Batman Returns (MD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : 1992
Développeurs : SEGA - Malibu Interactive
Editeur : SEGA
Genre : action

Support : cartouche de 8Mb
Version testée : Française
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Batman 2
Prix au lancement : 400Frs


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Batman Returns









Juin 1992,
La scénarisation est réduite à trois fois rien
Tim Burton sort la suite de son premier Batman. Nommé Batman Returns aux USA (Batman Le Défi chez nous), pour un budget qui a plus que doublé, le réalisateur nous a sorti l'un des pires films issu de l'univers inventé par Bob Kane (de son vrai nom Robert Kahn) et Bill Finger en 1939. Un jeu d'acteur épouvantable, un scénario bidon, des ennemis ridicules au possible… bref même s'il n'était pas parfait, le premier épisode cinématographique reste selon moi bien meilleur. Comme toujours, grosse sortie ciné rime avec jeux vidéos bâclés, donc on retrouve notre Batman Returns sur les machines du moment : Mega Drive, Mega-CD, GameGear, Master System, Lynx, NES, PC, Super Nintendo et même Amiga. Mais il est clair que nous nous occuperons que des versions 16-bits les plus connues, les autres étant sans intérêt ou alors nous n'avons pas la machine (c'est le cas de la Lynx et de l'Amiga). Comme c'était presque toujours le cas, le jeu ne suit que très vaguement la trame du film. L'intro (hyper concise) nous dévoile que Le Pingouin (joué au cinéma par Danny DeVito, d'habitude très bon et ici...) a tué la Princesse des Glaces et rejette la faute sur Batman. Ce dernier se met donc en chasse de ce vrai-faux alcidé, dans le but de rendre la tranquillité à Gotham et de lever le voile sur sa culpabilité. Evidemment on retrouve aussi Catwoman (jouée par Michelle Pfeiffer) mais ce n'est pas le jeu qui nous donnera le moindre indice sur ce qu'ils sont et d'où ils viennent. Toujours est-il que pour chaque level Catwoman sert de boss de mi-parcours et le Pingouin de son côté fait office de boss de fin de niveau. L'épilogue se termine tragiquement par un combat final contre la "femme-chat", qui finit sa vie comme la Princesse des Glaces. En somme le jeu s'arrange le scénario à sa sauce, il n'y a aucune mise en scène, pas même quelques images fixes avec du texte. Bref, c'est un peu minable tout ça. Maintenant, entrons dans le vif du sujet, voir la fin vous demandera énormément de maitrise de soi, du personnage ou un Game Genie (moi j'ai opté pour cette dernière solution). Super hard dés le début du jeu, on ne peut pas régler la difficulté et pourtant un petit mode "easy" n'aurait pas été de refus. Le gameplan est hyper vicieux car tout est fait pour que vous perdiez des points de vie.


Et lors
Le jeu est très difficile, entre autre à cause d'une jouabilité vraiment défaillante
du dernier niveau, là on tape super fort avec un Batman qui meurt instantanément s'il touche l'eau (?) ce qui arrive très souvent vu qu'il glisse au sol et rate un saut sur 2. Bref, à moins de tricher ou d'être un mega-pro du pad, ce jeu est intouchable (en plus la fin est décevante et ne récompense aucunement nos efforts). Et c'est un peu dommage car Batman Returns jouit d'une aura qui lui est propre, d'une sympathie qu'on lui accorde volontiers mais qui est sapée par une difficulté abominable, la faute à des développeurs (SEGA en l'occurrence) qui ont tout fait pour qu'on perde… et ça marche ! L'aventure est découpée en 5 chapitres de 3 à 4 levels, soit 17 niveaux pas vraiment longs à traverser (la durée de vie avoisine 1h à 1h30, selon votre patience). On ne contrôle que Batman durant tout le jeu (pas de Robin ou je ne sais quoi d'autre comme pantin) et il a pour lui toute la panoplie embarquée. En pressant Start on fait ses petits choix entre mini-batarangs et les grosses batarangs (qui permettent généralement de tuer les ennemis en un coup, contrairement aux autres où il faut insister plusieurs fois), un grappin (qui peut servir également d'arme), des bombes fumigènes (qui immobilisent les ennemis) et enfin la nuée de chauve-souris, particulièrement pratique contre les boss puisqu'elles touchent plusieurs fois la cible. Premier gros problème, ce con de Batmanouche est incapable de tirer en diagonale, vers le haut ou simplement en sautant. Et comme on a pas mal de phases de plate-formes, avouons-le bien chiantes, et bien ça créé tout de suite de gros problèmes, mais on ne va pas revenir sur la difficulté. Batman est donc équipé d'un grappin, qu'on peut se servir pour passer certains précipices ou monter à une plate-forme supérieure. On peut même s'accrocher à un lustre ou un point d'ancrage pour se balancer. 2e gros problème, il faut viser hyper juste pour s'accrocher (ce qui est dur à faire) ce qui fait qu'on se rate souvent et si on se fait toucher, il décroche. Pénible.


D'ailleurs,
Si les musiques sont sympas, le reste est assez moyen : graphismes moches, bruitages pourris...
Batman à la fâcheuse tendance à faire un bond en arrière en se faisant toucher, ce qui peut occasionner quelques chutes impromptues. Enfin, on peut déployer la cape pour planer quelques instants, mais là aussi c'est parfaitement débile, puisque le bougre a besoin d'items pour recharger sa jauge de "planage". C'est idiot je sais et en plus, la configuration des touches est loin d'être idéale. En somme, rien n'a été fait pour nous rendre l'expérience agréable. Techniquement maintenant, Batman Returns fut assez décrier pour son aspect graphique. Il faut dire que les graphismes sont salis par un étrange effet de grain, comme s'il y avait du sable sur la télé (le même phénomène a sévi sur l'exotique Eternal Champions). En plus les couleurs sont peu nombreuses et dans des tons vraiment douteux. Notre héros, comme certains décors, tapent sérieusement dans le mauve alors que tout le monde le sait, Batman est censé être en noir. En plus de ça les décors ne sont pas spécialement originaux, loin d'être beaux et ne proposent aucune prouesse graphique. Par contre, on a droit à des effacements assez nombreux ainsi que quelques problèmes de collisions. Et pour l'animation c'est guère mieux. Hormis notre personnage, qui est à peu près potable, tous les autres sont animés à l'arrache, même Catwoman et Pingouin, qu'on croise pourtant un certain nombre de fois (il aurait dû faire un effort au moins pour eux). Pour le son, si les bruitages des coups sont efficaces, tous les autres (oui tous) sont absolument pourris ! Cracheux, bizarres, peu réalistes, on sent bien que la Mega Drive n'est pas du tout exploitée. Par contre, les musiques sont vraiment sympas. Toutes ne sont pas exceptionnelles, mais certaines sortent vraiment du lot et sont vraiment belles, envoutantes. Un vrai plaisir, qui sera quelque peu amoindri par des bruitages qui saturent le DSP, et qui "efface" alors certaines pistes (c'est courant sur la 16-bits de SEGA).



Batman Returns Note
est un jeu qui aurait pu remporter tous les suffrages si seulement il n'était pas si difficile et bourré de petits défauts. Le gameplay est pourri par un personnage lent au possible et qui n'a aucune allonge (du coup, la plupart des ennemis arrivent à nous toucher et pas nous), les batarangs ne peuvent être lancées que droit devant avec les pieds sur le sol, le grappin est loin d'être optimisé et facile à se servir, graphiquement c'est moche, les bruitages sont affreux… quelle plaidoirie ! Pourtant il faut bien se remettre dans le contexte des jeux de 1992 et à l'époque, la console de SEGA n'était pas encore le foudre de guerre qui allait nous asséner des Aladdin, Shinobi III, Ranger-X et autre Gunstar Heroes. Bref, Batman Returns est ankylosé par beaucoup de défauts, très pénibles pour la plupart, et pourtant, il m'est difficile de le descendre en flammes. A mes yeux il reste un jeu sympa, qui propose un véritable challenge pour les amateurs (les casuals désespéreront très vite) dont les musiques apportent beaucoup au charme du titre. Un jeu classique dans la ludothèque de la console, complètement imparfait mais malgré tout sympa... allez savoir pourquoi.



Test réalisé par iiYama

aout 2010