il limite l'effusion de sang. Il y a aussi le retour de la narration et de Farah (et donc de la coopération) et les décors sont plus "musulmans" que jamais. En fait ce Prince of Persia 3 n'est rien d'autre que le meilleur des Prince of Persia 1 et 2. Le jeu affiche donc quelques nouveautés certes, mais dans le fond, la formule ne change pas. De façon pessimiste et réductrice, c'est toujours la même rengaine : courir sur les murs, sauter partout, défaire des petites énigmes, de la baston "acrobatiques" et un jeu au final assez linéaire (un seul chemin possible). Pour ceux qui aiment cette alternance baston/plate-formes comme moi c'est OK, mais ceux qui voulaient quelque chose de réellement neuf, et bien ils seront déçus...



Notre Prince of Persia 3 Note
est sans doute l'épisode le plus abouti de la série en proposant un scénario accrocheur et une réalisation de qualité. Malheureusement le manque de grosses nouveautés et la terrible impression de déjà-vu marqueront les joueurs des 2 précédents volets. Mais il faut être honnête, c'est un excellent jeu qu'Ubisoft nous propose ici. Jouant un peu sur tous les tableaux, afin de nous offrir le meilleur du Prince de Perse, il est vrai que le jeu accuse aussi quelques auto-plagiats comme la narration ou le peu d'évolution du concept par rapport aux précédents opus. Mais le retour à la féerie des milles et une nuits, alliées à une réalisation technique quasi sans faille, font de ce titre une aventure culte à découvrir absolument.



Test réalisé par iiYama

mars 2006 (mise à jour : juin 2011)