Crysis (X360/PS3) -- TEST sur GRAVITORBOX

 





Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

 


Compatible avec :

   


Aussi disponible sur :

   

 

 


Sortie du jeu : octobre 2011
Développeur : Crytek
Adaptation : Crytek
Editeur : Crytek
Genre : FPS

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Support : en téléchargement sur XLA et PSN
Espace disque nécessaire : 4 Go
Moteur graphique : CryENGINE 3
Définition HD : 720p

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Compatible 3D : oui

Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 20€
Score des ventes : 3 Millions (PC)


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Crysis








En 2007, si le monde entier s'est pissé dessus en jouant à Call of Duty 4 et Bioshock, il ne fallait pas oublier pour autant les 2 autres grosses valeurs sûres de l'année, qui sont The Orange Box et Crysis. Il faut dire que ce dernier aura beaucoup fait parler de lui. Véritable monstre graphique, il reste encore à l'heure actuelle, l'une des grosses références en matière de graphismes sur PC. Mais il n'y avait pas que les graphismes qui nous ont époustouflés, ce fils spirituel de Far Cry en a repris ses maps ouvertes et son gameplay, "maximisé" par la nano-combi, et aura apporté un vent de nouveautés dans un genre qui s'encroutait déjà. Avec tout ça, de l'aveu même de Crytek, le premier Crysis était inadaptable sur consoles, à cause de la complexité du moteur graphique CryENGINE 2, qui nécessitait entre autre beaucoup de RAM (ce que les consoles de 7e Génération n'ont pas). Véritablement "too much", alors que les portages consoles/PC sont devenus chose commune, Crysis était l'un des derniers bastions des exclusivités PC, la petite pépite, le joyau de la couronne, la fierté d'un secteur où les cartes graphiques coutent à elles seules plus chères qu'une console. Pourtant en mars 2011, Crytek créé la surprise en sortant Crysis 2 sur PC mais aussi sur PS3 et Xbox 360. Poussé par un CryENGINE 3 visiblement plus enclin à fonctionner avec les restrictions Hardware des consoles, 5 mois plus tard le développeur recréé la surprise avec la sortie du premier Crysis au format dématérialisé. Alors bien entendu, les fans ont tous craint que le portage soit raté (car il ne s'est pas fait sans concessions) mais lorsqu'on voit le résultat, on ne peut que rester admiratif sur le travail accompli. Car Crysis est resté (contre toute attente) fidèle à lui-même. Finalement la seule question qui me travaille, c'est pourquoi ne l'ont-ils pas sortis avant Crysis 2 ? Car vous ne me ferez pas avaler que cette adaptation a été réalisé en moins de 6 mois et il est plus naturel de commencer une trilogie par le premier opus, non ? A moins que Crytek lui même avait peur que son fantastique Crysis fasse du tort à sa suite directe...


Développement scénaristique

Crysis ne propose
Le scénario est un peu pretexte et beaucoup de questions restent en suspend
pas de vidéos mais des cut-scenes, histoire de ne pas créer de coupure entre le jeu et ces scènes qui développent le scénario. D'ailleurs, elles sont toutes en vue subjective, afin de rendre l'aventure encore plus immersive. Hormis ces détails, si le scénario réserve quelques surprises, il n'en reste pas moins assez léger. Certes il est bien construit, menant notre petite troupe dans une action toujours plus nerveuse voire même impressionnante mais c'est une facette qui cache en réalité quelques lacunes. En effet, le synopsis du jeu est assez vite écrit sans être réellement surprenant. Une sorte d'Independance Day (le film) en version vidéo-ludique où la beauté des effets, la magnificence des décors ou un superbe gameplay, cache un peu la misère de l'écriture. Reste que dans ce défaitisme, la trame reste intéressante et on accroche jusqu'au bout sans lâcher prise. Après tout il vaut mieux ça qu'un scénario qui nous perd dans trop de complications pour finalement devenir inintéressant. Malheureusement le jeu se termine comme une merde, ouvrant la voie à une suite. Selon Crytek, la licence est une trilogie mais de là à finir comme ça, c'est un peu navrant. On retiendra donc que Crysis se décompose en 3 parties : la jungle avec ses combats contre les coréens, l'antre du vaisseau spatial (ou de la base on ne sait pas trop finalement) pour un passage assez court (1 heure) mais fort d'une originalité énorme et d'un gameplay complètement bouleversé. Enfin, dernière partie le combat contre les aliens, plus court que la première partie et qui troque l'ouverture des maps et la possiblité de jouer en finesse, contre une action brute et linéaire. Sur ce dernier tronçon, le jeu devient dirigiste et perd de son empreinte, de son ambiance originale. Pas totalement en désaccord pour autant, c'est juste que la fin est plus apocalyptique, ce qui oblige le joueur à devenir bourrin, la subtilité n'ayant plus sa place. Heureusement que Crysis a pour lui une excellente ambiance et un scénario de base qui servirait à merveille un film Hollywoodien à gros budget.


Jouabilité & Gameplay

Crysis ce n'est pas seulement un gros rendu graphique, c'est aussi un gameplay innovant. Après le très bon Bioshock qui proposait un gameplay assez original avec ses plasmides, Crysis rechangeait la donne. Comme on peut le voir sur la pochette du jeu PC (ou sur les artworks), Nomad (notre personnage) porte une combinaison de combat (la nano-combi), qui lui octroie diverses facultés, pour le moins surhumaines. Afin de nous mettre l'eau à la bouche, Crytek s'est amusé à placer un trailer (que je vous ai trouvé sur Youtube) donnant un aperçu global des capacités de la combi', juste avant que le jeu commence. En un seul mot : énorme !! 4 fonctions pour des possibilités de jeu variées et un gameplay qui s'en retrouve complètement enrichi :

  • Force maximum : vous octroie une force surhumaine à bout de bras et de jambes. Vous aurez la capacité de soulever des charges lourdes, de tuer des mercenaires à mains nues, de détruire des maisons à la force des poings et de sauter très haut afin de franchir certains obstacles.
  • Vitesse maximum : vous permet de vous déplacer à une vitesse ahurissante. Comprenez par là au moins aussi vite qu'une voiture ! Pratique pour prendre ses ennemis par surprise, rejoindre un point éloigné en peu de temps ou fuir une embuscade. Cette fonction marche aussi sous l'eau.
  • Bouclier maximum : le meilleur ami de ceux qui la joue bourrin ! Avec celui-ci, votre combinaison vous protège un maximum de tout danger extérieur, comme si son revêtement devenait le blindage d'un char. Bien sûr le processus a ses limites, faut pas pousser non plus, mais si vous chutez de haut ou essuyez des tirs, cette fonction sera bien pratique.
  • Camouflage : ma fonction préférée car elle vous rend invisible à l'oeil ennemi. Tel un Predator, on tourne autour de ses proies et on tue sournoisement sans que personne ne s'en rende compte. Complètement tripant !


  • Grâce à cette
    Grâce à la nano-combi, le gameplay devient vite jubilatoire ! C'est juste dommage que le mode camouflage ne dure pas plus longtemps
    combinaison, le jeu s'ouvre sur tout un éventail d'actions nous donnant une totale liberté. Autrefois plus ouvert que n'importe quel jeu auquel j'avais joué, Far Cry compris, on peut arpenter les niveaux de la manière qu'on souhaite (tout du moins dans la première partie de l'aventure) : bourrin en dézinguant au fusil à pompe comme un cheval de traie (bouclier max), à la mitrailleuse en allant tellement vite que nos ennemis n'ont pas le temps de se retourner (vitesse max), en se servant du corps d'un mercenaire comme bouclier pour finalement le jeter sur ses collègues (force max), ou mon préféré : jouer les snipers avec un silencieux (camouflage) et dérouter leur attitude. Et comme je le disais, le jeu est extrêmement ouvert. Fini les couloirs sans fin, l'action hyper dirigiste, place au réalisme. Car il y a toujours plusieurs routes possibles pour arriver au point de contrôle (mission) : à pied par plusieurs chemins différents, camouflé au nez des coréens ou encore à véhicule... dans la jungle on passe par le sentier qu'on veut, en gardant en tête qu'il y a certaines limites assez compréhensibles. Grâce à cette ouverture de champ, Crytek a réussi à me faire retrouver toute la force de Far Cry où je pouvais alterner 50% infiltration et 50% action brute. Par contre je regrette sincérement que les ennemis nous repèrent de façon si irréaliste. En pleine nuit, couché dans l'herbe et à 300m d'eux, je me suis fait calculer comme un sapin de Noël... C'est dommage car ça gâche ce qui aurait pu être de très belles phases d'infiltration.
    Encore une fois, comme Far Cry, on peut piloter tous les véhicules qu'on croise. Leur maniabilité est un peu rigide mais lorsqu'ils en sont équipés, le stick droit s'occupe de la tourelle et le stick gauche de diriger le véhicule en question. Ces ballades restent toujours agréables, surtout si on est équipé d'artillerie lourde (bateau de reconnaissance, jeep, tank, camion). D'ailleurs, question réalisme, chaque véhicule aura sa propre jauge de vie à laquelle il faudra jeter un oeil avant que ça nous pète à la gueule. Ajoutez à ça un pilotage au choix à la première ou à la 3e personne et vous direz comme moi : que du bonheur. Seul (petit) regret, si aux commande de Nomad la jouabilité est parfaite, la visée dans un véhicule semble accélérée et donc, ça la rend très imprécise. Bizarre...


    Pour vous parler
    La prise en mains a été bien adapté au pad. Reprise de Crysis 2 (tout comme le moteur), Crysis se sent finalement à l'aise sur consoles
    des armes, vous serez étonnés de voir à quel point l'armement est bien pensé et surtout puissant ! Hormis le fait que Nomad peut porter des objets pour les jeter à la tronche de ses ennemis (quand c'est un bidon explosif, le compte est bon), il peut aussi frapper avec ses poings (en mode force) lui donnant une puissance abusée, bien pratique quand est à court de munitions. Le meilleur restant bien sûr les armes, qui sont à la fois designées et puissantes. La première chose qui marque, c'est le menu des armes, qui vous propose diverses options quand celles-ci sont accessibles : visée laser, lunette, lampe, poignée tactique et silencieux sont autant de gadgets qui servent votre progression. Et question prise en mains, la nouvelle jouabilité au pad est vraiment excellente. Reprise de Crysis 2, avec la gâchette L1/LB on passe en mode armure et avec R1/RB on passe en mode camouflage. Le super saut s'active automatiquement en laissant la touche appuyéé et le super pas coursé s'active en pressant le stick gauche. Sur ce dernier point on fait difficilement plus pratique. Par contre, je regrette toujours qu'on n'ait pas de touches dédiées aux grenades : comme dans Half-Life², il faut d'abord s'en équiper pour s'en servir, on a fait plus intuitif. Etant donné que le XLA et le PSN sont limités à 4 Go (une limitation qui finira par sauter avec le temps), une partie de l'aventure fut supprimée... tout comme le multi-joueurs. Crysis sur consoles HD est donc un poil plus court (d'environ 30 minutes, on va pas en faire toute une histoire) et se joue uniquement en solo.


    Crytek n'a pas lésiné
    La destruction massive est jouissive. Dommage qu'elle soit parfois si limitée...
    sur la puissance des armes car on pourra presque tout exploser ! Question de réalisme, une barraca en plaques de tôle ne fera pas long feu si on tire dessus à la mitrailleuse. Pour ce qui parait plus costaud, pas de problème, les grenades ou mieux encore, le lance-roquettes, sont d'excellents arguments. C'est donc autant de moyens qui sont donné au joueur de tout péter ! Faire écrouler toute une station service en tirant sur les pompes, éradiquera forcement les 4 mercenaires qui étaient à l'intérieur, idem pour les maisons. Mais Crytek est allé encore plus loin, puisque les armes peuvent aussi couper certains arbres. Nomad ne peut porter que 2 armes principales. Et qui dit seulement 2 armes (plus des armes secondaires, ça va de soi), dit aussi qu'on aura la possibilité de ramasser celles laissées par les cadavres qui jonchent le sol suite à notre passage. Question protection, notre perso possède une jauge de santé qui remonte avec le temps, ce qui est devenu presque commun de nos jours et se justifie par la nano-combi. C'est d'ailleurs elle qui fournit l'énergie aux fameuses fonctions qui consomment une autre jauge, afin de ne pas en abuser. Autre point remarquable, l'IA a encore fait quelques progrès. Si les ennemis sont attaqués, ils se mettent à couvert, appellent des renforts et cherchent le malotru qui a dérangé leur sieste. S'il ne vous voit pas, il sera plus ou moins naturel qu'il tire un peu partout, selon le bruit que vous faites. C'est excellent bien que l'IA semble vraiment perturbée par le mode camouflage (c'est assez difficile à expliquer mais un gars qui passe devant vous en vous regardant alors que vous êtes censé être invisible, ça fait bizarre). On pourra bien évidemment prendre le contrôle de n'importe qu'elle arme fixe, ce qui nous octroie une puissance de feu accrue et l'économie de nos propres munitions.


    L'image

    Sur mon PC,
    4 ans plus tard, malgré des concessions techniques inévitables, Crysis explose toujours les mirettes !
    Crysis m'a écarquillé les yeux comme pas deux. Les premiers temps j'ai dû m'arrêter au moins 50 fois pour admirer avec quelle perfection le jeu était réalisé. Mais il est clair que sur consoles, si performantes soient-elles, le rendu est bien entendu 2 crans en dessous. La comparaison est tout de même flatteuse puisque les graphismes semblent sortir d'une version PC qu'on ferait tourner à mi-capacités. Bref, Crysis ressort plus ou moins comme on l'a connu en 2007. Et c'est une bonne chose car le résultat est vraiment très beau et si on recompte un peu, c'est seulement aujourd'hui qu'on peut faire tourner le jeu PC à fond. En 2007 croyez-moi, rares étaient ceux qui avaient mieux que ça (ou alors les riches qui avaient les moyens de se payer des ordinateurs hors de prix), donc je trouve les railleries de certains joueurs un peu déplacées. Car on ne peut pas comparer un PC avec un CPU Quad-Core tournant à 3 Ghz, 8 Go de RAM et une carte vidéo type GTX 590 (avec 3 Go de VRAM - soit une belle bête à plus de 1000€), avec nos consoles, c'est totalement absurde ! Donc Crytek a forcément dû faire des concessions et les premières sont un aliasing très prononcé, un gros clipping, des corps qui s'effacent très vite et une distance d'affichage habilement maquillée par un brouillard lointain. Mais ne vous en faites pas, le résultat est tout à fait honorable et nos consoles, avec leurs pauvres 512 Mo de RAM s'en sortent avec les honneurs. Car avec Crysis, il est clair qu'un pas avait été franchi, faisant de lui la nouvelle référence des graphismes 3D et ce, pour quelques années durant. On voit Nomad se baisser pour ramasser une arme, le feuillage qui danse sous la brise légère (parfois c'est le souffle d'une explosion qui tirent les branchages), les arbustes qui se poussent sur notre passage, bref tout a été fait pour que le réalisme soit à son comble. D'ailleurs le jeu gère un cycle de jour et nuit, certes imposé par un script mais assez crédible. Ainsi on n'est pas dépaysé par un jeu essentiellement nocturne ou diurne, et on assiste à de splendides crépuscules.


    Et dans
    Sur consoles, Crysis tourne sous CryENGINE 3, visiblement plus adapté aux supports que le trop gourmand CryENGINE 2
    cette superbe végétation, il est clair que les décors en imposent. Les plages, avec cette eau limpide et ondulée, incitent au dépaysement (même si les fonds sont étrangement vides), les grottes, l'antre de la montagne... seuls les intérieurs semblent un peu moins travaillés mais ils sont rares. Ensuite la modélisation de nos coéquipiers, des véhicules ou des ennemis, est plus que correcte. Il est vrai que les coréens ont tous la même tronche mais ils sont très bien fait et les personnages principaux sont parfaitement modélisés. Certes la synchro est toujours à côté de la plaque, mais les détails restent tout de même d'un bon niveau. Dans la continuation de ce chapitre image, la physique est admirablement bien gérée, tout comme l'animation de nos adversaires (en tout cas humains), qui parait crédible. J'en remets une couche sur le fait que beaucoup d'éléments sont destructibles, Crytek ayant bien compris ce qui faisait plaisir aux joueurs. Un véritable feu d'artifice vivant ! Bien sûr les fonctions avancées de la version PC ne sont plus (comme l'HDR) et les développeurs ont semble-t'il baigner l'île d'une saturation lumineuse pour cacher un peu les différences (on notera aussi que les ombrages sont bien moins précis), mais sans ça comment ne pas tomber sous le charme. Enfin, pour varier son aventure, Crysis propose 3 grands chapitres que je ne redétaillerai pas, je ne reviens pas non plus sur une jungle hallucinante de beauté, mais je vous parlerai du vaisseau alien caché dans la montagne. Certes la ballade ne dure pas plus d'une heure mais on y trouve un design fabuleux, un gameplay rafraîchi (limite on se demande si c'est le même jeu) et surtout la fascination dont nous avait abreuvé PREY. On erre dans cet antre gigantesque, les yeux émerveillés par cette technologie venue d'ailleurs. Certains disent que ce passage est trop long, moi je l'ai trouvé fantastique, bien qu'en dehors de l'aspect général du jeu. Bref Crysis sur consoles est (presque) aussi bon que sur PC ! Il faut bien se mettre en tête que les restrictions techniques étaient inévitables mais ça mis à part, on retrouve le jeu exactement comme il était en 2007 et aujourd'hui encore, je le trouve exceptionnel !


    Le son

    Deuxième chapitre
    La qualité du son est étonnante, notamment avec des bruitages particulièrement explosifs
    technique qui a subit toutes les attentions de son développeur, le son est d'une qualité exemplaire, même dans cette version console. Commençons par le doublage, que j'ai trouvé superbe. D'accord le doublage des coréens, faussement accentuées et surjoué à fond, est assez mauvais mais pour les protagonistes principaux, c'est du très bon boulot ! Y'en a marre de tout ces cons qui pestent parce que soit disant la VF gâche les jeux. Ils ont qu'à acheter des versions américaines et nous foutrent la paix ! Le fait que le doublage soit français permet de vivre le jeu comme un film interactif, comme si on était nous même dans la nano-combi de Nomad. Autrement, il faudrait lire des sous-titres, nous ramenant à l'âge de pierre du jeu vidéo, en nous évitant d'être aussi concerné, immergé, pris dans l'histoire. Ceux qui ne sont pas contents ont la solution, pour les autres, et même si le doublage US est meilleur (comme toujours), on appréciera l'effort (dommage par contre qu'il n'y ait aucune synchro labiale). La voix de la combi peut être masculine ou féminine, cependant il n'y a qu'en mode Delta (soit en difficulté max) qu'on pourra apprécier les voix coréennes originales. Petite anecdote enfin, la voix de Nomad n'est autre que celle de Doyle dans Far Cry, soit la voix du très bon doubleur qui a aussi sévit dans Unreal II et Bioshock, à savoir celle de Bruno Dubernat. L'ambiance générale du titre est de très haut niveau : criquets la nuit, plissements des feuillages et bruitages divers sont véritablement immersifs. Ensuite il faut être clair, les armes défouraillent un max ! Tout exploser sur son passage, c'est aussi se faire plaisir d'un point de vue sonore, avec des explosions puissantes et des guns parfaitement retranscrits. Ça donne un dynamisme certain au combat. Un régal acoustique encensé par quelques musiques orchestrales qui soulignent certains temps forts. Des musiques qui ressemblent à s'y méprendre à un grand film Hollywoodien, entre le dramatique et le symphonique. Superbe, et le talent du compositeur israélien Inon Zur y est forcément pour quelque chose...


    Note générale

    Il est clair que le grand Crysis a fait beaucoup de bruit depuis sa sortie sur PC. Nouveau standard en matière de gameplay et de réalisation, en 2007 il avait déjà un gout de petite révolution. 4 ans plus tard, alors que Crysis 2 est déjà sorti, retrouver ce premier opus sur consoles c'est pouvoir enfin le faire découvrir au plus grand nombre. Car avec sa nano-combi, Crysis aura apporté pas mal d'idées neuves en terme de gameplay. Véritablement pluri-disciplinaire, on peut jouer bourrin comme en finesse et l'ouverture des premières maps vont clairement en ce sens. Particulièrement bien adapté à nos pads, la prise en mains est en plus très agréable et je dirai même mieux, comme on joue de façon subtile, j'ai véritablement redécouvert le jeu (sur PC on joue tous comme des sauvages... c'est sans doute le revers de l'ultra-précision de la souris). Réputé inadaptable sur consoles, Crytek signe là un véritable tour de force, une maitrise technique singulière. Car faire rentrer l'immense Crysis dans nos consoles, avec leur volume de RAM rachitique de nos jours, ça n'a pas dû être chose facile. Voilà pourquoi on décèle très vite les petites faiblesses de cette tardive adaptation comme l'aliasing, un gros clipping ou une distance d'affichage forcément en retrait. Mais loin d'être décevant, les graphismes sont encore splendides ! Comparez avec les FPS sortis depuis 2007, les Modern Warfare 2, les Battlefield : Bad Company 2, les Black Ops, KILLZONE 3 ou encore Halo Reach et vous verrez, ce portage de Crysis n'a pas à rougir de la comparaison. Crytek a donc réussi l'infaisable et ce, pour le plus grand bonheur des amateurs d'FPS. Il se sera fait attendre pendant 4 ans et maintenant qu'il est là (ou re-là :), on va encore parler de lui pendant un bon moment. Sur ces bonnes paroles et parce que je n'ai pas besoin de vous conseiller d'acheter ce jeu (malgré son tarif un peu élevé de 20€), je m'en retourne m'immerger dans ce monde virtuel et ô combien jouissif. J'espère juste une chose, c'est que l'épisode Warhead soit déjà en préparation...


    Vidéo-test





    Test réalisé par iiYama

    octobre 2011 (mise à jour : novembre 2021)