Halo Master Chief Collection (XBO)

 





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Note générale


Sortie du jeu : novembre 2014
Développeurs originels : Bungie (épisodes 1/2/3/ODST) - 343 Industries/Certain Affinity/Saber Interactive (épisode 4)
Adaptation HD/compilation : 343 Industries
Développeurs additionnels : Saber Interactive (moteur graphique) - Certain Affinity (multi) - Ruffian Games - Blur Studio (cinématiques) - United Front Games (co-développeur)
Editeur : Microsoft Game Studios
Genre : compilation (FPS)

Support : 1 Blu-Ray + contenu online
Version testée : Française
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 42Go d'installation + 8Go (Halo 3 ODST) + 19Go de MAJ !
Mise à jour: octobre 2015
Moteurs graphiques : Saber3D Engine S3 / Halo Engine
Définitions HD : 720p - 1080p
Framerate annoncé : 60 fps
Compatible 3D : non

Compatible Kinect : non
Multi-joueurs : 2 à 4 joueurs en coop' / 16 joueurs en multi online
Abréviation : Halo MCC
Prix au lancement : 60€ (+5€ pour ODST)
Score des ventes : 3 Millions


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Halo

The Master Chief Collection

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  • Introduction
  • Halo : Combat Evolved Anniversary
  • Halo 2 Anniversary
  • Halo 3
  • Halo 3 : ODST
  • Halo 4
  • Conclusion


  • Ce que les profanes n'arrivent pas à comprendre, c'est qu'Halo est une véritable religion pour certains joueurs (moi compris !), de par son gameplay, sa simplicité d'accès et la révolution qui a accompagné son lancement. Pourtant c'est vrai, les férus de FPS modernes, ceux qui ne jurent que par Battlefield et Call of Duty (même si les fans des 2 groupes ne s'entendent pas pour autant) s'arrêtent à des faits simples et certes avérés : pas de visée, pas de pas coursé, pas de mise à couvert... et pourtant. Halo a apporté un maximum de nouveautés, qui font encore recette aujourd'hui comme son bouclier qui se recharge tout seul (finalement, se mettre à vert un temps pour que sa santé "remonte" par magie, c'est exactement la même chose), seulement 2 armes (alors que dans les FPS sortis avant lui, on pouvait porter tout un arsenal), des grenades à jet direct (pas besoin de s'en équiper préalablement, une touche est dédiée pour ça), le pilotage de véhicules, une prise en mains au pad exceptionnelle (quand le genre se jouait quasi exclusivement sur PC avec sa souris) et qui continue toujours de donner des leçons (combien de fois on s'est retrouvé avec des FPS consoles complètement injouables ?)... des concepts aujourd'hui esseulés, et qui pourtant, furent durablement implantés par la licence (même si, il est vrai, Halo n'a pas "tout inventé"). Alors oui, Halo jouit auprès de ses fans d'une véritable manne, d'un respect sans commune mesure mais ce n'est pas seulement pour ça : on également reçu des modes multi absolument fantastiques, un background comme peu de jeux en proposent, un héros charismatique et un univers SF digne de Star Wars. Et puis si le FPS continue son chemin sur PC, il faut bien comprendre que ce sont bien les Halo 1 (pour son solo/coop') et Halo 2 (pour son solo/coop'/online via le Xbox Live) qui ont lancés le phénomène sur consoles, et ça, beaucoup ont tendance à l'oublier.





    Tout à commencé en 2002 avec le premier Halo, sorti dans un premier temps sur Xbox (alors qu'il était prévu à l'origine sur PC, mais Microsoft poussa les développeurs à le sortir en premier lieu sur leur première console, sentant tout le potentiel de cette série qui allait booster les ventes, faisant de lui le premier "system-seller" de la machine - il sortira sur PC un an et demi plus tard). Puis vient le temps de la consécration : en 2004 avec Halo 2, Bungie confirme son savoir-faire et tout l'amour qu'ils mettent dans la licence. Microsoft lance son Xbox Live, le premier véritable portail de jeu en ligne "durable" (suite à la chute de la DreamCast pourtant bien dotée et innovatrice de ce côté-là) et ce second opus sera joué de façon ininterrompue jusqu'à la fermeture de ses serveurs et du premier Xbox Live, en mai 2010. Si Microsoft décide d'achever prématurément la carrière de sa première console au profit de la Xbox 360, en 2007 Halo 3 replonge Master Chief, héros emblématique de la série, dans de nouvelles aventures. Une aventure digne de la première console HD de la marque et ce, malgré des graphismes un peu en deçà des attentes. Malheureusement, suite à ce 3e opus que j'adore, il est clair que Bungie en a marre. Avec Halo 3 ODST, sorti en 2009, le studio signe un excellent jeu, à l'ambiance et à la bande-son magistrale, mais ils abandonnent leur héros de toujours, ce qui sera confirmé avec la sortie d'Halo Reach en 2010, qui nous met dans la peau d'un Spartan qu'on sait voué à la mort. L'écriture n'a plus ce cachet unique des anciens opus, l'ambiance se perd un peu, bref Bungie n'y croit plus. Parti depuis pour de nouvelles aventures (en redevenant indépendant et en s'acoquinant avec Activision pour la sortie de Destiny), Microsoft ne pouvait pas laisser l'un de ses fer-de-lance (avec Gears of War) sombrer dans l'oubli. Voilà pourquoi ils forment le studio 343 Industries (un nom forcément évocateur pour les fans ;) qui sortira en 2011 Halo : Combat Evolved Anniversary, un remaster visant à fêter les 10 ans du premier opus. En parallèle, les développeurs s'affairaient sur le développement d'un Halo 4 (sorti en 2012) certes imparfait, mais qui remet la licence dans le droit chemin avec une réalisation de première ordre et surtout, le retour tant attendu de Master Chief en tant que héros incontournable de toute une génération. Suite au succès d'Halo Anniversary, beaucoup espéraient un Halo 2 Anniversary, et c'est justement lui qui sera la grosse plus-value de la compilation Halo : Master Chief Collection, sorti fin 2014 sur Xbox One... La Xbox 360 étant désormais laissée derrière, elle qui a accueilli 4 grands épisodes, Halo Wars (un jeu de stratégie) et qui reste rétro-compatible avec les 2 premiers opus Xbox, autant dire que jusqu'ici, la seconde console de Microsoft restait indispensable pour les fans de la série.





    Halo : Master Chief Collection revient à l'essentiel, à savoir qu'elle compile les 4 grandes aventures de notre héros à l'armure verte. Comprenant Halo : Combat Evolved Anniversary, Halo 2 Anniversary mais aussi les Halo 3 et 4 (ainsi qu'une bêta du futur Halo 5 : Guardians, qu'on attend tous avec impatience), ce sont bien 4 jeux complets qui sont inclus sur un seul et même disque, incluant la plupart des DLCs, quasiment tout le contenu multi-joueurs/coopératif des 4 jeux (dont les modes Spartans, Forge et Cinéma, de quoi y passer des centaines d'heures !), ainsi que la Websérie Halo Nightfall, produite par Ridley Scott (réalisateur des Alien, Blade Runner, Gladiator) et réalisée par Sergio Mimica-Gezzan (connu pour Battlestar Galactica et Heroes) et quelques bonus (OST des jeux, making-off). Pour accéder à ces bonus, il faudra au préalable installer l'application Halo Channel (qui remplace le Halo Waypoint de la Xbox 360), qui s'ouvrira en tâche de fond au besoin. Développé avant tout par 343 Industries, mais aussi par Saber Interactive et Certain Affinity (ça en fait des développeurs à créditer !), Halo : Master Chief Collection n'a pourtant pas échappé à de gros déboires, qu'il serait malhonnête d'occulter. En effet, pendant des mois les jeux ont eu de gros soucis de matchmaking et de coop', que le développeur a tenté de corriger via d'incessants patches. Il faut dire qu'à la sortie de cette compilation, la Xbox One était une console encore toute fraiche (elle fêtait à peine ses 1 an) et porter 4 jeux en même temps, plus adapter le netcode et tout le contenu, n'a pas dû être chose facile. Bref, le résultat était assez mal optimisé (pas tellement en solo finalement, mais plus en multi). Pour calmer la colère des fans, le portage d'Halo 3 ODST fut offert (si vous avez lancé votre jeu avant le 19 décembre 2014, sinon il vous en coutera la modique somme de 5€ sur la XLA de la Xbox One, une note de frais bien modeste eu égard à la qualité du jeu), voilà pourquoi je l'inclus volontairement au test de cette compilation. A l'heure de ce test (début 2016 donc) les problèmes sont résolus mais au prix d'une installation extrêmement volumineuse. En effet, Halo : Master Chief Collection s'installe de lui-même à hauteur de 41Go, auxquels il faut ajouter 19Go de mise à jour !! Oui, vous avez bien lu, 19Go, c'est énorme ! Si on ajoute les 8Go d'installation d'Halo 3 ODST, la compilation va prendre une place conséquente sur votre disque dur : presque 70Go ! Record battu toutes catégories confondues, si tant est qu'on puisse féliciter les développeurs pour ça...





    Il n'empêche qu'avec ses 45 missions solo, ses 100 maps multi-joueurs (hors ODST), ses options plutôt bien fournies (beaucoup de configurations du pad, applicables d'une seule touche à tous les jeux, ce qui permet d'avoir vraiment la prise en mains qui nous convient le mieux), praticable entre 2 et 4 joueurs en coop', 16 joueurs sur le multi online, les bonus, la réalisation en Full HD/1080p et 60 images/seconde... il est clair qu'on en a pour notre argent tant le contenu est conséquent. Jouer aux 4 opus à la file nous permet d'apprécier le fond de l'histoire et l'évolution technologique des graphismes, tout en remettant en avant l'unique véritable personnage emblématique de la série. Cette compilation prépare donc admirablement l'arrivée d'Halo 5 : Guardians (qui elle aussi, nous propose de jouer Master Chief, 343 Industries ayant bien compris qu'on se fout complètement de contrôler un troufion lambda, aussi Spartan soit-il) et si Halo 2 Anniversary est clairement la grosse nouveauté de cette compil', il serait dommage de passer à côté d'un premier épisode "magique" (même si ça ne tient qu'à moi, il est le meilleur opus de la série) ainsi que des 2 épisodes les plus récents. Voyons à présent chaque jeu dans le détail, en sachant à l'avance que cette ôde à John-117 est évidemment un énorme cadeau fait aux fans.


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    Halo : Combat Evolved Anniversary

       

    Sorti le 15 novembre 2001 aux Etats-Unis (il faudra attendre mars 2002 chez nous), le premier Halo a accompagné le lancement de la vétérante Xbox. A l'origine, le titre devait sortir sur PC mais Microsoft poussa Bungie à développer leur titre sur console (cette dernière étant essentiellement constituée de composants PC), sentant clairement le potentiel de cette future licence. Et en un sens, Microsoft a eu le flair pour ça, et marqua un premier coup de génie tant Halo signa l'acte 1 de l'avènement du genre FPS sur consoles de salon, un genre autrefois quasiment réservé au PC. Dans Halo : Combat Evolved on découvre John-117, alias Master Chief, un soldat surdéveloppé, plus grand, plus fort et plus intelligent que n'importe quel Marines. Equipé d'une armure MJOLNIR Mark V, celle-ci absorbe les débats et se recharge avec le temps (si jamais elle tombe à zéro, c'est la santé du personnage qui est touchée, il faudra alors trouver des trousses de soins pour la remonter : ce système de santé hybride est encore un cas d'école et incitera les futures productions à s'en inspirer). Master Chief, l'UNSC (United Nations Space Command) et donc la Terre, font face à la coalition Covenante, qui réunit plusieurs races extra-terrestres autour d'une même religion fanatique, dont le symbole est une planète/anneau, nommé Halo. En réalité, cette planète est une arme dévastatrice qui n'a qu'un seul but : détruire toute forme de vie plus ou moins intelligente dans la galaxie, en vue d'affamé et donc de détruire le Flood, une entité parasitante extrêmement dangereuse. Si la première partie du jeu nous oppose aux Covenants, ennemis de toujours de l'UNSC depuis les événements survenus sur Reach (puisque toute la colonie a été décimée par eux), la seconde partie nous opposera surtout aux Floods, qui ont l'étrange faculté de ranimer les cadavres (zombies ?) pour servir de chair à canon. Pour un jeu de 2001, il est clair que le scénario se veut très intéressant, bien qu'aujourd'hui, on puisse trouver la mise en scène un peu légère face à l'énorme background qu'a laissé Bungie derrière lui. Sorti en novembre 2011 et développé par Certain Affinity, Saber Interactive (dont le jeu utilise le moteur propriétaire) mais aussi et surtout 343 Industries qui a désormais la responsabilité de continuer l'œuvre de Bungie, Halo : Combat Evolved Anniversary a fêté les 10 ans d'un jeu mémorable sous bien des aspects et ce, avec une remasterisation graphique et bien entendu, une sortie sur Xbox 360, console bien plus performante que sa consoeur. En plus de graphismes HDisés, cette version apportait une bande-son remixée, des modes multi (absents du jeu d'origine puisque la Xbox Live n'existait pas encore) et même la possibilité de switcher, à la volée entre les graphismes HD et les graphismes originaux (en pressant simplement la touche "Back").


    Bien évidemment, cette Master Chief Collection nous propose cette version-là et finalement il y aura peu de nouveautés. Le lissage depuis la version Xbox 360 est vraiment léger, tout juste a-t'on un anti-aliasing légèrement plus efficace (Xbox One oblige), les chargements sont plutôt rapides, le jeu est fluide en toutes circonstances... bref, c'est le Halo : Combat Evolved Anniversary dans une version légèrement améliorée, notamment grâce au couple 1080p/60fps. Cependant, malgré la remasterisation HD, techniquement le jeu a pris un petit coup de vieux. Ce n'est pas tellement sur les ennemis, les véhicules ou les décors (qui restent souvent très beaux, et ce grâce à un design somptueux) qu'il y a à redire, mais plutôt sur le fait que l'architecture a beau être superbe elle est malheureusement répétée à l'infini (le jeu est donc tout sauf varié). De plus les animations sont désormais vieillottes et les modélisations humaines, un peu moches, rendent les cut-scènes vétustes. De même, si on peut comprendre que 343 et Microsoft n'aient pas souhaité refaire le doublage français du titre, il est clair qu'aujourd'hui (et ce, plus encore qu'à la sortie du remake de 2011) le doublage fait vraiment tâche ! Quelques doubleurs font bien leur boulot et ce, avec le sérieux qui s'impose (comme Master Chief, Guilty Spark ou la Capitaine Keyes) mais pour ainsi dire tous les autres sont ratés, comme les troufions, Cortana ou le je-m'en-foutisme royal et exacerbé du pilote Foehammer, à la performance vocale aussi notable que les meilleurs passages du premier Metal Gear Solid (c'est dire le niveau -_-). D'ailleurs, si plusieurs configurations sont disponibles (puisque Bungie avait la mauvaise idée de changer cette dernière à chaque épisode, ce qui était particulièrement pénible), afin de convenir à tout le monde, il est quelque peu regrettable qu'aucun effort n'ait été fait pour corriger la prise en mains des véhicules, notamment celle du Warthog. Cette jeep des temps modernes est toujours aussi infâme à conduire et vous crispera sérieusement lors d'un niveau final particulièrement lourd-dingue. De même, sachez que Combat Evolved est l'épisode le plus difficile de la série (il n'est pas dur à finir mais vous perdrez quelques fois et ce, de façon frustrante, certaines scènes sont trop longues et les Floods en général sont assez relous à combattre, contrairement aux Covenants qui sont vraiment sympas) et certains bugs (notamment sonore, avec entre autre des musiques qui se coupent net) n'ont pas été corrigés.


    Quand aux bornes, instaurées par l'édition Anniversary, elles permettent de voir des vidéos (en vérité des Graphic Novels) où on en apprend plus sur 343 Guilty Spark (le drône), Halo (la planète/arme) et les Floods. Si autrefois ces vidéos étaient sur le disque du jeu, désormais il vous faudra installer Halo Channel, un programme de 40Mo à peine, et qui remplace Halo Waypoint. Le jeu se mettra alors en pause et la vidéo se diffusera en streaming (si vous jouez hors ligne... pas d'bol !). C'est un peu frustrant mais compréhensible : d'abord ça sert à imposer leur logiciel et puis ça laisse plus de place sur le disque pour des données sans doute plus importante (bande-son, maps multi, etc...). Heureusement, rares sont les Xbox One hors ligne (pas vrai ?) et les vidéos sont belles et bien diffusées en français comme autrefois (tant mieux). A côté de ça, n'allez pas croire que le jeu n'en vaille pas la peine, bien au contraire ! Il reste pour moi une aventure mémorable, surtout dans sa première partie (car il faut l'avouer, une fois que les Floods débarquent, l'atmosphère même du jeu change et perd un peu de sa superbe) et ce grâce à la magistrale bande-son composée par Martin O'Donnel et Michael Salvatori. D'ailleurs cette édition nous propose les musiques d'origine, où les remixes composés pour l'occasion. Et l'ambiance du jeu ne serait clairement pas la même sans cette magnifique bande-son, qui ne sera jamais vraiment supplantée. Enfin, si Halo nous fait gagner des Succès pour tout et rien (parfait pour gonfler son Gamerscore :), sachez que la prise en mains est toujours un régal : d'une précision incroyable, même si le gameplay accuse quelques vétustés (comme le manque de pas coursé), sachez qu'il est toujours aussi confortable de prendre notre Master Chief en mains. Quand à l'aventure en elle-même, il est clair qu'en un seul épisode, Bungie a laissé un background absolument phénoménal. L'histoire de ce premier opus est géniale (tout en se remettant en tête que le titre a, originellement, plus de 14 ans aujourd'hui) et une fois encore, c'est clairement l'ambiance qui se dégage du titre, qui vous fera vivre une aventure qui ne trouve écho que dans sa propre série... et encore.


    Date de première parution : mars 2002
    Aussi disponible sur :




     

     

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    Halo 2 Anniversary

     

    Sorti en novembre 2004, en premier lieu sur la première Xbox (il est sorti en mai 2007 sur PC dans une version tardive, poussive et repoussante), Halo 2 faisait exactement suite à un premier opus qui aura marqué les esprits, qui se sera bien vendu et surtout, qui aura réussi le pari fou d'imposer le genre FPS sur consoles de salon. En tant que séquelle directe, on retrouve naturellement le héros du premier opus, Master Chief (à savoir le Major John-117), qui possède cette fois une armure Mjolnir Mark VI. Une évolution de la précédente itération qui fait que cette fois notre personnage ne possède plus vraiment de jauge de vie, seule la jauge d'armure est prise en compte (il n'y a donc plus de médikit, l'armure se recharge plus vite... voilà sans doute l'inspiration du système de santé des jeux actuels, même si le principe hybride avait malgré tout ses qualités). En parallèle de la nomination et de la décoration du Major (et du Sergent Johnson), à l'autre bout de la galaxie démarre le procès d'un commandant Élite dans la capitale mobile des Covenants : Grande Bonté. Ecroué pour n'avoir pas su/pu protéger le Halo qui a été détruit par Master Chief, il deviendra l'Arbiter, à savoir le bras armé des Hauts Prophètes et ce, dans le but de chasser les hérétiques (on sent de suite les influences néfastes que peut avoir une religion extrémiste, tenue par des fanatiques bornés). Le vrai tour de force de cet épisode, c'est que nous contrôlerons l'Arbiter, en alternance avec le héros de la série. Cependant voilà, étant donné qu'on joue presque autant l'un que l'autre, on se demande parfois qui est le héros dans tout ça. Malgré tout l'histoire se veut vraiment intéressante et cet épisode nous fait découvrir pas mal de nouveaux personnages/ennemis/race : le Fossoyeur, l'Arbiter, les Hauts Prophètes, les Brutes, Miranda Keyes (la fille du Commandant du premier opus)... Suite au succès de Halo : Combat Evolved Anniversary, tous les fans étaient très impatients de voir comment les développeurs allaient remettre ce second chapitre sur les rails. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils n'ont pas chaumés ! Dans l'optique de la sortie d'Halo 5 : Guardians, l'introduction nous propose une cinématique assez fascinante où on voit Locke, personnage du 5e opus, traiter avec les Covenants (ceci n'était bien évidemment pas dans la vidéo d'origine). En parlant de cinématiques, si celles d'origine étaient déjà bluffantes pour l'époque, dites-vous que celles-ci vous vont faire mal aux yeux (dans le bon sens du terme ^_^). Réalisées par Blur Studios, déjà à l'origine des superbes cinématiques du très sympathique Halo Wars, les vidéos en images de synthèses sont absolument magnifiques !!


    D'une qualité admirable, et comparable aux meilleurs studios de création comme Square Enix pour Final Fantasy, autant vous dire qu'entre la qualité, le fait qu'elles soient mine de rien assez nombreuses et qu'en plus elles apportent une petite plus-value à l'intégralité de la série, c'est sûr, on ne peut qu'applaudir cette scénarisation qui en met plein les mirettes. Evidemment, le tout n'est pas parfait, notamment en termes de synchro labiale ou encore avec des transitions parfois très abruptes. Mais autant vous le dire, là je chipote (quoique, je trouve Miranda Keyes encore plus moche qu'à l'origine... dommage). C'est avec Halo 2 que nous avons découvert les fameux crânes (ces derniers sont situés dans des lieux difficiles à atteindre, une fois activé chaque crâne a un effet spécifique sur le déroulement du jeu comme par exemple le crâne Spoutnik qui altère la masse des objets, les explosions les propulsant ainsi bien plus loin que d'ordinaire). Tous les crânes peuvent être activés simultanément permettant ainsi de cumuler les effets (ces crânes ont bien entendu été reconduits dans diverses suites et dans le remastered du premier opus). En tant qu'épisode Anniversary, on retrouve aussi de nouveaux terminaux, moins difficile à trouver que les crânes. Ces terminaux débloquent à nouveau des vidéos et cette fois c'est Locke, en voix-off, qui revient sur le passif de la série, l'honneur des Elites, la chute de Reach, etc... Le problème, c'est que cette fois, lorsque j'ai joué le Xbox Live avait des soucis de maintenance donc j'ai perdu plusieurs vidéos puisqu'Halo Channel ne pouvait me lire, en streaming, la séquence voulue. Et l'erreur, c'est justement que le jeu ne mémorise pas quels terminaux ont été débloqués (pour les voir plus tard) ce qui fait qu'à cause de cette saleté de Live, j'ai perdu un contenu déblocable qui, selon moi, aurait été bien mieux sur le Blu-Ray du jeu ou même installé sur le disque dur, plutôt que de se farcir du streaming au bon vouloir d'un service en ligne pas toujours fiable (et que se passera-t'il lorsque le Live de la Xbox One fermera ? Et oui, il y a de fortes chances qu'on ne puisse plus jamais avoir accès à ces vidéos). Comme c'est un épisode Anniversary, on retrouve également le fameux switch entre la vieille version et celle "remastered" en HD (uniquement en pressant une touche, comme d'habitude). Si bien sûr ce n'est qu'un gadget qui finalement sert peu, parfois il est appréciable de pouvoir quantifier l'évolution graphique entre les 2 modèles. Et s'il est vrai que les loadings sont particulièrement longs sur cet épisode, il est indéniable que le travail de remasterisation est superbe.


    Les modélisations humaines sont mieux travaillées (normal, le jeu est sorti en 2014, 2 ans après Halo 4, même si ça reste une HDisation), c'est fluide en toutes circonstances et bien plus varié que le premier épisode. Et puis les graphismes de ce Halo 2 Anniversary sont vraiment de haute volée et tiennent la comparaison avec les productions actuelles (pas les meilleures, mais tout de même). En un mot comme en cent : c'est beau ! Après question prise en mains, cet épisode a apporté plusieurs nouveautés comme le fait de pouvoir tenir 2 armes en même temps, qui auront une utilisation et un rechargement indépendant (selon la configuration des touches), on peut d'ailleurs mélanger les origines tant que ça reste une arme qui se tient à une main. En mode "twin gun", s'il est compréhensible de ne plus pouvoir jeter de grenades (normal, notre perso n'a pas un 3e bras dans le dos), il est par contre absurde ne pas pouvoir frapper au corps à corps sans jeter la seconde arme (après tout, qu'est-ce qui l'empêche ?). Autre détail, le jeu passe toujours son temps à nous changer nos armes (ce que je déteste absolument !! surtout lorsqu'on n'a plus du tout les mêmes armes suite à une petite vidéo alors qu'on n'a pas bougé d'endroit), par contre vous trouverez sûrement que la difficulté est plus équilibrée, notamment grâce à des checkpoints plus nombreux et des ennemis un peu moins en surnombre (même s'ils compensent par une résistance légèrement accrue). A noter également qu'on pourra se servir des tourelles et qu'on dispose de nouvelles armes (même si ma préférée, le fusil d'assaut du premier opus, a simplement disparu). On retrouve également les véhicules, dont le pilotage est plus agréable, plus précis, notamment en ce qui concerne un Warthog moins "caisse à savon". On appréciera par ailleurs qu'on ne soit plus obligé d'être le pilote, on peut très bien être passager, l'IA s'occupant de conduire (même si cette dernière pète parfois un câble, fait n'importe quoi ou simplement nous jette dans le vide en nous rentrant dedans, juste parce qu'elle ne prend pas en compte que nous sommes simplement là). Question doublage, on sent qu'on est 2 crans au dessus du premier jeu. Même si les Marines débitent encore quelques âneries et que Cortana joue encore les "robots" sans émotions, cette fois on appréciera un travail voxographique de bien meilleure qualité, avec entre autre quelques voix bien connues et issues du cinéma. Enfin si à mes yeux les musiques d'Halo 2 étaient moins mémorables que dans Combat Evolved, sachez que les remixes sont encore une fois de très grande qualité. Superbement remixées, la nouvelle plage musicale rattrape parfaitement le ton d'une ambiance autrefois en deçà de ce qu'on avait vécu.


    Avec un rythme mieux mis en avant, des mélodies plus marquantes, une instrumentalisation plus vive, plus nette, mais aussi et surtout bien plus de vocalises (ce qui donne un ton presque "religieux" à l'ambiance) Halo 2 Anniversary nous offre désormais une bande-son aussi mémorable que son aïeul. Pour moi, dire qu'Halo 2 est meilleur que le premier est une sérieuse faute de goût. D'accord il a su imposer son excellent mode multi-joueurs, il était plus varié que le premier opus, la partie technique a pris une envolée et le gameplay s'est vu légèrement peaufiné (mode 2 armes, meilleur contrôle des véhicules, tourelles...). Maintenant il est clair que si cette alternance entre Master Chief et Arbiter est une bonne chose pour l'histoire et son déroulement futur, ce qui aurait dû être une plus-value représente plus ou moins 50% de l'aventure solo, au point qu'on ne finit même pas le jeu avec le vrai héros de la série. Où est la logique ? Et puis si certaines modifications du gameplay peuvent paraitre bienvenues, d'autres sont plus farfelues comme ce Spartan (dois-je rappeler sa force ?) qui est incapable de tenir une pauvre mitrailleuse légère sans subir un pénible recul (une hérésie qu'on ne verra plus à l'avenir), ces personnages qui font des sauts lunaires ou encore le fait que le gameplay entre Arbiter et Master Chief, est vraiment trop peu différencié (même le bouclier réagi de la même manière alors que John-117 a, théoriquement, une toute nouvelle armure qui n'est pas basé sur la technologie Covenante... dixit le Marines qui nous met sur pieds au tout début de l'aventure). Maintenant je ne bouderai pas mon plaisir. En incluant Locke au sein de quelques vidéos, faisant ainsi le lien avec Halo 5, en intégrant des cinématiques d'une qualité bluffante, des remixes audio somptueux qui confèrent une ambiance mieux maitrisée, ainsi que des graphismes superbement HDisés, il est clair qu'Halo 2 a été superbement remasterisé et fête dignement ses 10 ans.



    Comparatif entre l'ancienne et la nouvelle version d'Halo 2 :
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    Date de première parution : novembre 2004
    Aussi disponible sur :




     

     

     

     

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    Halo 3


    Halo 3 est à l'origine sorti en septembre 2007. Evidemment pressenti pour faire la hype autour de la Xbox 360, le temps nous a appris qu'en fait ce 3e opus devait sortir sur la première Xbox, mais Microsoft ayant enterré très vite sa machine pour sortir à la hâte sa remplaçante (avec ce que ça leur a couté de SAV suite à des disques rayés et de multiples RODs). Finalement Bungie a dû reprendre le code à la source et transposer son titre de la Xbox à la Xbox 360. Voilà sans doute pourquoi les performances graphiques sont jugées insuffisantes sur ce jeu, alors que jusqu'ici le studio avait brillé avec des réalisations éclatantes, surpassant parfois les capacités d'une console souvent sous-exploitée. Car il faut le dire, 2007 aura l'année du FPS ainsi que d'une concurrence féroce. Si d'un côté la PS3 sort enfin en Europe (et avec elle ses exclusivités comme Resistance... même si ce dernier est loin d'atteindre le niveau des autres), c'est surtout l'affrontement direct avec des titres tels que TimeShift, Jericho, Medal of Honor : Airborne, Halo 2 (qui sort enfin sur PC !), Quake Wars, F.E.A.R. : Perseus Mandate, Rainbow Six : VEGAS, The Darkness, Ghost Recon : Advanced Warfighter 2, Unreal Tournament III mais aussi et surtout la lourde concurrence du quatuor de tête que sont Bioshock, Call of Duty 4, l'Orange Box (Half-Life²/Portal) et Crysis qui sera difficile. Oui, 2007 aura été une année charnière pour le FPS et malheureusement pour lui, on ne peut pas dire qu'Halo 3, malgré une attente assez démesurée et une campagne markéting sans commune mesure, débarque sur un terrain 100% propice à son succès. Comme évoqué, le jeu sortira 2 ans après la console et pourtant, il est clair que techniquement, il est tout juste digne de son line-up. Attention toutefois à ne pas confondre : Halo 3 n'est pas moche... disons juste qu'il est daté. Bref, ce 3e opus revient aux fondamentaux de la série, tout en faisant suite au second volet. Comprenez par là qu'on ne jouera que Master Chief, l'Arbiter ayant déjà eu son heure de gloire, et cet épisode clôture avec beaucoup de finesse l'histoire entamée dans le Combat Evolved : la trahison des Brutes, la folie des Hauts Prophètes, Cortana à retrouver, la menace des Floods et du Fossoyeur, l'alliance temporaire avec les Elites... rien ne manque.


    Si j'ai personnellement apprécié la qualité de l'écriture ou encore le fait que cet opus se ferme sur un sympathique clin d'œil, il faut reconnaitre qu'après la mise en scène flamboyante d'Halo 2 (Anniversary ou pas), ici ça fait de suite pâle figure. Ce qu'il faut comprendre ce qu'Halo 3 n'offre que des cut-scènes en 3D qui sont au fond, plutôt jolies et où on appréciera les modélisations des Elites ou de notre héros à l'armure verte. Cependant, il faut voir la tronche des modélisations humaines : le sergent Johnson est vilain au possible, et Miranda Keyes est moche, simplement ratée au point de se demander si Bungie ne lui en veut pas personnellement. Comment sur une console aussi performante que la Xbox 360 et après avoir superbement designé les ennemis (les Brutes, les Elites, les Grunts... tous sont très bien fait, exception faite du Prophète Vérité qui manque de détails), peut-on se retrouver avec des modélisations humaines aussi laides ? Et c'est bien là où on voit les faiblesses de ce portage puisque cette 3e itération n'a presque pas été retouchée ! Passer d'Halo 2 Anniversary à celui-ci fait littéralement l'effet d'un choc ! Les textures ont été à peine été retravaillées (en fait, elles sont à peine plus lisses), l'aliasing a été gommé, les temps de chargement ont une durée correcte... mais à côté de ça, il est clair qu'Halo 3 est techniquement l'épisode le plus faible de la compilation. C'est vrai, quelques panoramas sont jolis et globalement le jeu est plus réussi sur la fin qu'au début... mais ça ne fait pas tout. Bien sûr il garde ses qualités intrinsèques, comme le fait d'être varié et d'une durée très correcte (après l'avoir refait, le premier opus étant à mes yeux un peu trop long) cependant ne vous attendez à aucun bonus : il n'y a aucune nouvelle vidéo (j'aurais adoré que les cinématiques soient refaites par Blur), pas de terminaux à chiner, pas de graphismes refaits (et donc pas de switch entre ancienne/nouvelle version), le clipping aurait pu être gommé et pour tout vous dire les bruitages n'ont même pas été retouché, tout comme la bande-son. Et entre nous, les bruitages sont mollasses (surtout les armes, une déception) et les musiques auraient mérité un bon dépoussiérage. Encore une fois, malgré ses qualités d'origine, dans cette compilation et à côté des autres jeux, Halo 3 a pris un sérieux coup de vieux.


    Cependant on l'aime aussi pour ce qu'il a apporté à la série. Si le HUD (qui simule le port du casque de notre héros) commence à se faire envahissant (bien qu'au bout d'un moment, on n'y prête plus attention), cet opus a apporté les gadgets (bulle de protection, module anti-gravité, invincibilité, camouflage optique...), les tourelles détachables, on n'a plus ce vieux recul en mode 2 armes (bien que l'attaque de mêlée soit toujours problématique), de nouvelles armes, de nouveaux véhicules, de nouvelles grenades... bref un jeu toujours aussi agréable à jouer, pêchu, même s'il faut l'avouer, la formule évolue finalement peu. En conclusion, si Halo 3 tourne parfaitement sur cette édition Xbox One et qu'on apprécie un certain lissage des graphismes (notamment l'aliasing), à côté de ça il reste globalement très en dessous des autres titres de la compilation (notamment les épisodes 2 et 4). Il n'y a rien de nouveau et pourtant, certains pans de la réalisation auraient mérité d'être revu : à cause de musiques qui restent sympas mais qui commencent à perdre de leur éclat, et surtout à cause de bruitages bien merdiques, mollassons comme c'est à peine permis, l'action perd grandement en dynamisme, donc on aurait apprécié d'avoir un jeu véritablement remasterisé, des terminaux à trouver, de nouvelles vidéos... or il n'y a rien de neuf ! Heureusement pour lui, Halo 3 est l'un de mes épisodes préférés, déjà parce qu'il clôture admirablement la trilogie, j'y apprécie la qualité de son gameplay, de son histoire, même si déjà à l'époque, il était loin d'être l'étalon de la toute puissante Xbox 360.


    Date de première parution : septembre 2007
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    Halo 3 : ODST


    A l'origine, l'épisode ODST aurait dû être un simple DLC d'Halo 3 (d'ailleurs, avant son changement de "statut", on l'appelait Halo 3 Recon). Cependant, le développement d'Halo Reach (dernier épisode développé par Bungie) allait prendre du temps et comme chacun sait, la Xbox 360 tournait autour de 3 licences phares : Forza, Gears of War et bien sûr Halo. Ainsi pour faire patienter les fans, ODST aura apporté du grain à moudre à ces millions de fans qui en voulaient toujours plus, et ce même si Bungie semblait vouloir tourner la page après avoir signé la fin de la trilogie et de l'histoire débutée dans Combat Evolved. Ainsi sous la pression d'un Microsoft toujours avide d'argent (mais quel éditeur ne l'est pas après tout ?), Halo 3 Recon est devenu Halo 3 ODST et par la même occasion, il est passé de simple DLC à un jeu à part entière, sorti au format disque en septembre 2009, soit pile 2 ans après Halo 3, un an avant Halo Reach. Cet opus-là est le premier spin-off à la série car il est le premier où on ne joue pas Master Chief (le 2e si on prend en compte Halo Wars). Alors bien sûr certains vont me dire qu'il n'a rien à faire dans une compilation The Master Chief Collection, et ce n'est pas tout à fait faux. Cependant, il est un agréable complément à l'histoire d'Halo 3, faisant même office de liant entre les épisodes 2 et 3. Halo 3 ODST n'est pas directement inclus dans la compilation, il est vendu en DLC au prix de 5€ et pèse quelques 8Go sur le disque dur (ainsi il reprend la place qui était originellement la sienne : un simple DLC diront les mauvaises langues). La durée de vie oscille entre 6 et 7 heures et propose comme à sa sortie, un bon gros contenu multi-joueurs. Ainsi à l'époque son succès fut au rendez-vous, déjà pour son prix raisonnable (50€ au lieu des 70 habituels) et aujourd'hui, pour une poignée de pièces, il serait vraiment dommage de passer à côté de cet excellent titre. Comme évoqué, dans cette aventure on ne joue pas notre habituel héros à l'armure verte, mais "Le Bleu", un membre de l'unité ASCO (des gars qui se font largué depuis l'orbite pour atterrir directement au cœur du combat). Le Bleu se fait catapulter avec ses coéquipiers pour prendre d'assaut le vaisseau du Prophète du Regret.


    Malheureusement, celui-ci enclenche son saut hyper-spatial à cet instant et la nacelle de notre personnage s'écrase lourdement au sol, après avoir perdu tout contrôle. Le Bleu perd connaissance et se réveille 6 heures plus tard, seul. Il doit alors parcourir la ville de New Mombasa en cherchant des indices lui permettant de comprendre ce qui est arrivé au reste de son escouade. Peu à peu, il reconstitue l’histoire de ses camarades, et retrouve la trace des survivants. En ne jouant pas John-117, beaucoup se sont dit que Bungie commençait "à perdre la foi" (ce qu'Halo Reach confirmera). Ceci dit, étant donné que notre habituel héros est déjà occupé ailleurs (à ce moment précis il se trouve sur le Halo Delta/05) et que le développeur avait besoin d'un scénario bouche-trou pour nous proposer son spin-off... finalement on peut comprendre qu'on joue un trouffion inexpérimenté qui, comme d'habitude, ne parle pas (ridicule) et n'a pas de visage. Ceci dit, moins de 2 ans de développement pour un Halo c'est peu, et ça se ressent assez vite dans la mise en scène. Tout d'abord on déplorera un doublage un peu en dessous des attentes mais aussi et surtout des cut-scènes qui manquent de peaufinage. En effet les animations sont hachées, raides, parfois trop rapides... bref, ça manque de réalisme et le studio ne nous avait pas habitué à ce manque de finitions. Ensuite, si les modélisations sont encore une fois de très grandes classes, il est clair que Bungie ne maitrise toujours pas les visages humains, notamment le chef d’escouade Dare, une femme autoritaire certes, mais aussi bien moche comme il faut ! Autre détail : le scénario prend au final des enjeux assez sympathiques (avec son histoire "d'atout") mais au fond, c'est finalement très/trop peu exploité, tout d'abord dans le jeu, ensuite dans tout le folklore Halo. Dommage. Dans Halo 3 ODST, l'action se déroule en 2 temps. Tout d'abord nous avons Le Bleu, qui se balade dans New Mombasa, et à qui on fait traverser la ville en long, en large et en travers pour rallonger artificiellement la durée de vie qu'il trouve certains indices qui lui permettront de retrouver ses collègues. Une fois le précieux indice trouvé, nous revivrons les aventures de la-dite personne, du moins les derniers instants. Ainsi il est clair que l'action prend 2 formes : le centre ville est plus ou moins ouvert (une première dans la série) et, bien que gardé par des factions Covenantes, il est tout à fait possible de contourner le conflit.


    Ensuite, en prenant le contrôle d'un des autres membres de l'équipe, généralement c'est du 100% action et du fan-service, en alignant tout ce qui fait plaisir dans un Halo de grand cru : balade en tank Scorpion à exploser tout ce qui bouge, de vastes maps où les véhicules foisonnent, ou encore des scènes intenses qui finissent par la destruction d'un puissant et ô combien impressionnant Scarab. Il est clair que Bungie a cherché à faire plaisir à ses joueurs et a condensé tout le fun des anciens opus en quelques heures de jeu. Niveau gameplay, on retrouve celui d'Halo 3 à ceci près que Le Bleu n'est pas un Spartan. Ainsi notre homme du jour possède un système de santé un peu hybride à base d'armure et de trousses de soins (en facile, la santé remonte généralement toute seule), un peu comme dans le premier épisode. Ensuite comme il n'est pas un surhomme, il ne peut pas manipuler 2 armes en même temps (cependant il peut très bien porter une tourelle autrement plus puissante et il semble même plus alerte que John-117 dans l'exercice... pas très logique tout ça). De même, si on voit clairement que des gadgets jonchent le sol ou que les ennemis ne se privent pas de s'en servir, Le Bleu lui, reste un empoté incapable de réaliser les mêmes actions. Bref, que de frustrations. A côté de ça, la difficulté a été revue à la baisse (avec notamment des Brutes pas bien résistants), on dispose toujours de 4 types de grenades utilisables à la volée et ODST est le premier épisode où on ne nous change plus les armes à chaque script (alléluia mes frères !! :). Il apporte également quelques nouveautés comme le VNA, une sorte de vision nocturne améliorée qui détoure les contours du décor et nous permet de mieux identifier les alliés et surtout les ennemis (car en jouant Le Bleu, comme évoqué, il fait nuit donc c'est bien pratique). Pour ce qui est de ce portage Xbox One, dites-vous que le lifting graphique est du même ordre que celui apporté à Halo 3. On subit encore un peu de clipping (franchement, sur une console nettement plus puissante que la Xbox 360 ça la fout mal) mais les textures ont été légèrement lissées, l'aliasing a été gommé et les temps de chargement sont étonnamment courts (je sais, on n'a plus l'habitude sur cette génération). Ainsi autant vous le dire, à part les dialogues à débloquer (bien qu'ils étaient déjà inclus au jeu d'origine) et les crânes à trouver, il n'y a absolument rien de neuf ! Pas de nouvelles vidéos, pas de Terminaux, pas de bonus... rien.


    Ceci dit, si on met de côté l'aspect un peu flashy de certains objets un tantinet fluo, se rapprochant de plus en plus de TRON, ou encore cette interface/visière qui simule le port du casque et qui est encore plus envahissante que dans Halo 3... il est clair que techniquement ce spin-off est une réussite. La direction artistique fait encore son œuvre, le jeu est fluide en toute circonstance et même, il est clair que cet opus est plus beau qu'un Halo 3 qui a techniquement beaucoup fait parlé de lui. Enfin ODST est un épisode un peu à part dans la série, et ce en grande partie grâce à sa bande-son. Certes on retrouve nos 2 compères Martin O'Donnell et Michael Salvatori aux manettes, et pourtant, les 2 compositeurs ont véritablement cherchés à imposés un style un poil différent des autres opus. En jouant Le Bleu, nous avons souvent des compositions calmes, mélodieuses, presque mélancoliques, ce qui donne une atmosphère à la fois douce et presque chagrinante. A contrario, lorsqu'on joue l'un de ses confrères, que l'action s'échauffe, on nous offre des partitions bien plus rythmées. Bref, on sent bien que Bungie a voulu véritablement donner 2 visages à son aventure, à la fois dans son action, son ambiance et sa bande-son. Dernier détail : les bruitages sont issus d'Halo 3 et s'ils sont un petit peu plus sémillants que lors de ce dernier, ils restent malgré tout très décevants. Trop mollasses, trop effacés, ils ont bien du mal à donner de la dynamique aux affrontements. Au final, on peut se poser une question simple : si ODST est présent, pourquoi pas Halo Reach ? Et bien sans doute parce que cet opus-là est intimement lié aux histoires d'Halo 2 et 3 et techniquement son adaptation fut, me semble-t'il, tout à fait abordable. Halo Reach est une préquelle à la série (et donc à Combat Evolved) et il utilise un tout autre moteur. Sans doute que sa conversion fut envisagée mais plus difficile. De plus, Halo 3 ODST fut offert pendant un temps aux joueurs mécontents de la qualité globale de la Master Chief Collection. Son adaptation fut d'abord vue comme un futur DLC, mais au final il a surtout servi à calmer les esprits rageurs, avec une sucrerie (il faut l'avouer) de très bon gout. Car oui, pour à peine 5€ de plus, il serait vraiment dommage de passer à côté de ce spin-off imparfait certes, mais très sympathique.


    Date de première parution : septembre 2009
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    Halo 4


    En 2010 est sorti Halo Reach, le dernier épisode à être développé par Bungie, son créateur et développeur originel. Après un peu de SAV autour du jeu, Bungie a retrouvé sa liberté pour s'acoquiner avec Activision en vue de développer Destiny. Cependant Microsoft n'allait pas laisser sa juteuse licence disparaitre et a fondé le studio 343 Industries, qui a d'abord développé (histoire de se faire la main) Halo : Combat Evolved Anniversary, pour enchainer sur le présent Halo 4. Ce 4e opus avait plusieurs objectifs : remettre la licence sur les devants de la scène, offrir une réalisation digne de la série et de la console, faire évoluer le gameplay et créer une nouvelle trilogie qui fait suite à un Halo 3 qui signait la fin d'une période. Car je sais que j'insiste là-dessus, mais après Halo 3, il est clair que Bungie ne croyait plus en sa licence. Avec Halo 3 : ODST on jouait "Le Bleu" quand dans Halo Reach on jouait le Spartan nommé "Six". 2 titres consécutifs où on ne jouait plus notre Master Chief bien-aimé. Vouloir varier son jeu c'est bien, mais de là à jouer des personnages "sans nom" et "sans visage" (parfois même sans voix puisqu'il ne parlent jamais), j'ai personnellement été très frustré, surtout dans Halo Reach où John-117 est censé être le dernier survivant de la guerre qui a sévi sur cette colonie terrienne. Bref, 343 Industries a hérité des fans de Bungie ainsi que de l'une des plus prestigieuse licences de ces dernières années. Autant dire que la succession a été lourde en responsabilités. Halo 4 a donc vu le jour en novembre 2012, soit 4 ans après Halo 3, dont il en reprend la suite directe. Notre héros, en cryo-sommeil sur le vaisseau Forward unto Dawn, est réveillé par son alliée de toujours : Cortana. Cette dernière détecte une activité anormale, en effet la carcasse à la dérive est abordée par des Covenants (dont les Elites ont refait amis-amis avec les autres races, en reprenant leur place de leader). La véritable raison n'est pas notre héros en lui-même, mais plutôt que le vaisseau dérive vers un complexe Forerunner.


    C'est d'ailleurs dans cet épisode qu'on va enfin connaitre cette race ancestrale, celle-là même qui a construit les Halos, ces armes dévastatrices, capables d'annihiler toutes formes de vie (plus ou moins évoluées) dans la galaxie (avec pour unique but de contrer le parasite/flood... c'est un peu extrême non ?). L'aventure s'ouvre sur une superbe vidéo en images de synthèses (similaire à celles d'Halo 2 Anniversary en terme de qualité), qui résume grossièrement la situation de l'UNSC, des Spartans, le tout sur fond d'interrogatoire de Catherine Halsey (la femme à l'origine du projet Spartan). Cette vidéo (créée par Blur Studios ?) est vraiment magnifique mais laissera place (durant tout le jeu) à des cut-scènes en 3D, elles aussi, d'une qualité admirable. D'ailleurs, entre sa mise en scène et le côté explosif de certaines séquences, on sent bien que 343 Industries s'est inspirés des autres grands noms du FPS comme Call of Duty. Par contre, si la forme fait l'unanimité, il est clair que le fond est un peu léger. En effet, dans le fond le scénario pose des bases très intéressantes pour cette nouvelle trilogie mais n'en dévoile que trop peu et on espère sincèrement qu'il "décollera" dès les épisodes suivants. A noter qu'on retrouve aussi les Terminaux (non ce ne sont pas des bonus fraichement inclus, ils existaient déjà à l'époque), qui se concentrent sur la relation entre La Bibliothécaire et Le Didacte ainsi que sur les différents conflits entre les Forerunners, les anciens humains et le Parasite. Au nombre de 8 et techniquement semblables à ceux d'Halo et Halo 2, une fois encore le visionnage se fait via Halo Channel cependant je regrette vivement qu'ils soient uniquement en VOST, avec en plus des bugs de traduction (mots collés ou sous-titres littéralement absents).


    A l'image des Halo 3 et ODST, on retrouve une interface envahissante, plus encore sur cet opus, qui vise à nous faire croire que notre tête est insérée dans le casque du Master Chief. Autrefois transparente, elle est désormais opaque et nuit (un peu) à l'appréhension du jeu (rien de rédhibitoire cependant). Dans notre version Xbox One, on retrouve naturellement les Sartan Ops (inclus depuis décembre 2014 mais elles se sont malheureusement arrêtées à la Saison 1... sans doute parce que le développement de la présente compilation et d'Halo 5 : Guardians leur prenait trop de temps et de ressources) ainsi que le contenu multi. Un contenu et des règles quelques peu modifiées qui n'ont pas fait l'unanimité auprès des fans de la première heure. Côté solo, le développeur a cherché à "moderniser" en douceur la licence. Je précise "en douceur" car les changements sont subtils, par petites touches et rapprochent peu à peu Halo des FPS plus modernes dans leurs mécaniques. A noter tout de même que 343 Industries a plus "conservé" de facettes qu'il n'en a modifié à savoir que le bouclier, les sauts lunaires, les surpuissants coups au corps à corps, le port de 2 uniques armes, la lenteur naturelle de la progression ou les véhicules, sont entre autre choses qui sont plus ou moins restées telles quelles. Par contre on retrouve désormais de nouvelles armes vraiment sympas à prendre en mains (les anciennes ont en plus été redesignées et rééquilibrées), un pointeur d'objectifs ou encore des modules d'armure qui nous permettent d'avoir un bouclier lumière, un jetpack, une sentinelle ou un camouflage optique. Cependant la plus grande nouveauté c'est que notre héros peut désormais sprinter... même si à l'image des FPS imbéciles qui pullulent depuis quelques années, notre surhumain Spartan est incapable de courir correctement plus de 5 secondes (et ça a le don de m'exaspérer !). On retrouve aussi un certain rééquilibrage du gameplay, avec des armes plus efficaces (même si encore une fois, le jeu prend plaisir à nous changer l'arsenal de temps en temps -mods, armes, grenades, tout y passe- et ça aussi ça m'exaspère !) ou encore des grenades "humaines" qui sont (enfin !) efficaces. Bref des nouveautés sympathiques même si ce n'est pas forcément ce qu'on attendait d'un Halo, et que la licence n'avait pas spécialement besoin de ça pour justifier son gameplay d'un autre temps (puisque ça fait aussi son originalité non ?).


    Malheureusement, tout n'est pas parfait et en parlant de grenades, les ennemis sont souvent si mobiles (comme les Elites ou les Prométhéens) qu'il sera bien souvent vain de vouloir leur coller une grenade à plasma pour s'en débarrasser plus vite : le bougre bouge tellement que dans bien des cas, la grenade finira dans le décor avec ce que engendre de frustrations (avouez que dans les autres opus, on trouve ça vite génial :). Car Halo 4 n'est pas difficile mais quelques passages se révèlent un peu pénibles, notamment à cause du surnombre d'ennemis (notamment des snipers, bien chiants comme il faut) ou encore de la mobilité accrue (et franchement gonflante) des nouveaux ennemis. Il semblerait que les développeurs aient oubliés qu'on ne joue/vise pas avec une souris qui allie rapidité et précision, ce qui rend parfois les affrontements longs et éprouvants. En clair, on ne retrouve que difficilement "le feeling" d'un Halo classique, entre autre aussi parce qu'on ne peut plus se servir de 2 armes en même temps... une aberration puisque ça existe depuis Halo 2. Par contre, techniquement, il n'y a rien à dire ! Déjà à l'époque Halo 4 tirait 100% des capacités de la Xbox 360, avec un jeu absolument magnifique, qui avait su remettre la licence dans "la compétition" et offrir à la console l'un de ses (derniers) beaux jeux, sorte de baroud d'honneur puisque la Xbox One sortait à peine un an plus tard. Evidemment on se retrouve avec l'un des titres les plus ambitieux de la compilation, normal puisque c'est l'un des plus récents, et si le design est parfois très flashy (très proche d'un TRON et de ses néons fluo... bien que la série a toujours plus ou moins pérenniser ce design atypique : rejouer à Halo 1 ou Halo 3 ODST pour vous en convaincre) à côté de ça, que reprocher à ce 4e opus ? Le design des ennemis a été revu (il est plus proche de celui d'Halo Reach), les bâtiments sont originaux, les décors sont magnifiques (avec quelques panoramas somptueux qui nous forcent à nous poser un instant), les modélisations humaines sont superbes (surtout Master Chief et la très belle Cortana), le jeu se pare d'effets graphiques et lumineux parfaitement gérés, les loadings sont relativement courts (belle optimisation)... en clair c'est techniquement et artistiquement une très belle réussite. Ajoutons que cette version profite en plus d'un 1080p en 60 images/secondes particulièrement fluide, stable ainsi qu'un sérieux gommage de l'aliasing, et vous en conviendrez qu'Halo 4 remettait la série en pôle position des réalisations graphiques (ce qu'elle était à l'époque de la première Xbox et qui s'est perdu au fil du temps) et démontrait tout le savoir-faire d'un 343 Industries bien décidé à s'imposer d'une manière ou d'une autre. Résultat, Halo 4 tient encore parfaitement la dragée-haute et ce, même face à des productions actuelles. C'est dire si le jeu était à l'origine ambitieux et techniquement avancé.


    Enfin la partie sonore profite des compositions de Neil Davidge et Kazuma Jinnouchi, qui ont voulu donner un autre ton, une autre atmosphère à l'univers d'Halo. Alors c'est vrai les musiques sont parfois superbes, elles sonnent bien, cependant on n'y retrouve plus les inspirations d'autrefois (faites de violoncelle et de chants), qui rendaient les joutes tellement plus inoubliables et épiques. Sans dire que c'est une déception, c'est juste une évolution sur laquelle on n'attendait pas la série (ceci dit c'est compréhensible puisque Martin O'Donnell et Michael Salvatori ont suivis Bungie et ont travaillés sur Destiny). Dernier point, on appréciera un doublage toujours plus pro, bien loin de celui du premier opus (mais alors loin, très très loin), des Covenants qui parlent leur langue maternelle (et ce depuis Halo Reach, ça évite qu'ils débitent leurs habituelles âneries) mais aussi et surtout des bruitages particulièrement dynamiques. Ça fait plaisir d'avoir entre les mains des pétoires qui envoient du lourd (comme le fusil d'assaut de l'UNSC), surtout après les bruitages bien mollasses des épisodes 3 et ODST. Halo 3 se terminant sur une trilogie et clôturant l'histoire des Floods, du Fossoyeur et de la découverte des premiers anneaux, avec Halo 4 les développeurs ont voulus repartir sur de nouvelles bases, tout en conversant "le cœur" même de la licence. Si bien sûr on pourra pester contre certaines facettes un peu pénibles (ennemis trop mobiles, parfois gonflants à affronter, encore ces satanés changements d'arsenal, plus de double-armes... une hérésie !!!), il est clair que 343 Industries a cherché à faire évoluer la série dont il a hérité, en ajoutant une mise en scène plus pointue, plus dynamique, mais aussi un sprint, un radar, un pointeur de mission... ce genre de petites choses qu'on retrouve dans tous les FPS actuels. Bien sûr la transformation se fait en douceur puisqu'on n'a toujours pas de "visée à l'épaule" et malgré les évolutions, Halo 4 reste un Halo, notamment parce qu'on joue à cet opus comme à tous les autres : les véhicules, les tourelles à embarquer, les grenades à lancer, ses sauts lunaires, cette visée "à la vue", Cortana, cet envahissant casque... aidant à l'identification. Bref, Halo 4 n'est clairement pas le meilleur Halo qui existe mais il reste un très bon épisode et signe le point de départ d'une nouvelle trilogie qu'il me tarde de continuer avec Halo 5 : Guardians.


    Date de première parution : novembre 2012
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    Conclusion


    Halo : Master Chief Collection Note
    est un champion, celui du plus gros cul, de la plus grosse installation à l'heure actuelle sur consoles, avec presque 70Go d'espace disque requis ! Autant dire qu'à ce rythme-là, les machines équipées de disque dur de 500Go vont vite être à court. Hormis cette installation pharaonique, qui compte 20Go de mises à jour (vous avez bien lu !) et un nombre presque inquantifiable de correctifs qui auront beaucoup fait parler de lui durant des mois, aujourd'hui qu'il est stable et fignolé (on ne revient pas sur le fait que de nos jours, les jeux sont livrés "non finis"), il est clair que nous sommes en présence d'une compilation de très haute volée. Si bien sûr vous possédez déjà ces jeux-là, sur Xbox et/ou Xbox 360, l'intérêt sera forcément un peu plus limité que si vous découvrez ici et maintenant la fabuleuse histoire du Spartan John-117. Contenant 4 excellents titres (5 si vous achetez le spin-off ODST en DLC), retrouvez les jeux dans leurs immenses qualités, mais aussi dans leurs défauts, comme les bruitages mollassons des épisodes 3 et ODST, le gameplay modifié d'Halo 4, les décors et combats redondants ainsi que la séquence finale particulièrement merdique du premier opus, le double visage d'Halo 2, ou encore le fait que dans le lot, Halo 3 est sans doute le jeu qui, techniquement, semble le plus daté de tous (modélisations humaines affreuses, graphismes à peine retouchés, aucun nouveau contenu). Ajoutons que les vidéos des Terminaux sont uniquement disponibles en streaming, avec impossibilité d'obtenir ce contenu en local. Donc si on a un souci avec sa connexion au Net et/ou un problème avec le Xbox Live, c'est mort, vous perdez le bonus (sans parler du fait que les serveurs fermeront un jour ou l'autre). A l'origine l'idée était de minimiser l'espace disque, mais avec sa gargantuesque installation, je crois qu'en fait on n'était plus à ça près.

    Maintenant soyons clairs, il ne faut absolument pas s'arrêter à ces détails-là car Halo c'est avant tout un folklore bien particulier, un univers richissime, un héros charismatique accompagné d'une IA attachante (surtout dans l'épisode 4) et si Halo 3 parait bien moche de nos jours, dites-vous que les épisodes 1, 2 et 4 sont superbes. De plus, retrouver nos titres favoris en 1080p/60fps avec par-dessus une bonne couche d'anti-aliasing, forcément ça aide. Derniers points à évoquer, Halo 2 est ici présent sous sa forme Anniversary et à l'image du premier opus, la remasterisation est de toute beauté. Entre la bande-son, les vidéos et bien entendu les graphismes, on obtient un Halo 2 plus beau et agréable à jouer que jamais (du coup, on regrette vraiment qu'Halo 3 n'ait pas subi le même traitement). Et si au fond l'histoire reste la même, étant donné que les serveurs du Halo 2 originel ont fermés, c'est aussi une belle occasion de se remettre à son formidable multi-joueurs. Bref Halo : Master Chief Collection est une excellente occasion de se mettre ou remettre à la licence Halo, en jouant aux meilleurs épisodes de la série (ceux où on joue le héros principal !), d'autant qu'il forme clairement un tout puisqu'Halo 5 et Halo 6 en seront les suites directes. Et là je n'évoque que le solo car l'énorme contenu multi-joueurs de chaque jeu répond également présent, tout comme les modes coop' en local (qui ont disparus avec Halo 5... dommage) ou en ligne, et où tout est débloqué et disponible depuis son lancement : chapitre solo, cartes, armures... Si Halo est une leçon de game design, la Master Chief Collection est de son côté une ôde aux fans, un cadeau précieux qui compile les grands opus de la série, tout en leur passant un bon coup de polish et en incluant ce qui fait d'eux des jeux mythiques. Avec son intarissable durée de vie, son contenu et ses qualités, aucun jeu, compilation ou remaster actuel ne mérite autant son prix...



    Les -

  • Ça manque de quelques rectifications : final d'Halo 1, bruitages d'Halo 3/ODST, équilibrage d'Halo 4...
  • Trop de contenu à télécharger online (patch "day one" de presque 20Go !!!)
  • Les Terminaux uniquement disponibles en Streaming via Halo Channel
  • Toujours pas de paramètrages audio (musiques/bruitages/voix)
  • Halo 3 a beaucoup vieilli techniquement parlant
  • Pourquoi ne pas avoir inclus Halo Reach ?
  • Loadings étrangement longs sur Halo 2
  • Les +

  • Halo 4 est un modèle artistique et technique, qui tient encore la comparaison avec les jeux actuels
  • 1080p/60fps et une bonne couche d'anti-aliasing sur tous les jeux
  • Les Terminaux d'Halo 2, encore plus intéressants que ceux du 1
  • Beaucoup de paramétrage du pad pour satisfaire tout le monde
  • 4 jeux complets sur un seul disque, dont 2 remasterisés en HD
  • Les vidéos d'Halo 2 sont simplement magnifiques !
  • Halo 3 ODST offert ou ne coutant que 5€ de plus
  • Halo 2 Anniversary est techniquement superbe
  • Tout le contenu multi-joueurs des 4 jeux

  • Test réalisé par iiYama

    mars 2016