Zero Wing (MD)

 







Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mai 1991 (JAP) - mai 1992 (EU)
Développeur : Toaplan
Adaptation : Toaplan
Editeur : Taito
Genre : shoot-them-up

Support : cartouche de 8Mb
Version testée : Française (Euro PAL)
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Zerowing
Prix au lancement : 400Frs


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Zero Wing









Zero Wing
Ça fait plaisir de voir que certains shoots nous dévoilent un semblant d'histoire via une intro très réussie
c'est avant tout un jeu d'Arcade paru en 1989. Il sera ensuite adapté sur Mega Drive 2 ans plus tard (1991), puis sur PC-Engine Super-CD² l'année suivante (1992). En clair, si vous trouvez que sa réalisation date un peu, il suffit de penser à l'année de sa sortie initiale (1989 donc). Avant toute chose, Toaplan était un développeur Japonais assez réputé pour ses shoots et ses jeux d'Arcade (tels que Snow Bros, Hell Fire, Tiger Heli, Sky Shark, Twin Cobra ou Out Zone). Fermé en 1994, même si ce nom ne vous dit rien, sachez que les membres de cette fine équipe ont ensuite créés d'autres sociétés tels que Cave (DoDonPachi, Guwange, Mushihime-sama), Takumi (Giga Wing, Mars Matrix) et 8ing (Terra Diver, Bloody Roar, Golgo 13 et ils ont co-produit le 1944 de Capcom). Et là je suis sûr que ça vous en dit plus long. Zero Wing est plus connu pour avoir été l'un des meilleurs shoots de la Mega Drive à ses débuts, plus que sa version Arcade ou PC-Engine. Cette version est d'ailleurs tristement célèbre pour sa traduction Japonais/Anglais faite à l'arrache avec dans l'intro, sa mythique phrase "all your base are belong to us" (traduction mot-à-mot : toutes votre base sont appartiennent à nous), qui est vite devenu un mème sur Internet. Sorti en 1992 en Europe, la boite française est d'ailleurs bien pire, avec un paquet de fautes et même un phrasé drolatique… à mon avis non voulu. L'histoire commence en 2101 et CATS attaque le vaisseau du Capitaine. Bon, hormis un contexte vu mille fois, une traduction catastrophique et un grand méchant au nom ridicule (cats = chats), l'intro se révèle particulièrement bien faite. Correctement longue, elle pose la base du jeu et nous livre une superbe musique. C'est assez rare pour le genre.


3 niveaux de
Le gameplay n'est pas super original mais reste sympa
difficulté sont accessibles, dont le mode "easy" qui nous propose des continues infinis. A noter que chaque niveau de difficulté offre également une fin différente, le mode "hard" proposant naturellement la meilleure des 3. De son côté le gameplay est ultra classique. Dans un scrolling horizontal, on contrôle notre "Zig" (un engin au coup de crayon un peu moche) et repris d'R-TYPE, la moindre touchette ou tir encaissé nous fait perdre une vie et repartir au dernier checkpoint. Au passage on perd son armement, mais pas ses items de speed-up. Personnellement, ce principe d'item pour augmenter la vitesse, est à mes yeux totalement absurde. Pire, une fois au max, notre appareil trace comme un dingue et impossible de le ralentir puisqu'on conserve ce bonus là. Heureusement pour nous, si la difficulté est assez élevée, le jeu n'est pas hardcore pour autant. On n'est jamais noyé sous le feu ennemi et avec un peu de patience, il est tout à fait possible de le finir… surtout en "easy" (avec les continus infinis). Au départ nous n'avons que le tir de base (pas très efficace donc) mais très vite on obtiendra de nouvelles armes. Au maigre nombre de 3, chaque item d'arme nous octroie 2 nacelles qui se positionnent au dessus et au dessous du vaisseau. Leur rôle est assez classique : absorber les tirs ennemis et décupler la puissance de feu. Les 3 armes sont, elles aussi, très banales. On a le tir vulcain, le tir laser et le missile à têtes chercheuses (qui sera sans réfléchir la plus efficace des 3). Upgradables sur 4 niveaux, à pleine puissance ça dépote quand même pas mal. Mais la vraie nouveauté de ce titre réside dans le rayon tractant. Avec lui on chope ses items et surtout, on peut "capturer" un ennemi. Celui-ci se place devant le Zig, ce qui nous permet (tout en continuant à tirer) soit de se protéger d'un tir frontal, soit de s'en servir de projectile.


Un principe déjà
La réalisation est tout à fait banale. Par contre on ne subira aucun bug et la bande-son est de bonne qualité
vu dans d'autres jeux mais qui a sans doute dû être conceptualisé avec Zero Wing (je vous rappelle qu'on parle d'un jeu de 1989). Il est d'ailleurs marrant d'être moins mobile une fois chargé, ou de subir une attraction plus forte si on capture un gros vaisseau. Techniquement, ce shoot est très correct. Pour sa sortie sur Arcade, étant donné l'époque un peu technologiquement arriéré, il était difficile d'en demander beaucoup plus. Fonctionnant sous un hardware à base de Motorola 68000 (16-bits), on comprend pourquoi le jeu a fini sur la console de SEGA (puisqu'il utilise la même base de composants). Graphiquement passable, Zero Wing est pourtant d'une banalité suprême ! Les décors ne sont pas du tout originaux, il n'y a aucun effet graphique, les couleurs sont un peu ternes, les environnements ne sont pas super détaillés et tous sont figés. Au contraire, on appréciera un design des ennemis assez sympa, et surtout une animation qui ne souffre d'aucun bug, pas même lors d'affrontements contre des boss assez volumineux. Quand on sait que le genre est le spécialiste (entre autre) des ralentissements, on ne peut que féliciter les développeurs pour l'effort. Enfin le son nous distille de superbes musiques. L'intro et les 8 levels de compte l'aventure, disposent de musiques vraiment mélodieuses, assez punchy et bien instrumentées (j'ai juste trouvé bizarre qu'on ait aucun thème spécifique aux boss… sans doute par manque de place sur la cartouche). Autant dire que vous allez monter le son. A côté de ça, si les bruitages sont dans l'ensemble corrects, on regrette vraiment que les explosions n'aient aucun impact. En d'autre terme, le seul FX qui devait arracher, est insipide.



Paru en Note
1991 au Japon (1 an plus tard chez nous), en matière de shoot-them-up la Mega Drive disposait déjà de quelques titres de renom tels que Thunder Force II, Gynoug et HellFire. Et finalement, Zero Wing malgré sa technicité un peu basique, ne faisait pas si tâche que ça dans l'univers ludique de son temps. Maintenant c'est sûr, si on le compare à Thunder Force III (sorti en décembre 1990, soit près de un et demi avant !), la comparaison est stoppée net ! Pourtant on retiendra de lui une très bonne ambiance, une action soutenue sans jamais devenir abusive, un gameplay simple, un poil original et surtout efficace, ainsi qu'une excellente bande-son. Alors peut-être que les mauvaises langues vous diront que si "c'est pas beau, c'est pas intéressant", dans ce cas vous pourrez leur dire que les jeux vidéos ne résument pas aux graphismes et que pour le coup, ce sont eux qui sont inintéressants. Car s'il est vrai que graphiquement le jeu a perdu depuis l'Arcade (notamment son mode 2 joueurs) et qu'au final nous n'avons pas là un hit tout puissant, difficile de bouder son plaisir.



Test réalisé par iiYama

aout 2011