Bionic Commando (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 2009
Développeur : GRIN
Editeur : Capcom
Genre : action - plate-formes

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 2.5Mo (saves)
Moteur graphique : Diesel Engine
Moteur physique : PhysX
Définitions HD : 720p - 1080p

Difficulté :
Multi-joueurs : 8 joueurs online
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 600.000 (tous supports)


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Bionic Commando








Bien sûr
Super Joe est relayé au second plan, voici donc Spencer. Malgré tout le scénario reste très léger
on ne va pas revenir sur l'entière saga de Bionic Commando mais on commencera ce test en citant le fait que la série est née en 1987 sur Arcade et que l'apogée de cette glorieuse époque, fut le merveilleux remake de ce tire d'antan, gentiment nommé Bionic Commando : Rearmed . Ce dernier, sorti en août 2008 sur les 3 supports musclés du moment, avait pour lui 2 gros défauts et 4 bons côtés. En fait il possédait un design vraiment excellent, de très beaux graphismes, une ambiance fabuleuse et une bande-son à tout péter ! Mais le plaisir fut gâché parce que ce gros crétin de héros ne savait pas sauter (pourtant, rien de plus simple non ?) et que la difficulté était franchement sadique. A part ça, ce jeu aura été une totale éclate et je dirais même qu'il a fait parti de mes coups de cœur de l'an dernier. A peine un an plus tard et toujours développé par GRIN pour le compte de Capcom, Bionic Commando fait son 2e comeback. Cette fois on ne parle plus d'un jeu de plate-formes/action en vue de profil mais bien d'un tout nouveau point de vue : le Third Person Shooter (TPS). Bien sûr le titre ne perd pas ses racines, bien au contraire. On peut par exemple citer le fait que notre chef n'est autre que Super Joe lui-même et il y a énormément de clins d'œils à la série et aux jeux de Capcom, comme ces statues en cercle dont on reconnaîtra aisément le héros "pète la classe" du Rearmed ou encore des pubs pour Tricell, la fameuse société concurrente d'Umbrella (Resident Evil). Dans ce nouvel opus on joue Nathan Spencer, un gars trahi par ses pairs puis accusé à tort et qui se révèle être le dernier recours d'un corps d'armé aux abois. Un scénario complètement nul, vu mille fois, avec une histoire d'amitié et d'amour au milieu, mais aussi des enjeux politiques. Et tout ça on doit le dénouer seul car le FSA (qui embauche de force Nathan) n'est pas foutu d'envoyer une armée régler le problème. Non, faut comme d'habitude qu'on envoie un mec tout seul. C'est super crédible... :( En plus de ça, la fin est décevante (vite expédiée, comme d'habitude) et notre bonhomme se la joue cool avec sa barbe de 3 jours, ses dreadlocks et son look de bad boy. Malheureusement pour lui, le charisme lui manque. Toute l'aventure se déroule à Ascension City, qui a subie une attaque nucléaire. Ce détail est important, vous verrez pourquoi plus loin. Et Nathan, en tant que bon petit Bionic Commando qui se respecte, aura bien entendu un bras... bionique (elle était pourtant facile celle-là).


Après avoir passé
Le gameplay de la licence évolue dans le bon sens et se révèle même fun ! Dommage par contre que ce soit si dur par moment
un petit prologue qui met dans le bain, on aura droit à un didacticiel assez sympa, afin d'apprendre les rudiments du grappin. Avec celui-ci on pourra se déplacer presque où on veut sur la carte, gravir des immeubles, se balancer tel un tarzan des temps modernes mais aussi être nettement plus agressifs en balançant par exemple des rochers ou des bagnoles sur les ennemis. Finalement assez classique dans l'âme lors de ses dogfights (il est tout de même sympa d'avoir la santé de chaque ennemi visé), le jeu se révèle nettement plus accrocheur lors de ses phases de plate-formes. Le grappin apporte une énorme dose de liberté et surtout, de fun. Tout d'abord notre personnage peut enfin sauter (il était temps, y'en avait marre d'avoir un handicapé du saut), et le grappin, hyper simple à se servir, permet de se rattraper d'une mauvaise chute et de fouiller le moindre recoin des niveaux (pour par exemple trouver des munitions). Après un rapide temps d'adaptation, le grappin devient naturel à utiliser et je dirais même qu'il est grisant par moment. Car en plus de ça, la jouabilité a été bien adaptée avec une caméra simple à gérer et un maniement assisté. Petit plus : selon qu'on active ou non l'option adéquate, lors du didacticiel ou même en plein jeu, le coin supérieur droit affiche les touches correspondantes aux actions réalisables sur le moment (un peu comme une sorte de mémo). Et il est vrai que Bionic Commando est "très orienté console" avec ses items à récupérer et ses défis à accomplir, visant à gagner ses inutiles trophées/succès. D'ailleurs les niveaux sont très morcelés et se finissent tous de la même manière : la traversée d'un couloir ou d'un tunnel. Pourtant, certaines manœuvres restent complexes à exécuter : lancer un objet sur la tronche d'un ennemi nécessite qu'on presse 3 touches à la suite, ce qui rend certaines actions un peu délicates à réaliser. D'ailleurs le gameplay se renouvelle peu. Assez redondant, il faudra toujours pirater des terminaux pour sauvegarder, et désactiver le champ de mines pour pouvoir passer. Ce même relais, je l'ai d'ailleurs trouvé sous-exploité car autrefois, on devait le pirater nous même (via des puzzles) alors que désormais, ça s'exécute automatiquement. Derniers points qui me semblent importants de développer, Nathan ne peut porter que 2 armes (dont une est imposée) et il est incapable de prendre celles laissées par ses ennemis. C'est encore une fois super réaliste, voire même gonflant lorsqu'on n'a plus de munitions.


Et enfin,
Techniquement y'a des hauts et des bas mais le jeu garde de bons moments
les zones sont délimitées par les radiations. Et là je dis : ô la belle excuse car si on insiste, on meurt sur place. Les développeurs ont donc trouvés un bon moyen de cloisonner les zones. Ils sont malins chez GRIN mais je trouve ça franchement dommage car au lieu de nous livrer un grand terrain de jeu où on aurait eu plusieurs approches (comme dans Crysis), on est généralement contraint à passer par où ils veulent, bridant ainsi toute liberté. C'est vraiment regrettable. Sur la question douloureuse de la réalisation, GRIN n'a pas trop fait d'efforts mais le jeu garde quelques bons moments. Mais à côté de ça, l'image est salit par un persistant aliasing et certains passages sont vraiment vides (comme l'immeuble du tout début). Car il faut le dire, la plupart du temps les graphismes n'ont rien d'extraordinaires. Certes le champ est étendu mais généralement les textures ne sont pas assez détaillées et seuls les cavernes, la forêt ou encore une eau assez réaliste, convainquent réellement. Faut dire que le moteur graphique, le vieux et poussif Diesel Engine, est au bout du rouleau. Les modélisations sont correctes mais manquent d'expressions (le moteur FaceFX étant assez léger sur ce coup). Bon, je ne vais pas non plus être trop dur avec Bionic Commando car son aspect graphique est quand même assez agréable et la physique est bien gérée. Le PhysX d'nVidia permet de détruire pas mal d'éléments du décor et ça c'est assez rare de nos jours. Autre point que j'ai apprécié : le menu est pour le moins original et on y retrouve un très joli remix, joué au piano, du célèbre thème de la série. Mais d'une façon globale, la bande-son est un peu décevante. Si comme moi vous avez kiffé les musiques de l'épisode Rearmed , ici vous allez être déçu. Seules quelques pistes sont au dessus du lot (généralement des reprises) mais rien de vraiment palpitant, même si la tendance vise à s'améliorer sur la fin de l'aventure. En fait, sous ses airs faussement Hollywoodien se cache un flagrant manque d'inspiration. Enfin si j'ai vraiment apprécié les bruitages pour leur justesse, j'ai été déçu de ne pas avoir de doublage en Français. Généralement les jeux GRIN sont doublés mais la politique régressiste de Capcom est claire sur le sujet. Et moi lire des sous-titres en pleine action, ça me gonfle.



Au final que retenir de Note
l'expérience Bionic Commando ? Et bien que le jeu est très sympa. Certes il aurait pu être bien plus beau (disons qu'un moins ils auraient pu chercher à gommer l'aliasing) mais le jeu n'en est pas moins fun. Après un temps d'adaptation assez court, le grappin donne réellement du corps au gameplay. Se prendre pour un Spider-Man bionique est assez génial (sans avoir les sensations de vertige d'un Mirror's Edge), ce qui rendra les délimitations imposées un peu frustrantes. Le multi-joueurs est franchement sans plus (bien que le jeu ne soit pas axé sur ça), tout comme le scénario, plus proche d'une série TV française que d'un gros blockbuster américain. Bionic Commando aurait donc pu être un super jeu pour ce Noël 2009, il restera à sa place de jeu franchement sympa à jouer mais qu'on finira par oublier. D'autant plus qu'il se révèle vite difficile, ce qui à la longue est frustrant, les checkpoints étant trop rares (ça, c'est même rageant !). Reste que la poignée d'heures qu'il nous offre est grisante par moment et que Bionic Commando trouve dans son grappin sa principale originalité et sa force de séduction.



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Test réalisé par iiYama

janvier 2011 (mise à jour : mai 2012)