Command & Conquer 3 (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mai 2007
Développeur : Electronic Arts
Editeur : Electronic Arts
Genre : stratégie temps réel (STR/RTS)

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 2Mo (saves)
Moteur graphique : SAGE Engine
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :
Multi-joueurs : 4 joueurs online

Abréviation : C&C3
Titre alternatif : Command & Conquer : Tiberium Wars (US)
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 1 Million (tous supports)


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Command & Conquer 3

Les Guerres du Tiberium






Command & Conquer, le tout premier épisode d'une longue série débutée en 1995, est pour moi l'un des meilleurs jeux de stratégie auquel j'ai joué. Son ambiance, sa prise en mains si simple, son action débridée... c'est un régal. Et il est vrai que depuis 13 ans, il est sorti pas mal de suites à ce titre culte, des séquelles ou des spin-offs plus moins marquants comme la parallèle Alerte Rouge. Mais tapis dans mon coin comme un enfant puni, j'attendais le jour où Electronic Arts (Westwood, le créateur original ayant été racheté par eux en 1998) nous sortirait une vraie suite et nous mettrait une grosse claque comme à l'époque. Faut dire que depuis le premier opus, la concurrence est rude même si à y regarder de plus près, les Warcraft et autres Ages of Empire sont assez loin de l'ambiance futuriste de celui-ci (il y aurait bien Star Craft mais je suis comme tout le monde, j'attends encore que l'épisode 2 daigne voir le jour). Ainsi naquît ce qui est pour moi une pièce maitresse sur PC : Command & Conquer 3. Un troisième et monumental épisode qui ouvre son gameplay au plus grand nombre (on est loin de l'élitisme d'un Supreme Commander) tout en proposant une foultitude de nouveautés ainsi qu'une réalisation énorme. Passant directement à l'épisode 3 (puisqu'il n'y a pas eu de vrai Command & Conquer 2), ce n'est que 2 mois plus tard que le fabuleux titre de EA, qui ne démérite pas son 17/20, voit le jour sur Xbox 360. Et en 5 minutes, j'ai vite déchanter...


Développement scénaristique

Scénario : cliquez pour ouvrir

Toujours un peu bidon,
La qualité des vidéos est remarquable mais ils ne peuvent pas s'en empêcher, faut toujours qu'elles soient kitch :)
le scénario n'est que prétexte à la guerre entre le GDI et le NOD. Quoique, Electronic Arts nous a cette fois gratifié d'une nouvelle faction : les aliens. Connus sous le nom de Scrins, ils sont vicieux, puissants (trop peut-être) et nous changent de cette éternelle guerre entre les communautés terrestres. En jouant le GDI, on affrontera le NOD sur la moitié du mode scénario, l'autre moitié étant consacrée à combattre l'invasion extra-terrestre. Bien sûr les rebondissements vont bon train et selon vos choix, il y aura plusieurs fins possibles. Pas la peine de préciser donc que le scénario est un peu vu et revu mais qu'il fonctionne encore. Il est d'ailleurs très sympa d'avoir des fiches détaillées sur tout ce qu'on détruit et sur les personnages. La moindre tourelle, le moindre truc inédit et on pourra accéder à son descriptif. Ce n'est certes pas le bon chapitre pour en parler mais autant dire que celui ou celle qui s'investira à fond dans ce jeu y passera de longues heures tant il y a à jouer et à se documenter. Et puisqu'on vient de parler du fond, évoquons la forme. On retrouve comme d'habitude des vidéos bien cheap comme on aime (une parcelle récurrente de la série) avec cette fois des acteurs plus ou moins connus qui font leur boulot du mieux qu'ils peuvent. On retrouve donc Joe Kucan qui joue Kane, celui-là même qui tenait déjà le rôle en 1995, ensuite il y a Michael Ironside qui est un acteur très connu qui prête souvent sa voix et qui a notamment joué dans Starship Troopers, Total Recall ou Crime + Punishment (ici il joue le général du GDI) et il y a aussi Tricia Helfer qui joue dans Battlestar Galactica ou Supernatural. On trouve aussi Josh Holloway, le bad boy de la série LOST, Billy Dee Williams qui joue Lando Calrissian de Star Wars V et enfin Shauntay Hinton. J'ai aussi un petit faible pour Jennifer Morrison et Grace Park, qui sont particulièrement mignonnes. Donc avec tout ça, difficile de se tromper et pourtant, le jeu n'arrive pas à nous sortir des vidéos vraiment prenantes, sans doute à cause de décors très sombres qui cachent un peu la misère du studio (beaucoup de scènes sont aussi tournées sur fond vert). Mais lorsqu'on joue à un C&C, on paye aussi pour ça. Enfin il y a aussi quelques vidéos en images de synthèses, histoire de nous dévoiler quelques facettes du jeu comme les aliens. Au final c'est kitch et un peu maigre il faut le dire, mais déjà suffisant car ça fait le boulot.




Jouabilité & Gameplay

C'est ici que
Après avoir difficilement bouclé les scénarios du NOD et du GDI, vous pourrez jouer les Scrins
Command & Conquer 3 apporte le plus de nouveautés avec tout d'abord un rendu visuel tout en 3D qui a permit 2 actions principales : zoomer/dézoomer sur l'action (avec le stick droit) et faire pivoter la caméra sur 360°. Ainsi on ne se plaindra jamais d'avoir un mauvais angle de vue. Au début on peut comme toujours jouer le NOD ou le GDI et une fois ces 2 campagnes réussies, vous débloquerez la campagne des Scrins (les aliens), qui est malheureusement très courte (4 missions). On a donc 3 scénarios à la difficulté titanesque pour une durée de vie qui dépasse facilement les 20 heures (chaque niveau dure en moyenne une heure). Et croyez-moi, vous trouverez-là le pire défaut du titre car si on trouve toujours le moyen de tricher sur PC, sur console il en est tout autre. Pas très faiplay, le jeu nous écrase en bien moins de temps qu'il en faut pour construire ses troupes, ce qui rend le moindre niveau très long et épuisant. Qu'on y aille bourrin avec des milliers de soldats ou finement avec une équipe de commandos, on se fera toujours broyer. Déjà difficile contre le camp adverse, dés que débarquent les aliens ça devient n'importe quoi et on dure en moyenne 10 minutes. Faut dire que nos petits gars ne sont pas bien résistants. Pour reprendre dans le détail, plutôt que de faire soldat par soldat, on "créera" cette fois unité par unité (ce qui représente entre 2 et 6 soldats selon la faction). Pratique pour se constituer rapidement une armée d'autant qu'on peut "commander" toute une liste de soldats. En effet, il suffit de sélectionner plusieurs fois l'icône de l'unité voulue, pour qu'il s'en fabrique à la chaine, à hauteur de nos finances bien sûr. Car une fois de plus, la récolte de Tiberium permettra de se faire de l'argent et c'est cet argent qui vous permettra d'agencer votre base, de créer vos soldats et vos véhicules. Il est d'ailleurs très agréable de voir que certains véhicules sont plus efficaces lorsqu'on y incorpore quelques soldats. Par exemple, si on a un VBT, il suffit de le remplir de grenadiers qui pourront quand même lancer leurs projectiles une fois à l'intérieur et qui seront protéger par le blindage. Et le jeu est rempli de ces petites choses qui le rendent plus complet et stratégique. Par exemple si dans le menu des actions (qui est un peu encombrant à mon gout) on choisit un corps d'armées, tous les gars du même type seront sélectionnés. Plus stratégique, on peut entrer dans certains bâtiments pour s'en servir de points de défense, on peut toujours capturer les bâtiments adverses pour les revendre ou avoir de nouvelles fonctions, il y a toujours la fabrication de véhicules roulants ou volants, et le choix de faire certaines missions secondaires. Si on ne peut pas échapper aux missions primaires, les missions secondaires sont à conseiller : par exemple libérer une base aérienne permet d'avoir ensuite un soutien par les airs. Avec tout ça on retrouve bien sûr les soldats habituels de chaque camp (grenadiers, mitrailleurs, lance-missiles, tank mammouth) avec toujours des lance-flammes (tanks ou mercenaires) bien sadiques et rageants, ainsi que la possibilité de leur insuffler une ligne de conduite.


Car nos bonhommes se
Le jeu est loin d'être agréable au pad
déplacent souvent vers l'ennemi, ils vont au contact, ce qui pourra rebuter dans un premier temps (ils vont généralement au casse-pipe) mais qui s'avérera compréhensible. Il est d'ailleurs à signaler que les troupes du GDI sont assez dociles, là où celles du NOD n'en font souvent qu'à leur tête. En fait, on a 4 types principaux de comportement dont un mode agressif et un défensif. Y'a de l'idée. Avec tout ça, nos hommes peuvent prendre du galon (ainsi ils sont plus puissants, plus efficaces), on peut les soigner (ou réparer les véhicules endommagés) et on retrouve avec plaisir quelques missions commando toujours aussi "Ramboesque" (et d'la main gauche ! :). Personnellement, je joue sur le surnombre pour l'emporter mais chaque carte (qui ne sont que moyennement grandes) possèdent plusieurs types d'approches et autant de façon de faire. Et puis lorsqu'on n'a pas de base, on est bien obligé de la jouer plus finement sous peine de se faire exterminer en un rien de temps. En parlant de base, on retrouvera bien sûr une partie du charme de la licence avec la construction d'un complexe plus ou moins fonctionnel, bien gardé ou les deux. Il est d'ailleurs difficile de garder sa base intacte tant les systèmes de défense sont un peu pourris (le temps qu'elle dégomme un tank, la tourelle se fait détruire avant, laissant le champ libre à l'ennemi de démolir quelques édifices). Centrale électrique, aérodrome, usine de fabrication de véhicules, liaison satellite (pour déverrouiller la carte et les attaques air-sol) et bien sûr les fameuses casernes. Il est aussi bien sympa que pour placer un bâtiment on ne soit plus obligé de le coller à une autre bâtisse sous peine qu'il ne soit pas alimenté. En fait tout est géré par zones, c'est bien mieux ainsi. Bien sûr on retrouvera la fameuse carte des événements où sont menées les guerres (Etats-Unis, Australie, Amérique du Sud et Europe) avec un briefing et tout un tas de données qu'on ne lit généralement pas. Le jeu ne comporte que 4 modes : NOD, GDI, Tuto et Scrins (à débloquer). C'est évidemment plus limité que sur PC mais vous allez voir, il n'y a pas que ça qui a souffert du portage. Si Command & Conquer 3 est l'exemple type de jeu à la prise en mains parfaitement calibrée, sachez qu'au pad il en est tout autre. En effet, Electronic Arts a cherché a simplifier les commandes mais c'est loupé ! On utilise les 2 sticks plus la croix, les sélections individuelles demandent de la patience et beaucoup de doigté car les développeurs ont eu le mauvais gout de rendre les sticks analogiques beaucoup trop sensibles. Résultat on se déplace vite sur la carte mais le tout est d'une imprécision à faire peur. L'interface a été revue par rapport au PC et elle est loin d'atteindre l'ergonomie de ce dernier. Hyper difficile, j'y reviens pas, on subit en plus un magnétisme du curseur sur la moindre troupe (même ennemie) ce qui s'avère vite pénible. Enfin, la Xbox 360 n'étant pas un PC, on est très limité quant aux nombre de troupes utilisables, ce qui gâche mes stratégies au nombre. Ainsi je peux répondre à cette question que certains se posent : non, les consoles ne sont toujours pas adaptées à ce genre de jeux...


L'image

Paru en 2007,
Le moteur graphique, nommé SAGE, s'accomode difficilement de la Xbox 360 (ralentissements, bugs...)
l'année où les FPS ont fleuris de toutes parts, je suis le premier à reconnaitre qu'à côté de certains monstres comme Gears of War, Lost Planet, Tomb Raider Anniversary ou Colin McRae DIRT, Command & Conquer 3 parait maigre et tient mal la comparaison, d'autant plus sur cette version. Il subsiste toujours ce fabuleux design qui décore les troupes, les véhicules et les bâtiments, ce qui confère au jeu une certaine ambiance, très futuriste et agréable. Les effets de fumées, les explosions à foison, cet atmosphère de chaos qui sévit par moment, sont bien retranscris mais le portage est plus sujet aux critiques qu'aux éloges. En effet C&C3 a beaucoup perdu par rapport à la version PC, déjà parce que les décors sont nettement moins beaux (beaucoup moins de détails) et surtout parce que les bugs sont récurents et gênants. Si le moteur 3D fonctionnait parfaitement, on aurait pu légitimer cette contre-performance graphique, mais non. Le nombre de sprites affichés est ridicule et le moteur se permet de nombreux ralentissements et autres saccades. Après avoir été bluffé du résultat sur PC, je suis déçu de voir ma Xbox 360 en si petite forme...


Le son

Fini les gros morceaux
Même si le doublage est perfectible, on a une grosse qualité sonore
de rock qui tâchent (dommage), Command & Conquer table désormais sur une ambiance sonore plus travaillée et moins... vulgaire, plus en finesse. Le résultat est donc à la hauteur des attentes avec tout d'abord des musiques discrètes mais bien dans le ton. Très harmoniques, douces et non moins en accord avec le thème, elles accompagnent avec tact nos guerres. Le doublage n'est pas non plus mauvais mais forcément un peu plus sujet à controverse puisque les doubleurs français (pas que des pointures d'ailleurs) ont dû reprendre la voix d'acteurs réels. La synchro labiale est somme-toute correcte et colle assez bien aux protagonistes. Par contre, pour ce qui est des bruitages, c'est le festival ! Poussez le son, c'est explosif à souhait, au point que les voisins viendront vite gueuler à votre porte. Quel plaisir d'avoir des bruitages réalistes et de qualité, qui nous feront entrer directement dans cette guerre factice.


Note générale

Command & Conquer 3 fut une très grande surprise lors de sa sortie sur PC. Il faut dire que le jeu était beau, bardé d'effets graphiques et qu'il pouvait gérer presque 200 factions sans ralentir. En plus, les néophytes pouvaient très bien entreprendre le jeu avec une poignée de commandes, là où les purites auront sans doute préférés tout maitriser du bout de leur clavier. Bref c'était un très grand titre que j'ai eu plaisir à découvrir. Mais le retour sur terre est plus douloureux pour cette version Xbox 360, qui tente de faire aussi bien que le PC. Si la console de Microsoft y arrive pour ce qui est des FPS ou des jeux de courses, je pense par contre que le PC restera encore quelques années le maitre incontesté du STR. Et les raisons sont nombreuses. Tout d'abord la prise en mains est loin d'être simple, demandant beaucoup de boutons là où la souris faisait un travail énorme pour la simplicité. En plus de ça, le jeu demande l'utilisation de toutes les touches et les sticks analogiques sont désagréablement sensibles, ce qui rend la moindre manoeuvre délicate. Ajoutons à ça des graphismes en nette perdition, des troupes en plus petit nombre (ce qui n'empêche en rien de subir une batterie de bugs) et cerise sur le gateau une difficulté insurmontable (et je pèse mes mots, croyez-moi !) et vous aurez tôt fait de suivre mon conseil : si vous aimez ce jeu, jouez-y sur PC ! Une dissertation certes assassine mais justifiée, Command & Conquer 3 n'est pas du tout un jeu agréable sur console. Alors il est vrai qu'on y retrouve toute la magie C&C, des vidéos bien "cheap", un tuto assez bien fait et une 3e mini campagne assez sympa mais je le dis encore une fois, les consoles ne sont pas encore prêtes pour ce type de jeux (à moins qu'il soit spécialement développer pour, comme c'est le cas d'Halo Wars). Command & Conquer 3 n'est pas un ratage total (faut pas pousser non plus puisqu'il garde certaines de ses qualités d'origine) mais la difficulté de chaque niveau rebutera même ceux qui arrivent à ce faire à cette prise en mains foireuse. Dommage, il aurait pu être l'ambassadeur du genre sur console...


Test réalisé par iiYama

octobre 2009