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La vente dématérialisée, qu'elle soit sur Xbox Live comme PlayStation Network, a plusieurs avantages. D'abord pour le développeur qui peut distribuer son jeu sans se prendre la tête, puisqu'il n'y a pas de boite et de disque à produire, et encore moins à expédier aux 4 coins du monde. Avantage aussi pour l'acheteur, qui se procure le jeu sans sortir son royal fessier du canapé. Le petit défaut, c'est que ces jeux sont généralement mal considérés et n'assument pas d'énormes ventes. Tout d'abord parce qu'il faut être connecté et ensuite, dans le cas de la console de Microsoft, il faut aussi un disque dur (la question ne se pose pas sur PS3). Du coup, sur XLA et PSN on trouve surtout des petits jeux, peu volumineux en matière de données et qui, même s'ils sont originaux, n'égalent généralement pas les jeux en version boite. Exception faite de Braid (tresse en Français), un jeu de plates-formes/réflexion qui sort tout droit de l'imagination de son créateur : Jonathan Blow. Un game designer qui a reçu pas mal de récompenses pour son travail sur ce jeu. Mais Braid c'est quoi ? Et bien c'est un jeu de plate-formes entièrement en 2D et en vue de profil, où on contrôle Tim. Tim semble s'être perdu dans les limbes du temps et il est à la recherche de sa Princesse (qui ne l'est pas ?). Un scénario infantile ? Ne vous y trompez pas. En fait la trame est plus subtile qu'il n'y parait car sous ses airs innocents, elle cherche à ce qu'on se pose des questions, à comprendre et savoir si nos actes passés sont à regretter ou pas. Relativement court, le jeu propose une succession de levels qui formeront les 6 mondes de l'aventure. Dans chaque monde, 
Les gameplays originaux ont encore leur place sur nos consolesle but est de retrouver les pièces d'un puzzle pour enfin reconstituer un tableau (la mémoire de Tim). Selon votre habilité et votre disposition à résoudre des énigmes basées sur l'adresse, la gestion du temps et la compréhension du gameplan, alors vous en aurez que pour quelques heures. Et à 10€ le jeu (cette version PS3 est sortie un et demi après celle sur X360 mais coute 5€ de moins), dont le taux de rejouabilité me semble assez faible, on peut trouver ça cher. Seulement, à coté de certains jeux qui coûtent le même prix, Braid est envoûtant, poétique. Mais revenons tout d'abord au gameplay.
Tim peut rembobiner le temps, comme on l'a déjà fait dans Prince of Persia, sauf qu'ici on peut le faire autant de fois qu'on veut et que la "bobine" est longue de plusieurs secondes. Ca permet d'éviter une mauvaise chute ou une mort suite au contact d'un ennemi. Ca permet aussi d'atteindre certaines zones autrement inaccessibles. Les niveaux regorgent d'ingéniosité (et de clins d'oeil à des titres cultes comme Donkey Kong), comme ce monde où le temps est figé tant qu'on ne bouge pas. Pareillement, le fait de revenir en arrière nous permet d'aller chercher une clé au fond d'un gouffre et d'en revenir l'objet en main, ou même de faire des centaines d'essai pour sauter sur un ennemi et traverser un précipice autrement infranchissable. Le concept est absolument énorme et lorsqu'on voit avec quel génie Monsieur Blow a créé les niveaux, on se dit qu'il mérite d'obtenir encore plus de considération. Pour ne rien gâcher, la maniabilité est aux petits oignons, à tel point qu'il est aussi jouable qu'un Mario 2D. En ce qui concerne la réalisation, les graphismes n'ont rien à envier à l'ampleur du gameplay puisque le jeu est tout bonnement magnifique. Entièrement en 2D comme un bon jeu à l'ancienne, les animations sont hyper fluides et les diverses mimiques sont mignonnes. Mais le vrai travail vient de David Hellman, le dessinateur et créateur des graphismes. En fond, il a réalisé de véritables toiles qui s'animent, où les détails donnent une ambiance alternant le féerique au naturel, le vaporeux à sa non-loin rêverie. Toujours très coloré et dans un ton enchanteur, l'univers de Braid est à la fois merveilleux et apaisant, ce qui à l'instar de Flock, me fait penser à Yoshi's Island. Et pour finir d'asseoir le joueur dans une boule de coton, la musique est douce, mélodieuse et mélancolique. Tirant vers le classique mais sans ses pénibles et habituels flonflons, 
Graphiquement, Braid est sans prétention et pourtant, c'est un véritable festival de couleursles pistes sont reposantes et même hypnotiques pour certaines. Le choix des airs classiques s'explique facilement car lorsqu'on "rembobine" son jeu, qu'on revient en arrière, le son suit cette tendance et avec ce genre de mélopées tendres et savoureuses, ça ne choque pas. Braid est donc une porte ouverte vers un monde plus doux et enchanteur. Mêlant de la simple plate-formes comme on en avait dans les années 80/90 à de l'adresse (il faut parfois être doué du pad) et de la réflexion, Braid est un jeu complètement à part. Envoûtant, beau, hyper jouable, difficile de résister à un jeu aussi original, aujourd'hui moins cher (10€), à la difficulté parfaitement dosée et à l'ambiance unique.
Ecran titre
Les PNJ sont tout mignon
Les musiques sont envoutantes
Le travail graphique est absolument fabuleux
Reconstituer la mémoire de Tim se fait de façon originale
Oups !
Tim peut rembobiner le temps à la façon du Prince de Perse
Des puzzles/tableaux débloquent l'histoire
Pas spécialement difficile, le jeu vous demandera par contre pas mal de patience
L'ingéniosité du gameplan laisse sans voix
Les gameplays originaux ont encore leur place sur nos consoles
Graphiquement, Braid est sans prétention et pourtant, c'est un véritable festival de couleurs
C'est ici qu'on en apprend plus sur Tim, avec une certaine moralité à son histoire