The Orange Box (X360)

 








Note générale


Sortie du jeu : octobre 2007
Développeur : VALVe software
Adaptation : VALVe software
Editeur : VALVe software
Genre : compilation (FPS / FPP / FPS multi)

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Source Engine
Définitions HD : 720p - 1080p
Multi-joueurs : jusqu'à 8 en link et jusqu'à 16 online
Abréviation : HL² Orange Box
Titre alternatif : Half-Life 2 : The Orange Box
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 3 Millions (tous supports)


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The Orange Box









Grande gloire du PC, Half-Life (développé par le talentueux studio VALVe) en aura fait du chemin depuis la sortie du premier opus en 1998, véritable triomphe au niveau des critiques et des ventes (il est le 5e jeu le plus vendu de la plate-forme PC). En 2004 vint ensuite Half-Life², qui aura été très attendu et qui aura mis une sacrée claque à tout le monde, alors que la même année 2 FPS majeurs sont sortis (Far Cry et DOOM 3). Mais Half-Life² (HL²) nous a offert un moteur graphique sans commune mesure, ainsi qu’une bande-son et une ambiance singulières. De même, si la sortie de ce second opus s'est accompagnée du lancement de Steam (ancienne usine à gaz, imposée et buguée jusqu'à l'os), aujourd'hui ce dernier est l'incontournable plate-forme de téléchargements du PC. Basé sur cet univers dont VALVe nous en dit que trop peu (c’est sans doute son seul défaut), le talentueux développeur américain décide de sortir un an et demi après, le premier épisode d’une trilogie (les fameux "Episode") qui formera (selon eux) ce qu’aurait pu être Half-Life 3. Fin 2007, si le moteur Source commence à se faire vieux face aux productions actuelles, VALVe ne cesse de le mettre à jour et sort dans la foulée l’Orange Box. Au lieu de seulement proposer Episode Two, le développeur se fait un plaisir de nous offrir une superbe compilation qui englobe les 3 chapitres d’Half-Life², plus Portal et Team Fortress 2. Avec ça entre les doigts, et pour le prix d’un seul jeu, c’est jackpot ! Car même si certains épisodes souffrent techniquement de leur âge, l’ambiance est toujours là et proposer 5 jeux en 1 c’est bien la preuve que VALVe est loin d’être aussi voleur que certains éditeurs. Et pour ne rien gâcher, la conversion de ce monument du FPS est parfaitement adaptée à la console. Récit du magnifique cadeau d’un développeur génial à ses fans dûment remerciés…


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Half-Life²




En 2004,
Half-Life² nous propose une ambiance de folie
après les sorties des 2 plus grands FPS de ces dernières années, alias DOOM 3 et Far Cry, VALVe a frappé un grand coup avec Half-Life². Il est vrai que le scénario nous laisse dans le vague, un flou qu’on espère volontaire, en se disant que VALVe sait où il va mais ne veut pas trop en dire (dans le cas contraire, ce serait misérable). Retrouver G-Man de la sorte pose tout de suite une grosse ambiance mais les grands fans du premier Half-Life déploreront le changement radical d’atmosphère par rapport au premier opus, ainsi que d’anciennes questions qui ne trouvent toujours pas de réponses. Pire, de nouvelles interrogations se posent avec cet opus mais VALVe a jugé bon de ne rien nous dire (qui est G-Man, comment Breen a-t’il pu prendre le contrôle de la ville, comment s’est déroulée l’alliance avec les Vortigaunts, combien de temps Gordon a-t'il été absent… ?). Ainsi on retrouve notre héros aphone avec une construction scénaristique entièrement subjective et qui se découd difficilement. Pourtant la recette fonctionne encore, on se sent pris dans le tourbillon des événements et on est concerné par ce qui arrive, VALVe ayant bien étudié l’immersion du joueur dans sa combinaison pour environnements hostiles. Question gameplay, même si ça me fait mal de le dire, on est en présence d’un jeu à l’ancienne, limite vieillot certains pourraient dire. En effet il faut trouver des packs de soins pour remonter sa santé, il faut recharger la combinaison (qui aussi office de bouclier), il n’y a pas de touche associée pour les grenades (ce qui rend leur utilisation moins confortable) et on n'a pas non plus d’attaque de mêlée alors que la milice ne s’en prive pas. Ce gameplay un peu "arriériste" faisait déjà dans le conservatisme à la sortie du titre en 2004. Seulement en 2007, à la sortie de l’Orange Box, c’est un concept qu’on ne voit presque plus.


Idem pour les armes,
Malgré son âge, il reste un FPS mythique, beau et nerveux
qui malgré un très bon design et une bonne puissance de feu, restent tout de même très classiques. Heureusement que pour déjouer la monotonie qui pourrait s’installer, VALVe a énormément varié son aventure. Tout d’abord on aura 2 armes particulièrement originales : la phéropode qui permettra de contrôler les Fourmilions et le pistolet anti-gravité, un outil puissant qui permet de déplacer de lourdes charges. Avec ce dernier on aura même des mini-puzzles à déjouer, histoire qu’Half-Life² ne soit pas qu’un jeu de massacre. En parlant de ça, les décors sont extrêmement variés et on aura 2 passages en véhicules certes un peu longs mais qui modulent bien les plaisirs. Et puis Half-Life² est un jeu qui vieillit globalement bien sauf peut-être pour les modélisations ou des animations étranges comme les gars de protection civile qui court à reculons. Mais question décor et jeu de lumière, Half-Life² n’a rien à envier aux jeux actuels et c’est sans doute ça le prix de l’excellence. La réalisation, graphique et sonore, n’a presque pas bougée et fera encore son bout d’effet. Et puis question ambiance, VALVe sait de quoi il parle. A Raveholm par exemple, on déchiquettera des centaines de zombies dans un décor assez glauque, ce qui ne sera pas sans rappeler un certain Resident Evil. Ou encore lorsqu’on arpente la Citadelle, un décor étrange et futuriste s’offre à nous, nous dévoilant quelques bribes assez dingues de son univers comme les "bienfaiteurs" ou les stalkers. Alors s’il est vrai que graphiquement Half-Life² commence à accuser son âge (le son par contre garde toute sa puissance notamment pour les bruitages), il a su garder au fil des ans une aura énorme et pour cause, c'est un FPS magistral, sans doute le plus primé des jeux PC. Même si on en apprend peu, on sent bien que le scénario de fond est énorme et puis l’ambiance est telle, l’action si nerveuse qu’on ne peut qu’accrocher à ce monument du jeu de tir en vue subjective.


Voir le test complet d'Half-Life² sur PC.


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Half-Life² : Episode One




Selon VALVe,
Petite déception, Episode One n'apporte presque rien si ce n'est le prologue à la suite d'Half-Life²
les Episodes One/Two/Three forment en fait ce qui aurait dû être un Half-Life 3. Au lieu de faire patienter les fans pendant au moins 5 ans, avec l'obligation de créer un nouveau moteur graphique (puisque le Source Engine aurait été dépassé), les talentueux développeurs de VALVe ont mis en place une trilogie basée sur la forme épisodique. Evidemment c'est un pari risqué (comme on a pu le voir avec SIN Episodes) mais ça a plusieurs avantages, notamment celui du prix. Plutôt que de faire payer son jeu 60€, on le paye en 3 x 20€, le prix étant directement proportionnel à la durée de vie. Et justement, la première critique d'Episode One, c'est qu'il ne dure que 4 heures au grand maximum. C'est franchement court, d'autant qu'il recycle presque tout de l'épisode principal. On démarre l'aventure à Cité17 et elle se finit lorsqu'on quitte la ville. Bureaux, immeubles, Citadelle, bas-fonds inondés… en bref on ne verra rien de neuf et c'est un peu décevant. Reprenant exactement là où Half-Life² s'est arrêté (c'est-à-dire lorsque le téléporteur de Breen explose), ce sera là la seule compensation qu'on aura. Car ce n'est pas avec Episode One qu'on aura enfin les réponses qu'on attendait. Gordon Freeman est toujours muet comme une carpe (bien qu'une sardine ne soit pas plus bavarde), le développement scénaristique se déroule de la manière habituelle et on n'aura rien de croustillant à découvrir. Une autre preuve ? Et bien sachez qu'on n'a pas non plus de nouvelle arme. Seule petite mise à jour : la lampe consomme moins d'énergie (du coup elle dure plus longtemps) et cette même jauge d'énergie remonte plus vite. Autant dire que c'est maigre. Reste l'immense plaisir de replonger dans cet univers futuriste où être un héros n'est pas aussi facile que ça en a l'air. L'autre mise à niveau se portait sur le moteur graphique. En effet sur PC on a tous vu la différence, notamment avec l'ajout du HDR et du Phong Shading. Le jeu en était plus beau, les éclairages étaient sublimés… oui mais c'était sur PC. Pour le cas de notre Orange Box sur console, VALVe a uniformisé le rendu graphique et à part quelques particules qui flottent et quelques reflets qui semblent mieux travaillés (notamment sur l'aspect visqueux des zombies), on ne voit pas trop la différence. Reste qu'Episode One est le premier chapitre d'une trilogie et qu'on peut à la rigueur comprendre qu'il était difficile de faire autrement. Une question se pose alors : pourquoi le jeu a-t'il mis si longtemps pour sortir et pourquoi l'histoire se termine ainsi ? Et bien tout simplement parce que si VALVe avait coupé sa trame plus loin (en connaissant Episode Two bien entendu) ça n'aurait plus collé au format épisodique. Car loin d'être anodin, chaque épisode se clôture sur un chapitre bien différent. Pour Episode One on parle du cœur de la Citadelle et de la fuite de cette ville malfamée, alors qu'Episode Two se concentre plus sur Alyx et la découverte des "bienfaiteurs". Ainsi Episode One n'est pas tellement décevant lorsqu'on sait qu'il forme un tout cohérent. C'est juste qu'à sa sortie, 20€ pour 4 heures de jeu et absolument rien de neuf entre temps, ça nous a tous un peu blasés. Il reste malgré tout un jeu bien développé, graphiquement beau et avec une action assez soutenue. Croyez-moi, il nous tardait à tous qu'Episode Two sorte pour qu'enfin l'histoire avance...


Voir le test complet d'Half-Life² Episode One sur PC.


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Half-Life² : Episode Two




Après les
Episode Two aura fait l'effet d'une bombe ! Bien plus beau, il pose en plus une certaine tournure au scénario. Episode Three risque d'être passionnant
critiques érigées à l'encontre d'un Episode One trop peu ambitieux, VALVe a littéralement rectifié le tir. En effet, on a tous jugé Episode One comme étant trop lacunaire au niveau du contenu (il était trop court), en plus de réinjecter les même décors qu'Half-Life². 16 mois après cette petite déception, bien qu'elle introduisait admirablement bien le phénomène de section en épisodes bien distincts, voilà que l'un des plus habiles développeurs d'FPS se décide à sortir un Episode Two autrement plus travaillé. Si le jeu s'ouvre par une petite déception (une vidéo résumant Episode One qui va trop à l'essentiel et qui est restée en anglais) et qu'une fois encore on n'aura aucune nouveauté question gameplay (pas de coup de mêlée alors qu'Alyx y a droit depuis Episode One, pas de visée zoom, pas de touche dédiée pour les grenades, etc), il n'empêche qu'on est en présence d'un jeu parfaitement maîtrisé. On fera la désagréable rencontre des Conseillers, ses "bienfaiteurs" en forme de larve qui ne sont pas du tout accueillants (alors que c'est notre planète !) mais aussi 2 nouveaux ennemis : le chasseur et le Fourmi-Lion pré-adulte (2 belles saloperies bien agressives comme il faut). Ensuite la lampe a enfin sa propre source d'énergie (même si ça tranche un peu avec la précédente formule) et le gameplan est moins linéaire qu'autrefois. Moins "carré" (bien que toujours imposé) on sent bien VALVe a cherché a diversifier son aventure et à éviter autant que possible la lassitude, même pour ceux qui enchaînent les jeux à la suite (c'est mon cas). Entre autre on visitera le terrier des Fourmi-Lions, un endroit bien glauque et visqueux qui n'a pas son pareil dans la saga, à part peut-être Xen. Et une fois arrivé à White Forest, c'est un tout autre décor qui s'offre à nous avec une nature qui semble avoir reprit ses droits. Car l'une des plus flagrantes mise à jour fut portée sur le moteur graphique (tout du moins sur PC). La peau des Vortigaunts est étonnamment détaillée (gluante en fait), les animations sont toujours plus fluides, réalistes et les décors sont si beaux que le Source Engine impressionne encore. Pourtant vieux de 3 ans, sur PC c'est l'ajout des Pixel Shader 3.0 qui lui aura redonné une 3e jeunesse. Sur Xbox 360 le rendu est aussi très impressionnant, car il y a cette fois une nette différence entre Episode One et Episode Two (sur PS3, malheureusement, c'est moins flagrant, moins beau, cette version étant le parent-pauvre de cette compilation). A ce propos, même le moteur physique semble mieux fonctionner (il n'y a qu'à voir le pont s'écrouler en début de jeu pour s'en convaincre) et il y a moins de saccades. Et le son n'est pas en reste. En plus de 3 ans, les doubleurs d'Half-Life² sont restés fidèles à leur poste (à part peut-être pour la voix du Cartel, qui change d'un épisode à l'autre) et les bruitages comme les musiques, sont restés identiques à eux-mêmes (c'est-à-dire parfaits). Enfin Episode Two pose un scénario plus sombre qu'avant, une ambiance plus dramatique en impliquant d'autant plus le joueur et les PNJs qu'on affectionne. Sentant bien que la tournure des choses ne va pas dans le bon sens, tout en introduisant de nouvelles données (les Conseillers et on entend même parler d'Aperture Sciences) on espère tous que VALVe ne mettra pas trop longtemps à sortir l'épilogue de cette épopée Half-Life² et que le dénouement de cette trilogie trouvera son apogée avec un final à la hauteur des espérances.


Voir le test complet d'Half-Life² Episode Two sur PC.


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Portal




En marge
Véritablement innovant, le gameplay est absolument génial
d’Half-Life², Portal c'est un concept énorme, celui du FPP (First Person Puzzle) soit le premier puzzle-game en vue subjective. Le rapprochement avec l’univers d’Half-Life est assez subtil. Tout d’abord les 2 jeux utilisent le même moteur graphique (le Source Engine) et ensuite la société derrière le microscopique scénario du jeu n’est autre qu'Aperture Laboratories, le grand concurrent de Black Mesa. Prisonnière d'une cage de verre qui tout à coup s'ouvre (on avait pas joué une femme depuis le mode Decay d'Half-Life sur PS2), une voix robotisée des plus pragmatiques nous informe qu'on est le sujet d'une expérience et que nous allons subir un test grandeur nature, à la fois dangereux et impliquant notre sens aigue de la réflexion et de l'adresse. Au bout de ce test une belle récompense nous attend : un gâteau (et la liberté non ?). On apprend par contre qu'il n'y a pas d'issue et qu'on va forcement mourir lorsque la fin sera proche. Bonjour l'ambiance... Et question ambiance, Portal fait fort. Avec un style graphique très épuré, il n'est pas sans rappeler Star Wars (l'ancienne trilogie), 2001 l'Odyssée de l'Espace ou encore le fameux passage de Butcher Bay qui a sans doute inspiré VALVe, avec des décors d'un blanc immaculé et un côté science-fiction assez plaisant. Le cachet visuel est donc saisissant. Mais à l'évidence, tout l'intérêt du titre ne réside pas dans ses graphismes mais bien dans son gameplay. Novateur autant que possible, Portal propose de déjouer 19 niveaux aux pièges tarabiscotés. S'il faut à peine une heure pour finir les levels 1 à 14, les 15 à 19 m'ont pris 5h de plus ! Autant dire que j'ai fini avec un sacré mal de crâne mais aussi avec la fierté d'y être arrivé. Et si je dis que Portal a quelque chose de novateur, ce n'est rien par rapport à l'expérience qu'il vous fera vivre. Tout tient à la seule et unique pseudo-arme dont vous disposez : le portal-gun, un "outil" qui vous permet de créer des portails inter-dimensionnels. Concept énorme allié à l'excellente jouabilité d'Half-Life², avec la première touche on créé l'entrée d'un portail, avec le second on fait appaitre la sortie de ce même portail. C'est aussi pour ça qu'en créant un portail d'entrée juste à côté d'un de sortie, vous pourrez voir votre double dimensionnel, voir à quoi vous ressemblez (mignonne en plus).


Faisant
Même si la technique reste en dessous des autres épisodes, Portal offre un superbe design épuré
littéralement fumer la boite à cerveau dans les niveaux les plus avancés, il faudra déjouer les divers pièges mis en place pour le test. Pour ce faire, il faut activer des portails énergétiques, passer des zones dangereuses et même déjouer des drones de sécurité, grâce à notre sens aiguisé de la logique et plus tard, de la physique. Autre précision : une fois un portail ouvert avec une entrée et une sortie, on peut le traverser librement dans un sens comme dans l'autre, comme on l'a déjà vu dans PREY. C'est aussi un bon moyen de se débarrasser d'un objet gênant (comme les drones du niveau 16), en créant la sortie dans un trou par exemple, et l'entrée juste sous l'objet en question. Maintenant que penser d'un tel jeu ? Il est clair que pour ceux à qui réfléchir file des boutons (il y en a plus qu'on croit), Portal est à éviter à tout prix mais en accrochant au concept et en le prenant comme une aventure à part entière, comme un véritable spin-off d'Half-Life, alors c'est jackpot, faisant même de Portal l'un des points forts de cette compilation. Car oui, Portal est un expérience, une expérience unique. Pas avare en sensations originales grâce à un concept à la base assez simple et servi par une mise en oeuvre magistrale, il faut aussi dire qu'une fois commencé, on ne le lâche plus avant la fin ou au pire, une bonne migraine. Ainsi Portal ne fera pas l'unanimité, notamment à cause de sa durée de vie et de son taux de rejouabilité finalement assez faible, mais il faut bien reconnaître qu'il faut l'essayer tant c'est original et bien fait. Mon seul véritable regret c'est qu'on n'apprend rien sur l'univers créé : qui a conçu les portails, que fait Aperture Laboratories à part tester des détenus/cobayes, pourquoi les labos sont-ils vides, etc... trop de questions qui restent encore une fois sans réponse. Cet ovni de la scène ludique est quand même diablement accrocheur, plein de charme et d'audace, ainsi il m'est difficile de le déconseiller. Et qui sait, peut-être que Portal n'est que la prémice aux délices inter-dimensionnels que nous offrira le futur Episode Three...


Voir le test complet de Portal Still Alive sur X360.
Voir le test complet de Portal sur PC.


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Team Fortress 2




A l’origine,
Team Fortress 2 est un très bon FPS multi mais sans connexion online, vous n'en profiterez pas
Team Fortress (TF) est MOD de Quake, paru en 1996 et développé par 3 étudiants australiens. L'équipe devenue la "Team Fortress Software", commença à travailler sur Team Fortress II, un nouveau MOD cette fois pour Quake II, dès 1998. Mais Team Fortress II ne vit jamais le jour. Le petit groupe fut approchée par VALVe Software, qui était entrain de développer un jeu basé sur le moteur de Quake (Half-Life) et qui souhaitait faire de Team Fortress II un mode multi-joueurs pour Half-Life. Quand Half-Life entra dans la plate-forme de VALVe, la communauté Team Fortress eut la désagréable surprise de voir que Team Fortress était devenu un supplément à part d’Half-Life. Le phénomène s'amplifia après la sortie de Half-Life², lorsqu'il fut annoncé que Team Fortress 2 serait un jeu à part entière. VALVe Software sortit donc Team Fortress Classic, un remake de Team Fortress fonctionnant sur le moteur d’Half-Life. Et depuis 1999, c’était le calme plat. Il aura fallu attendre 8 ans avant que la communauté ait enfin une suite à Team Fortress. Mais en 8 ans il s’en est passé des choses et pour le coup, Team Fortress 2 a totalement changé de look. Le jeu est méconnaissable et à part le fait qu’il partage les mêmes bruitages de base et qu’il utilise le même moteur graphique (qu’on ne reconnaît pas), TF2 surprend. Il surprend car le design est devenu cartoon, presque grotesque, faisant de Team Fortress 2 le jeu de tuerie le plus détendu du moment. Et ce design, original pour un titre multi-joueurs, fait déjà des émules, la preuve avec Battlefield Heroes. Jouable jusqu’à 16 par carte, on peut héberger ses propres parties et on retrouve le gameplay classique de tout jeu du genre. 2 équipes (rouge et bleu) s’affrontent sur un terrain fermé où les maps sont toutes originales (aucune n’est reprise d’un jeu solo) et assez gigantesques pour certaines. On y retrouve les modes les plus communs au genre (capture de drapeau/CTF, conquête, deathmatch) et on a à disposition 9 types de personnages : l’espion, le médecin, le mécano, le pyromane, le soldat, le scout, le soldat lourd et le spécialiste en explosifs. Evidemment chacun à ses facultés comme le pyromane qui utilise bien évidemment un lance-flammes décidemment très à la mode ou le scout qui court plus vite et saute plus haut que les autres. On regrettera tout de même que dans les 6 maps originales (il y en a d’autres à télécharger en DLC), rien ne soit destructible ou encore que le lance-flammes ne brûle absolument rien du décor, pas même les herbes. A croire qu’il a été implanté au dernier moment. Vraiment sympa, notamment pour son design un peu cartoon, son travail en équipe (avoir un toubib dans la team ça peut servir) et la qualité de ses maps, finalement on ne regrettera que 2 petites choses : tout d'abord on n'a pas de deathmatch en splitté à 4 sur le même écran. Il est vrai que ça réduit l’affichage mais avec nos TV actuelles, ça reste suffisamment confortable. Ensuite il est regrettable de n’avoir aucune possibilité de jouer en solo contre des bots. Ça aurait pu permettre de s’entraîner et surtout de jouer si on a pas accès aux services en ligne...


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Réalisation technique et parties communes



Evoquons
Même s'il vieillit, le Source Engine reste impressionnant par moment
dans ce paragraphe, tout l'aspect technique de l'Orange Box ainsi que les options communes aux 5 jeux. La première chose à savoir, c'est que pour chacun des jeux on pourra entièrement reconfigurer son pad, paramétrer la sensibilité des sticks analogiques et choisir sa difficulté (sauf pour Team Fortess 2 bien évidemment). Les jeux se parent d'une save automatique par checkpoints mais petit délice venu du PC, en faisant pause on pourra aussi faire une réelle sauvegarde qui gardera exactement notre position dans le jeu (quick-save). Ça fait plaisir et c'est bien pratique pour certains passages (notamment dans Portal) qui sont assez ardus. Une fois les jeux finis, vous pourrez librement refaire le chapitre que vous voulez, avec la possibilité d'inclure les commentaires des développeurs. Cette option déjà disponible sur PC, permet d'en apprendre plus sur l'univers d'Half-Life², faisant en quelque sorte office de making-off. Paru en 2004, le Source Engine était (à l'époque) le plus puissant moteur graphique que le monde ait connu. En 2006, lors de la sortie d'Episode One, Source a pris un petit coup de jeune avec l'ajout d'options graphiques sorties entre temps (Phong Shading et HDR). En 2007 pour Episode Two et de l'Orange Box, il est clair que le moteur a déjà plus de 3 ans derrière lui et il commence à sérieusement vieillir. Mais VALVe redonne encore un petit coup de fouet à son moteur maison avec l'ajout des Pixel Shader 3.0 et Episode Two nous livrera un jeu sublime, transcendant son propre middleware. Mais là on parle bien sûr des versions PC. L'Xbox 360 n'a pas connue les jeux séparément donc VALVe s'est efforcé d'uniformiser le rendu. Le résultat est donc plus linéaire puisqu'on ne verra presque pas de dissemblances entre les différents chapitres. En plus la luminosité est assez élevée, tout comme le contraste, ce qui fait qu'on perçoit mieux son jeu mais aussi qu'on remarquera d'autant plus les défauts. La Xbox 360 étant un PC assez haut de gamme avec son CPU triple-cœurs et sa grosse carte vidéo, finalement le seul défaut sera son manque de RAM. Car si la console de Microsoft est tout à fait capable de faire tourner le Source Engine au maximum de ses capacités, le manque de mémoire vive le freine considérablement. Donc n'espérez pas retrouver le rendu de la version PC, la console de Microsoft manquant d'au moins 512Mo de RAM pour ça. Car plus les détails sont nombreux et les textures détaillées, et plus il faut de mémoire. A ce propos, les loadings sont étonnamment longs et au moins aussi fréquents que sur PC. Attention, l'Orange Box et son Source Engine font quand même honneur à la console. Même s'il subsiste quelques textures un peu floues, il n'empêche que le tout est déjà très beau. Certes la Xbox 360 a déjà fait mieux mais en l'état vous en aurez pour votre argent et Half-Life² sera toujours plus beau que sur la première Xbox. Véritablement excellent en ce qui concerne les décors glauques à lumière feutrée ou encore pour ce qui est des décors naturels en extérieur, le Source Engine arrive encore à impressionner. Finalement les seuls défauts qu'on pourra constater, c'est qu'on subit quelques saccades (notamment lorsque le jeu sauvegarde) ainsi qu'un aliasing assez prononcé, surtout sur Portal. Enfin la qualité de son elle, n'a pas prit une ride. Tous les bruitages sont véritablement excellents et d'un sampling exemplaire. Le doublage, tout en Français, est de bonne facture et on a aussi une sympathique synchro labiale. Mention spéciale pour la voix robotisée de GlaDOS (Portal) qui assume en plus un pragmatisme à toute épreuve. L'Orange Box sur Xbox 360 n'a donc pas grand-chose à envier à la version PC.


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Conclusion




5 jeux pour Note
le prix d'1 c'est une super affaire et par delà la quantité, il faut bien comprendre qu'on parle surtout de qualité ! Episode Two aurait pu être vendu sur Xbox Live mais VALVe, décidemment généreux lorsqu'ils sortent des compilations, nous offre 2 titres rôdés plus 3 nouveautés ! Et même si l’Orange Box ne comprenait qu'Half-Life² + Episode One + Episode Two et que Team Fortress 2 et Portal étaient vendus à part sur XLA, ça vaudrait encore le coup ! Tout ça pour dire qu'on est présence d'une magnifique compilation qui gratifie le joueur de toute l'actuelle saga d’Half-Life². Et question durée de vie, croyez-moi vous en aurez pour votre argent, le taux de rejouabilité étant en plus élevé (comme refaire les jeux avec les commentaires des développeurs). Finalement on aura qu'un tout petit regret : on ne retrouve pas Half-Life Source sur le disque (ou même Lost Coast mais l'intérêt est déjà plus limité) bien que je me demande encore comment 5 jeux complets arrivent à tenir sur un simple DVD. On pourra aussi mettre le doigt sur certains détails comme le fait que les loadings sont très longs, que le scénario se dévoile de façon malhabile ou encore que depuis 2004, le Source Engine a quand même un peu vieilli, surtout pour les modélisations. Et le gameplay semble également se faire vieux : pas de visée-zoom, pas de touche dédiées aux grenades, pas de coup de mêlée… Half-Life c'est une prise en mains à l'ancienne, notamment avec ses modules de soins. A noter aussi que les véhicules sont parfaitement injouables et que le jeu est plus facile que sur PC (moins d'ennemis et certaines zones ont été simplifiées). Malgré tout l'Orange Box prouve tout le talent de VALVe, avec des décors somptueux (surtout pour Episode Two), une bonne prise en mains au pad, et 5 jeux sacrément variés. La trilogie Half-Life² fait clairement dans le FPS bourrin, mais avec Portal, véritable nouveauté de cette compilation, vous vous frotterez au premier puzzle-game en vue subjective. Enfin Team Fortress 2 vous fera découvrir le nouveau design de ce classique du multi-joueurs. The Orange Box est donc une affaire en or, pour les malheureux qui ne se seraient pas encore frotter aux grands épisodes d'Half-Life². Quant aux autres, ceux qui connaissent déjà leurs classiques, et bien il sera toujours agréable de revivre cette palpitante aventure, auxquels furent ajouté Episode Two et le renversant Portal. Connaisseurs comme novices trouveront donc de quoi s'éclater. Entre la réalisation, le contenu et l'ambiance, on frôle la perfection une fois de plus.



Test réalisé par iiYama

septembre 2009