Command & Conquer Renegade (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 2002
Développeur : Westwood studios
Editeur : Electronic arts
Genre : FPS

Support : 2 CDs
Version testée : Française
Version logicielle : 1.037
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : W3D (Westwood 3D Engine)
Difficulté :
Multi-joueurs : 32 joueurs online
Abréviation : C&C renegade


Configuration recommandée :
CPU : 800Mhz
RAM : 128Mo (256Mo sous Win2000/XP)
VIDEO : type GeForce 2 avec 32Mo de VRam

Configuration de test :
CPU : AMD Athlon 64 X2 3800+
RAM : 2Go
VIDEO : GeForce 7900GS avec 256Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1280x1024 (4:3)
Niveau de détails :






Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Command & Conquer

Renegade






Quand on évoque Command & Conquer, on pense tout de suite à la saga des RTS si connus et si jubilatoires. D'un premier épisode déjà fort réussi à un Alerte Rouge rafraîchissant pour la série, en passant par un 3e opus qui explose tout, Command & Conquer est une licence prolifique. Toujours cantonné à la stratégie en temps réel, Westwood a une seule fois transgressé ses propres règles afin de nous faire voir cet univers futuriste à la première personne. Renegade est donc un FPS qui nous met dans la peau d'un commando et nous fait vivre les aventures du Tibérium sous un angle plus immersif. Une excellente idée en soi, qui ravira les fans mais pas forcément les amateurs de FPS...


Développement scénaristique

Rien de transcendant
Havoc dans toute sa splendeur, le regard plein d'intelligence
à ce niveau là. Tout le monde se souvient des commandos de Command & Conquer avec leurs phrases à la Rambo (et d'la main gauche !) ? Et bien ici vous incarnerez le capitaine Parker du GDI, un commando connu sous le nom de Havoc. Le Dr Moebius (ça vous rappelle quelque chose ?) ainsi que son équipe, à savoir les plus grands chercheurs qui travaillent sur le phénomène Tibérium, ont été enlevés par le NOD. C'est donc à Havoc de les retrouver sains et saufs. Au passage on en apprendra un peu plus sur l'univers de Command & Conquer et on découvrira une race de mutants, conséquence d’une exposition prolongée aux précieux cristaux verts et bleus (et oui, il y a du Tibérium bleu maintenant). Mutants qui mèneront leur propre rébellion, se retournant contre le NOD et vous, puisque vous serez au mauvais endroit au mauvais moment. Malheureusement la mise en scène n’est pas terrible, notamment à travers des vidéos crées à partir du moteur graphique, qui sont tout bonnement affreuses. Il faut ajouter à ça une intrigue pas vraiment passionnante et les 12 niveaux finiront par être un peu longs.


Jouabilité & Gameplay

Fini la stratégie
Westwood n'est pas un spécialiste des FPS et on s'en rend vite compte
place à un FPS bourrin ! Havoc a la finesse d'un rhinocéros lancé au galop et il sera difficile de l'arrêter. La panoplie d'armes est conséquente avec des pétoires plus ou moins réalistes (gattling) et d'autres assez farfelues (lanceur de concentré de Tibérium ou fusil laser). Bien sûr il reste les grands classiques du genre comme le sniper ou le fusil mitrailleur mais le vrai plaisir létal sera ailleurs : quel régal de poser une balise à proximité d'un bâtiment ennemi pour que le canon à ions finisse le travail (l'effet est d'ailleurs saisissant). En cours de jeu il n'y a rien d'exceptionnel pour un FPS hormis le fait de pouvoir piloter pas mal de véhicules. Passant en vue à la troisième personne on pourra, selon le niveau, prendre le contrôle de tourelle de défense, de char d'assaut, d’un tank mammouth ou encore d’un tank lance-flammes du NOD (car oui, on se servira aussi de véhicules ennemis). Le jeu propose un didacticiel très complet qui nous récapitule toutes les facettes du gameplay, en faisant en plus un bon résumé des bases de la série. On peut choisir de jouer en vue à la première personne (FPS) ou à la troisième personne (TPS), sachant que les 2 sont parfaitement jouables, avec comme on s’en doute diverses missions à accomplir : destruction (bases ennemis, véhicules, systèmes de défense) ou protection de PNJs. Il est d'ailleurs agréable qu'une carte, ou plutôt devrais-je dire un radar, soit mis à disposition afin de mieux repérer les objectifs principaux et secondaires. Par contre, il est dommage d'être forcé de prendre un commando du GDI, le NOD étant définitivement relégué au rang de méchant. L'alternance qui servait admirablement les RTS manque et c'est un peu regrettable. En plus, le jeu accumule les bugs. Entre autres exemples, les tirs ennemis traversent les portes, Havoc est incapable de sauter par dessus un muret de 50cm de haut ou encore un char est stoppé net par un simple barbelé. Pas très réaliste tout ça, mais il y a pire. Il faut voir avec quelle débilité est gérée l'IA. Parfois un ennemi vous passera à côté sans vous voir et d'autres se laisseront tirer dessus sans bouger. Mais le pire niveau est sans doute le dernier, celui où on doit sauver Moebius du complexe du NOD. Ce passage est un enfer tant la connerie n'a plus de limite ! Ce gros con de Moebius (Bac+43 je rappelle) se fera un plaisir de passer sous le feu nourri de votre canon alors que le but est de le protéger ou pire encore, il ira se fourrer au milieu des troupes ennemies, histoire de se faire dessouder pénard !! C'est un véritable enfer cette mission parce que ce débile profond crève forcément toutes les 3 minutes et qu'il faut recommencer. En plus il n'y a pas de quick-save, ni de quick-load, pour ça il faut passer par le menu, ce qui est pénalisant pour le dynamisme et le confort d'utilisation. Heureusement pour Renegade, l'action est assez intense, ces défauts n'étant pas trop (je dis bien "pas trop") pénalisants. Mais bon les patches n'arrangeant rien, et c'est quand même dommage.


L'image

L'image est
Le moteur graphique n'est pas mauvais mais le résultat oscille entre le "pas mal" et le franchement "bof-bof"
assez contradictoire. D'un côté on a de magnifiques décors extérieurs aux textures travaillées, d'un autre on a des modélisations effroyables qui desservent les passages scénaristiques (vidéos comme cut-scènes) et des décors intérieurs peu recherchés et répétitifs. Il faut ajouter à la plaidoirie qu'il n'y a aucune synchro voix/lèvres (à ce niveau-là c'est du jamais vu étant donné que souvent la voix est finie depuis plusieurs secondes et le type mime encore parler) et que tous les sprites accusent un certain cubisme. Mais en faveur du jeu, il faut reconnaître que l'univers de Command & Conquer est attrayant, Westwood ayant tout reprit de l'opus original : les ingénieurs, les commandos, les bâtiments (raffinerie, centrale, caserne) et même les véhicules. C'est un régal de pouvoir "toucher" tout ce qui faisait la magie du jeu de 1995. Le design futuriste est agréable, les traces d'impact sont réalistes, certains passages sont vraiment beaux et paradoxalement, on ne gardera pas un souvenir impérissable du jeu, la faute à une ambiance un peu plan-plan qui manque de piquant et d'ingéniosité.


Le son

Si certaines
Doublage et bruitages corrects mais musiques minables
voix ne vont clairement pas à certains PNJs (comme un vieux résistant qui a une voix d'ado pré-pubère), il n'y aura pas grand chose à regretter d'un doublage de bonne facture. On retrouve en plus quelques phrases cultes du style : "des renforts sont arrivés ou notre base est attaquée". Les bruitages aussi ont étés bien travaillés, tant pour les armes, que pour les explosions qui rendent l'ambiance un peu "front de guerre", que plus immersives. Hélas, une fois de plus tout n'est pas rose et côté musical le bas-blesse. Si les fans seront heureux de trouver quelques discrets remixes du Command & Conquer original, on regrette fortement que la plage musicale soit si médiocre. Avec des titres Electro qui ne collent pas du tout à l'ambiance ou des tracks réalisés à la presse hydraulique plus laids encore, je suis déçu de ne pas retrouver cette formidable bande-son qui a animé le RTS de 95.


Note générale

Havoc est aussi fin que Duke Nukem, c'est le moins qu'on puisse dire ! Plutôt bourrin, la seule subtilité du jeu passera dans le contrôle des divers véhicules, qui varient la routine de l'aventure proposée et sont parfois excellent en terme de plaisir, conséquence d'un pouvoir de destruction élevé. Il est aussi très agréable, notamment pour les fans de la première heure, de voir que tout ce qui faisait le charme de Command & Conquer a été repris : des voix en passant par le design des bâtiments ou des ennemis, tout est immédiatement reconnaissable pour l'initié. Mais si Command & Conquer Renegade n'a pas eu une note plus élevée, c'est à cause de problèmes assez pénibles qui finiront forcément par vous gonfler à un moment ou à un autre : une IA débile, des pics de difficulté bien chiants, des problèmes de réglages au niveau du gameplay ou encore des musiques assez pourries et pas vraiment dans l'ambiance du jeu (le Rock aurait été préférable), c'est autant de petites choses qui vous rebuteront. Ceci dit, j'admets que pour le fan de Command & Conquer, l'intérêt de ce Renegade semble plus élevé que pour le simple amateur de FPS. Pour ma part, et malgré une liste de défauts assez conséquente, j'ai trouvé l'expérience assez concluante. C'est loin d'être le meilleur FPS de son époque (cependant, il est déjà meilleur que Die Hard), Aliens vs Predator 2 ou Return to Castle Wolfenstein étant de bien meilleurs candidats. Mais voir l'univers si particulier de Command & Conquer sous un angle plus immersif et avec une action plus brutale, peut vous apporter une bonne dose de réjouissance et de fun. Etant donné que Westwood n'a pas rééditer l'expérience, Renegade est en plus le seul Command & Conquer en version FPS. A vous d’en profiter si le cœur vous en dit.


Test réalisé par iiYama

décembre 2007