Eternal Champions (MD)

 






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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : aout 1993 (US) - février 1994 (EU)
Développeur : SEGA
Editeur : SEGA
Genre : combats

Support : cartouche de 24Mb
Version testée : américaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Titre alternatif : Eternal Champions : Challenge from the Dark Side
Prix au lancement : 400Frs


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Eternal Champions









Dans la grande
L'intro et la fin de chaque personnage se résume plus ou moins à ça. Une déception...
lignée des jeux de combats, la Neo-Geo possède les plus grands noms cependant, si la rolls des consoles 16bits aura été le support-roi de la baston et des réalisations absolument fabuleuses, dépassant même ses propres spécifications techniques, il faut reconnaitre que la Super Nintendo/NES/Famicom (gardez le région que vous préférerez ^^) aura accueilli le plus grand jeu de combats de tous les temps, j’ai nommé Street Fighter II (attention je vais beaucoup parler de ce titre mythique, et c'est voulu !). Cette adaptation a reçu quelques coupes, ce qui est logique, mais derrière elle proposait des bruitages puissantissimes et même, des musiques de meilleure qualité que sur Arcade. Au final, si le jeu remportait déjà un énorme succès dans les salles, et malgré les qualités indéniables de la 16bits de Nintendo, il est clair que Street Fighter II aura littéralement propulsé la console de Big N, qui ainsi, aura très vite dépassé les ventes d'une Mega Drive pourtant sortie 2 ans plus tôt. En aurait-il été autrement sans ce jeu là ? J'en doute… ou du moins, les proportions auraient été plus équilibrées. Partant de ce postulat, et voyant que Capcom délaisse la Mega Drive pour son principal rival (alors qu’à ses débuts, le développeur nippon était attaché à la Mega Drive, la preuve avec les adaptations de Strider, Ghouls & Ghosts ou encore Forgotten Worlds), SEGA s’est décidé à réagir. Sorti en été 93 aux Etats-Unis, mais seulement en février 94 chez nous (6 mois pour adapter un jeu, on voit bien que les japonais nous considéraient comme la 5e roue du carrosse), SEGA a donc développé son propre jeu de combats. Son petit nom : Eternal Champions ! Totalement inconnu pour la plupart des joueurs de l'époque et surtout actuels, seuls les plus fervents fans de la Mega Drive, le connaissent vraiment. Mais échec du calendrier ou développement plus long que prévu, Eternal Champions est (malheureusement pour lui) sorti plus ou moins à la même période que Street Fighter II Champion Edition, qui n’est autre que la conversion Mega Drive et plutôt réussie, du jeu d’Arcade Street Fighter II Turbo…


Bref, trêve de blabla,
Seulement 9 personnages jouables et un gameplay loin d'être aux petits oignons. Reste des modes de jeu en bon nombre
maintenant que les idées et le contexte historique ont bien été remis en place, Eternal Champions nous pose un scénario qui, sur le papier, n'est vraiment pas mauvais. Voyez plutôt : dans un futur dévasté, l’eternal champion, une entité qui maîtrise les plus puissantes techniques de combat de tous les temps, ressuscite les 9 plus grands combattants que la Terre ait connu. Issus de différentes périodes de l’histoire de l’humanité, l’eternal champion les convie à participer à un grand tournoi avec à la clé, la rédemption et une nouvelle chance de poursuivre leur propre vie. L’écriture est donc bonne, chaque personnage a pour point commun d’avoir été tué prématurément et l’entité se charge donc de leur donner une seconde chance. Pour nous raconter tout ça, nous aurons une petite intro, avec un gros texte défilant. Dommage, une véritable intro aurait été vraiment sympa mais c’est déjà mieux que dans la plupart des jeux du genre où il n’y a simplement rien ! Dans les options nous pourrons lire la biographie de chaque perso mais entre nous, j’aurai préféré que cette espace mémoire serve à dévoiler la "skill list" de nos fighters, dont les manipulations sont loin d’être facile à trouver, ou alors à développer un peu la scénarisation. Or, à part les longues lignes de l’intro, il n’y aura aucun contenu entre les combats et la fin est véritablement pourrie ! Quand on pense à quel point on souffre pour la voir, croyez-moi, on est vraiment déçu du résultat. Eternal Champions (le jeu, pas l’entité) propose un sacré paquet d’options et de modes. Tout d’abord il prend en charge les pads 3 et 6 boutons, cependant allez savoir pourquoi, c'est très compliqué de configurer ses touches. Une hérésie pour un jeu de combats pas vrai ? Question modes de jeu, nous avons les habituels versus, un sympathique mode entrainement (divisé en plusieurs sous-modes : versus fight, épreuves de réflexes…), la Battle Room (pour des combats configurables) ainsi qu’un sympathique mode training, où on pourra choisir son personnage, son opposant, diverses options, la vitesse du jeu, la difficulté… bref tout. Si évidemment un jeu de combats est destiné à être joué à 2, il est clair que le solo n’a pas été oublié. Pour dire, on a même une option "Replay" pour observer ses matchs et dont j’ai été impressionné par l'efficacité et la précision.


C’est aussi en versus
C'est sûr, le design est assez particulier et ne plaira pas à tout le monde
qu’on pourra jouer sous 3 vitesses. Le mode normal, le slow et l’overdrive. Autant vous le dire de suite, les 2 vitesses supplémentaires sont vraiment inutiles ! A l’image de Street Fighter II Turbo et de sa vitesse aussi accélérée qu’absurde, l’overdrive nous donne un jeu qui perd tout réalisme et même, tout charme. A l'inverse, en mode slow le jeu est tellement lent, qu’on aura tout le temps s’emmerder ferme… Bref, jouez en mode normal ! Eternal Champions dispose de 9 persos jouables, plus le boss final, un boss qu’on ne pourra même pas jouer en versus ou via un code. Regrettable… De même, à l’heure où Street Fighter II’ et Turbo proposent 12 personnages jouables, et que Fatal Fury Special en propose 15, il est clair que le jeu de SEGA manque un peu de contenu. Les 9 fighters jouables ont en plus un design et des attaques spéciales qui vous feront vite penser à X-Men et à d’autres jeux (par exemple Blade ressemble beaucoup à Cyclope, Slash rappelle Blanka et Larcen parait directement repris de Dick Tracy). En un sens ce n’est pas désagréable, cependant ce design un poil décalé, n’est pas aussi aguicheur que dans certaines productions d’SNK par exemple. Ajoutons à ça que la jouabilité n’est pas top niveau. Les coups spéciaux ne sont pas faciles à sortir, et les manipulations auraient gagnées à être vraiment plus simples, plus accessibles. Un icone de ying/yang trône à côté de la barre de vie. Cette représentation symbolique est divisée en 4 morceaux et chaque coup spécial en "consommera" plus ou moins, évitant ainsi les exagérations de certains, qui se planquent dans un coin et balancent des hadoken à la chaine, telle une mitrailleuse à boules de feu, sans skill et peureuse (j’ai des noms, j’ai des noms ^^). De même, on peut affaiblir son adversaire grâce à des provocations, oui exactement comme dans Art of Fighting. Et puis, si la hitbox est assez bien gérée, parfois elle laisse passer les coups de l’adversaire, au détriment des nôtres. Ca peut être rageant et c’est ainsi qu’on comprend assez vite qu’Eternal Champions n’a pas le côté « carré » d’un Fatal Fury 2 ou d’un Street Fighter II (oui encore lui, je rappelle qu'à l'époque, c'était la référence absolue !). Le jeu dispose également d’une fatalité, qui n’est pas liée au personnage mais au décor (une variante de ce que propose Mortal Kombat donc). Ainsi vous l’aurez compris, SEGA s’est beaucoup inspiré des hits concurrents et des plus grands noms de la baston.


Maintenant il faut
Le mode Contest (solo) assume un énorme foutage-de-gueule au niveau de la dfficulté et encore, ce n'est rien à côté du boss final >:(
absolument évoquer le plus gros défaut du jeu : son mode tournoi, jouable en solo, appelé ici Contest (qu'on traduit en français par compétition). En effet, entre les petits soucis de hitbox et de jouabilité, plus une IA qui ne lâche rien, autant vous le dire, le solo est d’une difficulté cauchemardesque !! Rien qu’arriver à battre le premier adversaire est une épreuve en soi, c’est dire le niveau. Mais ce n’est pas tout : le boss final est une horreur ! En effet, eternal champion (l’entité cette fois… décidément, ils auraient pu lui trouver un autre nom) devra être battu jusqu’au bout (pas de double KO et le temps n'est plus limité) et le bougre prend 5 formes d’affilé ! En somme, vous devrez le mettre à terre 5 fois d'affilé ! Et le pire, c’est que si vous trouviez les autres adversaires déjà durs à battre, lui est carrément impossible !! C’est vraiment abusif et complètement débile de faire un jeu aussi dur ! Ainsi Eternal Champions (le jeu) perd une grosse partie du capital sympathie qu’on aurait pu (notez le conditionnel) avoir pour lui. En fait ce jeu s’adresse à celles et ceux qui ont fini Mortal Kombat 3 en mode Hard (et croyez-moi, ils ne doivent pas être nombreux !) et qui veulent un challenge encore plus corsé ! Car l’erreur de SEGA, c’est qu’en plus de nous embrouiller sur la config' des touches, on ne peut (dans ce mode Contest) ni configurer son temps, ni le nombre de rounds à gagner, ni la difficulté ! Et oui, le studio nippon se tire donc volontairement une balle dans le pied, faisant de son mode solo le pire qui existe sur Mega Drive !


Techniquement par contre,
Les graphismes sont d'un excellent niveau : jolis décors, bonne animation, persos de grande taille...
nous sommes en présence d’un jeu très bien maitrisé. Avec sa grosse cartouche de 24Mb (comme Street Fighter II’ Champion Edition), les persos ont une bonne taille (environ la moitié de l’écran) et sont plutôt bien animés. Les collisions sont bien gérées et les décors sont dans la plupart des cas, vraiment beaux (seuls les niveaux de training et de Larcen sont moches). Certains posent même quelques effets graphiques (distorsions, parallaxes en rotation) assez réussis. Certes le jeu est un peu granuleux, mais on est loin d’un Batman Returns où on a l’impression que du sable a été jeté sur l’écran. Il parait que cet "effet de grain" était appliqué afin d'afficher plus de couleurs (la Mega Drive étant assez limitée sur ce plan-là), cependant, c’est un faux sujet. En effet, en regardant des jeux comme Sonic, Wonder Boy V, Thunder Force IV ou Streets of Rage 2, on voit bien que sur Mega Drive aussi, quand on veut, on peut ! Et soyons clair, Eternal Champions impressionne, car les couleurs sont plutôt bien choisies, les persos sont détaillés, les décors sont fouillés et très rarement statiques. Une belle performance. Après sur le sujet du design, c'est une autre histoire… ce sera plus une affaire de gout. Enfin la partie sonore nous distille des musiques… comment dire… sans inspiration. La qualité n’est pas mauvaise mais franchement, passer après les musiques de Streets of Rage 2 ou celle de Street Fighter II, qui offre d'un côté la meilleure qualité possible, et de l'autre des mélodies de folie, évidemment ça fait mal. Autant dire qu'ici vous n’aurez jamais le moindre souffle épique. Seules quelques sonorités (comme dans les menus ou lors de l’intro) s’en sortent correctement mais le reste est assez infâme, insipide bref… sans inspiration (je vous l’avais bien dit). Les voix digits sont par contre de qualité mais restent assez rares. Le résultat, plutôt positif, c’est que le son ne se coupe pas. Une bonne chose d’autant que les bruitages sont directement repris de Street Fighter II version Super Nintendo. Non, je ne vous raconte pas des cracks, croyez-moi sur parole, vérifiez si besoin, mais ce sont bien les extraordinaires bruitages de ce jeu-là, qui se retrouvent dans Eternal Champions ! La grande classe car du coup ça claque à fond, ce que Street Fighter II’ version Mega Drive, n’a pas réussi à faire. Un comble pas vrai ?



Eternal Champions Note
est un jeu qui aura reçu un énorme battage médiatique, venant d’un SEGA plus ambitieux que jamais pour sa 16bits. Avec ses 24 Megabits de ROM, il faut reconnaitre que le studio a bien bossé. En effet, malgré un design un peu étrange et qui ne fera pas l’unanimité, les personnages sont de bonne taille, ils sont bien animés et les décors sont travaillés. De même, nous avons de bonnes digitalisations et d’excellents bruitages. Il est clair que la Mega Drive est parfaitement exploitée, prouvant une fois de plus, que les problèmes de couleurs n’en sont pas vraiment. Cependant, Eternal Champions c’est aussi une jouabilité qui n’est pas 4 étoiles, seulement 9 persos jouables (et un boss final non déblocable), des musiques franchement passe-partout et un gameplay qui n’est pas aussi précis et carré que dans Street Fighter II. Street Fighter II qui était justement la cible principale de cette production, mais qui échoue sur beaucoup de facettes. Il faut dire que le hit de Capcom est si ciselé, si précis, qu’il est difficile de faire un jeu aussi bon (même SNK mettra longtemps avant d’atteindre un tel degré de perfection). Mais avec tous ses modes de jeux et son univers atypique, Eternal Champions avait de quoi séduire or SEGA a oublié que tout le monde ne jouait pas à 2. Même si c’est le but avoué de tout titre du genre, nous sommes en présence d’un solo (appelé ici Contest), qui est à proscrire absolument ! Sa difficulté est vraiment abusive, au même niveau qu’un Mortal Kombat 3 que peu ont dû finir. C’est vraiment n’importe quoi, d’autant plus qu’on ne peut pas (dans ce mode) choisir son niveau de difficulté. Oui, c’est complètement aberrant ! Maintenant si on joue en duo, Eternal Champions peut s’avérer très sympa à pratiquer. Enfin si ce titre peut concurrencer Mortal Kombat, il est clair qu’il ne fait pas le poids face à Street Fighter II’ Champion Edition (dont l'adaptation est assez excellente) et peu de temps après, sortirons les Fatal Fury 2 et Mortal Kombat II, qui sont autrement plus agréables à prendre en mains (et je ne parle même pas de Super Street Fighter II !!). Et tout le souci d'Eternal Champions est là : la Mega Drive était un support populaire qui a accueilli beaucoup de bons titres et c’est justement cette concurrence qui minimise les qualités du jeu de SEGA.



Les -

  • Coups spéciaux bizarres et difficiles à sortir
  • Boss final vraiment abusif et non jouable
  • Fin minable et trop peu "nominative"
  • Beaucoup trop difficile en solo !!
  • Slow et overdrive sans intérêt
  • Un design un peu particulier
  • Des musiques insipides
  • Peu de personnages
  • Les +

  • Des décors beaux, originaux et variés
  • Beaucoup de modes de jeu
  • Animations bien travaillées
  • Modélisations de qualité
  • Gros bruitages
  • Le Replay


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    Test réalisé par iiYama

    janvier 2014