Perfect Dark (X360)

 






 


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 2010
Développeur : Rareware
Adaptation : 4J Studios
Editeur : Microsoft Games
Genre : FPS

Support : en téléchargement sur XLA
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 240Mo (install)
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :
Multi-joueurs : 4 joueurs
Titre alternatif : Perfect Dark HD
Prix au lancement : 800pts / 10€
Score des ventes : 2.5 Millions (N64)


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Perfect Dark









A quelques semaines près,
A l'époque, le scénaro avait marqué. Aujourd'hui il fait un peu série B mais reste sympa
Perfect Dark HD fête les 10 ans de la licence. Même si je ne connais le jeu que depuis peu, le découvrir sur Nintendo 64 (son support d'origine) aura été un véritable plaisir. On le sait, les joueurs de la 64-bits de Nintendo, en matière de FPS, ne juraient que par GoldenEye (perso, je préfère DOOM 64 ou Duke Nukem 64 mais les gouts et les couleurs...). 3 ans plus tard sort Perfect Dark qui encense la formule qui a donné du succès à 007 mais la console est vraiment sur en fin de vie puisque la GameCube va très bientôt lui succéder, que la PS2 a déjà quelques mois au Japon et que la DreamCast (qui est déjà sortie depuis un an et demi au Pays du Soleil Levant) est mondialement implantée. A noter aussi que ce titre devait être la suite directe de GoldenEye mais qu'entre temps, Nintendo a perdu les droits d'utilisation de la licence (du coup le développeur a dû opérer quelques changements, notamment pour le personnage principal et le scénario). Voilà pourquoi Perfect Dark n'a pas reçu le succès qu'il méritait (enfin, 2.5 Millions de ventes c'est déjà pas si mal) alors qu'il était le meilleur FPS de la console, voire même de sa génération de consoles. Donc pour fêter ça, 4J Studios a repris l'excellent travail de Rareware, sur la console qui a déjà connu le tout petit Perfect Dark Zero (Rareware et une partie de ses licences ayant été racheté par Microsoft entre temps). Alors voyons ce que donne cette "HDisation" du meilleur FPS de la N64, qui sera à coup sûr meilleur que l'épisode Zero (et ce ne sera pas dur). Tout d'abord, le menu des options et des modes, est assez original. Joanna Dark (l'héroïne) travaillant pour l'Institut Carrington (en façade c'est un centre de recherches et de développement, en réalité ils mènent des actions d'espionnage), on peut alors se balader librement dans le bâtiment. On en fait vite le tour mais retrouver les didacticiels et les diverses infos sur le scénario et les personnages, reste sympa. Les modes de jeu sont nombreux, surtout pour un titre sorti à une époque où le FPS console n'avait pas encore la notoriété actuelle. On retrouve donc l'intouchable mode solo ainsi que les modes multi qui auront marqués les joueurs, 2 générations de machines auparavant.


Pour ce qui
En 2000, la jouabilité était avant gardiste. Aujourd'hui on la retrouve mais on aurait préféré une jouabilité plus commune aux FPS actuels
est de l'histoire, on retrouve exactement le même développement scénaristique qu'à l'époque, à base de cut-scènes en 3D. C'est un peu dommage de ne pas avoir une réelle actualisation de cet aspect du jeu mais au moins, on ne lui reprochera pas d'être fidèle à l'original. On retrouve aussi les textes en Français (cette fois plus étoffé, 4J Studio ayant vraiment voulu donner du corps aux explications) pour les fiches personnages et les briefings. Sans dire que c'est super exploité, la scénarisation reste très correcte étant donné le support d'origine, surtout que dans le fond le scénario est très sympa. Je ne vous expliquerai pas ça ici (rendez-vous dans le spoiler) pour ne pas vous gâcher la surprise mais sans dire que c'est digne d'un jeu de Kojima, à la sortie du titre original sur Nintendo 64, nous avions enfin droit à une trame haletante, bien exploitée et riche en rebondissements, qu'on retrouve ici avec plaisir (même si aujourd'hui elle fait un peu cheap). Question prise en mains, si celle-ci était déjà très bonne à l'époque (en tout cas bien adaptée au pad), sur Xbox 360 et son pad de folie (oui, j'adore ce pad !) la jouabilité est restée plus ou moins intacte. On apprécie de pouvoir régler la sensibilité des sticks analogiques et si Perfect Dark possédait un contrôle tout à fait novateur à sa sortie, aujourd'hui on le trouve un peu dépassé. En jeu, on sera donc surpris de retrouver le lock d'autrefois : Joanna vise automatiquement les ennemis proches, et une fois descendus, elle passe au suivant sans qu'on lui demande. Cette visée automatique et une bizarre gestion de la caméra paraissent aujourd'hui vétustes et je regrette de ne pas retrouver une prise en mains dites "classique", comme dans les FPS actuels. Le jeu s'y serait prêté avec beaucoup de succès. On gardera quand même que les déplacements se font désormais en progressif et qu'il est donc possible de marcher au lieu de courir tout le temps. Petite anecdote, les développeurs n'ont pas manqués d'humour pour la config des touches. On nous propose 3 modes, un normal, un "spartiate" faisant référence à Halo (touche de rechargement sur RB) et "duty calls" faisant référence à Call of Duty. Ça ne change rien à la prise en mains (il est impossible de retrouver les étranges configurations de touches qu'on avait à l'époque), ça ne fait que déplacer certaines actions mais j'ai trouvé ça marrant.


En tant
La remasterisation en HD est sympa mais certaines limitations demeurent, comme des pesonnages qui n'ouvrent pas la bouche en parlant
qu'espionne à la solde de Carrington, Joanna sera équipée de tout un tas de gadgets et d'un gros lot d'armes. On commence bien entendu en bas d'échelle avec un simple 9mm à silencieux mais comme on pourra prendre toutes les armes ennemies, on se constitue très vite un arsenal plus puissant. Les armes sont pas mal puissantes mais je regrette que d'un niveau à l'autre, on ne garde pas son acquis. Comme si au passage d'un level à l'autre (en descendant un escalier ou en passant une porte), elle perdait tout. C'est débile je sais, mais je rappelle qu'on teste ici un jeu dont la base date de 2000 et à l'époque, c'était malheureusement courant. Pareillement, on ne peut pas critiquer le jeu sur le fait qu'on soit entièrement cloisonné ou encore que Joanna soit incapable de sauter. Ce qui parait aujourd'hui rudimentaire manquait souvent à l'appel... Le jeu n'était pas spécialement difficile (tout du moins en easy) et ici, la difficulté a été revue à la baisse pour le mode le plus simple (avec par exemple, des ennemis moins nombreux). Une bonne chose pour les newbies ou les nuls, les puristes et les fans du jeu d'antan calibreront directement leur jeu sur normal ou difficile. Comme d'habitude, on trouvera des boucliers pour se protéger et l'IA est restée idiote. Les ennemis courent un peu dans tous les sens, visent avec leurs pieds, certains se plaquent même contre un mur en espérant qu'on ne les voit plus... bref on a largement le temps de faire du tir aux pigeons. Bien sûr on aura aussi tout un tas de gadgets sophistiqués. Le jeu se déroulant en 2023, on trouvera des lunettes de vision nocturne, d'autres infra-rouges, un module d'invisibilité à la Predator, et des fonctions plus ou moins sympas qu'on peut activer sur certains flingues comme celui qui suit un ennemi à la trace. Techniquement, Perfect Dark utilisait une version grandement améliorée du moteur graphique de GoldenEye. Le résultat était vraiment impressionnant avec un jeu franchement beau et qui affichait des effets encore jamais vu sur N64 : ombres et lumière gérées en temps réel, transparences (vitres), effets de vision (nocturne, infrarouge ou lorsqu'on est touché par la radio-activité, c'était simplement ahurissant) mais aussi et surtout des reflets de toute beauté. Ces effets avant-gardistes n'étaient disponibles que sur des consoles de génération suivante comme la DreamCast alors autant vous dire que ça nous a tous impressionnés. Pour ce remake, il est évident que tout a été lissé en haute définition, afin de moins laissé paraitre les affres du temps. 10 ans en termes de jeu et de graphismes c'est énorme et il est vrai que même comme ça, Perfect Dark a beaucoup vieilli.


La construction
Voilà exactement le genre de problème rencontré : on est constamment ébloui, ce qui rend le jeu désagréable à la longue
des niveaux, la gueule que peuvent avoir les cut-scènes, l'aspect un peu dépassé des textures... on sent que la base a pris de la bouteille. Ceci dit le jeu n'en est pas moche pour autant, c'est juste qu'en 2010, on espérait sans doute plus d'une telle adaptation. Par exemple, si en 2000 les textures des visages nous ont sciées sur place, et que celles de cette version sont impressionnantes, je trouve déplorable que les protagonistes n'ouvrent toujours pas la bouche en parlant. Ce qui était compréhensible sur Nintendo 64, parait complètement minable ici. C'est d'ailleurs un regret : les animations sont restées telles-quelles (autant dire que de nos jours, c'est loin d'être réaliste) et les modélisations, si elles sont naturellement plus fines, gardent leurs vieilles bases avec des poings continuellement fermés et des protagonistes raides comme s'ils avaient un balai dans le derche. Mais le pire dans tout ça, c'est que 4J Studios a accentué ce qui à l'origine, n'était qu'un petit défaut. En effet, on pestera continuellement contre la déplorable gestion de la luminosité puisque soit on ne voit rien, soit un subit un très désagréable effet d'éblouissement. La moindre lampe semble éclairer comme un spot halogène de 500w, on en prend plein la gueule et c'est très vite pénible. En plus cette faute de gout ne peut pas être atténué car si on touche au gamma, les zones sombres deviennent impraticables. Les jeux ne sont-ils pas testés ? Comment les développeurs, en voyant le résultat, n'ont-ils pas corrigé le tir ? Sont-ils débiles chez 4J Studios ? Enfin le son n'a pas reçu le même traitement de faveur que l'image. Les voix digits par exemple, semblent sortir tout droit de la cartouche N64. La qualité est pas super, le phrasé est le même... il faut dire qu'à l'époque ils avaient compressés les samples en Mp3 pour tenir sur la cartouche et j'ai sérieusement l'impression qu'ils nous ont ressortis ça tel quel. Pareil, les musiques semblent d'époque. Un léger lifting donne le change mais à côté de ça, quel régal d'avoir une super bande-son en plein jeu, ce que les FPS d'aujourd'hui ne font presque plus (à l'exception de quelques titres comme Halo). Enfin les bruitages sont aussi restés enfermés dans leur époque : pas super dynamiques, ils restent tout juste corrects et auraient mieux fait d'être eux aussi, actualisés.



Si on relit bien, Note
ce qui pêche dans ce remake Xbox Live Arcade de cette ancienne gloire de la Nintendo 64, c'est la réalisation : graphismes un peu datés (même si on appréciera les nouvelles modélisations, surtout pour Joanna qui est très mignonne), un son pas assez retravaillé (ça aurait été génial d'avoir des pistes remixées de façon orchestrales ou Electro, et des bruitages dynamiques) mais aussi et surtout, une déplorable gestion de luminosité. Car au dessus de ses autres défauts, c'est bien celui-ci qui nous gonfle le plus. Pourtant, comment ne pas craquer devant un tel jeu ? D'abord il nous rappelle les bons souvenirs d'un scénario autrefois bien travaillé, d'un FPS qui possède un excellent gameplay et une ambiance unique. Certes on aurait aimé une partie technique plus respectueuse de son support (la Xbox 360 se roule littéralement les pouces avec cette adaptation) mais en l'état, on pourra déjà profiter d'un jeu assez énorme et qui ne coute que 10€, là où d'autres titres parfois bien moins ambitieux et bien moins longs, se torpillent pour plus cher (Sonic 4, Metal Slug XX, R-TYPE Dimensions, j'en passe et des bien moins bons). Perfect Dark est donc selon moi une réussite. La seule question qui reste finalement en suspend c'est : "à quand GoldenEye sur XLA ?".



Scénario : cliquez pour ouvrir


Test réalisé par iiYama

janvier 2011