Silent Hill Homecoming (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 2009
Développeur : Double Helix Games
Editeur : Konami
Genre : survival horror

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 1Mo (saves)
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :
Multi-joueurs : non

Abréviation : SHH
Titres alternatifs : Silent Hill 5 - Silent Hill : Shadows of the Past
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 800.000 (tous supports)


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Silent Hill

Homecoming


A l'origine
La difficulté est parfaitement dosée, c'est un plaisir. Au fait, vous le reconnaissez lui ?
annoncé sous le titre de Silent Hill 5 (on a aussi entendu parlé d'un Silent Hill : Shadows of the Past), on a tous fantasmé que la fameuse licence devienne autre chose que du Silent Hill. Comprenez qu'en passant à la 4e vitesse, Resident Evil s'est totalement réinventé alors que la série de Konami s'entête à faire pareil depuis le tout premier opus paru sur PSOne. Malheureusement les rêves et la réalité se rejoignent très rarement (sinon ma vie serait tout autre) et donc ce 5e épisode (le 6e si on compte le Origins sorti 2 ans auparavant) sera tout ce qu'il y a de plus classique. Avec la puissance des machines de la génération actuelle, on rêvait d'une ville vraiment ouverte, un peu à la GTA, on rêvait de n'avoir aucune porte fermée, de véritables interactions, des cut-scènes à couper le souffle et de graphismee à tomber la mâchoire. Dommage, on aura comme toujours un jeu dirigiste, une ville cloisonnée par des routes effondrées, des centaines de portes closes (c'est sans doute ce qui m'agace le plus dans un Silent Hill), des incohérences énormes (un gars qui se laisse barrer la route par une petite chaine posée à hauteur de 50cms ça me sidère !)… bref un Silent Hill "normal". Alors on est en droit de se demander pourquoi Konami s'acharne à produire des jeux plus ou moins identiques ? Et bien je répondrai "bonne question" sans avoir d'éléments de réponse (l'argent peut-être ?). Personnellement la série aurait dû s'arrêter à l'épisode 3 car depuis, ça tourne en rond, ça n'évolue pas, bref depuis 2003 on a l'impression de toujours jouer au même jeu. Vous le savez maintenant, Silent Hill et moi c'est pas le fol amour et pourtant, comme Konami, je m'acharne à tous les tester en espérant un jour voir fleurir l'épisode ultime qui me fera dire "ouah ! enfin un Silent Hill qui arrache !". Après avoir mandaté Climax, le petit studio Anglais (responsable de MotoGP URT et de Silent Hill Origins), Konami s'est cette fois tourné vers Double Helix Games, un studio américain né de la fusion entre The Collective et Shiny Entertainment (le studio de David Perry a qui l'on doit les 2 horribles adaptations de Matrix).


Premier titre
Les femmes ne sont vraiment pas belles dans cet épisode
de ce jeune studio, je suis pourtant le premier à dire du bien de cet opus. Oui, vous avez bien lu (ça fera plaisir à mon frère ^.^), Homecoming n'a pas grand-chose de spécial mais ce qu'il fait, il le fait bien et l'ambiance est assez excellente. C'est fou, je sais. Dans Homecoming on joue Alex Shepherd, un soldat mis au repos dans un hôpital militaire, après avoir survécu à une grave blessure. Convaincu que son jeune frère, Joshua, est en danger, il quitte l'établissement pour rejoindre son village natal : Shepherd's Glend. Il y découvre sa mère dans un état catatonique tandis que son frère et son père sont disparus. Quand à la ville, elle baigne dans un épais (et suspect) brouillard, les rues sont désertes et les routes sont démolies… Un départ très "silent hillien" si je peux me permettre, dont les monstres ne l'inquiète pas plus que ça. La magie de la série diront certains. Comme toujours il faudra se balader dans une ville où il ne fait pas bon vivre, où les PNJs sont extrêmement rares et pour le moins bizarres, tout ça dans le but de survivre à un nouvel Enfer psychotique, baladé par un pseudo-héros dont le charisme frôle le zéro pointé. N'empêche qu'on accroche à son histoire, même si les cut-scènes sont un peu moches, la faute à des modélisations pas terribles. Et oui, c'est un comble, les modélisations sont moins bonnes que dans Silent Hill 3 (les filles ne sont vraiment pas terribles… Heather me manque), qui a pourtant 6 ans de bouteille et qui est sorti sur cette bonne vieille PS2. Et c'est même toute la réalisation qui est comme ça puisque les décors ne sont pas spécialement travaillés et que le jeu ralentie souvent, alors qu'il n'y a rien de spécial à afficher (c'est d'autant plus vrai lorsqu'on pivote sur soi). En gros on dirait du Silent Hill 4 (sorti sur PS2 en 2004) sauf qu'on est sur consoles (et PC) de 7e génération.


Heureusement
Les éclairages sont vraiment réussis... c'est bien la seule chose qui nous rappelle qu'on est sur console HD
la technique est (un peu) sauvée par une gestion dynamique voire même impressionnante des ombres & lumières. Par moment, c'est bluffant et c'est bien la seule chose qui nous rappelle qu'on est sur console HD. Passons, après tout les Silent Hill n'ont jamais vraiment été des modèles du genre. Puisqu'on y est, finissons-en avec la réalisation. Une fois de plus c'est Akira Yamaoka qui signe les musiques, une bande-son très typée dont il reprend certains segments d'anciens épisodes avec brio. On a également de très bons bruitages (surtout les armes à feu) et comme toujours chez Konami, un doublage exclusivement en anglais. N'empêche qu'il est de qualité et que contrairement à l'image, le son est d'un très bon niveau. Mais alors, pourquoi apprécier cet épisode-là ? Et bien tout simplement pour son gameplay enrichi et son ambiance. Moins axé sur les combats que les autres opus, les affrontements sont rares et laissent plus de place à une ambiance fabuleuse et bien glauque, comme toujours. Enfin le gameplay a pris une envolée. Fini le gars qui peut se mettre un porte-perfusion de 2m20 dans la poche sans même que ça dépasse, cette fois on a un peu plus de réalisme. Etant donné que les armes à feu sont relativement rares (les sigles pour les saves aussi, ce qui est contraignant par moment), et bien Double Helix a opté pour des combats plus dynamiques. Armé d'un couteau, d'une barre à mine ou d'une hache, Shepard sera plus ou moins rapide et pourra user de toute sorte de combos… un peu comme dans un beat-them-all. En pressant une touche notre personnage se loque sur l'ennemi le plus proche, il peut réaliser des esquives et ensuite il a tout loisir de déglinguer l'ennemi avec en alternance des gros coups et coups rapides. On est donc moins frustré d'avoir sous les mains une grosse buse et des armes plus souvent vides que chargées.



Le résultat est là : Note
Homecoming est un épisode bien sympa, malgré ses faiblesses graphiques et l'abrutissante redondance de son concept. En fait, il est le meilleur épisode auquel j'ai joué depuis Silent Hill 3 (il est donc meilleur que The Room et Origins), qui date quand même de 2003 (l'épisode 2 restant à mes yeux le meilleur de la série) et pour ce qui est du fait que la licence n'évolue presque pas, les fans seront les premiers à me rétorquer que "lorsqu'on paye pour du Silent Hill, on veut du Silent Hill". Difficile de trouver à redire à ça... Il n'empêche que cet opus, étrangement peu apprécié des fans de longue date (ah oui, pourquoi ?), pose un scénario bien sympa, une ambiance à couper au couteau et un système de combat que j'ai particulièrement apprécié. En clair, cet épisode Homecoming est pour une bien bonne surprise même s'il reste, malgré tout, très imparfait.



Test réalisé par Aquel & iiYama

février 2010