Rocket Knight (X360)

 






 


Note générale


Sortie du jeu : mai 2010
Développeur : Climax Studios
Editeur : Konami
Genre : action

Support : en téléchargement sur XLA
Version testée : Française
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 360Mo (install)
Définitions HD : 720p - 1080p
Compatible 3D : non
Difficulté :

Compatible Kinect : non
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Roketto Naito (JAP)
Prix au lancement : 1200pts (15€)


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Rocket Knight









Parmi les
Même si le scénario est quasi absent, retrouver Sparkster 16 ans plus tard fait vraiment plaisir
jeux les plus hardcores de l'ère 16-bits, bien sûr il y avait Mega Man et Earthworm Jim mais je suis sûr que personne n'a oublié Rocket Knight (1993) et sa suite Sparkster (1994). 2 jeux avant tout développés pour la Mega Drive, à la fois magnifiques et dotés d'un gameplay très efficace. Malheureusement pour finir ces jeux-là, il fallait sacrément souffrir ! Konami était un peu le roi des jeux pour core-gamers, et cette licence lui aura donné quelques lettres de noblesse en ce sens. Les Japonais étaient aux anges mais le reste du monde, les "êtres humains" qui n'ont pas de réflexes de robots, ont finis par se décourager. A noter tout de même que le développeur n'était pas fainéant à l'époque car si Rocket Knight (le premier épisode) fut une exclusivité Mega Drive, sa suite (Sparkster) est également sortie sur Super Nintendo et les 2 versions étaient radicalement différentes, preuve de 2 développements parallèles. Et depuis 1994, la licence était en sommeil et comme les développeurs manquent sérieusement d'idées en ce moment, la tendance veut qu'on ressorte les vieux titres pour les actualiser (c'est le cas d'Earthworm Jim, Serious Sam ou encore Final Fight) ou d'en faire simplement des suites. C'est le cas ici, 16 ans après Sparkster, Konami a licencié le studio Climax pour développer une jolie suite prévue pour les supports dématérialisés du moment. Climax, qu'on connait surtout pour Silent Hill : Origins et Silent Hill : Shattered Memories, n'a pas changé fondamentalement la donne. On se retrouve avec un jeu de plate-formes/action comme sur 16-bits, donc avec un gameplay dit 2D, mais sur une réalisation tout en 3D. Le résultat est ce qu'on appelle de nos jours un jeu 2.5D, qui allie des sensations old school à des graphismes actuels. Je fais volontairement l'impasse sur le scénario (même si on apprécie d'avoir un petit bout d'intro et de scénarisation) pour vous parler directement du jeu lui-même. L'autre tendance du moment c'est la "casualisation" des titres, c'est-à-dire s'efforcer de rendre les aventures le plus accessible possible. Un phénomène qui a commencé à faire son chemin depuis la génération de la PlayStation et qui a fait un grand bon en avant depuis la naissance de la Wii, console poubelle et casual par excellence. Résultat, notre Rocket Knight est un jeu facile. Certains diront même trop facile car même en mode hard, on est loin d'égaler la frustrante difficulté de l'époque.


 

Dans Rocket
Le jeu s'est "casualisé" (et ce n'est pas un mal !) et les graphismes sont sympas
Knight on joue le personnage de Sparkster (qui ne sait pas ça ?) et comme à l'époque la mode était aux héros "animal-humanisé", notre Sparkster est un opossum, avec ce que ça induit de possibilités réalisables avec la queue. N'ayez pas l'esprit tordu, c'est juste que le bougre peut se suspendre avec, comme le faisaient ses ancêtres. On retrouve bien entendu toute la panoplie de mouvements comme les roquettes qui permettent de se propulser, le coup tournoyant, les coups d'épée, etc. On a également 2 petites nouveautés en la présence d'un coup d'épée à tir distant (un peu faible à mon gout étant donné qu'il consomme du carburant) et la possibilité de faire un vol stationnaire pendant 2 secondes (pratique pour certaines phases de plate-formes). A part ça, la formule n'a absolument pas changée, ce qui en un sens, est une bonne nouvelle. Pour dire, on retrouve même les phases de vol/shoot-them-up, grosse originalité de l'époque. L'aventure est scindée en 14 levels pour une durée de vie qui n'excède pas les 1h30. Et le problème est un peu là, à 13€ le jeu sur PS3, 15€ sur Xbox 360 et PC, ça fait sacrément cher, d'autant qu'il n'y a rien autour pour le faire perdurer. Techniquement enfin, on est en présence d'un jeu mignon et au design un peu cartoon. Certes les pseudo-blagues ne font pas rire mais c'est coloré et le coup de crayon est assez attrayant. Bien sûr on aurait aimé retrouver la prouesse technique d'antan, et on est loin des ténors du genre (comme Shadow Complex ou Braid) mais y'a pas de quoi s'offusquer pour autant puisque globalement, le jeu est plutôt joli. Pour ce qui est du son, fallait s'en douter, on retrouve quelques remixes des thèmes bien connus des versions 16-bits, les bruitages sont assez classiques dans l'ensemble et on a quelques voix digits (plus des onomatopées), Climax ayant respecté le fait qu'à l'époque, il n'y avait pas de voix à proprement parlé. Ainsi les protagonistes se font comprendre avec une gestuelle simple.



Rocket Knight Note
est un jeu bien sympa. C'est bien fait, tout à fait dans le respect des jeux originaux mais sans cette harassante difficulté qui venait nous pourrir l'expérience. Reste qu'à 13/15€ les 90 minutes, je suis d'accord, l'addition est un peu trop salée. Mais je pense que si on aime les 2 jeux Mega Drive et/ou Super Nintendo, le cout semble un peu plus justifié ou alors soyez malin(e) et attendez une promo, histoire de le toucher à moins de 10€. Dans tous les cas, Rocket Knight fait un très joli retour sur les devants de la scène, et ce n'est pas pour me déplaire.



Test réalisé par iiYama

novembre 2011