Torchlight (X360)

 






 


Note générale


Sortie du jeu : mars 2011
Développeur : Runic Games
Adaptation : Runic Games
Editeur : Perfect World Entertainment
Genre : Jeu de Rôle / Action

Support : en téléchargement sur XLA
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 200Mo (install)
Moteur graphique : OGRE
Définitions HD : 720p - 1080p
Compatible 3D : non

Difficulté :
Compatible Kinect : non
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 1200pts (15€)


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Torchlight









S'il y a bien
Le scénario est franchement léger. Dommage...
un jeu qui aura marqué les esprits un peu avant les années 2000, c'est bien Diablo, l'un des incontestables hits du PC. Bill Roper est souvent mis aux premières loges comme en étant le père, mais il ne faut pas oublier les designers et frères Erich et Max Schaefer. Lorsque Bill Roper quitte Blizzard pour fonder Flagship Studios, les 2 hommes le suivent et ensemble ils développent Hellgate : London. Malheureusement pour ce jeune studio, leur jeu fait un bide (faut dire qu'il était pas super non plus) et Flagship fait faillite. Si Bill Roper travaille désormais pour Cryptic et développe Champions Online, les anciens de Flagship forment à leur tour Runic Games. Tout ça pour dire que Torchlight ne plagie pas vraiment Diablo puisque ce sont les mêmes créateurs et qu'ils ont repris leur meilleure formule. Voilà pourquoi la comparaison va être mise en avant tout au long de cet article. Torchlight est avant toute chose sorti sur PC en octobre 2009 et ce n'est qu'en décembre 2010 qu'il voit le jour sur Mac, et encore 3 mois plus tard sur le Xbox Live Arcade de la Xbox 360. Torchlight c'est simple comme Bob l'Eponge : vous connaissez Diablo ? Les 2 premiers de préférence, bien que connaitre le premier suffise déjà amplement ? Et bien Torchlight c'est Diablo avec le genre de détails que l'on retrouve à notre époque. Mais qui, quoi, comment ? Et bien on va voir ça point par point. Commençons tout d'abord par définir le genre dont Torchlight fait partie : le hack'n slash. Grosso modo, on avance et on tranche dans le tas les yeux fermés (ou presque), on pille les trésors et on fait quelques quêtes au passage. Derrière cette description simpliste se cache un potentiel addictif énorme qui découle directement de la montée en puissance de son héros, et pour les Diablo-like, cette ascension au pouvoir est intrinsèquement lié à son équipement. Le jeu propose au départ 3 classes de personnages : le destructeur (qui équivaut au Barbare, un perso spécialisé dans le corps à corps), l'Alchimiste (qui équivaut au Mage, un perso équilibré entre attaques au corps à corps et à distance) et la Conquérante (qui équivaut à l'Archère, un perso qui attaque quasi uniquement à distance). On retrouve là 3 archétypes que Diablo a lui-même si bien mis en avant (à l'époque avec des noms simples tel que guerrier, mage et rogue en fait) et avec les mêmes sexes d'ailleurs.


On lance le jeu
Torchlight est une copie quasi exacte de Diablo, ne cherchez pas plus loin que ça...
et un autre détail type "Diablo-like" nous percute (et pas qu'un peu) : la musique et le cadre. On apparait dans la ville de Torchlight et on comprend rapidement qu'elle va être le centre de nos explorations. Ajoutons à ceci l'envoutante (et réussie) musique qui rappelle sans défaillir celle de Tristram (il faut dire que c'est le même compositeur, Matt Uelmen, donc on retrouve un peu les mêmes thèmes, la même mélancolie). L'autre choc est graphique : c'est laid ! Extrêmement cubique, les angles sont taillés à serpe et les animations sont loin d'être fluides. A Torchlight (la ville), quelques PNJs proposent divers services : stockage, marchands, enchantements... Certains dialogues rappellent là encore Diablo et ses "what can i do for you ?" étonnamment familiers. Après une brève scène, on entre dans le vif du sujet en parcourant des mines infestées d'ennemis. Durant le chargement, l'image d'un manuscrit ouvert et une voix grave nous raconte un brin d'histoire, un peu comme les tomes infernaux disséminés dans les niveaux de Diablo (je ne tente pas d'écrire le mot "Diablo" le plus de fois possible en un seul article... ce n'est pas ma faute si l'auto-plagiat est si évident). En arrivant dans la zone, on note que cette dernière est partiellement aléatoire puisque certains pans de décors sont générés au hasard, quand d'autres (comme les portes) sont toujours aux mêmes endroits. Ceci explique en partie des loadings interminables (surtout sur console), d'autant plus que les données se chargent du disque dur. Bref, dés le commencement de ce premier niveau, on repart sur une musique très Diablo... Et là ça bidoche. Chaque adversaire vaincu explose et repeint les murs (ou presque, vu que ça disparait vite fait). Au bout d'un moment on obtient notre premier niveau, et on découvre par la même ce dont le jeu est fait. Notre personnage dispose donc de caractéristiques, une par type d'attaque (force = physique / intelligence = magie/ dextérité = distance) et de défense (soit dit en passant, moi les icones me font énormément penser à World of Warcraft). Ces dernières augmentent notre convenance sur total de 5 points par niveau acquis (comme dans Diablo) et on obtient également un point de compétence que l'on peut placer dans des compétences issues de 3 branches différentes (comme dans Diablo II, ça change un peu).


Ces branches forment
Comme dans Diablo, on retrouve tout ce qui fait la richesse de ce type de jeux : classes de personnages, map à génération aléatoire, équipements, quêtes annexes...
des archétypes de jeux bien spécifiques pour les personnages, et changent ce dernier du tout au tout (ce qui n'est pas un mal quand on n'a que 3 classes). Vient ensuite l'inventaire où on retrouve les potions de vie et de mana, ainsi que tout l'attirail qu'on a pu "droper" durant nos pérégrinations. Les équipements peuvent être magiques (vert), rares (bleu)... et certains peuvent recevoir une châsse. Totalement à la sauce Diablo II donc. Dans le décor on casse les tonneaux, on ouvre les coffres, on vide les râteliers d'armes et les armures exposées, on défouraille des monstres à la pelle, on obtient des parchemins pour retourner en ville, on descend les étages un à un, on identifie des objets, on se tape une map en plein milieu de l'écran... oui, tout ça, c'est Diablo (on apprécie en plus que les objets se ramassent en passant dessus sans forcément appuyer sur une touche). On a même le type chez qui on peut parier de l'argent contre du "stuff" (matériel) aléatoire. Alors avec tout ça, qu'est-ce qui fait de Torchlight ce qu'il est, c'est à dire lui même ? Car il est clair que le gros jeu de chez Blizzard a été plus qu'une source d'inspiration, à ce stade-là je pense qu'on parle plus de plagiat. Car c'est une évidence, Torchlight c'est presque du Diablo avec une skin HD. Alors, qu'elles sont ses originalités, ce qui fait qu'il se démarque ? Et bien j'ai envie de dire que ça se résume à ça : le temps qui a passé. Et voilà ce à quoi je fais référence : le jeu se pare d'illustrations (et d'un design) très cartoon et assez agréable. C'est le genre d'aujourd'hui, rien à redire et encore une fois ça me fait penser à World of Warcraft. On retrouve tout ce qui fait de nos jeux actuels des softs accessibles et agréables : une prise en main aidée par des tutoriaux et des menus simplifiés au maximum. La mise en scène est quand même mieux gaulée que ne l'a été celle de Diablo ou Diablo II, mais ça reste léger et l'histoire de départ ressemble énormément à ce qu'on a vécu, à quelques variantes prés, bien entendu. L'ambiance est assez nerveuse, ça pète assez souvent et le tout est quand même enthousiasmant. On se surprend à continuer, continuer, continuer, sans trop se poser de question et j'imagine que tout ça c'est l'effet Diablo. Un très bon effet et cela fait un moment que l'on n'avait pas vu ça.


Dernier détail,
Techniquement Torchlight est largement dépassé avec notamment des angles mal dégrossis. A côté de ça, le design est sympa et les effets sont réussis
et pas des moindres : notre héros se traine un compagnon de route qui peut prendre plusieurs apparences (de base celle d'un loup, d'un lynx ou d'un dragon), en lui donnant du poisson (sans doute pas frais) il peut se transformer par exemple en troll. D'ailleurs, le jeu dispose d'un élément peu commun : la pêche. Ce dernier est cependant hyper simple et n'est en rien un élément capital de l'aventure (et pendant que j'écris iiYama a attrapé un requin brillant dans une rivière ! Mais bien sûr...). Le coup de la poiscaille c'est bizarre mais le "familier" (c'est comme ça qu'ils l'appellent) qui devient un vrai tueur au combat, ça rappelle un peu Castlevania : Curse of Darkness. Cet animal, ce "pet" sert à transporter un peu plus de stuff et à nous assister (selon comment on le gère, il peut être offensif ou défensif). Sa présence est relativement sympathique, bien qu'elle ne transcende rien et se fait même un brin discret compte tenu du tout. Le jeu possède quand même pas mal de petites quêtes annexes, ce qui rend toujours l'aventure plus intéressante que si c'était l'inverse. Techniquement, une fois passé la surprise d'une réalisation digne d'une PS2, on finit par apprécier le design un peu cartoon et ces couleurs chaudes, parfois criardes, qui donnent à l'ambiance un charme particulier. Par contre, on regrette vivement qu'on ne puisse faire qu'un zoom sur l'action, car une caméra qui tourne autour du personnage aurait été de bonne augure. Car bien souvent l'angle est mal choisi et on est gêné par le décor. Alors autant l'avouer, j'ai apprécié l'expérience. C'est simple, ce jeu c'est Diablo avec les updates dû à son époque (sauf graphique, car il accuse un bon retard quand même), et du coup ça fait tout son charme. Pour un nostalgique c'est forcément bon, pour un néophyte c'est sans doute encore meilleur (difficile de juger puisque je n'en suis pas un !).



Il est de Note
plus en plus rare de voir des hack'n slash de qualité ces derniers temps (Dark Alliance 2 et Champion of Norrath commencent à dater), donc Torchlight est le bienvenu, et il est parfait dans son rôle de bouche-trou qui va nous faire attendre les longs mois qui nous séparent de la sortie de Diablo III. Et si quelqu'un se demande pourquoi une telle note, c'est tout bête : à cause d'un gros manquement. Si le prix de 15 €uros est totalement justifié par rapport à sa durée de vie d'environ 12 heures (et un impressionnant ratio de 1,25€/h), il est par contre plus difficile d'admettre que le jeu ne comporte aucun multi-joueurs. On nous bassine avec des modes online de tous les côtés, même sur des jeux qui n'en ont pas franchement besoin, et ici, dans un genre qui s'y prête à merveille, on n'a même pas un mode 2 joueurs hors ligne. Désolé d'être dur mais ça ampute une grande partie de l'intérêt du titre. En contre-partie, on apprécie une difficulté bien dosée selon ses choix (en easy c'est vraiment facile, en hard c'est corsé) et surtout, un jeu qui n'a pas spécialement subi de casualisation abusive. Alors que Diablo et Diablo II sont encore vendus bien trop chers pour des jeux de 1996 et 2000, Torchlight reste un excellent titre, au gameplay carré, à l'univers plaisant et il est clair que pour son prix, c'est un achat de qualité.



Test réalisé par Aquel & iiYama

aout 2011 (mise à jour : janvier 2016)