Serious Sam HD (X360)

 






 


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : janvier 2010
Développeur : Croteam
Editeur : cdv Software
Genre : FPS

Support : en téléchargement sur Xbox Live
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 500Mo (install)
Moteur graphique : Serious Engine 3
Difficulté : (en easy)
Multi-joueurs : coop' à 4 + multi online
Titre alternatif : Serious Sam HD : First Encounter
Prix au lancement : 1200pts (15€)


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Serious Sam HD

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Il y a moins
Le retour de Sam le Sérieux fait plaisir à voir ! Ça manquait de jeux bourrin ces temps-ci
d'un an de ça, je me suis affairé à tester une trilogie dont on entend parler depuis presque 10 ans : les Serious Sam. Sorti en avril 2001, Serious Sam : First Encounter a créé la surprise en réinventant le FPS bourrin et en proposant un jeu à moitié prix. On s'est alors tous dit que ça sentait l'arnaque à plein nez et pourtant non, ce premier chapitre avait une durée de vie convenable, un très bon rapport qualité/prix. Pourtant il n'était pas exempt de défauts, à savoir qu'il était tellement bourrin, tellement hardcore qu'il en devenait vite trop difficile, au point d'être rebutant. Le scénario était pour ainsi dire inexistant, ce qui, après Half-Life, avait de quoi décevoir. Malgré ça, j'ai salué la qualité de la réalisation et le fun absolument jouissif qui s'en dégageait. Véritable concurrent des DOOM, Quake et Duke Nukem 3D, Sam le Sérieux a mis ses 3 pontes du FPS sans finesse, dans la case des jeux quasiment "cérébraux". Retour en 2009, afin de promouvoir son Serious Engine 3 (qui fera office sur le futur Serious Sam 3, prévu pour 2011 au moins sur PC), quoi de mieux que de remettre les anciens épisodes en selle ? Disponibles sur les plate-formes de téléchargement (Steam pour la version PC, Xbox Live pour la Xbox 360), revoilà le père Sam dans l'exact jeu de 2001 mais avec quelques retouches de gameplay et surtout, un nouvel habillage haute définition du plus bel effet. Car s'il est vrai que Serious Sam affichait déjà des résolutions très élevées pour l'époque, les textures commençaient à vieillir. Mais avant d'aborder mon chapitre préféré (la technique), il y a un passage obligatoire qu'on doit aborder : le gameplay et l'histoire. En 2104, les Siriens ont envahis la Terre avec leur armée de monstres. Les Terriens n'ont rien pu y faire et ont dû se soumettre à l'envahisseur. Tous les Terriens ? Et bien non, il reste un valeureux combattant, dopé aux hormones, qui résiste à l'envahisseur. Sorte de Gaulois des temps modernes, on incarne ce chevalier qui n'a rien de romantique, au long de niveaux très inspiré par l'Egypte antique. Son nom est Sam "serious" Stone, alias Serious Sam et le bonhomme porte bien mal son nom. Avec ses lunettes noires, ses facétieuses blagounettes et le ton décalé de sa verve, on revient vite à penser à Duke Nukem. Il lui arrive même se siffloter l'air d'Indiana Jones, c'est dire.


Sam le Sérieux est
Certains niveaux sont extrêmes, avec parfois des dizaines d'ennemis en même temps. Heureusement, on a désormais de vrais modes "facile"
accompagné de NETRICSA (NEuro TRonically Implanted Combat Situation Analyser), une IA qui lui donne divers conseils et renseignements : les mécanismes, chaque arme, chaque artéfact, chaque ennemi, chaque lieu est détaillé. Mais étant donné la linéarité des niveaux, on n'avait pas vraiment besoin de ça. Pourtant le développement scénaristique est proche du néant : on a une intro super vite torchée qui nous défile un texte et basta. Aucune cut-scène, aucune vidéo, on a un petit descriptif et un ordre de mission à chaque début de level et débrouilles-toi avec ça. A l'époque c'était l'une des grosses déceptions du titre, aujourd'hui on le prend comme un jeu d'Arcade (surtout qu'il y a un score comme au bon vieux temps), avec tout ce que ça implique. Vous l'aurez compris, jouer à Serious Sam, c'est jouer sans finesse, juste avec une grosse dose d'adrénaline et l'épuisement physique qui peut en découler. L'autre grosse critique que j'ai érigé envers le titre de Croteam à l'époque, ce que c'était beaucoup trop difficile. Impossible de finir le jeu sans tricher ou être un mutant des First Person Shooter. Prenant note, Croteam a trouvé un palliatif bien sympa. Sur console comme sur PC, on a tout d'abord des quicksaves (c'est plaisant) et on peut avoir, au besoin, les munitions infinies. Ça aide vraiment mais comme ce n'était pas suffisant, en jouant en mode Touriste (en gros le mode very easy) la santé minimale est de 200 points et bonheur, elle remonte sans prendre de trousses de soins (les bonus de santé restent utiles si vraiment on est mal en point et/ou qu'on a pas le temps d'attendre que ça remonte). Bien sûr les puristes, les gros geeks sado-masos qui ne jurent que par la difficulté gueulent à l'infamie, mais on le sait, la mode est aux jeux plus ouverts au public et moi j'aime bien ça. Même si je bouffe du jeu vidéo jusqu'à l'overdose, je n'aime pas me prendre la tête sur une difficulté rebutante. Le résultat est donc là, Croteam a su satisfaire tout le monde : ceux qui veulent retrouver le challenge d'autrefois n'ont qu'à jouer en normal (ou en hard, ils vont savoir ce que c'est de souffrir) et pour les êtres humains normaux, le mode Touriste nous permet de jouer à ce superbe jeu sans attraper un dysfonctionnement neural. Car les ennemis débarquent par centaines et n'ont qu'une cible : vous ! Les kamikazes vous foncent de dessus bombe à la main, certaines bestioles font de même, les plus gros (sans doute moins bêtes) vous canardent de loin pendant qu'une horde de monstres vient vous attaquer au corps à corps (au passage, on saluera un character-design particulièrement original).


L'IA est sombrement
Le Serious Engine 3 nous dévoile un fort potentiel : décors sublimes et ennemis détaillés
débile puisque les ennemis vous foncent dessus sans réfléchir. D'ailleurs, tout le gameplay est simplifié au maximum, faisant des petits labyrinthes de DOOM de véritables énigmes. Ici lorsqu'une porte est fermée on n'a que 2 solutions : soit il faut tuer tous les ennemis qui vont se présenter, soit il faut appuyer sur un bouton (NETRICSA sera de bon conseil là-dessus). C'est simple comme tout, un joueur avec un QI de 30 s'en sortira fort bien. Sam aura à disposition un arsenal de 10 armes, allant du classique fusil à pompe à la mitrailleuse Thompson, du fusil à plasma alien au canon à boulets (tout droit sortis de Pirates de Caraïbes !). L'armement est puissant mais sera parfois un peu juste devant ces nuées d'ennemis qui en veulent à votre peau (on comprend mieux pourquoi l'armée n'a rien pu faire). D'ailleurs, à part le flingue à 6 coups, on ne rechargera aucune arme. Totalement irréaliste (c'est le but) la gattling contient 999 douilles et peut tout cracher sans chauffer. Pour le lance-missiles c'est pareil et pour le camembert de la pétoire préférée des Mafieux des années 30, c'est idem. Les développeurs nous offrent donc une action ultra nerveuse et un gameplay tout bête : tu vises et tu ne lâches plus la gâchette ! Comme dans tous les FPS datant de la préhistoire (en gros ceux sortis avant 2003/2004), le scrolling est évidemment hyper rapide. C'était coutume à l'époque et comme les espaces sont immenses, ça aide bien sinon on y passerait des heures. De plus, cette vitesse TGV permet de redevenir le roi du strafe (pas de côté), une mode qui a été peu à peu évincée et qui ici, retrouve tout son charme et sa valeur. Pour ce qui est de la prise en mains, ce remake est parfaitement adapté. Croteam a fait simple : il n'y a pas d'aide à la visée mais selon le niveau de difficulté, la zone de contact des ennemis est plus ou moins évasée. Comprenez par là que plus le mode est facile, et moins le tir doit être précis. En very easy (Touriste), on peut très bien tirer complètement à côté de la plaque, l'ennemi sera quand même touché, l'action jouant surtout sur le nombre. Comme indiqué précédemment, le jeu fonctionne sous Serious Engine 3, un moteur qui n'est pas (encore) révolutionnaire mais qui propose quelques petites touches bien à lui. Affichant déjà des hautes définitions pour l'époque (avec un vénérable 1280x1024 et même des formats pour écran large... étonnant pour un jeu de 2001), Serious Sam HD est identique au titre d'origine (et ce, au monstre et à l'item près !) mais nous offre en plus des retouches de gameplay, une nouvelle robe en HD. A quoi bon me direz-vous ? Et bien grâce à cette refonte, le jeu est infiniment plus beau ! Bien sûr on a vu mieux, surtout aujourd'hui où les titres qui nous explosent la rétine s'enchainent, et pourtant, Serious Sam HD est celui qui offre le scrolling le plus rapide, celui a qui affiche le plus de sprites simultanément et surtout, celui qui offre la plus grande profondeur de champ. Croyez-moi, c'est impressionnant par moment !


Les ennemis ont
Les musiques ne sont pas géniales, le scénario est presque inexistant... mais qu'est-ce qu'on s'éclate ! Serious Sam c'est que du fun !
bien entendu été refait (les textures sont super détaillées mais les animations n'ont pas changées), tout comme les décors, plus beaux que jamais. Très inspiré par Tomb Raider, l'essentiel de ce premier Serious Sam se déroule en Egypte, ce qui est original et attrayant, mais finit par tourner en rond. En effet, bouffer du temple de Karnak c'est intéressant, dépaysant, mais au bout de 5 heures, ça lasse un peu. Les effets visuels ont bien sûr été revus (reflets, effets lumineux) et on retrouve les quelques rares objets destructibles (notamment les palmiers et les statues). A ne pas mettre entre toutes les mains, Serious Sam était déjà violent et je crois que cette version est bien pire. En effet ça saigne par tonneaux entiers et les armes démembrent les pauvres diables qui nous foncent dessus avec une telle facilité, qu'on prend plaisir à le faire. Ça me rappelle un peu Soldier of Fortune. Bien sûr les cadavres s'effacent presque instantanément (on peut comprendre sinon ils s'amasseraient), et il est a souligner qu'ils apparaissent de n'importe où, comme par magie. J'ai également apprécié qu'on puisse inhiber le mouvement de tête, ce qui rend les déplacements plus fluides. En parlant de fluidité, si on peut trouver étrange de ne pas voir le jeu sur PS3 (trop complexe à programmer pour ces messieurs ?), cette version Xbox 360 assume parfaitement son rôle. Si bien sûr la version PC reste la meilleure (faut dire que niveau puissance, les Xbox 360 et PC ne jouent plus dans la même cour), celle sur console est presque aussi détaillée et surtout aussi fluide. Le framerate est constant malgré les dizaines d'ennemis à l'écran, ennemis qui sont parfois énormes. Le Serious Engine 3 tourne donc parfaitement, ce qui nous laisse présager le meilleur pour le futur Serious Sam 3. Enfin les bruitages sont bien dynamiques (les armes dépotent comme il se doit) et les musiques sont discrètes, ce qui n'est pas un mal puisqu'elles ne sont pas géniales. En réalité, on a surtout un thème récurant assez proche des sonorités Egyptiennes, quelque chose de plus mouvementé lors des grosses scènes de combat, et carrément du Metal pour les boss. Le problème vient surtout du fait que les musiques sont trop redondantes, à l'image des décors, et pas vraiment marquantes non plus. La voix de Sam est toujours en Anglais (tous les textes sont par contre en Français) et on aura des sous-titres, parfois approximatifs, lors des élocutions pleine d'intelligence du héros.



Serious Sam HD Note
c'est donc un mode solo, qu'on peut cette fois pratiquer en coop' jusqu'à 4. Mais c'est aussi un deathmatch (online cette fois) absolument démoniaque ! Dans ce mode, ce n'est plus les ennemis qui vous foncent dessus, mais d'autres joueurs et l'ambiance est de mise. Très inspiré par Duke Nukem, le graveleux en moins, Sam Stone est un gros bourrin qui ne fait pas dans la dentelle (de toute façon, les flingues sont plus gros que lui... on se demande même comment il fait pour les porter). Il faut dire que le jeu ne permet rien d'autre que le bourrinage intensif. Graphiquement splendide (bien que les animations paraissent forcément dépassées aujourd'hui) et gérant des tonnes de sprites dans des décors originaux et vastes, Serious Sam manque de finesse, d'une once de variété (ça finit par être gonflant ses assauts ennemis qui n'en finissent plus, histoire de rallonger la durée de vie) et surtout d'un développement scénaristique. Malgré tout cette version HD contentera les fans de la première heure grâce à son contenu et sa robe haute définition, comme les nouveaux venus avec ses modes de jeu facilités et donc une aventure qu'on peut finir sans s'arracher les cheveux de la tête. Evidemment il ne faut pas comparer Serious Sam HD avec un autre FPS, son "gameplay Arcade" datant d'un autre siècle. Dernier point, le titre se vend à environ 15€ (1200pts sur Xbox 360 et 18€ hors promo sur Steam). Il faut le reconnaitre, c'est un peu cher mais ici on ne parle pas d'un simple DLC de 45 minutes ou d'un jeu sans profondeur. Certes les fondations remontent à 2001 mais First Encounter n'en reste pas moins "un vrai jeu", le rapport qualité/prix est bien respecté et même s'il est presque vendu au même prix 8 ans plus tard, je trouve le tarif acceptable. Car je l'avoue, j'ai adoré cette version. En fait, selon moi à l'époque il lui manquait surtout des modes plus faciles, une façon de rendre le moins hardcore, moins réservé aux gamers purs et durs, ceux qui ne se lavent pas pour faire le plus gros score et qui mangent de dégueulasses pizza hut, juste parce qu'ils ont la flemme de sortir de chez eux. C'est désormais chose faite et je rends donc hommage à Croteam et à son jeu. Excellent défouloir, nerveux comme on aime, considéré comme culte, cette fois je lui trouve les qualités requises dû à l'estime que les joueurs ont pour lui. Un jeu à connaitre, au pire pour la culture ludique (ce serait dommage mais je peux comprendre, ça ne plaira pas à tout le monde), au mieux parce qu'il est méchamment fun.




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Test réalisé par iiYama

mai 2010