DOOM 3 RoE (Xbox)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : octobre 2005
Développeur : Nerve Software (id Software)
Adaptation : Nerve Software
Editeur : Activision
Genre : FPS

Support : 1 DVD
Compatible Xbox 360 : oui
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : id Tech 4
Difficulté :
Multi-joueurs : jusqu'à 4 joueurs
Abréviation : DOOM 3 RoE


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DOOM 3

Resurrection of Evil



Au moment où DOOM 3 sortait sur Xbox, Resurrection of Evil envahissait le PC pour replonger les fans dans l'Enfer de Mars City. Le développement fut confié à Nerve Software, qui était déjà connu pour Tides of War, l'add-on de Return to Castle Wolfenstein. Plus qu'un simple ajout (qui nécessitait l'orignal pour fonctionner), si Resurrection of Evil (RoE) n'avait rien de révolutionnaire, jamais je n'avais vu un disque additionnel si bien réalisé puisqu'il était plus beau, plus nerveux et même un peu plus varié. 5 mois plus tard, c'est au tour de la version Xbox de voir le jour et cette fois ce n'est pas Vicarious Visions qui s'est chargé de la conversion, mais Nerve lui-même. Mais entre nous, ils n'ont pas dû trop forcer car Resurrection of Evil est plus court que DOOM 3 et qu'ils ont repris l'exact moteur graphique de DOOM 3 (lui-même adapté du PC). Evidemment cet épisode n'a pas besoin de DOOM 3 pour fonctionner (on n'est pas sur PC) et offre en plus un joli cadeau : si vous n'avez pas réussi à mettre la main sur la version Gold de DOOM 3 ce n'est pas grave, puisque Resurrection of Evil nous offre en bonus Ultimate DOOM, DOOM II et Master Levels of DOOM II en version originale et intégrale. Presque l'add-on parfait…


Développement scénaristique

Le jeu bénéficie
Le scénario s'avère léger et le contenu PDA bien chiche. Pourtant l'ensemble tient correctement la route
cette fois d'une véritable intro (en 3D). Un an après la catastrophe de l'épisode DOOM 3, un seul survivant fut retrouvé. Mais un signal venant des sites de fouilles fait son apparition et l'UAC décide de reprendre les recherches en envoyant une nouvelle équipe dirigée par le Docteur Elizabeth McNeil (enfin une femme dans DOOM, car elles sont vraiment très rares !). Mais l'être humain à la mémoire courte, c'est bien connu et l'ancien scénario est à 2 doigts de reprendre. Les chercheurs, les techniciens, les Marines... tous ont des hallucinations et entendent des voix. Un matin, un groupe de Marines part en expédition et découvre une nouvelle salle sur le site 1. Une étrange porte est devant eux et en son milieu un artéfact en forme de coeur humain. Evidemment, comme les Marines ont un cerveau d'huître (sinon ils feraient autre chose de leur vie), l'un d'eux prend le précieux objet et réouvre par la même occasion le portail qui mène de l'Enfer vers Mars. C'est à ce moment là que vous prendrez les commandes de l'infortuné bidasse et qu'on retrouvera Betruger sous sa nouvelle forme (il est le cerveau pensant du "côté obscur"). Si on ne parle plus de Mars City, l'aventure commencera au milieu des fouilles archéologiques, pour vous enfoncer ensuite peu à peu sous terre en arpentant les sites puis les labos du complexe. Plus mouvementé, le scénario sera plus que jamais la base d'une action nerveuse mais quelque peu hachée. On retrouve quelques cut-scènes en 3D et les inévitables PDA, mais le contenu est bien plus pauvre que dans DOOM 3. En effet les mails se résument à 3 fois rien, souvent ils n'en disent pas plus sur le background du jeu et les messages audio se font très rares. C'est dommage car DOOM 3 se servait de ça pour étoffer son contenu de fond, donc on trouvera cette extension bien chiches en révélations. En plus cette version Xbox s'affuble de gros bugs sur ce plan-là. Les vidéos PDA sont complètement buggées, idem pour une cut-scènes sur deux où le son est salement décalé. C'est même incompréhensible que Nerve ait laissé ça dans cet état. Malgré tout le scénario n'en reste pas moins accrocheur et plutôt bien ficelé.


Jouabilité & Gameplay

Il est clair que
On retrouve avec plaisir le gameplay de DOOM 3... malheureusement on retrouve aussi les problèmes de lampe
si on vient de finir DOOM 3 et qu'on s'attaque à RoE dans la foulée (ce que j'ai fait), il n'y aura presque aucune surprise. RoE reprend l'entière base de l'opus originel en y apportant quelques rares nouveautés et quelques mises à jour plutôt réussies. Commençons par les armes. Toujours aussi sombre, notre Marines ne sera toujours pas utiliser du scotch. Nerve a quand même fait un petit effort puisque la lampe est désormais implantée sur l'arme de poing. Malheureusement ce sera encore trop peu, preuve de la mauvaise foi des développeurs sur le sujet, car si on peut le faire sur le petit automatique, pourquoi avoir fait l'impasse sur les autres armes alors que c'est la principale critique de DOOM 3 ? Et une fois de plus, les 5 mois qui séparent la version PC à celle sur Xbox, n'a nullement permis de gommer ce très irritant problème. Dans Resurrection of Evil on a disposition 3 nouvelles armes/objets : le fusil à rayon anti-gravité, le pompe à double canon et le fameux artéfact en forme de coeur (à noter que fusil à pompe est un clin d'oeil à DOOM II puisque c'était la seule nouvelle arme de cet opus, et le coeur est un clin d'oeil à la vidéo-logo d'id Software). Le fusil à rayon anti-gravité est loin d'être nouveau puisqu'il sort directement des labos de VALVe pour Half-Life². Il n’y a presque aucune différence avec celui de Gordon puisque vous pourrez attraper les projectiles au plasma de vos ennemis pour leur renvoyer ou déplacer des caisses. Amusant 5 minutes mais son intérêt chute très vite, le jeu ne demandant que trop rarement de l'utiliser via des puzzles ou des zones secrètes à découvrir. Le pompe à double canon (sorte de fusil de chasse amélioré) est un tueur à courte portée. Elle est la seule arme qui démonte un monstre en un coup, accompagnée d'un bruitage digne de ce nom. Malheureusement il est tellement long à recharger (et puis ça nous coûte 2 cartouches à chaque fois) qu'au final on évite de s'en servir, au profit des armes plus conventionnelles et polyvalentes. Enfin, l'artéfact vous demandera des âmes pour fonctionner (vu le nombre de cadavres qui jonchent le sol, il ne devrait pas y avoir de problème). En premier lieu le cœur vous fournira le ralentissement du temps. Ainsi bien avant F.E.A.R. et son SlowMo, on pouvait agencer de véritables tactiques d'approches (ce qui facilite le jeu, surtout contre les boss) et déjouer quelques pièges. Plus tard on obtiendra le Bersek (on tue les monstres à mains nues) et même une invincibilité momentanée. Si on n'a plus de tronçonneuse et qu'il remplace habilement le cube des âmes, le cœur est un artéfact puissant qui rend bien service par moment.


Resurrection of Evil
Le coeur est un artéfact puissant qui rendra quelques services contre certains pièges ou boss
restant un DOOM 3 dans l'âme, vous retrouverez le PDA (mails, fichiers audio et vidéo), des portes à identification, des placards à digicode et autres ascenseurs. Comme petite nouveauté nous avons de véritables petits jeux d'arcade sur les bornes qu’on croise. Des copies d'Arkanoïd, des petits jeux débiles ou d'adresse font qu'on peut passer pas mal de temps sur ces mini-jeux dans le jeu. Ils sont bien meilleurs que le malheureux clone de DOOM qu'on trouve dans DOOM 3 (un concept qui sera réutilisé dans PREY). Les scripts sont moins voyants (ils ont minimisés le coup assez pénible du monstre qui sort du placard) mais le jeu est toujours aussi dirigiste. A croire qu'on a posé le joueur sur des rails et que son but c'est d'avancer droit devant. De temps en temps il vous faudra récupérer des cellules d'énergie afin d'alimenter des ascenseurs et autres machines, ce qui nous forcera à un peu d'exploration mais jamais rien de très compliqué (même si l'agencement est toujours aussi bien ficelé). Passé la moitié de cette courte aventure (environ 6 heures), il n'y aura plus que de l'action. Nous aurons aussi un passage assez sympa où notre Marines mettra un casque de protection pour environnement hostile (Gordon ?), ce qui créera un effet sonore superbe et un éclairage constant (il y a une lampe sur le casque). Dommage que ça ne dure que 10 minutes et qu'on ne le garde pas pour le reste de l'aventure. RoE délaisse un peu l'ambiance ultra stressante de DOOM 3 pour se la jouer plus bourrin. S'il reste encore quelques passages flippants, il faut avouer que le jeu n'est plus vraiment axé sur ça. On tape toujours dans le gros glauque mais la mise en scène n'a pas le temps d'opérer que déjà un monstre vous chope la jugulaire. Alors pas le temps de flipper, on tire sur tout ce qui bouge. C’est un peu dommage quand même. En parlant de mise en scène, une fois de plus j'ai bien aimé les quelques cut-scènes du jeu et la logique de parcours. On ne part désactiver un truc au fin fond d'une mine infestée sans une bonne raison. Et dans tout ça, il faut savoir que les petits bras musclés de Nerve ont bien travaillés puisqu'on fera la connaissance de nouveaux monstres assez flippants voire même chiants à abattre. Quelques boss assez imposants, des saletés qui volent et nous attaquent dans le dos (on a pas d'éthique en Enfer ?) et surtout, une nouvelle de bestiole proche d'un Alien qui grimpera aux murs pour mieux vous bouffer. Donc hormis quelques mises à jour et rares nouveautés, ça reste du DOOM 3 car les loadings sont toujours aussi longs, on a exactement le même menu d'options, les mêmes configurations imposées du pad, les mêmes cheat-codes pour les nuls (moi ?) ainsi que le même sympathique système de quick-save.


L'image

Sur PC, Resurrection of Evil
Dommage que ça saccade encore pas mal car graphiquement c'est très beau
est bien plus beau que DOOM 3. Le moteur a été peaufiné, ce qui donne un rendu graphique bien supérieur, tant pour les éclairages, la diversité des décors ou même des modélisations plus naturelles. Malheureusement, DOOM 3 tirait déjà 110% des capacités de l'Xbox, donc on ne verra aucunement la différence avec cette add-on. Nerve a reprit l'exact moteur graphique créé par Vicarious Visions, saccades comprises. Nouvelle preuve que Nerve ne s'est pas foulé, ils n'ont même pas été foutus de faire un moteur au framerate plus stable. En plus de ça, si les modélisations PC se sont améliorées, ne comptez pas avoir le même rendu sur Xbox. Une déception donc ? En fait non, car à part ça, le jeu garde tout son attrait visuel. Pour une console de cette génération les décors sont absolument fabuleux, le jeu d'ombres & lumières aussi. C'est détaillé, les nouveaux monstres sont superbes… en clair si sur Xbox les développeurs n'ont pas la même marge de manœuvre que sur PC et qu'après DOOM 3 ça surprend peut-être un peu moins, Resurrection of Evil reste malgré tout l'un des plus beaux jeux de la console.


Le son

Moins pesant,
Une fois de plus le son est de qualité mais les bruitages auraient gagnés à d'être refait
le son se fait plus discret dans cet épisode, sans doute parce que la mise en condition de la peur n'est plus. On n'entend plus trop les rires sarcastiques de Betruger et comme je le disais précédemment, les messages audio du PDA se font rares. Heureusement on retrouve la même équipe de doublage que pour DOOM 3. Si on regrette qu'encore une fois une même voix serve à trop de PNJs, la qualité est de nouveau au rendez-vous. Malgré dans ce "professionnalisme", on regrettera encore une fois que les voix soient totalement désynchronisées, résultat d'un id Tech 4 visiblement peu à l'aise avec la synchro labiale. Toujours pas de musique dans le jeu (le menu principal offre le même thème) et tous les bruitages sont repris du jeu original. En bon résumé la qualité est de mise mais les armes (ou pire les explosions) sont complètement étouffées. Au lieu de dynamiser l'action, ça la mollit. Sauf peut-être la gattling et le nouveau pompe qui arrache bien. L'un dans l'autre le résultat est d'un bon niveau mais vraiment, les armes auraient méritées de nouveaux bruitages afin de mieux retranscrire leur puissance.


Note générale

Resurrection of Evil est un très bon add-on (bien sûr sur cette version Xbox il fonctionne en stand-alone). Moins long que l'interminable DOOM 3, moins flippant mais aussi plus nerveux, l'action prend un peu la place de l'ambiance, ce que certains regretterons d'autres pas. Pour ma part, après un DOOM 3 où j'ai bouffé de l'ambiance des heures durant, ce n'est pas un mal. Bien sûr on retrouvera les défauts de l'opus original comme le manque de synchronisation des lèvres lorsqu'un PNJ parle, le même système d'identification via votre PDA, le même type d'action, les problèmes de lampe... en clair Resurrection of Evil reste DOOM 3 dans ses qualités comme ses défauts. Mais j'avoue avoir prit pas mal de plaisir à replonger dans cet Enfer Martien. S'il n'y aucune amélioration graphique, contrairement à la version PC, il n'empêche que ça reste vraiment beau, surtout pour un jeu console. Et si le scénario est un peu léger et trop peu étoffé en fond, il reste sympathique et puis cette ambiance glauque, malsaine avec ces monstres venus des tréfonds, ça donne toujours quelques frissons. C'est le combat des ténèbres du point de vue de la lumière. Ajoutons à cet excellent jeu des bonus d'un grand cru (Ultimate DOOM, DOOM II et Master Levels of DOOM II en versions complètes, voir le spoiler ci-dessous) et Resurrection of Evil devient tout de suite plus indispensable qu'on ne croit. C'est donc un excellent add-on qui plaira d'autant plus à ceux qui ont aimés DOOM 3.


Les bonus : cliquez pour ouvrir


Test réalisé par iiYama

septembre 2009 (mise à jour : février 2013)