Duke Nukem 3D (PC)

 







Duke Nukem 3D (1996)
Développement scénaristique
Jouabilité & GamePlay
L'image
Le son
Note générale

Duke Nukem 3D Hi-Res Pack (2005)
Développement scénaristique
Jouabilité & GamePlay
L'image
Le son
Note générale


Sortie de Duke Nukem 3D : 1996
Sortie du Hi-Res pack : 2005
Développeur : 3D Realms
Editeur : 3D Realms
Genre : FPS

Support : 1CD + Hi-Res pack à télécharger (200Mo)
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US
Moteur graphique : Build Engine
Difficulté :
Abréviation : Duke Nukem Hi-Res pack
Titre alternatif : Duke Nukem 3D Total Meltdown

Configuration recommandée (Hi-Res Pack) :
CPU : 800Mhz
RAM : 128Mo
VIDEO : type GeForce 2MX

Configuration de test :
CPU : AMD Athlon 64 X2 3800+
RAM : 2Go
VIDEO : GeForce 7900GS avec 256Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1280x1024 (4:3)
Niveau de détails :

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Duke Nukem 3D

High-Resolution Pack


J'ai découvert
3 ans après DOOM, Duke Nukem 3D faisait sa révolution
Duke Nukem lorsque j'avais mon vieux PC (K6-II 300Mhz) qui tournait sous Windows 95. Adepte de DOOM, j'avais bien accroché mais la perte de vue fut rapide car au passage à Windows XP, Duke fonctionnant sous DOS, il m'était plus difficile d'y rejouer. Mais c'était sans faire quelques fouilles archéologiques et aujourd'hui, je retrouve Duke Nukem 3D dans son intégralité sous un habillage estampillé "High Resolution" du plus bel effet. On peut toujours jouer à l'ancienne version (textures affreuses et sprites en 2D), il y a 3 modes de jeu, des maps amateurs et les babes répondent toujours présentes. Dans ce test j'évoque donc les 2 aspects du jeu (notes comprises) : sous sa forme classique et sous sa robe haute-définition, qui n'apporte finalement qu'un habillage, une robe plus clémente pour nos yeux. En fait, le scénario se résume à peau de chagrin. Pas d'intro, pas d'explication scénaristique (juste un texte), on devine simplement que le monde est envahi par toutes sortes d'aliens belliqueux armés jusqu'aux dents et qui kidnappent nos femmes. Et là je me lève et dresse mon poing : "mes frères mâles, soyons unis et défendons nos femelles en détresse". Il y 4 scénarios principaux (3 pour le Duke Nukem 3D normal) ainsi que des maps amateurs (ou des maps de développeurs qui ne furent pas incluses au jeu) proposant plus de 30 niveaux originaux, souvent très difficiles (souvent c'est de simples affrontement contre des boss). Sympa lorsqu'on a fait le tour complet du jeu et qu'on en veut encore. De toute façon, à cette époque les FPS scénarisés n'existaient pas encore puisque le mouvement fut lancé par Half-Life en 1998. Dés sa première version, Duke Nukem 3D (qui fait suite à Duke Nukem II) fut divisé en 3 chapitres :

  • Meltown : c’est le niveau culte que tout le monde connaît et qui commence sur le toit d'un immeuble. Pas vraiment long mais tout de même un peu tortueux sur la fin, c'est un vrai moment de blast et d'originalité à savourer devant son PC. L'histoire se déroule à Los Angeles, lorsque Duke se fait shooter son vaisseau alors qu'il rentrait pénard.
  • Lunar Apocalypse : il se rapproche un peu de DOOM avec son ambiance futuriste. Ayant compris que le gros méchant se trouvait sur la lune, Duke a pris un téléporteur pour s'y rendre. On retrouve d'abord sur une station spatiale immense où la vermine grouille. On trouvera sur son passage des oeufs et des "face hugger" largement pompé du film Alien. On trouve également quelques nouvelles armes et le même bon gros fun que Meltown. Intéressant, varié et plus hi-tech, j'ai bien aimé ce chapitre.
  • Shrapnel City : c’est sans doute le chapitre le plus court. Peu d'originalités, les armes sont reprises du Lunar Apocalypse (pas une seule n'est nouvelle) et on doit nettoyer Los Angeles, qui s'est faite envahir pendant qu'on gambadait sur la lune. Les niveaux y sont plus courts et peut-être même un peu moins originaux mais ça reste du bon Duke quand même.

  • Niveau gameplay,
    Le gameplay bourrin de Duke 3D vieillit mais reste très agréable
    c'est là que Duke Nukem 3D prend toutes ses lettres de noblesse. Les joueurs de l'époque se gavaient de DOOM et autre Quake, autrement plus basiques et lorsque Mister Nukem débarque, c'est le coup de pied dans la fourmilière. Pas besoin de préciser que le contrôle au couple clavier/souris est parfait, passons directement aux détails. Le concept, comme dans tout FPS, est à la base assez simple. Vous jouez en vue subjective et dégommez tout ce qui bouge (attention aux filles quand même, elles y sont pour rien). Vous devez trouver des cartes d'accès afin d'ouvrir certaines portes et pas mal d'interrupteurs seront à enclencher pour libérer le passage. Il y a 10 armes disponibles allant du simple flingue au lance-roquettes (efficace celui-là !). Petit détail assez rigolo, on peut interagir avec les danseuses, en leur donnant du fric (en général elles vous montrent leurs nénés). Il y a aussi beaucoup de pièces et autres passages secrets. On peut tirer sur des bombonnes de gaz pour tout faire péter ou pour éventrer certains murs friables. Je sais, dans DOOM aussi. Mais la vraie grosse nouveauté c'est le jetpack. Pas facile de le trouver, il se révèle être un outil de qualité. Grâce à lui on peut voler librement, trouver des armes cachées ou plus simplement, finir un niveau plus vite. Attention tout de même à la chute car le jetpack, comme le scubagear (bouteille à oxygène et masque pour les phases sous-marines) sont limités dans la durée. Dernier objet original : le holoduke. Le principe est simple, c'est un hologramme de notre héros bodybuildé et les ennemis, grands couillons de leur état, tireront sur l'holoduke plutôt que vous. Sympa même si ça reste un gadget. Comme tout FPS qui se respecte, Duke Nukem est un jeu assez difficile. Arriver à finir les derniers niveaux relève de la grande stratégie et tuer le boss final est quasiment impossible sans les cheat-codes (heureusement la première moitié du jeu est plus abordable). Enfin, il y a même une vue extérieure pour jouer façon TPS mais bon, c'est un FPS pas un Tomb Raider. Duke Nukem 3D, dans sa version originale de 96, fonctionnait de la même manière que DOOM. En somme le processeur principal gérait à lui seul toute la 3D (il n’y avait pas de cartes accélératrices à l’époque) et les sprites étaient en 2D. Le résultat était donc très proche du jeu d’id Software même si le design façon Duke changeait quand même agréablement la donne. Le moteur Build Engine offrait un rendu pixellisé de près mais un détail assez étonnant à moyenne et longue distance. Certains trouvaient même le jeu plus beau que DOOM... entre nous je trouve les 2 graphismes assez similaires en terme technique, c'est juste que Duke Nukem 3D est plus innovant avec par exemple, quelques objets destructibles et un moteur graphique globalement plus malléable.


    Le Hi-Res Pack est
    Duke est le premier héros de FPS à parler ! Une belle évolution à l'époque
    quant à lui sorti en 2005 et il faut dire à cette époque-là, les blockbusters étaient déjà nombreux sur PC : No One Lives Forever 2, AvP 2, DOOM 3, F.E.A.R, Far Cry et même Half-life², c'est dire. Donc le résultat est incomparable avec les jeux de la même époque, mais il faut quand même avouer que la nouvelle robe est bien plus esthétique que l'ancienne. Les sprites ont étés retranscrits en 3D (sauf le big boss et quelques détails ça et là, qui sont restés en 2D) ce qui apporte une certaine crédibilité contemporaine et un aspect graphique qui use nos cartes 3D sous OpenGL. Si l'atmosphère culte du jeu est magnifiquement retranscrite, le tout a quand même prit de la bouteille. Mais soyons honnêtes frères adorateurs de Doom-like, Duke reste Duke et finalement, c'est loin d'être moche, bien au contraire. Quant aux babes, elles sont encore plus belles et plus dénudées que dans l'original. Le moteur 3D remonte à Matusalem, il est donc clair qu'avec la moindre configuration actuelle, il n'y aura aucun problème pour le faire tourner. Avec un Pentium III 800Mhz et une GeForce 2Mx, vous arriverez à faire tourner la bête en 1024x768 tous détails à fond (mais qui a encore un PC aussi vieux). Pour ce qui est du jeu lui-même, l'animation n'est pas un must du genre. Les divers ennemis sont animés à l'arrache bien qu'un effort ai été fourni de la part de 3D Realms pour corriger un max de bugs et affiner le manque d'images/seconde des mouvements ennemis. Enfin, le scrolling est souvent trop rapide ce qui oblige aux joueurs "normaux" d'avancer en mode -marche- et non -courir-. Ensuite, qu’on parle de la version originale ou de la version HD, les musiques sont au format MIDI. Il est clair qu'avec une bonne carte son, la qualité sera au rendez-vous, dans le cas contraire, ça risque de vous écorcher les oreilles. Dans le meilleur des cas, les sonorités alternant rock et ambiance, nous plongent dans un univers glauque et rythmé. Duke y va toujours de sa petite phrase afin d'égayer un peu nos chers haut-parleurs. A base de "come get some", de "let's rock" ou de "where is it ?", le son n'est pas monotone et notre héros possède une verve peu commune pour un jeu de 96 (dans DOOM pour en revenir à lui, le héros est muet).


    Par contre de nos jours,
    La mise à jour a fait le plus grand bien au jeu même si aujourd'hui, il n'y a plus rien d'exceptionnel
    on trouvera les musiques laconiques, très répétitives et finalement, sacrément banales. Question de génération je suppose. Quant aux bruitages, ils commencent à sérieusement vieillir. Il faut dire que si cet aspect de la réalisation était presque parfait à la sortie du jeu original, il aurait été de bon gout que le Hi-Res Pack modifie également le son. Avec des musiques au format Mp3 par exemple et des bruitages revus, la vestusté de l'aspect graphique serait mieux passé, au lieu de le confirmer. Malgré tout, les explosions donnent bien et le pompe comme le flingue, sont efficaces. Les autres pétoires sont à côté, nettement moins dynamiques. 3D Realms fait durer le suspense Duke Nukem Forever depuis 1997, à tel point que les fans commencent à parler de vaporware (jeu qui ne sortira jamais). Pour prouver la bonne foi et l'amour de son héros, avec ce Hi-Res Pack, 3D Realms offre un joli cadeau. Vous pouvez télécharger le package via Internet à cette adresse si vous avez déjà le jeu original (il s'installe comme un add-on) ou alors trouver le tout dans le commerce. Alors que tout le monde croyait 3D Realms mort, lors de l'été 2005 est sorti le génial PREY. Tous espèrent à présent que Duke Nukem Forever sortira bientôt. Pour en revenir à notre bon vieux Duke Nukem, je dois avouer m'être particulièrement amuser. J'ai seulement 4 petits regrets : trop rapide (il vaut mieux marcher parce qu'en mode -run- c'est injouable), les ennemis ne sont pas assez diversifiés (seulement 6 ennemis en tout), c'est trop difficile par moment (heureusement les quick-saves aident bien) et il subsiste quelques problèmes de réglages (il faut parfois insister plusieurs coups pour activer un simple interrupteur). Sinon retrouver les porcs de la vieille ville, les babes qui dansent, l'ambiance sulfureuse du jeu (mais pas flippante, je tiens à le signaler), de nouvelles maps, 3 scénarios/chapitres bien distincts, des armes destructrices et un gameplay novateur (pour l'époque), Duke Nukem m'a fait retourner à une belle époque de ma vie. Quant à Duke Nukem 3D Hi-Res Pack, c'est un bon moyen de retrouver ce mythique FPS des années 90, même si c'est vrai que face à une concurrence déchaînée sur PC, il ne fera pas le poids de la comparaison. Mais sachez que Duke Nukem jouit d'une ambiance unique et imparable qui fait de lui ce qu'il est : un monument du jeu vidéo.


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    Test réalisé par iiYama

    septembre 2006 (mise à jour : juin 2010)