Ecco the Dolphin CD 2 (MCD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : aout 1994
Développeur : Novotrade International (devenu Appaloosa Interactive)
Adaptation : Novotrade
Editeur : SEGA
Genre : aventure

Support : 1 CD
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Ecco the Dolphin CD 2
Prix au lancement : 350 Frs


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Ecco

Les Marées du Temps
The Tides of Time


  • Addendum de la version Mega-CD
    Après une version légèrement revisitée lors du premier épisode Mega-CD des aventures d'Ecco, SEGA et Novotrade ont voulus cette fois en offrir plus que dans la version cartouche. Tout d'abord le jeu est entièrement traduit en Français et le système de sauvegarde est enfin actif. Il conservera le dernier niveau auquel vous étiez, ainsi que les réglages (difficulté et langue). Sortie au même moment que la version cartouche, cette édition CD propose plus de contenu, des cinématiques et une nouvelle bande-son, mais ne corrige en aucun cas les égarements au niveau de la difficulté (par contre les cheats codes sont toujours d'actualité). L'aventure propose 34 levels (contre 30 pour la version cartouche) et si le jeu ne propose toujours pas de séquence d'intro digne de ce nom, il poussera celui qui a déjà fini la version cartouche à recommencer, en offrant des scènes vidéo résumant le premier volet (il faut faire tout le jeu pour évidemment tout voir). Un beau cadeau, d'autant que ces vidéos en images de synthèses sont superbes pour le support. Et je finirai par la bande-son qui, une fois de plus, révèle tout l'intérêt du support CD. C'est encore Spencer Nilsen qui s'y est collé et il nous offre ds musiques encore plus mélancoliques qu'avant et merveilleusement composées. Encore une fois, il y a certains joueurs, loin d'être des audiophiles ou des mélomanes aguerris, qui trouve que le son cartouche est meilleur. Croyez-moi, ils devraient consulter tant la qualité de cette bande-son est exceptionnelle, au point de donner un tout nouvel intérêt au jeu (même si je suis le premier à apprécier à sa juste valeur la bande-son de la version cartouche). Pour résumer, Ecco : The Tides of Time sur Mega-CD est bien meilleur que le premier épisode, qui était pourtant un excellent titre. Plus que jamais SEGA nous livre une œuvre ludique, un univers à part qui saura marquer n'importe quel joueur.


  • Après 2 ans
    Cette fois le support CD a été bien exploité, offrant une bande-son merveilleuse, de nouveaux niveaux et des vidéos de très bonne qualité
    d'accalmie sous-marine et un excellent portage du premier opus sur Mega-CD, Ecco le dauphin nous revient. Les siens sont bien de retour à la maison mais un nouveau drame survint : l'astérite (ceux qui ont finis le premier épisode savent de quoi je parle) est morte ! Ecco, nouveau héros de son état, mène l'enquête et découvre que la reine des Vortex est toujours vivante et que la mort soudaine de l'astérite est son œuvre... Voilà un scénario digne d'intérêt, plus encore que celui du premier épisode. C'est ainsi que l'aventure reprend de plus belle. Première chose à savoir, la boite dispose d'un titre français, Les Marées du Temps (The Tides of Time plus ou moins partout ailleurs dans le monde), preuve que le premier opus a eu un réel succès chez nous. De plus nous avons cette fois une authentique construction scénaristique, à commencer par une véritable intro (avec texte explicatif) et beaucoup de dialogues (là aussi entièrement traduits en français) avec bon nombres de PNJs (sous forme de dauphins et autres animaux marins sympas, à l'image de la baleine bleue Big Blue). D'ailleurs l'histoire est (pour qui a aimé le premier volet) véritablement passionnante. Côté jouabilité, on retrouve cette prise en mains un peu étrange, proche d'un shoot-them-up, cependant le jeu est plus orienté vers l'aventure. La maniabilité est d'ailleurs toujours un peu lourde, même si elle reste un peu plus précise et fluide que lors du précédent épisode. Le gameplay assume quelques nouveautés, qui prouvent qu'Ecco 2 n'est pas une bête suite. A diverses occasions on pourra se transformer en divers animaux (méduse, mouette, tortue marine, requin et même un guerrier Vortex !) afin de traverser des zones autrement inaccessibles. Il y a même des passages en pseudo-3D qui relient 2 niveaux entre eux, des passages (très difficiles, notamment sur la fin du jeu) bien réalisés mais un brin pénibles et longs.


    Les niveaux
    C'est à peine croyable de voir un jeu si beau sur Mega Drive/Mega-CD
    sont bien plus variés qu'autrefois, même si certains sont un peu bizarres, notamment dans leur construction. Il y a plus d'aides sur le parcours (indices) et si les énigmes se sont simplifiées, les phases d'adresse sont à contrario, plus ardues. Il faut le dire, Ecco 2 est un jeu extrêmement difficile. C'est d'ailleurs sur ce seul point, qu'on trouvera à redire à cette perle du jeu vidéo. Des passages comme la base lunaire sont abusément corsés (en plus de présenter des passages accès sur de la plate-forme étrangement mise en œuvre) et la moindre transformation en l'une des autres espèces, occasionnera une montée en flèche de la difficulté. Du grand n'importe quoi qui pourrait vous gâcher littéralement le plaisir si seulement l'aventure n'était pas si envoutante. Techniquement, cette suite est encore plus belle que dans la première aventure (c'en est même étonnant tant le premier opus fait parti des titres les plus réussis de la 16-bits de SEGA). C'est très coloré, varié, finement dessiné... bref les décors sont enchanteurs. Dans cet environnement onirique, on "perd son temps" à se balader dans les niveaux, tant le jeu est beau et flatte la rétine. De toute façon, la Mega Drive ne fera pas mieux en matière de graphismes, parole de fan. L'animation est, elle aussi, très fluide et cette fois, exit les quelques ralentissements (qui ne gênaient en rien le jeu) du précédent volet. La Mega Drive ne cesse de me surprendre tant sa puissance parait ne pas se limiter à ses atours habituels. Entre l'animation et les graphismes, on se croirait sur une autre console et il n'y a qu'à voir la taille imposante des boss pour s'en convaincre (des boss qui, vous vous en doutez, sont atrocement difficiles à vaincre, il suffit d'essayer de se frotter au premier, la Meduse, pour comprendre sa douleur).



    Quiconque Note
    à aimer le premier volet des aventures d'Ecco, doit se jeter sur celui-ci tant cette aventure est mémorable ! Cependant au sommet de son art, on regrettera que certains passages sont (n'ayons pas peur des mots) super chiants, car le gameplay exige une étonnante précision que le jeu n'offre pas (comme ces phases en pseudo-3D qui sont bien réalisées et qui auraient pu être sympas si elles n'étaient pas si longues et difficiles). D'ailleurs certains passages sont vraiment tordus et de façon globale, la difficulté est si élevée que potentiellement, elle vous gâchera le plaisir (heureusement, il existe des cheats codes). Cependant il ne faut pas s'arrêter à ces aspérités, car Ecco 2 est une véritable perle. C'est ici que vous découvrirez les origines du nom de notre site (si si je vous promets ^^), que vous vivrez une aventure passionnante, avec en plus un jeu intégralement traduit en français, ce qui était extrêmement rare à l'époque. Enfin, la partie technique tire 120% des capacités d'une console dont on aurait jamais soupçonné le potentiel à ses débuts. Désormais en fin de carrière (nous sommes au milieu de l'année 1994, les premières consoles 32 et 64-bits commencent à émerger), la Mega Drive et le Mega-CD sont parfaitement exploités et ils nous offrent des graphismes absolument splendides, une animation parfaitement fluide, le tout porté par une bande-son hypnotique, mélancolique et magistrale. De plus, cette édition CD propose une poignée de levels supplémentaires et des vidéos de bonne qualité, ce qui prouve que le support disque est bien exploité. En un mot comme en cent, que ce soit sur cartouche comme sur CD-Rom, Ecco : Les Marées du Temps est une œuvre d'art vidéo-ludique.



    Test réalisé par iiYama

    juillet 2006