Psyvariar (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juillet 2003
Développeur : Success
Adaptation : Success
Editeur : Empire interactive
Genre : shoot-them-up

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR/US

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Titre alternatif : Psyvariar : The Complete Edition
Prix au lancement : 20€


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Psyvariar








Sorti en 1999 sur Arcade,
Pour un manic-shooter, le gameplay est finalement classique
Psyvariar est un shoot-them-up assez méconnu, surtout chez nous. Tournant sur la plate-forme G-Net de Taito (un Hardware proche de la PlayStation, en légèrement boosté tout de même), Psyvariar s'essaie à l'originalité, à mon avis avec succès. Tout le monde se souvient du concept d'Ikaruga, le shoot culte de Treasure ? Et bien les développeurs de Success ont trouvés un autre idée pour enrichir un gameplay datant de l'âge de pierre du shoot. C'est simple, le joueur tire et avec un second bouton, il fait tourner son appareil. Le système d'upgrade appelé BUZZ (rien à voir avec le jeu de quizz) est quelque peu loufoque quand on y pense. Votre vaisseau ne possède qu'une seule arme mais celle-ci s'upgrade au fil des tirs que vous rasez (on scratche le tir ennemi). En tournant sur soi-même on décuple la puissance de feu, on "glisse" mieux sur les tirs ennemis mais on récolte peu de BUZZ. Au contraire, tirer normalement offre un rayon peu puissant mais chaque scratch vous fait gonfler votre jauge de BUZZ. Ainsi se pose le dilemme : augmenter son BUZZ au détriment de la puissance de tir en prenant le risque de se faire exploser plus vite, ou charger à fond en essayant d'en prendre le moins possible. Après c'est sûr, Psyvariar reste un shoot vertical tout ce qu'il y a de plus commun. Arcade oblige, on peut jouer à 2 simultanément, l'armement ne perd pas de sa puissance lorsqu'on perd des vies (et oui, le BUZZ c'est bien beau mais au bout d'un moment, on explose quand même) et on a à disposition quelques mega-bombes histoire de se sauver la mise face un flot de tir ennemis incroyablement dense ou pour remettre en place des boss un peu trop prétentieux. Selon votre score, le jeu vous proposera de choisir votre niveau parmi 3 propositions (on choisit ainsi son niveau de difficulté), niveau qui sont extrêmement courts. A la manière d'un Aero Fighter 3, les levels durent peu et c'est presque de suite le boss. Bien que basé sur l'Hardware d'une PSOne à base d'un CPU R3000a (ici cadencé à 50Mhz contre 33 pour la console de Sony), les graphismes offrent un rendu très convenable... pour une 32-bits. En fait, Psyvariar est sous-titré The Complete Edition, qui propose en fait la version originale Arcade plus une version améliorée spécialement pour la PS2. Nommée Medium Unit, la version Arcade pose donc un rendu visuel en deçà des attentes, notamment au niveau d'un aliasing prononcé, surtout pour une PS2 qui a déjà 3 ans. Heureusement, la version remixée (appelée Revision), offre des graphismes revus à la hausse, plus en phase avec les productions de l'époque. Certes même en l'état ça n'explose pas la rétine, mais c'est déjà plus chatoyant pour la rétine.


Autre point remarquable de la production :
Le moteur graphique reste performant en toutes circonstances, normal vu que le jeu d'Arcade tournait sur une version améliorée du ZN-1
l'animation est en béton armé ! Malgré un flot monstrueux de tirs (qui servent bien sûr à notre BUZZ) et des donc des centaines de sprites à gérer faisant parfois de jolis fractales, la console encaisse sans sourciller. On peut donc faciliter celui qui a adapté le moteur 3D : le travail est impeccable, notamment lors des affrontements contre des boss énormes. Car vous vous en doutez bien, le jeu est tout en 3D. Pour ne parler que de la version Revision, les couleurs sont plutôt bien choisies, certains décors sont très beaux, d'autres sont plus classiques. Mais ce que je regrette, c'est qu'on a droit qu'à une utilisation très succincte de cet univers au travers de niveaux très courts, où on aurait pu avoir quelques scènes à sensations histoire de pimenter l'aventure. Psyvariar fait donc dans le basique en proposant un scrolling véloce mais reste toujours posé sur des rails définitivement droits, l'une des grandes différences avec un Silpheed qui joue plus sur le grand spectacle. Le jeu s'ouvre sur une intro psychédélique, laissant ensuite le choix entre l'une des 2 versions. Malheureusement, que ce soit en Medium Unit ou en Revision, l'intro défile tellement vite qu'on n'a pas le temps de lire ce qui est écrit. On peut aussi reprocher que même en version Revision, on n'a pas une intro digne de ce nom, cette dernière se contentant d'afficher des images plus ou moins fixes. Cette adaptation propose tout de même un menu d'options pour les 2 versions, qui vous permettra de choisir le niveau de difficulté, le nombre de vies/continus et le mappage des touches. D'ailleurs, une fois le principe de BUZZ assimilé, on trouve le jeu pas si difficile que ça (je l'ai fini sans tricher, c'est dire), surtout en mode Revision où le concept de BUZZ est amélioré, les niveaux sup' s'enchaînant les uns derrière les autres (seul regret, le jeu passe son temps à dire "power up"). Il ne reste plus qu'à vous parler d'une bande-son pas terrible. Quelques voix digits se font entendre, les bruitages sont très corrects pour le genre même si on les aurait aimer plus "expressifs". Non le vrai problème, c'est que les musiques déçoivent. On nous offre de l'Electro bas-de-gamme faite à la presse hydraulique, qui est à la fois trop rythmée et pas assez mélodieuse. Dommage, surtout quand on sait que la bande-son fait beaucoup quant à l'ambiance d'un shoot.



Faisant parti de la gamme Note
Explosiv d'Empire Interactive, Psyvariar est un honnête shmup' qui ne coûtait à sa sortie que 20€. Aujourd'hui dépassé par des monstres tels que R-TYPE Final ou Gradius V, il n'empêche que le titre de Success s'avère plus sympa qu'il n'y parait. La version revue et corrigée offre des graphismes de qualité, avec un habile mélange de 2D et de 3D, des améliorations de gameplay et même des niveaux entièrement refait afin d'être plus à-même d'être représentatif du support. Les salves de tirs ennemis sont impressionnantes afin que le concept de BUZZ puisse fonctionner et au final, on ne regrettera qu'une bande-son mal calibrée et un vaisseau trop lent. Psyvariar reste tout de même un shoot bien sympa.



Test réalisé par iiYama

juin 2008