Quake 4 (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 2005
Développeur : Raven Software
Adaptation Xbox 360 : Raven Software
Editeur : id Software
Genre : FPS

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : id Tech 4
Définition HD : 720p
Difficulté :
Multi-joueurs : 16 joueurs online
Titre alternatif : Quake IV
Prix au lancement : 60€


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Quake 4









Sorti à peine un mois après la superbe version PC, Quake 4 débarque sur la toute nouvelle Xbox 360 et tente d'être le meilleur FPS d'un line-up, il faut le dire, un peu maigre. Chronologiquement, ce 4e opus reprend la suite du puissant Quake II. D'ailleurs, chers petits veinards, il faut savoir que le jeu Quake 4 propose en bundle cet excellent, bien que très old-shool, FPS sorti sur PC en 1997, PSOne et Nintendo 64 en 1999. Ce DVD bonus, qui propose en plus un sympathique making-off (malheureusement qu'en Anglais et même pas sous-titré), est un bien joli cadeau qui justifie (un peu) les 10€ supplémentaires par rapport à la version PC. Quake 4 nous ressert donc l'univers et l'histoire de Quake II, en reprenant le fabuleux moteur de DOOM 3 (l'id Tech 4), qui nous dévoile ici un énorme potentiel. Développé par Raven et non par id Software, le père du tout puissant Soldier of Fortune II n'a pas fait de miracles mais nous livre une aventure nerveuse et de toute beauté, à défaut d'être originale.



Développement scénaristique

Pas de vidéo,
Le scénario ne vole guère plus haut que celui de Quake II... alors que 8 ans les séparent
le moteur graphique id Tech 4 est suffisamment performant pour qu'on ait de très belles cut-scènes en 3D. Le scénario est bidon, pas plus étoffé que celui de son prédécesseur et ce qui aurait pu être super original (la "stroggification"... désolé pour le spoil) passe finalement pour un détail. Personnellement j'aurai adoré qu'à ce point du scénario on ait le choix entre suivre les humains ou les Stroggs. Ça aurait été une bonne manière de refaire le jeu 2 fois. D'ailleurs la transformation en Strogg est franchement flippante ! Ames sensibles s'abstenir. Après Quake 4 reste un FPS assez basique qui possède une construction scénaristique totalement bateau. Même si dans l'ensemble ça passe assez bien, ce scénario prétexte à une boucherie sans précédent dans les rangs Strogg, peut frustrer car on n'apprendra rien sur la technologie Strogg et encore moins sur le fait que certaines de leur machines se servent de corps humains pour fonctionner.


Jouabilité & Gameplay

Plus linéaire
Le jeu est linéaire mais nerveux
que Quake 4 est tout simplement infaisable !! C'est pas compliqué, il n'y a toujours qu'un seul chemin possible, souvent via la seule porte ouverte, porte qui ne s'ouvre que lorsque le jeu le décide, généralement lorsqu'on a finit de faire le ménage. Hyper scripté donc et dirigiste à outrance, ça a au moins un avantage : on ne cherche jamais sa route et ainsi on ne se trompe pas. Personnellement, y'a rien qui me gonfle plus que de chercher mon chemin pendant des plombes parce que les développeurs se sont amusés à nous perdre dans des dédales bien prise de tête. Je vous le dis tout de go : c'est linéaire mais putain j'aime ça ! Désolé pour ce dialecte peu recherché mais j'exprime ainsi ma gratitude envers Raven qui m'a collé la banane pendant les 8 heures que dure le jeu. Pas un seul aria, rien que du bonheur, rien que du bourrinage. Merci les gars. Après c'est sûr, étant donné qu'on fait toujours pareil, on peut se lasser d'une action qui se renouvelle peu. Quake 4 c'est donc un gameplay à l'ancienne sur une production contemporaine. Raven a tout de même essayé de varier les plaisirs avec quelques passages assez courts mais forts divertissants : contrôle de tourelles anti-aériennes, ballade en tramway, pilotage d'un tank puis d'un mecha et la prise en main d'armes fixes. C'est toujours ça de pris. Avec ça on s'en doute, les ordres de missions ne sont là que pour faire joli, juste pour éviter de nous laisser mariner dans un FPS sans but comme c'était le cas lors de l'émergence du genre. Il y a aussi un passage très Resident Evil où des zombies (des restes de stroggs en fait) nous attaquent pas camions entiers en nous crachant leur vomi acide (Alien ?) à la figure. Bonjour l'ambiance... Et sur la question de l'ambiance justement, si le jeu n'était pas tellement flippant, les checkpoints sont très rares. Heureusement pour nous, on a accès à une quicksave, certes pas très ergonomique mais bien pratique. A la différence d'un DOOM 3 qui privilégiait l'ambiance à l'action, Quake 4 ne vous laissera que très rarement sans compagnie. Finalement très similaire, dans la forme, à l'autre gros hit d'id Software (DOOM 3 pour ceux qui n'auraient pas compris), Quake 4 en reprend pas mal de ses mêmes facettes comme les interfaces, en usant en plus des mêmes bruitages. Je vais vous dire mieux, il y a aussi des relents de PREY, l'aspect organique en moins, ce dernier étant sorti 8 mois plus tard.


Dommage par contre
Cette fois, les développeurs n'ont pas oubliés de mettre une lampe sur certaines armes
qu'on revienne souvent sur nos pas et que l'essentiel du jeu se déroule en intérieur, les passages en plein air étant rares. Le fait de devenir à 3/4 Strogg aura tout de même son avantage puisqu'à la suite de notre transformation, on déchiffrera enfin les hiéroglyphes Stroggs, on marchera plus vite et on comprendra parfois ce qu'ils disent. Sur la question de l'armement, Quake 4 nous propose des pétoires de l'espace parmi les grands classiques du genre. Pistolet, fusil mitrailleur et fusil à pompe d'un côté, fusil anti-matière (la plus puissante arme du jeu), lanceur de clous, fusil au plasma et rayon destructeur de l'autre, seront nos outils pour nettoyer les zones. En plus, certaines armes se feront upgrader au fil du jeu comme par exemple le fusil à pompe qui aura un chargeur plutôt que de devoir mettre les cartouches une à une, ou encore le lanceur de clous qui portera plus de munitions et lockera les ennemis. Jeu à l'ancienne oblige, Kane (notre personnage) portera toutes ses armes en même temps et on aura même sous la main un inutile fusil de sniper. Inutile car vous l'aurez sans doute compris, le jeu est bourrin et ne laisse pas de place pour la finesse (on a quand même sur certaines armes, une visée zoom qui sera pratique par moment). Son côté old-shool, qui plaira aux vieux routards du "quake-like" pose aussi quelques frustrations. Il est par exemple décevant que les Stroggs aient des attaques de mêlée et pas nous. La lampe, qui n'est pas un gadget et a effectivement son utilité, n'est activable que sur 2 armes et les grenades font cruellement défaut. En contre-partie les ennemis ne sont pas trop difficiles à tuer, le jeu préférant le nombre à la résistance. Personnellement je préfère comme ça, car il n'y a rien de plus lourd que de devoir lâcher un chargeur entier sur un simple soldat ennemi. A noter aussi que le jeu a parfaitement été adapté au pad. Ce qu'on perd en réactivité, on le gagne en souplesse et en immersion (merci la vibration) et l'aide à la visée fait son boulot. C'était ma crainte pour cette adaptation et c'est finalement parfaitement jouable. Enfin à l'image de DOOM, d'Unreal ou de Quake, si les premiers épisodes étaient trop rapides, les suites sont nettement plus lentes. Quake 4 n'échappe pas à la règle et Kane avance doucement... normalement même j'irai dire.


L'image

Anciennement nommé
Excellent design mais les saccades sont gênantes
DOOM 3 engine, l'id Tech 4 prouve ici toute sa valeur. Plus beau encore que Resurrection of Evil, Quake 4 nous livre des graphismes splendides. D'ailleurs cette version Xbox 360 est vraiment très proche de celle sur PC (sauf pour des loadings qui trainent, même si on installe le jeu sur le disque dur). Le jeu de lumière est somptueux, le travail sur le design est fantastique, bref ça éclate la rétine ! Mais si le titre de Raven n'obtient pas la note maximale sur ce chapitre, alors qu'elle serait justifiée, c'est parce que le développeur a aussi commis quelques fautes de goût. Par exemple, dans les passages extérieurs le décor en fond n'est qu'une vulgaire map en 2D. Certes détaillée (quoique sur écran HD elle pixellise un peu), elle ne colle pas vraiment au titre et fait donc tâche. Ensuite les cadavres s'effacent instantanément. Ok c'est bon pour la RAM puisque ainsi elle ne se surcharge pas inutilement mais bon, côté réalisme ça laisse à désirer. D'ailleurs en parlant de réalisme, les PNJs ou même les ennemis n'ont pas des mouvements très fluides, ça manque un peu de naturel. On pourra aussi regretter que les modèles soit si redondants puisque les Marines se ressemblent tous et pour les Stroggs c'est bien pire (en plus de ça les visages n'ont aucune expressions faciales). Mais le pire défaut vient d'un framerate tout pourri. Dés l'intro, alors qu'il n'y a presque rien à afficher, les éléments se déplacent de façon saccadées. En jeu c'est moins voyant, mais pareillement, le scrolling n'est du tout fluide. C'est dommage, d'autant que la version PC était exempt de ce genre de critique. Enfin, les développeurs n'ont pas réitérés le problème majeur de DOOM 3, qui nous forçait à alterner entre les armes et la lampe. Seulement il est un peu dommage que seule la mitrailleuse soit équipée d'une source de lumière. Le jeu étant très sombre, il faudra bien souvent se contenter de cette arme-là pour y voir quelque chose. Mais j'aurai beau râler, pinailler sur des détails comme certaines textures un peu floues de près, il n'empêche que Quake 4 m'a mis une grosse gifle. On pourrait croire qu'après avoir écumé Dead Space et Gears of War il est difficile de s'émerveiller et pourtant. Cet enfer hi-tech à la fois violent et sanglant m'a ébloui. Dommage que les saccades viennent gêner un peu le tout (ou le fait que rien ne soit destructible) car on tient là un sans faute niveau design.


Le son

La musique essaie
La qualité est là mais les réglages ont étés bâclés. Heureusement les bruitages déchirent bien
d'avoir des souffles épiques mais elle a tendance à se faire discrète. Discrète car les bruitages déchirent bien comme il faut ! Les armes dépotent sévère, les divers bruitages environnants sont de qualité, seules les explosions sont plus timides. Si le doublage (tout en français) est très correct, on pourra par contre souligner d'énormes erreurs de conception. Lorsqu'un gars qui glande dans un coin refuse de vous parler en vous disant qu'il est occupé, ça fait tâche. Mais pire, il n'est pas rare qu'un même personnage ait 2, voire 3 voix différentes et successives ! C'est trop laid ! Tout à l'heure j'évoquais le fait que les PNJs se ressemblent un peu tous mais il faut aussi statuer sur le fait que bien souvent la voix qui leur ait donné, ne leur convient pas du tout. D'ailleurs, un même doubleur fera plusieurs personnages, rarement le même type de PNJ en plus, ce qui finit forcément par se voir. Heureusement toutes ne sont pas de travers comme celle de Kane qui assume un certain désinvolte qui sied assez bien au personnage ou le docteur Strauss, l'un des rares personnages a voir la même voix du début à la fin du jeu. Pour finir, il est sympathique d'avoir une jolie synchro labiale, mais qui se retrouve totalement désynchronisée lors des cut-scènes. Tout ça est bien dommage car la qualité est de mise mais les réglages ont étés bâclés.


Note générale

La presse online a certainement dû oublier le sens du mot -plaisir-, la preuve avec des notes peu élogieuses qui m'ont fait douter sur la qualité de ce 4e opus de Quake. Comme on dit, de toute façon mieux vaut se faire son propre avis et ne pas toujours se fier à celui des autres. Mais il faut être clair de suite, Quake 4 n'est qu'une simple suite de Quake II ou un ersatz de DOOM 3. Certes il va plus loin que ce dernier par une action plus soutenue, délaissant par la même son ambiance chargée et ses monstres qui sortent du placard. Encore plus beau, l'id Tech 4 nous dévoile des graphismes complètement énormes qui forceront le respect, tout en gardant bien en tête que Quake 4 est un jeu line-up et que c'est pour ça qu'on restera indulgent envers un framerate saccadé. A côté de ça, cette suite directe de Quake II, qui n'innove en rien, est extrêmement linéaire, bourrine à souhait et possède une jolie liste d'erreurs de conception (notamment au niveau du doublage). Malgré tout et puisque contrairement à d'autres je n'ai pas oublié la signification du mot -plaisir-, je dois avoué m'être éclaté de bout en bout avec cette aventure. Et comme je le disais précédemment, la jouabilité a été parfaitement adapté au pad de la Xbox 360 (qui se révèle une nouvelle fois très précis et agréable à utiliser) et ce qu'on perd en précision, on le gagne en confort et en immersion grâce à la vibration. S'il est vrai que le tarif est bien plus élevé sur cette version que sur PC, en prime on aura le très bon Quake II en bonus (mon test est juste ci-dessous), qui permet de mieux comprendre l'ensemble du scénario et de découvrir le meilleur FPS de 1997. En attendant, Quake 4 est un peu plus difficile que sur PC, mais pas impossible, notamment grâce aux quicksaves, une rareté sur console. Pulsé à mort, parfait pour les joueurs occasionnels, les bourrins ou les cerveaux de bulots, il nous livre une action sans simagrée, encensée par des graphismes somptueux, et si vous êtes comme moi, ça vous détendra et vous mettra la banane en vous rappelant un peu les FPS d'antan. Après c'est sûr, si on commence à le comparer à des jeux comme F.E.A.R ou Half-Life², alors c'est sûr, c'est une autre histoire. N'empêche que Quake 4 est une réussite et suite à l'annonce d'un futur DOOM 4, j'espère secrètement qu'un Quake 5 sera bientôt mis en chantier...



Le jeu bonus : Quake II

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Test réalisé par iiYama

septembre 2009 (mise à jour : mars 2016)