Dissidia : Final Fantasy (PSP)

 







Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 2009
Développeur : Square Enix
Editeur : Square Enix
Genre : combats / RPG

Support : 1 UMD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Prix au lancement : 40€
Score des ventes : 2.2 Millions





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Dissidia

Final Fantasy



Fan depuis
Force est de constater que la réalisation est à la hauteur
toujours de la série Final Fantasy et des jeux de combats, je vous présente aujourd’hui Dissidia. À la fois "spin-off" et "cross-over", cette création Square Enix pour la PSP réunit les protagonistes et leurs Némésis principaux des épisodes I à XII de la série qui jadis sauva Square Soft de la faillite. Mêlant habilement les mécaniques du jeu de baston à la Dragon Ball Z : Budokaï Tenkaïchi à des principes du jeu de rôle comme l’acquisition d’expérience, l’utilisation d’invocations ou la recherche d'un "stuff" optimal. Côté histoire, comme tout jeu de combats qui se respecte, le développement de l’intrigue est assez basique, sans toutefois tomber dans du scénario bateau. On pourra cependant regretter, à ce niveau là, que la personnalité de certains tombe dans la caricature : je sais bien par exemple que Cloud n’est pas Bozo le clown, mais quand même, on le retrouve ici comme un pauvre emo complètement perdu... Bref côté histoire, on retrouve donc Cosmos, déesse de l’harmonie, qui fait appel aux différents personnages des univers de Final Fantasy afin de combattre Chaos, dieu du... ben, du chaos quoi ! Et de la discorde un peu aussi. Lui même a donc appelé les ennemis de toujours des «gentils» invoqués par la déesse. Afin d’aider ses guerriers, cette dernière enferme une partie de sa puissance dans des cristaux, acceptant sa "mort provisoire" pour que Squall et sa clique puissent triompher de Chaos et ses sbires. Le joueur aidera donc les différents personnages à récolter les cristaux, à coups de combats contre de pâles copies de leurs adversaires, puis contre des boss, leurs véritables ennemis.


On progressera
Aussi puissants soient-ils, nos personnages ne sont au final que des pions sur l’échiquier divin
donc à travers les différentes parties de la campagne solo en incarnant tour à tour chacun des personnages du bien, développant une intrigue propre à chacun. Les niveaux à traverser sont représentés comme des sortes de damiers. Un certain nombre de points d’action nous sont alloués pour défaire les ennemis présents, points qu’il nous faudra économiser pour obtenir, damiers passés, de l’équipement ou des invocations bonus. Le jeu prend alors un certain aspect tactique, puisqu’il faudra gérer avec parcimonie chaque mouvement, chaque combat, et choisir judicieusement ses adversaires, afin de bénéficier de bonus qui s’avèreront être une aide précieuse contre les plus belliqueux ennemis. En fin de damier, on retrouve généralement les Némésis de nos héros, faisant office de boss, et pour l’occasion on a droit à des cinématiques joliment réalisées, parfois même avec des dialogues cultes, ou des références aux vieux Final Fantasy. Le déroulement de la trame principale n’est donc plus seulement une quête commune de sauvetage du monde, mais qui prend également la forme d’un accomplissement personnel pour chacun des personnages, qui trouvera au fur et à mesure de l’aventure un sens, un but à sa vie, et même si cela peut paraître assez caricatural de prime abord, les différents thèmes abordés ne sont pas si bateau, et on découvre des personnages qui peuvent se révéler complexes, et auxquels le joueur pourra au final s’identifier, tant les thèmes présentés regorgent d’humanité.


Au niveau
Ici Cloud, en super saiyan, limite max... pour les intimes
des combats, on retrouve des duels en un contre un dans des environnements 3D, quasiment tous avec des éléments destructibles, chaque map ayant ses caractéristiques propres. On a également une petite nuance par rapport aux jeux de combats classiques. On retrouve ici trois jauges par personnage. La jauge de points de vie, normal j’ai envie de dire. Mais on trouve aussi les points de bravoure, qui correspondent aux dégâts que l’on peut faire sur une attaque aux points de vie. En faisant des attaques de bravoure, un joueur gonflera sa jauge tout en diminuant celle de son adversaire. Si jamais il réussit à la descendre en dessous de 0, son adversaire sera en état de «syncope», incapable d’infliger des dommages jusqu’à ce que sa bravoure remonte, et ainsi il sera extrêmement vulnérable à une éventuelle attaque de PVs. Enfin, on retrouve la jauge EX (qui fait d’ailleurs beaucoup penser à la jauge de limite de FF7) qui se remplit au fur et à mesure du duel, en ramassant des cloches EX qui apparaissent aléatoirement, et en récoltant l’énergie qui émane de chaque coup lancé. Une fois cette dernière remplie, le personnage peut entrer en mode EX : régénération de points de vie, augmentation de la bravoure et du taux de coups critiques, ainsi qu’une super attaque de points de vie sous forme de «QTE», chaque personnage ayant sa propre "limite max". D’autres petits effets kiss cool peuvent venir influer sur la partie, comme des invocations aux effets divers, ou même un taux de coups critique augmenté pendant quelques secondes après une parade réussie. Sur le papier donc, des combats intenses et disputés jusqu’au bout sont à prévoir.


Mais la
Shantoto, est à l’univers FF ce que serait une grosse verrue au milieu du nez de la Joconde
réalité est bien différente. L’aventure solo (d’une vingtaine d’heure) finie, on aura tendance à se tourner vers l’essence des jeux de combats, les duels "entre amis", en multi-joueurs. Premier petit souci à ce niveau là, déjà seul le Wi-Fi local est supporté, on ne pourra donc souhaiter la mort que de nos amis les plus proches. Et même à ce niveau là, si les personnages semblent assez équilibrés, les combats réellement épiques où la situation se retourne seront plutôt rares, il faudra pour cela avoir des camarades de jeu acharnés. Notons au passage que ces duels souffriront d’un certain "lag" (latence) ou autres ralentissements bien sympathiques. Quand bien même l’expérience multi-joueurs ne vous tenterait pas, il existe différents modes solo pour se changer les idées, comme le classique mode Arcade ou encore le colisée, qui vous offrira les meilleures récompenses pour peu que vous surviviez à ses combats successifs. Sinon graphiquement, on retrouve les différents univers et personnages de Final Fantasy bien dépeints, les maps sont globalement bien travaillées, on en retrouve pour tous les goûts, de la petite aux couloirs étroits à la grande où l’on devra se courir après. Les personnages, quant à eux, sont joliment modélisés, et on assistera à des combats fluides, et des cinématiques bien travaillées. Si le rendu graphique est donc plus que satisfaisant, côté son, on a aussi droit à du bon travail : les doublages anglais sont excellents, et on pourra réécouter avec plaisir les thèmes et chansons de nos jeux préférés (To Zanarkand, le Battle theme de FF VII...). Le résultat final est donc un assez bon jeu de combats qui respecte bien l’univers, satisfaisant pour les fans de Final Fantasy comme pour les amateurs de jeux de combats casual.


Les -

  • Multijoueur vite répétitif, et qui rame
  • Le versus uniquement en local
  • Le personnage de Shantoto
  • Les +

  • L’univers de Final Fantasy est bien respecté
  • Bonne durée de vie pour le genre
  • La baston accessible à tous
  • La réalisation au top
  • Jeu en solo riche

  • Test réalisé par Kusny

    avril 2012