Raystorm HD (X360)

 






 


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mai 2010
Développeur : Taito
Adaptation : Taito
Editeur : Taito
Genre : shoot-them-up

Support : en téléchargement sur Xbox Live
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR/US

Espace disque nécessaire : 410Mo (install)
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Titres alternatifs : Rayforce 2 / Ray Storm / Layer Section II
Prix au lancement : 15€ (1200pts)


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Raystorm HD








Alors que Rayforce tombe peu à peu dans l'oubli, Raystorm (sa suite) garde une certaine notoriété au sein des fans de shoot-them-up. Issu de l'Arcade et fonctionnant sur un Hardware proche de la première PlayStation, le jeu a eu un certain succès, avouons-le, mérité. Puis vint l'heure de gloire d'une version PSX bien adaptée, qui n'avait pour seul défaut qu'une conversion (peut-être ?) trop fidèle du jeu d'origine. Depuis 13 ans, à part une incursion dans la superbe compilation Taito Legends 2, Raystorm vivait une paisible retraite. Mais chez Taito on manque sérieusement d'idées nouvelles (d'ailleurs très peu de jeux sortent de leurs bureaux ces derniers temps et ce sont presque uniquement des remakes) alors on recycle les vieux hits. Après Space Invaders, Rainbow Islands et Bubble Bobble, c'est au tour de leur tout premier shoot entièrement en 3D d'y passer. Si la version PlayStation est déjà disponible sur PSN, celle-ci nous évite les conversions faciles. Entièrement remanié en HD, voilà un bon moyen de se remettre dans le bain, d'autant que les (vrais) shoots sont assez rares en ce moment. Maintenant, est-ce que celui qu'on connait également sous le nom de Section Layer II vaut vraiment son investissement... la réponse en détails dans les lignes qui suivent.


Développement scénaristique

Comme toujours dans les shoots,
Cette édition n'apporte même pas une nouvelle intro... dommage :/
il ne faut jamais s'attendre à des scénarios béton. Raystorm fait dans le grand classique avec une toute petite trame de base qui sert de leitmotiv à exterminer tout le monde, si ce n'est que cette fois, c'est nous le gros méchant. Le jeu s'ouvre sur la même intro qu'à l'époque (un duo de vaisseaux de combats explose toute une armada) à la différence près que cette fois, la 3D n'a pas la tremblotte. Evidemment il ne faudra pas compter sur des cut-scènes entre les niveaux, le développement scénaristique étant inexistant. Encore une fois, si on peut féliciter les développeurs de nous offrir une conversion fidèle, on regrette que le support soit si peu exploité. Une belle intro entièrement refaite, plus longue, plus explosive, n'aurait pas fait tâche et une nouvelle fin non plus (celle-ci étant, vous vous en doutez, minimaliste).


Jouabilité & Gameplay

Raystorm est un
Malgré les années, le gameplay reste sympa
shoot en vue de dessus ayant tout de même une légère inclinaison afin qu'on puisse profiter de la 3D. Assez classique dans l'âme (un shoot ressemblant toujours à un autre shoot), à la façon d'un Ikaruga, Raystorm apporte un gameplay assez original. Tout d'abord, on pourra configurer ses options : choix de la difficulté et des touches du pad, plus quelques autres babioles. On lance le jeu et il nous propose de choisir entre 2 vaisseaux. Le premier tire des missiles au plasma et le second lance des éclairs. Ensuite on choisit entre le mode auto et manuel. Petit avantage, si on s'est trompé, à chaque continue on pourra changer de vaisseau et de mode. Car toute la force du gameplay proposé, provient du "gunlock" : avec le bouton principal on lance le tir avant, une arme de base est upgradable via des items. Mais face à votre appareil se trouve la zone de lock et si un ennemi passe dans son champ, vous en vous en doutez, il sera verrouillé. Entre alors en ligne de compte le tir secondaire qui s'active automatiquement ou manuellement selon votre second choix et ce tir est naturellement bien plus puissant que le tir primaire, en plus d'être de 2 types. Personnellement, il vaut mieux jouer en mode automatique car entre les ennemis à éviter, d'autres à locker et tout ce qui se passe à l'écran, on en oublie de tirer. Après, le choix entre le premier et le second appareil sera plus d'ordre esthétique, leur puissance étant égale. Si le lock ne fait pas de distinction entre une cible terrestre et une cible aérienne, il en est pas de même pour l'arme principale qui ne touche pas les cibles au sol. Il faut donc impérativement verrouiller ses ennemis (et donc prendre des risques pour le faire), pour leur balancer une salve d'arme secondaire.


Afin de nous faciliter un
La difficulté est progressive. C'est rare dans le genre
peu la tâche, on pourra jouer à 2 simultanément et bonheur, si on perd une vie (même en solo), on continue son chemin sans retourner au dernier checkpoint. Ainsi Raystorm est bien moins difficile qu'un Gradius ou un R-TYPE. Assez accessible au début, on peut disposer de 9 continus avec 5 vies chacun (pas de mode infini, ce que les hardcores gamers vont apprécier, les novices beaucoup moins). Ainsi finir le jeu pose un certain challenge, car sur la fin ça devient assez ardu. On dispose également d'une arme spéciale, une mega-bombe qui fait bien le ménage et qui s'avère efficace contre les boss. Cette dernière est régie par une jauge de puissance qui se remplit au fil de nos tueries. On ne peut donc pas en abuser et on doit l'user à bon escient si on ne veut pas finir en sushis. Cette version reste quand même la plus souple d'entre toutes, le stick analogique du pad se révélant particulièrement agréable pour déplacer son engin. Enfin Raystorm propose 3 modes de jeu : Arcade, Extra et 13 Planes Mode, comme sur PlayStation (ce dernier était à débloquer). Le premier anonce clairement la couleur, le 13 Planes Mode propose de finir le jeu avec seulement 13 vies, quant au mode Extra, à première vue il propose le même jeu. En fait les changements sont discrets puisque certaines couleurs ont étées changées, la difficulté est plus équilibrée tout en proposant plus d'ennemis et il y a une nouvelle fin qui débloque un stage-select. Même si on peut également débloquer un nouveau vaisseau, tout ça reste très léger puisque, jeu d'Arcade oblige, la durée de vie est très mince. Soit vous le finissez en une heure, soit vous vous lassez de la difficulté des derniers niveaux.


L'image

Que ce soit
La nouvelle robe HD est jolie mais loin d'être exceptionnelle au vue de ce qui se fait dernièrement
la version Arcade ou la version PlayStation (qui étaient très proches), Raystorm nous avait bluffé vers cette fin des années 90. Il commençait timidement et se terminait en un véritable festival de couleurs, un déluge de tirs et de boss toujours plus impressionnants. 13 ans plus tard, les standards ont radicalement changés. Les shoots de ces dernières années se sont montrés particulièrement efficaces et impressionnants visuellement, ce qui rend notre "vieux Raystorm" quelque peu démodé. Comprenez par là que Raystorm HD reprend le jeu d'origine au sprite près. La dynamique est exactement la même, les ennemis sont aux mêmes endroits, les boss ont les mêmes attitudes. Taito n'a fait que redéfinir le moteur 3D et a plaqué de nouvelles textures. Le fait est que c'est forcément bien moins impressionnant de nos jours. Certains diront même que c'est un peu mou. Dans sa globalité, cette édition HD est tout de même jolie (surtout sur la fin de l'aventure), mais elle n'a plus rien d'exceptionnel. Passer après des titres comme Soldner-X (PC, PS3), Ikaruga (DCAST, ARC, X360) ou même Omega Five (X360) rendra forcément Raystorm HD moins étincellant. Le moteur graphique reste quand même bien adapté à la machine puisque le rendu est bien lissé (il subsiste encore un peu d'aliasing) et ne souffre d'aucun bug. Il faut aussi lui adjoindre à son compte que le tout est étonnament fluide et nous évite bien entendu, les textures branlantes des versions Arcade/PSX. Il persiste quand même une boulette de taille dans la conception de ce jeu : il est clair que Taito a repris le code original et l'a transposé du format 4:3. Résultat l'image est écrasée sur nos TV 16:9 (on le voit lors de l'intro, la Terre est ovale !), ce qui est une réelle faute de gout et une preuve flagrante que le développeur ne s'est pas foulé à reprogrammer l'ensemble. Ils s'emmerdent pas quand même...


Le son

Déjà sur PlayStation
Les musiques sont à peu près les mêmes chiottes qu'à l'époque
on avait 2 types de musiques, 2 types de remixes. On retrouve la même option ici, avec la délicate attention que si la qualité semble avoir encore pris du galon, les compositions sont toujours aussi nulles. D'un côté comme de l'autre on obtient de l'Electro bas-de-gamme, loin des musicalités qu'on est en droit d'espérer sur ce type de jeux. Après, l'affaire ne change pas : on retrouve plus ou moins les mêmes voix digits ainsi que les mêmes bruitages. Ces derniers semblent tout de même plus travaillés qu'auparavant, le sampling étant plus élevé. Maintenant que dire si ce n'est qu'une fois encore, ce portage déçoit. Il propose une refonte graphique pas brillante mais convenable et à côté de ça, il nous refourgue les mêmes thèmes tout moisis de 1996. C'est vraiment dommage car une bande-son travaillée, rythmée et mélodieuse aurait donné une ambiance plus notable à cette courte aventure.


Note générale

La tendance actuelle est ainsi : "c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes". Si en cuisine ça semble être vrai, en jeu vidéo c'est plus rare. Et ces dernières années, c'est à croire que Taito s'est réduit à une poignée d'employés. Le grand créateur qu'il était dans les années 90, semble désormais tout petit et nous livre la plupart du temps des adaptations faciles, des remakes ou de nouveaux épisodes tellement simple à concevoir, qu'il est clair que le passage aux années 2000 a été rude pour ce studio Japonais (et ça a dû être encore plus dur lorsqu'ils se sont fait racheter par Square Enix en 2005). Nouvelle preuve au dossier, Raystorm HD n'est autre que l'ancien épisode de 1996 paru sur Arcade et PlayStation, livré ici dans une nouvelle robe haute définition assez jolie. Jolie oui mais finalement trop peu exceptionnelle en comparaison des dernières oeuvres du shoot. Raystorm n'a pas changé d'un iota en 13 ans, et on nous livre ici l'exact jeu de l'époque, avec son exacte bande-son rythmée certes, mais un peu pourrie aussi. Alors il est clair que Taito cherche à se faire de l'argent facile. Le procédé n'est pas nouveau, titiller la fibre nostalgique est une formule qui fonctionne bien depuis la sortie de la PSX et des tout premiers Namco Museum. Et à 5€, je serai le premier à vous conseiller ce jeu. Après tout il reste un bon shoot-them-up, plutôt joli et pêchu sur la fin, en plus d'être agréable à prendre en mains. Son gameplay est sympa, il n'est pas trop hardcore, bref il y avait de quoi passer un bon moment. Seulement voilà, Taito vend son adaptation 15€ et là, c'est un peu du vol. Les 8 stages sont très courts (normalement on finit l'aventure en moins d'une heure) et malgré quelques modes supplémentaires et quelques bonus à débloquer, une fois l'épilogue visionné, Raystorm HD perd forcément de son attrait. A 15€ de l'heure c'est donc trop cher payé par rapport à un contenu que Taito n'a pas été foutu d'étoffer. C'était pourtant l'occasion et comme il semblerait que le studio ne soit pas overbooké en ce moment, on comprend mal pourquoi ils le vendent si cher. Si vous le voulez absolument parce que vous voulez le découvrir ou parce que vous l'avez apprécié à l'époque, mon conseil est d'attendre une éventuelle baisse de prix (il y a souvent des promos). Quant aux autres, le PSN et le XLA possèdent suffisemment de bons jeux pour éviter d'investir autant d'argent dans un titre qui ne tiendra pas la distance malgré des qualités indéniables...


Test réalisé par iiYama

juin 2010