Ace Combat 6 (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 2007
Développeur : Namco Bandai Games
Editeur : Atari
Genre : combats aériens

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 1Mo (saves)
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :
Multi-joueurs : 16 joueurs online
Abréviation : AC6
Titre alternatif : Ace Combat 6 Kaihô he no Senka (JAP)
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 1 Million


 



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Ace Combat 6

Fires of Liberation



Après avoir
Le scénario est très commun pour la série. Dommage, un peu plus d'originalité n'aurait pas fait de mal
guerroyé des années durant sur PlayStation, cette longue série de jeux anciennement exclusifs aux consoles Sony, voit son 6e opus débarquer sur Xbox 360 et non sur PS3 comme les fans l'attendaient. Namco Bandaï ne pérennise donc pas cette vieille association et part chez l'ennemi chercher un nouveau succès (certains fans y ont vu une forme de trahison de la part du développeur). Et se chercher un nouveau succès s'explique simplement : depuis quelques années, les Ace Combat s'enchaînent et se ressemblent. En admettant que le grand Squadron Leader soit l'épisode 5 et que le Belkan War ne soit pas le 6e opus mais un hors série, il ne faudra de tout façon pas s'attendre à une quelconque suite d'un épisode existant. Dans la grande tradition des Ace Combat, on se retrouve avec un héros anciennement inconnu, dans un futur proche où la guerre est la dernière raison de vivre. Résumé : cet épisode couvre la guerre opposant la République d'Emmeria et la République Fédérale de Estovakia sur le continent de Anean. La guerre débuta avec l'invasion de Gracemeria, la capitale d'Emmeria, par les forces aériennes de Estovakian le 30 août 2015. Le joueur entre alors dans la peau d'un Emmerien, pilote et chef de l'escadrille Garuda 1, surnommé "Talisman". Le second joueur est un pilote de Garuda 2, surnommé "Shamrock". Les 2 personnages sont assignés à la Team Garuda du 28e escadron tactique de l'armée de l'air Emmeriane... Passionnant hein ? Et oui je suis d'accord, ça pue le déjà-vu à 2 kilomètres. Et c'est justement le grand problème de cet épisode-là. Après les Distant Thunder, Squadron Leader et Belkan War quasi tous pareils, Namco nous pond un jeu aux mêmes mécaniques, aux mêmes graphismes, à la même prise en mains et aux mêmes situations de guerre. Même si je suis un grand fan des Ace Combat, ce 6 épisode me provoque un peu l'overdose. Scénaristiquement, on a quand même une petite nouveauté puisqu'au lieu de vivre cette guerre d'un seul et même point de vue, elle se dévoilera par le biais de plusieurs d'entre eux. De la mère de famille atterrée d'avoir perdu mari et fille, à l'escouade blindée qui tente un coup de poker, ça varie de belle manière le concept de base. Le jeu s'ouvrira bien entendu sur une superbe intro en images de synthèses, ensuite on a des vidéos d'une qualité moins bonne.


Les modélisations
La jouabilité est restée accessible, ce qui rend ce 6e opus très fun
humaines ne sont pas super travaillées, ce qui fait que les décors ressortent nettement plus beaux que le reste et, il faut l'avouer, c'est un peu mou tout ça. Ils sont tous dans leurs réflexions intimes, à penser aux conséquences d'une guerre inutile et blablabla et blablabla… tout ça fait que ce n'est pas vraiment passionnant. Autre déception : pas de Reiko Nagase dans les parages. Cette fois la fille mise en avant se nomme Melissa et croyez-moi, on n'y gagne pas forcément au change. Pour ce qui est de la prise en mains, si vous avez déjà eu le Squadron Leader ou le Belkan War entre les doigts, cet opus-là n'aura pas de secrets pour vous. A côté de ça, si vous êtes le dernier des novices, un joli didacticiel est là pour vous inculquer les rudiments du pilotage aérien. A ce propos, je tiens à féliciter Namco pour son conservationnisme en ce qui concerne la jouabilité car à la différence d'un H.A.W.X. qui aurait pu devenir la nouvelle référence en matière de combats aériens, Ace Combat 6 a eu la bonne idée de garder une prise en main simple. Après tout, on n'est pas tous des pilotes et personnellement, jouer en mode pro (où tangage et lacet doivent être gérés indépendamment et manuellement) me file des boutons. Un bon point donc pour le titre de Namco (et une défaveur de ma part pour celui d'Ubisoft). La prise en mains est donc immédiate et aussi agréable qu'avant. Egalement toujours présent, on retrouve l'irréalisme de la saga. Notre avion ne prend absolument pas en compte les collisions avec les arbres, tant que le blindage tient on peut toucher le sol (en "easy" bien entendu), notre appareil porte 99 missiles à têtes chercheuses et 24 missiles à tirs multiples et permet qu'on réalise des figures improbables. Pourtant les sensations sont belles et bien là, notamment lorsqu'on laisse le bouton de tir appuyé et qu'on suit la trajectoire d'un missile (gaffe tout de même à ne pas finir entre temps dans une montagne). Par contre les réelles nouveautés sont très très très rares. On retrouve un mode co-op' assez sympa (mais uniquement disponible en ligne, rien en local, ce qui est bien dommage) et un nouveau type de missiles : on locke 4 cibles et on balance 4 supos d'un coup. Après c'est "roulez jeunesse", ce 6e épisode est 100% calqué sur les opus sortis sur PS2. Contrairement à Squadron Leader où on avait 3 ailiers, cette fois nous n'en avons qu'un, auquel on choisira son avion et son armement.


D'ailleurs on retrouve
Impressionnants vu d'en haut, les décors sont moins flatteurs de près
avec plaisir le hangar où on peut acheter de nouveaux appareils, les équiper de nouvelles armes (bombes lisses, roquettes…), les peindre et avoir un joli récapitulatif de leur histoire et de leurs capacités. Bien sûr on pourra intimer un type de comportement à notre ailier (attaquer, défendre) et sans doute pour la première fois dans la série, la mitrailleuse est réellement puissante. Ainsi, même en rade de missiles ou pour faire un carton sur les cibles au sol, ce sera un plaisir d'appuyer sur autre bouton que celui des missiles. En parlant de missiles, il faut avouer que le radar est bien souvent débile. Cherchant à se loquer sur une cible lointaine, au lieu de le faire sur les cibles les plus proches, le radar est passablement irritant à fil de chaque mission. Au niveau de la réalisation, Ace Combat 6 profite bien entendu de son support mais déçoit tout de même. Vu d'en haut, le rendu est photo-réaliste, c'en est même impressionnant de beauté. Les reflets de la mer, les solarisations, les nuages cotonneux, des replay "à la Top Gun" (digne des meilleurs films), des explosions plus réalistes et plus "volumineuses" que jamais... on s'y croirait. Mais en rase-motte, on prend tout de suite conscience que rien n'a vraiment changé depuis la PlayStation 2. Les développeurs nous livrent des pâtés de textures infâmes et pixellisés ! En parlant de pixels, il y a même quelques sprites (comme certains feux, fumées ou reflets) qui sont étrangement pixellisés et quelque fois, le dégradé du ciel est carrément vulgaire (à peine une dizaine de couleurs), au point qu'on se demande si Namco ne se serait pas encore cru sur PSOne. Le jeu garde quand même un certain attrait graphique avec notamment une magnifique modélisation des appareils, des pilotes bien visibles à travers leur cockpit, une mer splendide (bien que souvent figée), des cut-scènes très sympas et un graphisme global assez satisfaisant (il suffit de ne pas être trop regardant "sur les détails"). On dispose de 3 vues (cockpit, HUD et extérieure), les 3 étant sympas à jouer malgré une image un peu surchargée de données inutiles. Il est d'ailleurs un peu dommage de ne toujours pas pouvoir choisir ce qu'on veut à l'écran, l'option d'affichage du HUD étant "tout ou rien". Enfin la partie sonore est comme d'habitude, assez recherchée. Malheureusement on se farcira encore un doublage anglais et encore une fois nos compagnons de vol auront tout le temps la gueule ouverte, ce qui est pénible et couvre des musiques digne d'un film. Les bruitages sont toujours aussi réalistes et de grande qualité, ce qui fait qu'avec des musiques souvent magistrales et en coupant les voix (dans les options), on s'y croit vraiment.



Ace Combat 6 Note
est-il l'épisode de trop, celui qui fait déborder le vase ? Critiqué par la presse pour son manque d'innovations depuis quelques années déjà, avec ce 6e opus Namco n'a fait aucun effort. Ils ont tout tablé sur du sûr, de l'éprouvé alors que justement, la Xbox 360 était le support idéal pour un petit remaniement de la licence. D'ailleurs les ventes s'en sont ressenties et le portage sur PS3 a été tout simplement annulé. Les possesseurs de PS3 pensaient même qu'ils verraient un potentiel Ace Combat 7 qui remanierait un peu Ace Combat 6, comme ce fut le cas avec Ridge Racer 7. Toujours est-il que ce 6e épisode d'Ace Combat est bien meilleur qu'un H.A.W.X (qui est sorti bien plus tard), même si on peut trouver l'action un peu molle par moment et des graphismes peu flatteurs pour une console aussi puissante. A sa sortie, comme il était le seul jeu de sa catégorie, il a bien fallu que les amateurs de dogfights fassent avec, faute de mieux. Même aujourd'hui, il reste quand même un bon choix, simplement parce qu'il est fun, moins Arcade et farfelu qu'un Blazing Angels et autrement plus jouable que le titre d'Ubisoft. Même si je suis le premier à critiquer certains points (ma première version de ce test était d'ailleurs assassine) Ace Combat 6 reste le jeu de combats aériens le plus abordable et le plus amusant de la console... en attendant la relève.



Test réalisé par iiYama

juin 2009 (mise à jour : mars 2010)