Fable + The Lost Chapters (XBOX)

 






 


Développement scénaristique
(avec The Lost Chapters)

Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : octobre 2004 (original) / octobre 2005 (The Lost Chapters)
Développeur : Lionhead Studios
Editeur : Microsoft Games
Genre : aventure - RPG

Support : 1 DVD
Compatible Xbox 360 : oui
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : GameBryo
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Project Ego
Prix au lancement : 60€ (la première version)
Score des ventes : 3.1 Millions (tous supports)


Aussi disponible sur :




Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Fable

The Lost Chapters



Tout d'abord,
Si toutes les promesses de Peter Molyneux n'ont pas été tenues (c'était à prévoir), le gameplay reste sacrément riche
il est utile de présenter un peu la base de réflexion de ce test. Fable est un jeu premièrement développé sur Xbox. Plus tard, une adaptation PC a vu le jour (de facture discutable) avec une quête supplémentaire : The Lost Chapters. Ce supplément est également paru sur Xbox, sous le même nom et sous la gamme Xbox Originals. C'est donc bien cette version qui est ici au banc d'essai. Afin de concevoir un test le plus complet possible, je vais détailler le jeu Fable et seulement après je m'occuperai du contenu de The Lost Chapters, afin d'avoir en quelque sorte, 2 tests en un. Fable c'est donc l'histoire d'un concept issu de l'esprit fertile de Peter Molyneux (Populous, Theme Park, Dungeon Keeper, Black & White) qui basa son bébé sur pas mal de belles choses telle qu'une grande liberté de mouvement, des interactions à foisons, des quêtes par centaines et pas mal d'autres fantasmes assez classe. C'est ce qui avait été annoncé, et du coup ce fut à l'époque de la première sortie, un petit couac rapidement mis à jour : Fable n'a pas tenu ces folles promesses. Mais était-ce si étonnant pour un jeu de 2005 ? Pas vraiment, et ça ne veux pas dire que le jeu était mauvais, bien au contraire. L'histoire de Fable est un classique du genre. Le jeu propose une trame scénaristique tournant autour du thème de la vengeance en promenant un peu le joueur de ci de là avec quelques missions menant à des révélations fort bien conçues. Si cela ne révolutionne pas le genre par le fond, la forme elle est assez convaincante avec une ambiance aux petits oignons et une féérie presque palpable. Oui, car le fort de cet aspect de l'aventure, c'est bien cet univers qui rend les événements très prenants, très immersifs. Les débuts nous présentent, sur un peu d'une heure, les rouages du gameplay et de l'univers en proposant de jouer des passages importants de l'enfance, puis l'adolescence du personnage. C'est une sorte de tutorial assez plaisant, car fort utile. Le gameplan est assez linéaire, car au final l'exploration est dirigiste avec rien de plus que des chemins suivant des chemins (et des coffres qui trainent là, au beau milieu, sans grande raison, parfois même avec des contenus effroyables de puissance...). Bien que cela n'a rien de vraiment logique, et que ça aurait pu clairement être mieux, on ne se plaindra pas trop car le reste rattrape largement ce fait.


La prise en main
Les graphismes sont enchanteur, la Xbox offrant une 3D au dessus du lot
est assez rapide malgré qu'elle complique un peu inutilement les choses. Ceci dit, on a le temps de l'assimiler avec ses petites situations à pratiquer en début de partie. On a la possibilité d'attaquer en sélectionnant rapidement une arme de jet ou de corps, ou de lancer un sort en utilisant la touche blanche, afin de changer les touches d'action en raccourcis de sorts. Le passage de l'un à l'autre n'est pas difficile à gérer, et du coup il est assez agréable d'utiliser tous ces outils pour quérir une victoire héroïque. Par contre, petit bémol, la croix directionnelle est utilisée pour la sélection rapide d'objets (notamment de soin, car on peut dire qu'on en fait une utilisation hyper massive, à la Diablo) et ça ce n'est pas une réussite. D'une pression à droite ou gauche, on boit/mange, tandis que la touche du haut mène à un menu alambiqué de choix permettant de faire des émottes ou d'utiliser d'autres formes d'objets. Le hic, c'est que lorsque le jeu commence à dérouler celui-ci au lieu de nous soigner, c'est la cata ! Ce qui est, vous le comprendrez, agaçant... Du coté de l'image, on peut dire que Fable régale les yeux comme il se doit. C'est d'ailleurs la qualité des graphismes, travaillés et typés, qui participe grandement à l'univers enchanteur du jeu. Le moteur graphique est très fluide et les personnages arbore une gestuelle agréable. Mais il n'y a pas que cet aspect-là qui enrichi l'univers, les musiques, signées Danny Elfman (Men in Black, Big Fish, Desperate Housewives, Terminator Renaissance…) sont mélodieuse et servent à la perfection le coté mystique et enchanteur du royaume d'Albion. Bien qu'il n'y ait, au final, qu'assez peu de thèmes, on en tiendra pas rigueur au regard de la qualité et de l'aspect non rébarbative de celles-ci. Le doublage est lui aussi de bonne facture (et en français), ce qui est une bonne chose étant donné que l'histoire passe essentiellement par des discutions avec des mises en scènes, parfois discutables. Attaquons nous, désormais, à l'important de Fable, ce sur quoi ses créateurs ont voulu jouer pour percer : le gameplay. Assis sur des bases RPG assez légères (le personnage développe 3 caractéristiques divisées en 3 sous caractéristiques), Fable propose un système d'expérience dépendant des domaines employés (corps à corps, tir, magie. Le joueur peut ainsi acquérir une XP générale qui lui permettra de monter les caractéristiques de son choix et une XP spécialisée qui dépend des talents qu'il emploie pour se défaire de ses ennemis. Comme les ennemis ne peuvent pas toujours être vaincus par un seul de ces types de talents, on en vient rapidement à devoir utiliser sur le long terme, au moins 2 d'entre elles (même si le réel fun est atteint lorsqu'on arrive à bien utiliser les 3, variant utilement les plaisirs).


Les combats sont
The Lost Chapters apporte un vrai plus à l'aventure
assez classiques, mais instinctifs. Il y a une touche de tactique où les dégâts sont améliorés en montant un multiplicateur (augmente en frappant sans être touché en retour, ce qui pousse à un brin de prudence). Les boss demandent généralement des approches tactiques un peu particulières, ce qui permet de bourriner un peu moins pour un peu de réflexion. Le panel de magies est assez respectable, avec quelques sorts pour les gentils (soin, aura de protection) et d'autres pour les moins gentils (vol de vie, furie guerrière). La qualité et l'utilité des sorts n'est pas égale pour ces 2 catégories-là, mais ce n'est pas tellement pénalisant au final (le jeu n'est pas bien difficile de toute façon). Pour le reste, notre avatar peut forger sa réputation au fil de ses actions, bonne ou mauvaise et selon l'envie. Chaque acte peut avoir des répercutions plus ou moins importantes sur le reste de l'histoire, notamment l'alignement et l'avis des gens sur soi. Ainsi le jeu peut être vécu du coté des gens sympas ou des salopards, ce qui change sensiblement le déroulement du scénario ou des missions (par exemple avec des missions vécues du coté opposé, comme devoir protéger des marchands ou devoirs les tuer). En poussant plus loin, le personnage peut acquérir la propriété de quelques maisons qu'il peut ensuite louer ou habiter. Il peut également draguer, se marier et se reproduire... des aspects peu utiles, mais marrant. La customisation du personnage passe par des cartes que l'on peut acquérir ici et là et qui débloque des coupes de cheveux, de barbe ou des tatouages. Ces derniers ont des impacts sur la réaction des gens (ce que je trouve moyen car cela impose quelques modèles utiles à d'autres juste pénalisants). Les caractéristiques que le joueur augmente ont aussi un impact sur son physique (mais sans répercutions sur les interactions) : le physique rend costaud et musclé, l'adresse grand, la magie trace des lignes de mana sur le corps... Et enfin, le coté vraiment mitigé de cet aspect-là, c'est que le personnage vieillit au fil du jeu (à chaque compétence acquise, et à 2 moments précis du jeu) et devient très (vraiment trop) vite un vieux tromblon fripé (avec des moyens de retour en arrière hyper limité). Le personnage n'en est pas moins classe, mais ça reste frustrant pour ceux à qui ça ne plait pas des masses. Surtout que ce vieillissement est complètement illogique niveau scénario, vu que le reste du monde ne vieillit pas comme nous (pas même notre propre sœur, plus jeune ou d'autres protagonistes importants du jeu, c'est débile !). Plus encore, il est même possible de cumuler des cicatrices au fil des coups qu'on subit. Autant dire qu'on en vient rapidement à devenir une friture d'Hot Wings (sauf si on utilise à outrance le bouclier d'énergie et des sorts "coté gentil"). Bref, ces facettes-là apportent surtout du crédit à un pseudo-réalisme et on ne peut pas cracher sur la profondeur des idées pour le simple fait que certaines rendent moins, esthétiquement parlant.



  • The Lost Chapters
    Dernier point, ce que The Lost Chapters rajoute n'est pas moins qu'un chapitre supplémentaire à vivre après la fin du jeu. Un chapitre long de 3 à 4 bonnes heures, faisant suite directe du jeu initial. Et quelle suite ! Si l'histoire de base se termine sur un duel intéressant, celle du chapitre supplémentaire est carrément épique (et on en attend pas moins d'un jeu comme Fable, louant aux joueurs sa forme d'aventure si prestigieuse) et bien intégré au reste. Le reste des contenus est classiques (objets plus abusés les uns que les autres, monstres puissants à vaincre, maps supplémentaires servant de décors au scénario), mais de bonne facture. Alors bon, je pesterais bien sur le fait que trouver une épée démoniaque totalement énorme sur un sentier est parfaitement illogique, le fait qu'on a très peu de choix vestimentaire (puisqu'au final on met ce qu'il y a de mieux, et basta, et qu'en plus l'extension ne rajoute pas grand chose), mais bon ce serait cracher sur un contenu qui, finalement vaut largement le fait d'exister et ravis agréablement. The Lost Chapters apporte donc un plus indéniable à Fable, lui même étant déjà un grand jeu. L'effet est là, opérant dès les premiers instants du jeu, emportant le joueur vers l'Albion, ce royaume qu'il nous tarde de retrouver une fois l'aventure dévorée....



  • En conclusion, Note
    Fable est un jeu profond et bien pensé, à l'ambiance agréable et immersive, que ça soit pour ses graphismes (superbes) ou sa bande-son enchanteresse, comme son univers détaillé et typé. Beaucoup des promesses n'ont pas vu le jour, mais le contenu final reste très poussé pour l'époque. Quant à l'extension The Lost Chapters, elle apporte jusqu'à 4 bonnes heures de jeu supplémentaires et si elle ne régle pas vraiment les petits soucis du jeu principal, elle a le mérite de nous offrir une aventure intéressante, qui se termine en plus par un final épique. Bref, je vous conseille donc de trouver l'édition qui contient le jeu + l'add-on...



    Test réalisé par Aquel

    juin 2010