Unbound Saga (X360)

 






 


Note générale


Sortie du jeu : décembre 2010
Développeur : Vogster Entertainment
Editeur : Dark Horse Entertainment
Genre : beat-them-all

Support : en téléchargement sur XLA
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 580Mo (install)
Définitions HD : 720p - 1080p
Compatible 3D : non
Compatible Kinect : non

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Prix au lancement : 800pts (10€)


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Unbound Saga









Unbound Saga
Le style BD apporte une touche d'humour et de style, même si ce n'est pas totalement nouveau
est un jeu PSP qui a vu le jour en juillet 2009. Ce jeu téléchargeable sur PSN, débarque plus d'un an après sur le Xbox Live Arcade de la Xbox 360, afin de faire de nouveau heureux (ou pour rentabiliser l'investissement, c'est selon le point de vue). Si pour l'instant la PS3 semble se gratter bien fort, cette version XLA s'est vue "HDisée" (puisque je rappelle que la résolution d'écran de la PSP n'est que de 480x272) et nous conte l'histoire de Rick Ajax et Lori Machete, 2 bastonneurs qui habitent les bas-fonds de Toxopolis, dernière ville connue de la planète. Tous 2 ont pour but de descendre The Maker, le gros vilain du coin. A l'origine, Unbound Saga c'est un one-shot (un livre unique) américain, et donc typé Comic. D'ailleurs lors de l'intro, le héros joue directement sur la dérision en disant que son dessinateur ne lui fout jamais la paix et qu'à cause de lui, il sauve le monde tous les mois. Du coup le style graphique, à base de planches légèrement animées, va tout à fait dans le sens du jeu et son atmosphère particulière (en tout cas, ça colle mieux ici que dans la plupart des jeux "fainéants" qui utilisent ce moyen pour éviter de s'emmerder à créer des cut-scènes). Si on s'en balance un peu de l'histoire, par contre on reconnait vite les sources d'inspirations des développeurs (à qui on doit Robocalypse sur DS et Crime Craft sur PC), qui ont dû longtemps jouer à la Mega Drive et sur Arcade car ça lorgne méchamment sur Street of Rage, The Punisher et Comix Zone. Plus en détails, le style graphique est typiquement BD amerloque : le coup de crayon, les muscles à gogo, pas de cerveau et des poufs bien vulgaires. On ne se refait pas, si on en croit le dicton. Par-dessus ça, on jurerait pratiquer une superbe BD animée tant c'est bien fait, d'autant plus que nos personnages évoluent dans des carrés, qu'ils parlent dans des bulles et que chaque coup donnent lieu à un festival d'onomatopées, de bruitages écrits (mais qu'on formulerait à la bouche), tels que splash, boom, crack, etc (The Punisher, autre Comic de son état, utilisait également cet aspect BD pour illustrer les coups). Pour entériner son plagiat à Comix Zone, on passe d'un carré à un autre en toute simplicité, histoire de varier les décors.


Plus proche
Un beat-them-all dans le plus pur style des jeux 16-bits
de The Punisher cette fois, nos héros sont capables de ramasser tout ce qu'ils trouvent en chemin. Pas mal d'objets sont destructibles, ce qui nous permet de ramasser la planche d'un banc ou de prendre en mains un panneau de signalisation, pour envoyer valser les dents des adversaires. Enfin, si j'évoque Street of Rage, c'est à cause de son gameplay un poil bourrin, où on rentre dans le tas, où on se tape un boss à la fin du niveau, où on ramasse des items de santé ou des upgrades en plein jeu... bref un jeu où on débranche le cerveau, on se colle au fond d'un fauteuil, on pose la tête, on martèle les touches et ça marche (prévoyez un bavoir pour certains). Les upgrades ? Bé oui, il faut bien faire un jeu et comme Street of Rage II a aujourd'hui plus de 15 ans, il est tout à fait normal de faire évoluer -à peine- le gameplay. Les upgrades permettent bien évidemment d'acheter de nouveaux coups/combos, même si ça reste très secondaire. Dernier détail, si on joue en solo (car le but même de ce genre de titre est de s'amuser à 2), le second personnage est géré par l'IA, un peu comme dans Lost Planet² ou Resident Evil 5. Une IA agressive et qui permet (via la touche LB) de switcher entre les 2 personnages. Rick (le gars) est lourd mais puissant, quant à Lori (la fille) elle est bien plus agile, ce qui compense sa moindre force. Evidemment les 2 personnages sont différents à jouer et leurs capacités sont complémentaires. La réalisation technique nous offre un doublage entièrement US (heureusement les sous-titres sont traduits) et les bruitages sont dynamiques, percutants. Quant aux musiques, souvent bien Rock et bien grasses, elles collent parfaitement à l'ambiance sombre et souvent glauque du titre. Enfin comme je le disais plus haut, les graphismes sont très réussis car on jurerait voir une BD colorée par ordinateur (vous avez sans doute déjà du en voir, le résultat est plus fin). Bien sûr les animations manquent de souplesse et il est difficile d'être impressionné par ces graphismes en 3D, mais comme on dit, ça fait le boulot, surtout pour ce genre de titres.



Unbound Saga, Note
sans être le jeu de l'année, est une bonne surprise. Ce jeu nous offre de la castagne bête et méchante comme on n'en avait pas vu depuis des lustres, et bon sang, ça fait salement du bien ! Offrant un gameplay oscillant entre Street of Rage et The Punisher, sur une mise en scène cette fois inspirée de Comix Zone, Unbound Saga n'aura aucun mal à séduire les amateurs de beat-them-all qui ont fait la joie des gamers des années '90. En plus son prix me semble suffisamment raisonnable pour se laisser tenter. Humour, baston old-school seul ou en co-op', graphismes sympas, musiques de qualité... tous les ingrédients sont là pour passer un agréable moment.



Test réalisé par iiYama

mai 2011