Unreal Tournament III (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juillet 2008
Développeur : Epic Games
Editeur : Midway Games
Genre : FPS

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Unreal Engine III
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :
Multi-joueurs : LAN et online

Abréviations : UT3 - UTIII
Titre alternatif : Unreal Tournament 2007/2008
Prix au lancement : 55€
Score des ventes : 1.2 million (tous supports)


Aussi disponible sur :




Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Unreal Tournament III









Depuis 2004, on n'avait plus de nouvelle de la série des Unreal Tournament et pour cause, Epic nous préparait un violent retour en force. Il est vrai que depuis 3 ans la concurrence est acharnée, à grand coup de Battlefield ou de Quake Wars mais Epic compte bien retrouver sa place de numéro 1. Pour se faire, il s'en ait donné les moyens avec tout d'abord un nouveau moteur graphique, l'Unreal Engine III, qui est sans réfléchir l'un des plus efficace et des plus puissant moteur du moment (c'est pourquoi il est partout). Mais ce nouvel opus n'est pas seulement une superbe vitrine technologique afin de vendre la licence d'un moteur flexible au possible, c'est aussi un magnifique FPS qui se charge d'un gentillet mode solo et surtout, d'un énorme mode online très enrichi. Notez que c'est d'abord la version PC qui a vu le jour, fin 2007 (depuis quelques temps la tendance s'est plutôt inversée, avec des versions PC qui sortent après les versions consoles, à cause d'un piratage excessif), suivie 3 mois plus tard de la PS3. Quant à la version Xbox 360, elle sortira bonne dernière, encore 5 mois après. Il est d'ailleurs étonnant de voir que la version PS3 est sortie avant celle de sa concurrente, l'histoire nous ayant quasiment toujours démontrer l'inverse. Bref, ceux qui me connaissent le savent : les FPS oui, les FPS online non ! Et pourtant, comme dit le proverbe, il n'y a que les cons qui nechangent pas d'avis. Alors, me suis-je converti au genre ?


Développement scénaristique

Composé en 5 chapitres,
La mise en scène du mode solo est un peu légère. Par contre, bien que rares, les vidéos sont superbes
le scénario du mode solo est un prétexte à des combats en arènes contre des bots. C'est tout de même très sympa de la part d'Epic d'avoir pensé à ceux qui apprécie les modes solo, même si entre nous, la mise en scène est légère. En effet, si on recompte le tout, nous avons droit à 7 vidéos soit une par chapitres, une intro et une fin. C'est trop peu pour entrer totalement dans l'ambiance du jeu. Malgré tout, les vidéos ne manquent pas d'attrait. Basées sur le moteur 3D, elles affichent un rendu extra-ordinaire tant pour les modélisations que les décors. Pourvues d'une bonne dynamique, la mise en scène est sympa et pour un jeu multi, elles font office de sucreries. Car il faut bien comprendre qu'Unreal Tournament III ne doit pas être acheté pour son mode solo, son intérêt principal résidant bel et bien dans les modes online (multi-joueurs). D'ailleurs, il est agréable de pouvoir jouer le mode solo en partie privé contre des bots, en splitté ou sur le Net, les opposants étant alors gérés par des joueurs du monde entier. Bref, l'idée est louable mais un petit effort supplémentaire n'aurait pas été de trop afin de fournir un "vrai scénario", digne de ce nom, avec une vraie mise en scène, même si en l'état des choses, c'est déjà pas si mal...


Jouabilité & Gameplay

Avant d'entamer
Depuis UT2004, la série a eu le temps de mûrir et d'offrir tout ce dont les fans d'FPS multi peuvent avoir besoin
ce chapitre, je tiens à signaler que les jeux de ce type sont un peu débiles. Enfermés dans une arène plus ou moins vaste, une bande de zigotos allumés du casque s'entretuent pour la gloire. On ne peut être qu'un mec pour inventer un concept aussi con et restreint, et bien sûr, y jouer. Car aussi bête que ça puisse paraître, jouer un FPS comme F.E.A.R, même s'il ne fait pas dans la dentelle, c'est un tout autre état d'esprit puisqu'il y a une histoire, un contexte et puis on ne tue pas de "vrais gens" (même si ça reste virtuel). Ici c'est seulement de la boucherie gavée à la testostérone, des tueries inutiles. Mais s'ils y a des zozos pour jouer avec ce type jeux, c'est normal qu'ils y en aient d'autres pour les développer non ? C'est comme pour la musique : on vient gueuler que la plage musicale est de plus en plus minable mais on achète quand même les disques. C'est pas bien raisonnable tout ça. Bon maintenant que j'ai bien râlé, je vais commencer par m'excuser d'avoir traiter les joueurs de FPS online de cons car il faut bien reconnaître qu'avec un titre tel que celui-ci, le con que je suis à bien fini par s'y mettre. Unreal Tournament III propose 7 modes de jeu, online ou offline avec bots : deathmatch, deathmatch en équipe, capture de drapeau (CTF), capture de drapeau avec véhicules, duel et la capture de nodes aussi appelé Guerre. Pas besoin d'expliquer les autres modes mais je vais revenir sur le dernier, la capture de nodes. Le principe est presque simple : le clan bleu et le clan rouge s'affrontent pour conquérir les ressources de l'autre clan. Chacun possède un générateur principal (le core) qu'il faut détruire mais qui est protégé par les nodes alentours. En capturant les nodes, soit en les détruisant soit en les activant à sa couleur via les sphères (qui les convertissent instantanément), le core se retrouve à découvert et on a alors la possibilité de le détruire. Le premier à détruire le core adverse remporte la partie. Ça parait simple vu comme ça mais en réalité, c'est plus complexe qu'il n'y parait car il faut coordonner les troupes : le porteur de sphère doit être protégé, tout comme les nodes convertis, une équipe doit tenir position prêt de son core pour éviter qu'il soit attaqué et enfin, une équipe solide doit attaquer le core adverse lorsque ce dernier est à découvert. Les parties durent souvent des heures et sont parfois pénibles, surtout en solo, mais quel dynamisme ! Ajoutez à ça les autres modes de jeu, certes plus classiques mais non moins attrayants et croyez-moi, y'a de quoi faire. Et si on n'aime pas jouer online, aucun problème car les bots sont assez bien programmés pour ne pas avoir à faire à de véritables débiles, ce qui rend d'autant plus service au jeu en mode solo. Vous l'aurez compris, le gros atour de cette édition, ce sont les véhicules. On part du classique buggy pour arriver à des méchas gigantesques, en passant par les tanks, les engins volants ou les forteresses à haut pouvoir destructeur.


Il sera d'ailleurs
Les modes de jeu sont addictifs et la jouabilité est parfaitement calibrée
possible de capturer des véhicules ennemis lorsque le node le plus proche est à votre couleur ou mieux encore, en solo on peut piquer le véhicule d'un membre de son équipe, même s'il s'en sert ! Les véhicules sont destructibles et possèdent leur propre jauge d'énergie mais s'ils sont détruits et qu'on est encore dedans, c'est aussi synonyme de mort pour son conducteur. En parlant de ça, certains véhicules demandent plusieurs joueurs pour être manipulé (conduite, tourelles) alors qu'en solo, on fait tout, tout seul. Il faut enfin signaler que la plupart des véhicules tirent sur 360° et que leur vitesse est inversement proportionnelle à leur puissance. Mais les nouveautés ne s'arrêtent pas là puisque nous avons désormais à disposition un système d'ordres, un double-saut et même des mouvements rapides en pressant 2 fois la touche direction (fonctionne aussi sur les véhicules où 2 fois avant donne un coup de boost). Chaque personnage a aussi un hoverboard afin de se déplacer rapidement. C'est un avantage car parfois les cartes sont immenses mais en contre-partie, on est vulnérable puisqu'on ne peut pas se servir de ses armes. Puisqu'on en parle, la plupart des armes sont reprises de l'épisode 2004. Elles sont toutes géniales même si on aura toujours nos préférées. Autre nouveauté : nous avons aussi des téléporteurs façon PREY, afin de se déplacer plus rapidement d'un node capturé à son core. En mode solo/scénario, avant chaque mission on nous dévoile une carte des événements où on nous explique les objectifs et parfois, on peut faire un choix entre 2 missions. Pas de miracle pour autant, on se tapera les 2 quand même mais des bonus sont aussi à dénicher sous forme de carte à jouer. Rajouter 2 mercenaires à votre équipe ou infliger un handicap au camp adverse, sont autant de joyeusetés qui faciliteront le jeu, d'autant que sur la fin c'est carrément difficile. Dommage par contre que si la carte désigne parfois un continent différent, on se tape quand même la même map. C'est du coup peu crédible. En parlant de bonus à débloquer, certaines cartes ne seront accessibles qu'en finissant le solo, tout comme certaines équipes et/ou personnages, qu'il sera d'ailleurs possible de modifier (un peu) à son goût (pour le online seulement). En solo, on joue obligatoirement l'équipe des Humains. Jouable jusqu'à 8 ou 12 joueurs selon le niveau, le jeu possède pas moins de 14 maps accessibles de suite, auxquelles viennent s'ajouter 7 maps supplémentaires, débloquées par le solo. En fait la seule fausse note que j'ai relevé, c'est que parfois (en solo) l'IA alliée s'égare au point de vous rouler dessus (et donc de vous tuer) alors que vous portez par exemple le drapeau ennemi (en mode CTF). Mais ça reste tout de même assez rare, vos coéquipiers étant quand même assez "intelligents" pour vous couvrir lorsque vous en avez besoin ou en possession d'une sphère, ou vous prêter main-forte pour détruire le camp d'en face. Enfin je vous dirais que le mode solo vous fera vivre son scénario à travers tous les modes de jeu, modes qui sont bien expliqués (le premier niveau étant en plus une sorte de didacticiel) et que le jeu est très rapide mais sans exagération, ce qui le rend très nerveux, pulsé et fera de vous le nouveau professionnel du strafe (à moins que vous aimiez mourir...).


L'image

Véritablement brutal
Epic assène une énorme claque et c'est bien avec son jeu d'origine que l'Unreal Engine III dévoile tout son potentiel
au niveau de l'affichage sur un terme qualitatif, Unreal Tournament III n'inaugure pas son propre moteur graphique, car il fut la "propulsion" de pas mal de jeux sous licence, notamment Stranglehold, BlackSite Area 51, Medal of Honor : Airborne ou encore Bioshock. Cependant, aucun ne tient la comparaison car c'est bien avec Unreal Tournament III que l'Unreal Engine III dévoile tout son potentiel. Avec un excellent design futuriste qui sévit déjà sur Gears of War (aussi sous Unreal Engine III), les niveaux sont tout simplement somptueux et la modélisation est parfaite. Du jamais vu ! Ok les persos sont parfois un peu raides mais que de détails, c'est parfois photo-réaliste ! D'ailleurs, notre héros (Reaper, chef des Ronins, notre équipe en solo), n'est pas si éloigné de Marcus Fenix avec ses muscles gonflés à bloc, sa voix roque et son armure. Véritable bête de course depuis son apparition en 2006, l'Unreal Engine III assume toutes les tâches. Aussi comme dans Gears of War, les vidéos sont basées sur le moteur graphique et on retrouve d'ailleurs cette patte graphique assez similaire aux 2 jeux. Pour notre édition Xbox 360 (la dernière arrivée, je le rappelle), il n'y a pas grand chose à reprocher. Profitant d'un réel peaufinage dû à sa sortie très tardive, Epic était en plus accoutumé à la console suite à l'excellent Gears of War (cette fois d'abord paru sur console, puis adapté sur PC). Question moteur physique, exit le PhysX de la version PC, le moteur Novodex (intégré) reprend sa place et fait bien son boulot. Dommage par contre que rien ne soit destructible dans le décor, pas même un vulgaire panier ou une plaque de verre. C'est tout de même compréhensible afin de ne pas surcharger la bande passante de données inutiles en mode online. Disons que pour le solo, ça aurait été un plus. Mais ce moteur graphique est une merveille, que ce soit pour des textures splendides, une gestion faramineuse des ombres & lumières ou encore des décors encore jamais vus. Je suis resté ébahi devant un tel rendu et devant la magnificence de certains décors ! Autant dire qu'Epic a bien planché sur son sujet et son moteur, qui dans ce jeu, culmine un niveau rarement atteint.


Le son

Le son est
Le remixe du thème principal est superbe, les bruitages sont puissants
d'une qualité étonnante avec diverses voix ayant un bon sampling et proposant un doublage français très correct. Dommage par contre que les voix supplantent les vidéos (comme dans Gears of War), ce qui cause une désynchro labiale totalement abusée. On subit aussi quelques coupures des voix lors des pages de loadings, bien que là, ce ne soit pas très grave (juste gênant). Les bruitages par contre, sont tout bonnement parfaits. Violents à souhait, ils sont parfaitement en phase avec les armes utilisées. Sur le plan musical, les pistes proposées ont tendance à être effacées, en sourdines afin de ne pas couvrir les bruitages ou les dialogues. Elles sont pour la plupart très sympas même si on n'y prête guère attention. Par contre, celle du thème principal, un remix du thème originel, est vraiment excellent.


Note générale

Je sais qu'Unreal Tournament III n'est pas un vrai jeu solo, pour preuve son mode solo possède un scénario franchement léger, bien que la mise en scène via quelques vidéos, soit sympa. Le jeu prouve donc toute sa valeur sur le Net, via des modes online fabuleux. Jouabilité et gameplay aux petits oignons, son d'une grande qualité (en jeu), graphismes complètement énorme rappelant parfois l'excellent Gears of War, la fureur des combats, les nouveautés (ordres, hoverboard), la grande diversité des maps ou tout simplement, la richesse du jeu, en font un titre qui mérite ses lettres de noblesse. Encensé par la presse, je suis pour une fois d'accord et scande à l'unanimité la suprématie d'Unreal Tournament III sur les autres titres du genre. Je vais même vous dire mieux, je n'avais avant lui, jamais autant joué à un jeu online. Alors moi, un converti ? Et bien je réponds que dans ce cas précis... oui ! Quasi irréprochable sur tous les points, j'espère juste qu'au prochain épisode, Epic nous pondra un vrai mode solo digne de ce nom et non un multi offline avec bots et une vague mise en scène. Pourtant je garde une haute opinion de ce jeu car il est le premier à m'accaparer autant de temps devant ma télé pour des joutes en ligne. Du grand Art, un jeu comme on voit trop peu sur les vertes contrées de nos machines...



A savoir : cliquez pour ouvrir


Test réalisé par iiYama

janvier 2011