RE5 Perdu dans les Cauchemars (X360)

 






 


Note générale


Sortie du jeu : février 2010
Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : TPS (survival horror ?)

Support : en téléchargement sur le Xbox Live (nécessite Resident Evil 5) ou inclus dans Resident Evil 5 Gold Edition
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : MT Framework (Capcom)
Définitions HD : 720p - 1080p

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs en co-op' local ou online
Abréviation : RE5
Titre alternatif : Bio Hazard 5 : Lost in Nightmares
Prix au lancement : 5€


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Resident Evil 5

Perdu dans les Cauchemars



On le savait,
Retrouver le manoir et son ambiance particulière, voilà qui est génial pour l'ambiance mais...
si Resident Evil 5 était si radin en terme de bonus/contenu déblocable, c'est parce que Capcom est comme les autres éditeurs. Et avoir les dents longues, c'est se sentir obliger de sortir des DLCs (des contenus téléchargeables et payants), souvent en titillant la fibre nostalgique du pauvre lascar qui va se faire délester de ses €uros. 11 mois après la sortie de l'aventure principale, voilà que Capcom se décide enfin à proposer le premier d'entre eux. Première question : pourquoi si tard ? Avec Aquel on a un élément de réponse : en fait Capcom a développé les 2 DLCs en même temps, le second (Une Fuite Désespérée) ayant été mis en ligne à peine 2 semaines plus tard. On ne revient pas sur la partie technique, semblable à RE5 (traduisez par super beau mais à la jouabilité un peu rigide). Souvenez-vous, Resident Evil 5 est resté un peu flou sur l'aventure qu'ont vécus Chris et Jill dans le Manoir Spencer. Celui-là même où Wesker tue Ozwell Spencer et que Jill disparait. Vivre ce chapitre "pad en mains" s'annonçait donc passionnant et c'est justement ce que nous propose Capcom. Bon l'intro est bâclée puisqu'elle est identique à la scène qu'on a déjà vu (il y a juste quelques secondes de plus). Perso on aurait aimé en savoir plus sur le manoir et savoir comment Jill et Chris en sont arrivés là. Bon, l'aventure commence, on y découvre le manoir quasiment tel qu'on l'a laissé en 1996. Mais rappelez-vous, le manoir a explosé ce n'est donc pas le même, c'est une réplique. Et hormis le hall d'entrée, on s'aperçoit très vite qu'en fait ça n'a rien à voir avec celui de l'époque. Par contre, niveau ambiance c'est tout bon. Il n'y a que 3 zombies et 4 pseudo-boss à tuer. L'atmosphère est donc chargée et on s'est même surpris à sursauter. Voilà qui fait plaisir et qui rappelle de vieux souvenirs.


Mais cette petite aventure,
... l'experience tourne vite court : moins d'1h ! Même à 5€, on a l'impression de se faire voler :/
qu'on peut vivre en co-op' comme le RE5 normal, comporte déjà son lot de bévues. Par exemple, lorsqu'on ouvre une porte, il s'enclenche une séquence proche de celles d'antan, sauf que le partenaire ne peut pas passer. C'est idiot d'avoir changer ça même si encore une fois, la réminiscence prête à sourire. Mais c'est surtout qu'à la moitié de l'aventure, Jill et Chris sont séparés et perdent tout leur équipement. On repart donc avec la "bite et le couteau", ce qui va nous obliger à déjouer une énigme en co-op' mais avouons-le, c'est complètement débile !! Lorsqu'on sort de ce guet-apens, c'est directement l'affrontement contre Wesker (et donc la fin du chapitre) et en tout et pour tout, il s'est déroulé 40 minutes (comptez 20 minutes une fois que vous connaitrez la façon de déjouer les 2 pièges). Donc même si on retrouve une Jill brune (avant quelle ne joue les pétasses décolorées), une ambiance un peu flippante et le plaisir de se laisser croire que les développeurs ont assurés (on déchante vite, rassurez-vous), c'est beaucoup trop court. Même à 5€ ça ne vaut pas son prix, d'autant qu'on n'apprend rien de plus que lors des vidéos de RE5, ce qui est très frustrant et qui rend ce premier DLC totalement inutile en soi ! En clair, si Capcom n'était pas un crevard, ils auraient dû nous offrir cette petite aventure gratuitement. Oui gratuitement, car oser faire payer un DLC si court, pas vraiment fun (en fait c'est très mou) et si avare en contenu, fallait oser. Voilà donc pourquoi la note est si sévère, elle montre du doigt un système économique vénal dont les fans sont aujourd'hui victimes. Car même si je suis l'un des plus grands aficionados de Resident Evil, là on est quand même en droit de se demander si Capcom ne se foutrait pas un peu de nous...


Test réalisé par Aquel & iiYama

avril 2010