Ecco the Dolphin CD (MCD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 1993
Développeur : Novotrade International (devenu Appaloosa Interactive)
Adaptation : Novotrade
Editeur : SEGA
Genre : aventure

Support : 1 CD
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 350 Frs


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Ecco
the Dolphin CD







  • Addendum de la version Mega-CD
    Sorti un après la version cartouche, cette édition CD encense une bombe ludique des plus originale. Si le jeu en lui-même ne change pas, tant dans son game-design que son gameplay, cette version CD apporte une bande-son fabuleuse ainsi que 7 niveaux supplémentaires (portant le tout à 32 levels). Pour en revenir sur les musiques du jeu, elles sont de véritables œuvres d'art. Composées par Spencer Nilsen, elles sont à la fois harmoniques et mélancoliques, apportant cette touche de tristesse qui retranscrit à merveille le drame vécu par Ecco. Il est clair que, même si les musiques de la version cartouche sont magnifiques, celles de cette version CD sont infiniment plus belles. C'est l'une des plus exceptionnelles bande-son que j'ai entendu dans un jeu. Fidèle à lui-même, le jeu est toujours aussi difficile (mais les cheats codes sont toujours d'actualité), et hormis son petit surplus de contenu et la nouvelle bande-son, le support n'est pas du tout exploité puisque le service de sauvegarde est exclu (il faut encore se taper les passwords), il n'y pas d'effets graphiques ou encore d'animations améliorées (comme le Ptéranodon qui n'est toujours qu'un sprite fixe). Le jeu est toujours écrit en anglais (c'est rasant de devoir traduire) et pour finir, les vidéos se font rares. L'intro a légèrement été refaite, il n'y a pas de vidéo entre les niveaux, et la petite scène de fin n'est pas terrible. Il est donc clair que cette version CD n'apporte presque rien de plus et que les développeurs ne se sont pas foulés. Il y a quand même quelques petits ajouts comme un nouveau FX plus réaliste lorsqu'Ecco plonge et 2-3 petites choses ça et là, mais seul le fan de longue date y portera cas. Malgré tout, Ecco reste Ecco. Un jeu magique mixant shoot-them-up et jeu d'aventure. Avec un superbe scénario (je rappelle qu'on est sur 16-bits et qu'à l'heure de mon test, le jeu a plus de 10 ans) et une aventure hors du commun, vous comprendrez que, plus encore que la version cartouche, Ecco est un incontournable, une aventure dont on ne ressort pas indemne tant l'ambiance comme les musiques, sont marquantes. Maintenant si vous avez déjà la version cartouche, pas la peine d'investir dans un rarissime Mega-CD pour avoir un jeu à 95% identique. Mais si vous n'avez pas la version cartouche, alors vous risquez de passer un merveilleux moment...


  • Dans le marasme
    Cette version CD apporte une nouvelle bande-son et 7 niveaux supplémentaires
    vidéoludique de ces années-là, il eu comme un rayon de soleil qui traversa l'expérience de beaucoup d'entre nous. Son nom était Ecco. Sorte d'ovni, de jeu bien à part à la croisé du shoot-them-up et de l'exploration mitonnée de "presque plate-formes", Ecco the Dolphin est une expérience que même aujourd'hui, à l'heure des PS2 et autres Xbox, reste inoubliable. Le maniement si particulier du dauphin (oui, on commande un dauphin) lui confère une totale liberté de mouvement associée à un scrolling multi-directionnel parfaitement fluide et rapide. Ecco nageait tranquille lorsqu'un Alien "aspira" toute sa famille hors de l'eau. Il part ainsi sauver les siens... Scénario simple mais efficace, bordé de tâches secondaires (comme retrouver des dauphins perdus), qui vous fera vivre une belle aventure avec l'exploration d'immenses baies, de cavernes souterraines ou encore un retour dans le passé, à l'aire jurassique. Pour étayer tout ça, Ecco peut "parler" avec la faune marine de son côté tels que les orques, baleines et bien sûr les autres dauphins. Oubliez de causer aux méduses et aux requins, eux, c'est pas des gentils. Tous les textes (et ils sont nombreux) sont dans un anglais simple à traduire mais dans la boite de la version Française, il y a un petit livret avec les traductions. C'est sympa de la part des développeurs de penser à nous, d'autant que la scénarisation est très correcte pour un jeu de ce type, avec notamment pas mal de dialogues. SEGA a méchamment assuré en éditant cette production puisque le soft est sorti la même année que Sonic 2 et Streets of Rage II, ce qui donne (avec Ecco) parmis les 3 meilleurs jeux de la console. Développé par Novotrade (devenu Appaloosa Interactive entre cette opus et sa suite), un petit studio Hongrois qu'on connait déjà pour des titres fort sympathiques comme Le Livre de la Jungle, Jurassic Park (version Mega Drive) ou Cyborg Justice. Et avec Ecco the Dolphin, Novotrade/Appaloosa était sacrément inspiré et nous offrait un sacré niveau d'excellence, tant en terme technique que ludique.


    Tout d'abord
    Graphiquement, on ne pensait pas la console capable de telles couleurs
    sa durée de vie : il faut compter pas moins de 10 heures pour le finir et c'est énorme pour l'époque. Ensuite le jeu est beau. Talonnant les 2 maitres du graphisme sur Mega Drive (Sonic 2 et Thunder Force IV), Ecco atteint des sommets. C'est coloré (oui une Mega Drive lorsqu'elle est programmée par des experts sait également y faire), riche en détails, diversifié... en clair c'est une tuerie graphique ! C'est tellement beau qu'on se croirait en train de nager au milieu des poissons dans les profondeurs abyssales et labyrinthiques que nous propose l'aventure. Et le jeu propose aussi quelques passages à résolution d'énigmes. Et c'est bien là qu'on trouvera le principal défaut du titre : la difficulté. Les énigmes ne sont généralement pas bien compliquées mais impliquent d'avoir une dextérité à toute épreuve, ce qui finit par être extrêmement usant et crispant. Et c'est bien dommage car le niveau est tellement élevé que finalement l'aventure se ferme du large public et ne reste accessible qu'à un petit nombre d'experts du pad. Encore que, j'avoue que les deux derniers niveaux (les célèbres The Tube et Welcome to the Machine) sont tellement difficiles, c'en est même n'importe quoi de voir ça ! Je me demande même si quelqu'un a déjà fini le jeu sans tricher... Prônant son statut de "jeu intelligent", on a aussi droit à quelques passages purement plate-formes, d'autres où c'est l'exploration qui prime. Ajoutons à ça un dauphin relativement fragile et (mammifère oblige) qui doit respirer de temps en temps, et on n'a pas fini de pester contre le jeu. Mais c'est tellement beau et enchanteur, qu'on finit toujours par lui pardonner ses excès.



    Je pourrais Note
    parler de ce jeu des heures durant mais je résumerai en disant qu'il y eu l'avant et l'après Ecco the Dolphin. Ce titre est un pavé dans le décor ludique de cet âge d'or (comme on se l'accorde à dire), à la fois envoutant et tellement original. Techniquement très abouti, hyper coloré, fluide et disposant d'une direction artistique sans équivalent, Ecco nous propose en plus une sympathique scénarisation, dont on disposait des traductions dans le livret de la boite (une belle initiative pour celles et ceux qui ne comprennaient pas l'anglais). En bref, Ecco the Dolphin est un jeu exceptionnel, un peu gâché par un ereintante difficulté mais la magie qui s'en dégage est hypnotisante et au cas, un "debug mode" aide à finir cette aventure sans pareille. Quant à cette édition CD, sortie un an après la version cartouche, elle apporte une sympathique intro (qui aurait pu être bien meilleure, une vidéo par exemple, mais en l'état c'est déjà pas si mal), 7 nouveaux niveaux et surtout une toute nouvelle bande-son absolument magnifique, exceptionnelle, et qui donne une ambiance toute particulière à cette aventure atypique. En somme, que ce soit sur cartouche ou CD-Rom, Ecco the Dolphin est l'un de mes jeux préférés...



    Test réalisé par iiYama

    juillet 2006