Turok (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 2008
Développeur : Propaganda Games
Editeur : Disney Interactive
Genre : FPS

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 1Mo (saves)
Moteur graphique : Unreal Engine III
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :
Multi-joueurs : 16 joueurs online
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 1.4 million (tous supports)


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Turok









La saga Turok a débuté sur Nintendo 64 en 1997 et ce fut un véritable carton, un superbe FPS que seul GoldenEye arriva à détrôner. Adapté du Comics Book du même nom, ensuite la série s'est dégradée peu à peu jusqu'à proposer en 2002 un 5e épisode (Turok Evolution), à la fois multi plate-formes et minable. La licence a donc touché le fond et ne pouvait que remonter, et ce nouvel opus a pour vocation de redorer un blason largement terni. Relativement descendu en flammes par la presse, ce nouvel opus de Turok fait table-rase du passif de la série, et fut développé par Propaganda Games, en lieu et place d'Iguana Entertainment (qui prendra le nom d'Acclaim Studios Austin quelques années plus tard). Je me devais donc de rectifier le tir envers ce nouvel essai, car avec Turok, nous avons une nouvelle fois la preuve qu'une critique de jeu est totalement subjective. Certes il n'est pas parfait, loin de là, mais il propose un univers sympa, une ambiance bien à lui et même si son gameplay n'est pas très original, il procurera un minimum de plaisir ludique, de fun comme on dit et c'est bien là la vocation première d'un jeu non ? Et c'est sans doute ça que la presse a tendance à oublier : un jeu est fait pour divertir, ce que Turok fait très bien.

Développement scénaristique

Scénario : cliquez pour ouvrir

Comme dans la plupart
La scénarisation est minimaliste
des jeux actuels, il n'y a pas de vidéo mais des cut-scènes créés avec le moteur 3D. Assez banales la plupart du temps, on voit notre personnage (Turok) en vue à la 3e personne. Si l'histoire est plutôt sympa, le scénario se découd mal, n'est pas assez étoffé et nous livre en plus un épilogue assez minable (20 secondes top chrono). Pas grand chose à dire de plus si ce n'est que le jeu d'acteur (virtuel) est convaincant et que malgré tout, ce scénario prétexte suffit amplement.


Jouabilité & Gameplay

Comme c'est souvent
Quelques QTEs interviennent lorsqu'on se fait attaquer par des sales bêtes
le cas de nos jours, nous n'aurons aucune indication visuelle, si ce n'est le nombre de balles restantes. Pour la santé, lorsque Turok en prend pour son grade (autant dire souvent), la vue se brouille et s'entoure d'un halo rouge. D'accord c'est bien joli tout ça mais à la longue, c'est très pénible. Lorsqu'on se fait tirer dessus on finit par ne plus rien voir, ça fait mal aux yeux et finalement on se fait crever. Si la version PC possède des quicksaves, ce qui facilite un peu l'aventure, sur console(s) on n'y aura pas droit. Du coup, entre une jouabilité très imprécise due au gamepad et des checkpoints assez espacés, le jeu est autrement plus difficile que sur ordinateur. 3 types d'ennemis vous attendent : les mercenaires, les dinosaures et les insectes. Les mercenaires (classique parmi les classiques) bougeront peu, se mettront à couvert et vous sulfateront copieusement. Mais ils sont loin d'être aussi dangereux que les dinos qui sont à la fois très résistants et rapides. Comme cité précédemment, la visée est en plus très imprécise et donc les morts subites seront monnaie courante. Mais le gameplay est avant tout conçu pour le pad car il vous facilitera pas mal les choses (comme la montée des échelles où il suffit de presser un bouton) et introduira un concept de plus en plus usité : les QTEs. Ces Quick Time Events vous demandent d'appuyer sur une touche (ou combinaison de touches) afin d'accomplir des actions contextuelles. A part pour forcer les portes, les QTEs interviendront surtout lorsqu'on se fait attraper par un dinosaure qui veut nous bouffer ou contre les boss (comme le combat contre Kane). Et ça arrivera plus souvent qu'on croit avec des bestioles (notamment les Raptors) toujours en surnombre.


On a aussi quelques
Hormis son univers, Turok est un FPS très classique
surprises comme des dinosaures qui nous sautent à la gorge à peine la porte ouverte ou encore le combat contre un T-Rex, qui est assez flippant, bien qu'assez facile. Assez commun dans son genre finalement, si on enlève son univers jurassique, Turok reste un FPS classique. On peut prendre le contrôle des armes fixes (mini-gun, lance-missiles) et notre héros ne peut porter que 2 armes à feu, le couteau et l'arc étant imposés. Ces 2 dernières, armes récurrentes à la série, serviront finalement assez peu. L'arc est puissant mais Turok met trop de temps à bien bander son arc, ce qui le rend trop lent notamment face à des dinosaures rapides et affamés. Le couteau quant à lui est assez efficace (on s'en sert automatiquement lors des QTEs) mais encore faut-il avoir envi de jouer à l'infiltration (car oui, on peut tuer sans faire de bruit dans quelques zones). Reste donc les 2 armes à feu qu'on peut emmener avec soi, qui sont certes banales mais bien plus efficaces. A la manière d'un Red Faction II ou d'un Halo 2, il est aussi possible d'en prendre une dans chaque main, même si elles sont différentes, à condition de ne pas être obligé de la porter à 2 mains comme la gattling. Personnellement, le couple idéal est une mitrailleuse légère d'un côté et le lance-grenades de l'autre, qu'on peut en plus recharger individuellement. Si vous connaissez le jeu, vous savez de quoi je parle car la gattling est trop longue à faire feu et le fusil à impulsions passe son temps en surchauffe (et pendant ce temps, on se fait bouffer !). Il subsiste tout de même une grosse erreur puisque les ennemis n'ont pour ainsi dire que nous comme cible, ce qui fait tâche en 2008. On n'est plus dans un vieux Doom-like de la fin des années 90. Heureusement que nos coéquipiers sont plutôt efficaces au combat, en attaquant copieusement l'ennemi ou en nous sauvant quelque fois des griffes d'un Raptor trop entreprenant.


L'image

Il arrivera
Les dinosaures sont superbement modélisés mais dans sa globalité, le jeu n'a rien d'extra-ordinaire
qu'on traverse plusieurs fois un même lieu et si tout a été fait pour pas qu'on s'en aperçoive, on le voit quand même : un coup de nuit, un coup de jour, un coup sous la pluie... mais le gameplan reste identique. C'est d'autant plus vrai pour les bases où on ne traverse que des couloirs tous similaires. Oscillant entre Far Cry et Jurassic Park, on visitera de superbes grottes où il fait bien trop sombre pour y voir quelque chose. C'est assez pénalisant et augmenter la luminosité n'arrange que très peu les choses, une option de correction du gamma étant à tort, absente. A y réfléchir, peut-être est-ce voulu, afin de ressentir une certaine ambiance claustrophobique, l'anxiété d'un héros qui ne se sent vraiment pas l'aise et en sécurité dans cet environnement fermé. Par contre, bon point pour la lumière adaptative (la luminosité s'adapte comme si vous voyiez de vos propres yeux, avec tout ce que ça implique de dilatation des pupilles), ce qui rend l'aventure plus immersive. S'en suit une belle promenade dans la jungle où les décors sont assez majestueux. Certes c'est pas du Crysis niveau photo-réalisme, les plantes faisant assez "plastiques" mais c'est globalement joli. Reste tout de même pas mal d'angles mal dégrossis et l'HDR provoque des brillances sur les contours. Mais ça ne gâchera pas un design assez satisfaisant. Propulsé par un excellent et omniprésent Unreal Engine III, s'il n'égale pas la beauté d'un Unreal Tournament III, il faut reconnaître que Turok est pas si mal graphiquement. Les textures sont bonnes et donnent au décor un certain cachet. La modélisation est sans doute ce qui a le plus suscité de travail. On jurerait voir les mercenaires sorti de KILLZONE, la fine équipe de Turok est gavée aux stéroïdes mais c'est finalement les dinosaures qui bluffent le plus. Parfois énormes (T-Rex, Dilophosaure) ou en troupeaux, leur modélisation est étonnante. Il est vrai que si les mercenaires ne saignent pas (question d'éthique ?) les dinosaures par contre se vident de leur sang et se font déchiqueter à la moindre grenade. Dommage par contre qu'il en manque beaucoup : le nombre de dinosaures s'entend à 7 ou 8 espèces, faisant l'impasse sur d'autres grands noms comme le Brachiosaure, le Ptéranodon ou le Triceratops.


Le son

Un seul thème
Il est regrettable que les bruitages ne suivent pas la barbarie de l'image
est vraiment excellent et on le retrouvera de temps en temps, au fil de l'aventure. Pour étayer cette ambiance jungle/dinos, on retrouve aussi des musiques assez typées à la "Rahan", à base de rythmes tribaux, qui, même si elles ne sont pas marquantes, font leur boulot de mise en condition. Entièrement doublé dans notre belle langue, les dialogues sentent la testostérone, le muscle sans cervelle mais restent très corrects pour le genre. En plus, on retrouve quelques grands noms du doublage français, un plaisir. Mauvais point par contre pour des bruitages complètement étouffés : les explosions retentissent à peine et les armes sont molles. Turok aurait pu se targuer d'une action ultra violente si le son suivait la barbarie de l'image. Vraiment je regrette que les armes soient si mal retranscrites.


Note générale

Principaux défauts de cette 6e version de Turok : un flou simulant la douleur qui s'avère plus gênant qu'immersif, un gameplay très classique et une jouabilité plutôt imprécise. Pourtant, je reconnais qu'il fait son bout d'effet. On visitera de superbes grottes, une jungle fort bien retranscrite et des bases plus classiques. Graphiquement joli, si les décors sont pas mal, c'est surtout les modélisations (notamment les dinosaures) qui prévalent sur le reste. Après c'est sûr, le jeu accuse une certaine redondance des lieux, un gameplay qui aurait pu être peaufiné et un jeu globalement très classique mais ne boudons pas notre plaisir, Turok est le seul FPS à nous proposer de partir à la chasse des dinosaures. En plus, si le début est peu entraînant, limite mou, ça s'arrange par la suite jusqu'à nous offrir une grosse action dans les derniers niveaux. Comme quoi, Turok n'est pas aussi mauvais qu'on voudrait nous le faire croire puisque je lui ai trouvé plus de bons côtés, que de mauvais.


Test réalisé par iiYama

juillet 2008