Dark Void (PS3)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : janvier 2010
Développeurs : Airtight Games - Iron Galaxy Studios
Editeur : Capcom
Genre : TPS

Support : 1 BluRay
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 1Mo (saves)
Moteur graphique : Unreal Engine III
Moteur physique : PhysX
Définition HD : 720p

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 650.000 (tous supports)


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Dark Void








Pas de bol pour Capcom,
Le scénario est sympa mais il met du temps à se mettre en place
en éditant Dark Void ils pensaient faire un carton, or ce jeu fait plutôt un bide puisqu'il a difficilement passé la barre des 500.000 pièces vendues (seuil approximatif de rentabilité). Derrière le développement, on retrouve Airtight Games, une petite société formée d'anciens développeurs venus de différents horizons, notamment Microsoft. Mais a-t'on raison de bouder ainsi le jeu ? Personnellement, c'est après avoir joué aux démos que j'ai eu envi de m'y mettre sérieusement. L'histoire se déroule pendant la Seconde Guerre Mondiale et tourne autour de William Augustus Grey. Un soir qu'il vole à bord de son cargo au dessus du Triangle des Bermudes, il se voit téléporté dans un monde inconnu. Dans ce monde, il rencontrera très vite une race extra-terrestre, sorte de larves qui s'équipent d'armures de métal pour combattre et régner. Will et Ava, son ex qui l'accompagnait à bord de l'avion, vont faire aussi la connaissance d'autres humains, que sont les Veilleurs (des résistants) et les autochtones du coin (qui voit dans les extra-terrestres une sorte de Dieu). Sur le point de s'échapper, grâce aux technologies mise au point par Nikola Tesla (oui oui le grand inventeur du 19e siècle), Ava sera kidnappée et Will découvrira que ses ennemis soutiennent également les Forces de l'Axe. Enfin il fera la découverte d'un tunnel qui relie 2 mondes, là où visiblement les humains ont déjà refouler les envahisseurs. Mais il semblerait qu'ils soient fin prêts à récidiver... Le scénario est donc sympa. D'ailleurs, pour se faire un avis sur le jeu, il ne faut pas se fier à la maigre démo, ni au début de l'aventure. Des prémices molles et sans grand intérêt. Vous l'avez sans doute lu un peu partout, Dark Void est un third-person-shooter (TPS) avec des phases de vol. Très inspiré par Rocketeer (le fameux comic book de Dave Stevens, paru dans les années 30 et adapté au ciné par Disney en 1991), le jeu instaure de ce fait une sympathique façon de jouer. Alors commençons comme le jeu, par les phases de tir. Au début on a tellement peu à se mettre sous la main, qu'on pourrait croire le titre est sans profondeur. Will se met à couvert, passe d'un abri à l'autre, tire des grenades au besoin… ça reste très classique. Moins banal, il fait aussi de drôles de galipettes. Au départ on ne fait que descendre (de façon très stylée) les étages, mais avec son premier jetpack, il apprendra par la suite à remonter les falaises.


Je tiens d'ailleurs à vous prévenir :
L'alternance TPS/vol est génial mais ça pêche niveau jouabilité
il ne faut pas avoir le vertige ! Lors des séances de grimpettes/descentes la caméra se place sous un angle étrange et Will semble déjouer les lois de la gravité. Chaque ennemi descendu laisse derrière lui des "Points Tech", sorte de monnaie qu'on aura loisir de dépenser plus tard pour améliorer ses armes ou son jetpack. Dommage que les améliorations soient si sommaires car le concept, certes pas neuf, reste sympa et nous incite à bien fouiller les lieux. Pas vraiment difficile, une fois de plus vous allez pester contre l'idiotie des développeurs, qui nous obligent à recommencer si un allié se fait tuer (mais qu'il crève ce gros con s'il n'est pas foutu de s'en sortir tout seul !!). Ça a le don de m'énerver ces phases de jeu ! Viennent ensuite les phases de vol (on passe aisément de l'une à l'autre) : se dirigeant via le stick gauche du pad (le tir se faisant avec le droit, lorsqu'on est à pied) on retrouve un peu les sensations d'un Ace Combat, la maitrise en moins. Les séquences de vol sont pas mal faites, grisantes même par moment mais elles restent bien moins jouables qu'à pieds. Dommage aussi qu'on est qu'une poignée d'armes disponibles, et qu'une partie du scénario joue la carte de la facilité. En effet, tout au long du jeu on pourra récolter les carnets de naufragés ou des habitants des lieux, ce qui nous fera découvrir certaines choses. Mais il est clair que j'aurais préféré des vidéos ou même que notre personnage les découvre par lui-même, par le biais de flashes par exemple. Tout ça serait encore pardonnable si seulement Dark Void était bien réalisé. Fonctionnant sous Unreal Engine III, je n'ai jamais vu le moteur d'Epic si mal optimisé. Pourtant capable du meilleur, il suffit de voir Medal of Honor Airborne, Bioshock, Batman Arkham Asylum ou encore Mirror's Edge pour se dire que si ça fonctionne aussi mal, ce n'est pas la faute à ce superbe middleware, mais bien à l'incompétence des programmeurs d'Airtight Games.


Et pour couronner le tout,
La réalisation est juste passable même si elle conserve quelques jolis passages
ce n'est pas spécialement beau. Attention, c'est pas moche non plus puisque les décors sont agréables, le design futuriste l'est également et les modélisations sont tout à fait convenables. C'est juste qu'on est loin des standards actuels. D'ailleurs, en parlant de modélisations, les cut-scènes semblent un peu bizarres. En fait le vrai problème, ce sont les animations. Lorsqu'Ava est présente, on voit bien qu'elle ne court pas, elle sautille : c'est ridicule ! Ces animations mâchées, trop rapides pour être réalistes, m'ont fait penser au rendu qu'on a dans les dessin-animés bas-de-gamme dont les gosses sont friands. Comme dans la plupart des jeux édités par Capcom (heu… tous en fait) le doublage est essentiellement en Anglais. On appréciera la synchro labiale et un travail voxographique de qualité honorable, même si on aurait apprécié pouvoir lire les sous-titres jusqu'au bout car ils s'effacent trop rapidement (rageant >_< ). On pourra quand même remarquer que tout le monde parle parfaitement l'Anglais, même les autochtones du coin et les aliens. Comme dirait l'autre : "c'est cela oui…". Bref, ça manque un peu de caractère tout ça. Enfin, les bruitages sont dans l'ordre des choses (rien à redire donc) et les musiques ont étés composées par Bear McCreary, entre autre compositeur de la série Battlestar Galactica. Tout le monde en fait un flan de cette bande-son et pourtant, je ne l'ai pas trouvé si exceptionnelle que ça. Il est vrai que les mélodies sont jolies, quand il y en a, mais le compositeur use trop souvent de rythmes tribaux (en plus d'un certain déséquilibre des pistes avec des musiques trop fortes par rapport au reste) et qui ne vont pas forcément bien à l'ambiance du jeu… sans lui nuire pour autant. Je conclurai en disant qu'on ne peut pas demander à tous les jeux le même niveau d'excellence. Si c'était le cas, il n'y aurait plus aucun jeu au dessus des autres, et on finirait sans doute par s'ennuyer, ne reconnaissant plus un grand titre quand il se présente.



Dark Void Note
c'est un concept sympa mais qui a été bâclé. La jouabilité en vol est un peu mal fichue, techniquement c'est pas moche mais c'est mal animé, loin d'être exceptionnel et surtout l'ensemble se veut peu passionnant. Pourtant, j'ai bien aimé le fond du scénario, l'ambiance et son alternance vol/TPS. Dark Void a ce charme indescriptible de ces petits jeux qui accrochent, sans pour autant que ce soit de bons titres. A l'image des WANTED, Kane & Lynch ou même Conflict : Denied Ops, on y joue non sans plaisir, en faisant fi de ses tares de conception. Mais de là à dire que c'est un bon jeu... je n'irai pas jusque-là. Disons que c'est un "petit jeu", à découvrir certes, mais pas au prix fort.



Test réalisé par iiYama

avril 2010