Portal Still Alive (X360)

 






 


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : octobre 2008
Développeurs : VALVe Software / We Create Stuff
Adaptation : VALVe Software
Editeur : VALVe Software
Genre : First Person Puzzle (FPP)

Support : en téléchargement sur Xbox Live
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Source Engine
Définition HD : 720p
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Portal : Flash version MapPack
Prix au lancement : 1200pts / 15€


Portal est aussi disponible sur :




Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Portal

Still Alive



Sorti exactement
Le concept du double portail est absolument génial
un an après la version PC (et déjà disponible en version classique dans The Orange Box), Portal revient nous faire chauffer les neurones avec Still Alive, qui compile le jeu classique, agrémenté de niveaux supplémentaires. Ces nouveaux casses-têtes sont en fait la fameuse Version Flash MapPack, que les joueurs PC connaissent depuis un moment déjà (et qui est gratuit). La version Flash (disponible sur Internet à cette adresse) est une adaptation en 2D de Portal qui reprend tous les pièges retors de la version originale et la Version Flash MapPack n'est autre que la transposition de ces puzzles initialement en 2D, au format 3D. Mais revenons de façon plus complète sur ce qu'est le phénomène Portal. Disponible uniquement en téléchargement sur XLA pour 1200pts (soit 15€), Portal est unique en son genre. Tout le monde se souvient très nettement de la prédisposition de VALVe à nous intégrer quelques puzzles dans Half-Life² (généralement à réaliser avec le pistolet anti-gravité), afin de rendre le jeu plus subtil et moins linéaire ? Et bien Portal va encore plus loin dans le concept puisqu'il est le premier FPP soit un First Person Puzzle. Vous vous retrouvez un beau jour, sans savoir ni qui vous êtes ni ce que vous faites là, dans une pièce aseptisée. Au bout d'une minute, une sorte de porte en forme d'halo lumineux vous permet de traverser l'un des murs de votre cage de verre. Une voix robotisée des plus pragmatiques vous informe que vous êtes une prisonnière (on n'avait pas jouer une femme depuis le mode Decay d'Half-Life sur PS2) et que vous allez subir un test grandeur nature, à la fois dangereux et impliquant votre sens aigue de la réflexion et de l'adresse. Au bout de ce test une belle récompense vous attend : un gâteau (et la liberté non ?). On apprend par contre qu'il n'y a pas d'issue et qu'on va forcement mourir lorsque la fin sera proche. Bonjour l'ambiance... Et question ambiance justement, Portal fait fort. Avec un style graphique très épuré, il n'est pas sans rappeler Star Wars (la première trilogie), 2001 l'Odyssée de l'Espace ou encore le fameux passage de Butcher Bay qui a sans doute inspiré VALVe, avec des décors d'un blanc immaculé et un côté science-fiction assez plaisant.


Bien sûr,
Portal joue énormément sur les lois de la physique, Havok a du boulot
en se rend vite compte que le moteur Source qui fait honneur à Half-Life² ne sert pas à grand chose car les effets sont maigres et les textures sont presque toutes unies. Il n'empêche que Portal garde un certain cachet visuel, fort plaisant. Mais à l'évidence, tout l'intérêt du jeu ne réside pas dans ses graphismes, mais bel et bien dans son gameplay. Novateur autant que faire se peut, Portal propose de déjouer 19 niveaux aux pièges tarabiscotés. Le jeu d'origine est déjà assez long, mais l'équipe de développement We Create Stuff a créé en plus 40 maps supplémentaires. Ces maps sont plus simples et logiquement plus courtes à traverser (faut penser que c'est un ancien jeu 2D) mais elles font agréablement perdurer l'aventure. Et à moins d'être un Einstein en herbe, vous trouverez vite que le jeu est difficile. Pour vous dire la vérité, j'ai réussi les 14 premiers niveaux plus ou moins facilement et j'ai brutalement séché sur le 15e. Et croyez-moi, s'il faut à peine une heure pour finir les levels 1 à 14, les 15 à 19 m'ont pris 5h ! Autant dire que j'ai fini avec un sacré mal de crâne mais aussi la fierté d'y être arrivé. Et si je dis que Portal a quelque chose de novateur, ce n'est rien par rapport à l'expérience qu'il vous fera vivre. Tout tient à la seule et unique pseudo-arme dont vous disposez : le portal-gun, un outil qui vous permettra de créer des portails inter-dimensionnels. Concept énorme allié à l'excellente jouabilité d'Half-Life², en pressant LT vous créez l'entrée d'un portail et avec RT vous ferez apparaître la sortie de ce même portail, les 2 étant "dimentionnellement" liés. Ça parait simple, en tout cas jusqu'au level 14. Littéralement inspiré par le film Cube², les portails sont reliés dans l'espace et le temps. C'est aussi pour ça qu'en créant un portail d'entrée juste à côté d'un de sortie, vous pourrez voir votre double dimensionnel, voir à quoi vous ressemblez (mignonne en plus). Faisant littéralement fumer la boite à cerveau dans les niveaux les plus avancés, il faudra déjouer les divers pièges mis en place pour le test. Pour ce faire, il faudra activer des portails énergétiques, passer des zones dangereuses et même déjouer des drones de sécurité, grâce à votre sens aiguisé de la logique et plus tard, de la physique. Et oui de la physique car tout corps en mouvement entrant dans un portail, garde son énergie cinétique. C'est ainsi qu'on pourra prendre de la vitesse, en tombant à répétition du plafond jusqu'au sol.


On aura d'ailleurs
Les graphismes sont épurés mais font parti du charme visuel du titre
souvent le tournis car il ne sera pas rare de passer dans tous les sens. Sol, plafond, mur, il n'y a que peu de limites. Ça déboussole mais c'est génial ! Autre précision : une fois un portail ouvert avec une entrée et une sortie, on peut traverser librement les portails dans un sens comme dans l'autre, comme on l'a déjà vu dans PREY (le jeu de Human Head et 3D Realms), bien que dans ce dernier ils étaient imposés. C'est aussi un bon moyen de se débarrasser d'un objet gênant comme les drones du niveau 16, en créant la sortie dans un trou par exemple, et l'entrée juste sous l'objet en question. Newton faisant le reste (sous l'effet de son propre poids, il se retrouve téléporté). En approchant de la fin, on apprend qu'Aperture Laboratories est un concurrent de Black Mesa et qu'avec ce fusil à portails, ils comptent bien les devancer technologiquement parlant. Comme si une entreprise synonyme de calamité ne suffisait pas... D'ailleurs si le nom d'Aperture Sciences ne vous dit rien, faites un petit tour du côté d'Half-Life² : Episode Two pour justement comprendre que quelque chose d'énorme se trame dans le scénario, et qu'Half-Life et Portal semblent intimement liés. Car Portal est bel et bien imbriqué dans la saga de VALVe, même si pour l'instant ça reste très secondaire. Portal infiltre ainsi le nom de cette société au sein de la série même si le scénario est franchement léger et ne nous apprend pas grand chose sur ce qu'ils cachent. Pour se recentrer sur Portal, au level 18 on commence à entrevoir l'envers du décor et au niveau 19, si vous êtes un tantinet malin(e), vous échapperez à la mort pour tenter de fuir ce complexe de tarés (et qui est étrangement désert). Avec tout ce que vous avez appris lors des tests, il vous sera presque facile de courir dans les couloirs et de toute façon, impossible de se perdre : il n'y a toujours qu'une seule voie. Une fois la fin de l'aventure principale en vue, vous tomberez face à un ordinateur géant, GlaDOS, celui-là même qui vous baratine depuis le début du jeu. D'une voix informatisée vraiment géniale, elle vous congratule en étant forcée de reconnaître votre génie.



Il est clair Note
que pour ceux à qui réfléchir file des boutons (il y en a plus qu'on croit), Portal est à éviter à tout prix. Il est aussi vrai qu'en achat seul, étant donné le contenu scénaristique du titre et sa durée de vie (2 à 5 heures selon vos capacités à déjouer les pièges), ça fait léger mais les 40 nouvelles maps de la Flash Version apportent un certain regain d'intérêt à ce niveau-là. Mais si vous avez déjà l'Orange Box, Still Alive me semble être un achat tout à fait dispensable car finalement vous ne découvrirez rien de plus. Pas avare en sensations originales grâce à un concept à la base assez simple et servi par une mise en oeuvre magistrale, il faut aussi dire qu'une fois commencé, on ne lâche plus son pad avant la fin du jeu ou au pire, une bonne migraine. Et pour les acharnés de challenge, arriver à la fin débloquera un nouvel écran titre et quelques bonus comme refaire les niveaux en temps limité, avec créations de portails limité, et autres joyeusetés. Alors il est clair que Portal ne fera pas l'unanimité, notamment à cause de son scénario bien trop maigre (alors qu'on aurait pu avoir une fantastique histoire avec l'énorme background de ce titre !), sa durée de vie et de son taux de rejouabilité finalement assez faible. Mais il faut bien reconnaître : il faut l'essayer au moins une fois, tant c'est original et bien fait. Mon seul véritable regret est qu'on apprend rien sur l'univers créé : qui a conçu les portails, que fait Aperture Laboratories à part tester des détenus/cobayes, pourquoi les labos sont-ils vides... ? Beaucoup de questions restent sans réponses (le style VALVe vous me direz). Cet ovni de la scène ludique est quand même diablement accrocheur, plein de charme et d'audace, ainsi il m'est difficile de le déconseiller, surtout dans cette version agrémentée...



Test réalisé par iiYama

septembre 2009