Gynoug (MD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : janvier 1991
Développeur : Masaya Games
Editeurs : SEGA (EU) / NCS Corporation (JAP) / DreamWorks (US)
Genre : shoot-them-up

Support : cartouche de 4Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Wings of Wor (US)
Prix au lancement : 400 Frs


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Gynoug









A l'image
Gynoug n'est vraiment pas beau et difficile mais il est aussi original et particulièrement bien programmé
de pas mal de jeux pré-Super Nintendo, époque où la Megadrive était la seule "vraie" console 16-bits abordable du marché, Gynoug (connu sous le titre de Wings of Wor aux Etats-Unis) était un titre très original. Développé par Masaya (connu aussi sous le nom de NCS Corp et à qui on doit le portage Mega Drive d'HellFire ou l'excellent Cybernator sur Super Nintendo) nous propose ici un shoot-them-up hors du commun, où on y contrôle l'ange Wor qui doit affronter de nouvelles forces du mal : les démons d'Iccus. Ça nous change des sempiternels vaisseaux de la dernière chance dans des environnements hi-tech. Et il est vrai que tout le design sort des sentiers battus. Les graphismes sont très sombres, sans réel charme et avec une fâcheuse tendance à tourner en boucle. A contrario, les boss (bien que peu ragoutants) sont vraiment recherchés et visuellement travaillés. Idem pour la bande-son qui propose des pistes pas super jolies certes, mais qui ont le mérite d'avoir leur style propre (assez proche du style Capcom de ces années-là). Côté jouabilité, tout se passe au mieux, à l'exception de la récupération des items de vitesse (des "speed-up" matérialisé par une plume) pour avoir un déplacement suffisamment rapide. Un procédé "R-TYPien" envers lequel je m'insurgerai toujours. Côté gameplay on n'a pas de grosses nouveautés mais celles présentes suffisent amplement. Via des items, notre ange peut avoir 3 types de tirs, upgradables sur 4 niveaux. On récupère aussi des pouvoirs spéciaux qu'on stocke (3 au max) et qui nous serviront en cas de coup dur. Ils sont de 3 types : offensifs, défensifs ou upgrade d'arme (rare). En plus, lorsqu'on a 2 ou 3 items d'un même type, leur puissance se décuple. Une bonne idée qui rendra bien des services, notamment contre les boss. Et puisqu'on évoque la difficulté, sachez qu'elle est assez élevée mais sans excès (ce qui est assez rare pour être souligné). Comprenez par là qu'une fois le jeu en main, au bout de 5 ou 6 parties on en voit le bout en "easy". Techniquement, si on assiste à un jeu globalement fade avec des couleurs peu attrayantes, il faut savoir que l'animation est furieusement bien programmée en gérant à la perfection des nuées d'ennemis, une myriade de tirs et/ou de boss (2 par level) souvent très bien animés et très imposants. Ce bon vieux processeur Motorola 68000 (qui équipe la console) fait encore des émules. Quelques effets de distorsion et des parallaxes se partagent le tableau des effets spéciaux (le jeu n'étant clairement pas axé la dessus) et si on doit évoquer quelques erreurs de conception, je signalerai que les explosions sont quasi inexpressives (je parle bien du bruitage et c'est dommage) ainsi qu'un mauvais contraste qui fait qu'on distingue parfois mal les tirs ennemis du décor.



Gynoug Note
est un shoot méconnu qui mérite pourtant quelques éloges. Certes son design atypique, presque dérangeant, ne plaira pas à tout le monde mais il est programmé d'une main de maitre, possède une aura fort originale et n'est pas si difficile qu'il parait. Certes il ne fait pas le poids face à un Thunder Force III magistral (autrement plus élogieux graphiquement et musicalement plus abouti), mais Gynoug a son petit quelque chose bien à lui que je n'ai revu dans aucun autre jeu du genre.



Test réalisé par iiYama

avril 2008