Ridge Racer 6 (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : janvier 2006
Développeur : Namco
Editeur : Namco
Genre : courses

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 1Mo (saves)
Moteur graphique : RR6 Engine
Définition HD : 720p
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs en splitté et jusqu'à 14 joueurs online
Abréviation : RR6
Prix au lancement : 70€








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Ridge Racer 6









Depuis 1993
Le mode Explorateur propose 111 courses, mais le jeu ne dispose que de 15 circuits
et le partenariat entre Sony et Namco pour le développement du System11 (proche de l'Hardware PlayStation, le même partenariat aura lieu également avec Capcom ce qui donnera naissance aux Hardwares ZN-1 et ZN-2), chaque sortie de console est agrémentée d'un nouveau Ridge Racer. Si la première PlayStation a eu droit à 4 épisodes consécutifs, la PS2 n'aura eu qu'un seul opus, Ridge Racer V. Comme la PS3 tarde à sortir et que Microsoft est déjà dans les starting-blocks, finalement le 6e opus aura vu le jour sur Xbox 360. Ce n'est pas la première fois que Namco passe de temps à autre chez la concurrence, puisqu'on se souvient encore de Ridge Racer 64 sur Nintendo 64 ou encore de Ridge Racer DS, paru sur la Dual-Screen de la même marque. Ainsi même si la licence Ridge Racer est intimement liée à la gamme PlayStation (PSX, PS2, PSP ou le récent épisode 7 sur PS3), il est clair que le développeur nippon n'a pas juré fidélité à Sony. Maintenant que les choses sont bien à plat, quand est-il de cet opus ? C'est un fait, depuis 2000 et la sortie de l'épisode V, la série s'est faite discrète sur console de salon. Il faut dire que cet épisode-là, bien que sympa, n'avait rien de révolutionnaire. Donc depuis l'annonce d'une suite sur console HD (Ridge Racer 7 n'étant qu'une évolution de cet opus-là), les fans ont commencés à se laisser bercer par les rêves les plus fous, comme un jeu hyper beau, jouable en ligne, super rapide, du tuning à fond et une vraie scénarisation. Je vais être clair, si certains seront contentés, tout le monde ne sera pas satisfait. On commence par le début, avec l'habituel jeu de chargement. Cette fois c'est Pacman qui s'y colle, pour un premier level facile et rigolo (il aurait été sympa d'avoir le jeu complet en bonus, mais bon, ce n'est qu'un détail). S'en suit une magnifique intro en images de synthèses, belle, rythmée et tout à fait dans le style de la série, bien qu'un peu courte (on y retrouve Reiko Nagase, superbe). Juste après commence le jeu et son contenu réel. Qu'on apprécie ou pas, Namco a forcé sur le design. Très futuriste, les couleurs rappellent instantanément celle de la console. D'ailleurs le DJ des menus (une voix de femme) est sympa mais une fois encore, celle en pleine course (une voix d'homme) se sent plus pisser, s'extasie sur nos moindre faits et gestes, résultat on a qu'une envie : lui couper le sifflet. Dommage qu'en coupant le premier, on coupe également le second.


Assez classique,
Le gameplay n'a pas changé depuis le premier opus. Seule nouveauté : le nitrous sur 3 étages
on retrouve divers modes de jeu : course simple (où on peut concourir sur n'importe quelle piste), contre la montre ainsi que 2 modes multi, à 2 en splitté ou jusqu'à 14 en ligne. Le mode garage permet de reluquer les voitures débloquées (le design est superbe, il y a plus de 130 modèles), voitures qui ne sont pas officielles comme d'habitude. Question tuning, Namco s'est contenté du minimum syndical. C'est vraiment dommage même si c'était prévisible (quant à la présentation, c'est la même pour toute, ils se sont pas foulés). Reste le dernier mode, le plus intéressant, nommé Explorateur. Sous ce nom qui rappelle à son tour Windows et donc Microsoft, on nous présente un parcours façon entonnoir inversé, un peu comme dans Gradius. Comprenez par là que la première course (ultra facile) est obligatoire, puis on pourra décider de concourir sur les pistes de son choix, à partir du moment où on a relié les sections. Les icones se situant en bas représentent le mode "easy", ceux du haut le mode "hard" et à chaque section remportée (il faut finir premier à chaque course), on débloque un bonus (nouvelle voiture, nouvelle carrosserie, etc). Namco se la pète en annonçant que son jeu dispose de 111 courses mais on est pas dupe, on connait la formule depuis le temps, car en réalité il n'y a que 15 pistes. Pour arriver à ces 111 courses, c'est comme d'habitude, un bout de section est ouvert (ou pas), ou alors on refait le niveau en "reverse" voire en "mirror". Une solution facile pour rallonger drastiquement la durée de vie, même si le jeu est assez dur pour ne pas être fini en une poignée d'heures. Il faut dire que même si les collisions sont mieux gérées (bien qu'on n'ait toujours pas de déformations de la carrosserie), elles avantagent toujours les concurrents à nous. Pour faciliter un peu les choses, un pseudo mode "easy" existe, en activant ce qu'ils appellent le "support nitro". En fait vous démarrez la course avec le plein de nitrous, mais pas de quoi en faire un plat. Une fois la course remportée, comme pour vous montrer du doigt, l'icône de victoire se voit affublé d'un surplus, désignant que vous avez "presque" tricher pour y arriver. C'est trop laid et entre nous, c'est assez dur comme ça. On regrettera aussi que les voitures aient des comportements différents mais que Namco ait omit de nous présenter les caractéristiques de chaque bagnole : si on veut varier la conduite, on part à l'aveuglette. A part ça, la prise en mains ne change pas : on a toujours l'impression d'avoir sous le volant une caisse à savon, qui ne demande qu'à partir de l'arrière-train à chaque virage. C'est le style Ridge Racer, une conduite totalement irréaliste, totalement Arcade comme on dit, mais pas dénuée d'une certaine subtilité.


En effet,
Dommage que les décors soient froids et inanimés car c'est super beau
déraper permet de remplir sa jauge de nitrous, sectionnée en 3 parties pour autant de possibilités d'action : utiliser juste un tiers, les 2 tiers ou tout d'un coup. Evidemment plus on balance de jus et plus ça décape. Dernière facette à évoquer, les voitures se classent en 4 catégories, de la plus lente et la plus facile à piloter, à la plus rapide et la plus difficile à manier. La vitesse est déjà bonne en classe 1 mais il faut reconnaitre qu'en classe 4, ça décoiffe grave ! Il faut dire que le moteur graphique tourne hyper bien et que la HD apporte son petit plus. Et bien oui, on parle ici d'un jeu qui a accompagné le lancement de la console et passer d'un jeu de course Xbox ou PS2 à celui-ci, à de quoi vous éclater les mirettes ! Les reflets sur la carrosserie, les éclairages dynamiques, les décors… c'est super beau ! Pourtant le tableau n'est pas complètement reluisant puisque les pilotes sont tous identiques (des sortes de playmobils figés), on les distingue à peine et ils portent tous le même casque. Dans les gradins les spectateurs, même s'ils sont animés, ont gueule à rien et les décors, si beaux soient-ils, sont très froids. Il faut dire que rien ne bouge, tout est immobile, parfois anguleux, ce qui confère aux décors un aspect quasi "plastique". C'est un peu dommage car même à pleine vitesse les bugs sont totalement absents (tout juste a-t'on un peu d'aliasing), les couleurs sont bien choisies et les textures sont bien travaillées (par contre les loadings sont longs, le lecteur malgré son bruit de turbine, est mis à l'épreuve). Dernier point, le son n'a jamais été le point fort de la série (sauf pour ceux qui ont des gouts de merde). Je ne reviens pas sur l'annonceur, ce DJ qui a tout le temps la gueule ouverte, et je passe directement aux bruitages. Comme chez Namco on n'est pas foutu de torcher de "vrais" bruits moteur, résultat nos super caisses à savon font des bruits d'aspirateur. Bon ok, c'est un aspiro de luxe mais n'empêche que c'est pas bien dynamique tout ça. On est loin du vrombissement réel d'un V8. Quant aux musiques, si elles sont pour la plupart pourries, elles s'en sortent mieux que d'habitude. En effet, réparties en 3 albums aux sonorités différentes, certaines pistes s'avèrent même sympas. Dommage qu'elles soient noyées sous les horreurs redondantes à la saga mais Namco a pour une fois penser à nous puisqu'on peut jouer avec notre playlist perso. Et jouer à Ridge Racer 6 sur du Metallica, du WipEout 2097, du Iron Maiden ou du Scooter, croyez-moi ça déménage !



Ridge Racer 6 Note
est un simple bon jeu, là où il aurait pu briller de mille feux. Superbes graphismes (surtout les décors) mais les détails ne suivent pas, seulement 15 "vrais" circuits, du contenu déblocable sans grand intérêt, une sale difficulté qui intervient un peu trop vite… Mais le pire reste un mode carrière décevant puisqu'il n'y a pas la moindre scénarisation. Si on trouvait ça normal sur la première PlayStation, en 2006, sur une console aussi puissante que la Xbox 360, ça passe beaucoup moins bien et je dirais même, que c'est surtout ça qui manque au jeu car hormis ce gros détail, Ridge Racer 6 est sympa comme tout. C'est joli, rapide, jouable, bref ce 6e opus fait honneur à la série, mais sans faire d'ombre à un magnifique Project Gotham Racing 3 ou même un Burnout Revenge.



Test réalisé par iiYama

janvier 2011