Onechanbara (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 2009
Développeur : TamSoft
Editeur : D3 Publisher
Genre : beat-them-all

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : JAP
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 3Mo (saves)
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Titre alternatif : One-Chanbara vorteX - Kiketsu o tsugu Monotachi (JAP)
Prix au lancement : 40€





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Onechanbara

Bikini Samuraï Squad



Les japonais sont des spécialistes !
Les japonais ont mis 26 mois pour éditer le jeu chez nous. C'est bien la preuve qu'ils ne pensent qu'à eux...
Même si je respecte énormément leur culture, la beauté du pays et de leur gent féminine, il faut quand même bien avouer qu'en termes de jeux vidéos, ce sont des gros cons. C'est pas compliqué, c'est eux d'abord (d'ailleurs ils développent les jeux pour eux avant tout) et le reste du monde n'existe que pour amortir les investissements initiaux. Nouvelle preuve au dossier, Onechanbara est sorti en décembre 2006 au Japon et seulement en février 2009 chez nous et aux Etats-Unis. Le calcul est simple, le titre a mis 26 mois pour faire le trajet. C'est clairement une honte, d'autant qu'on sent bien que dans la transposition, ils n'ont pas dû beaucoup forcer. De toute façon c'est le genre de titre créé à la va vite, histoire de faire quelques ventes faciles avec un profil marketing simple… très simple. Développé par TamSoft, une toute petite société japonaise connue pour ses Toshinden, une longue liste de jeux minables et quelques portages sur divers supports (allant du petit soft à la daube infâme), on découvre Onechanbara d'un air curieux. Il faut dire que la pochette est alléchante et le pitch de départ aussi : 2 sœurs au look dénudé avec petite culotte en porte étendard, doivent défoncer des milliers de zombies à la chaine. Il faut dire que les zombies, depuis 1996 et Resident Evil (et oui, encore lui) fait étonnamment recette. Mais dés le lancement du jeu, un certain malaise s'installe. Le scénario est expliqué via une voix-off (en japonais avec quand même du texte en français) car les vidéos sont rares. D'ailleurs, si on n'avait pas les yeux fixés sur les atouts les plus voluptueux des filles, on verrait très vite que la qualité de l'image ou de la mise en scène laisse déjà à désirer. Vient ensuite le temps du jeu et là le doute ne plane plus : Onechanbara est un mauvais titre. Bons points quand même, lors des loadings nous avons un mini-jeu rigolo pour faire patienter, le titre propose plusieurs modes (solo, jeu en coop', entrainement, quête où il faut réaliser des missions, ce qui rapporte des fringues pour le "tuning" des personnages) et en facile, c'est vraiment facile.


D'un coup de sabre
... encore que, vu sa gueule, c'était peut-être pas si grave après tout
on découpe les zombies en 2, ce qui fait qu'on les abattra à la chaine, évitant de se heurter à des ennemis trop coriaces. Il reste quand même un aspect sympathique du titre, c'est qu'à force de trancher dans le vif et de vider des hectolitres de sang qui ne tâche que très temporairement le décor, notre personnage accumule du sang sur son sabre (qui devient alors plus puissant mais qui peut saturer s'il arrive à être rempli), ce qui peut provoquer une sorte d'état berserker. L'héroïne devient alors rapide et puissante, mais voit également son état de santé se dégrader. Malheureusement la lassitude arrive très vite, car le gameplay tourne rapidement en rond et montre ses limites (comme tous les "muso" en fin de compte). Certes on a un pouvoir spécial, la possibilité de switcher entre 2 nanas qu'on peut relooker et dont les points d'expérience sont redistribuables, mais au bout d'une heure on n'a finalement pas fait grand-chose de plus que bourriner. Ultra primitif, ce gameplay barbare lasse, d'autant que rien n'est fait pour varier les plaisirs. En plus de ça on se farcie une gestion désastreuse de la caméra, des personnages rigides et une histoire qui ne donne pas envie de poursuivre l'expérience. Et techniquement, il n'y a guère plus à se mettre sous la dent. Si les filles sont vraiment superbes, excitantes même puisque dénudées et super bien gaulées, le reste fait preuve d'une nonchalance à faire pâlir les pires jeux de la console. Les zombies sortent du sol sans même que ça laisse des traces, certaines vidéos saccadent, les animations sont peu réalistes, les décors sont vides et sans attraits… en clair il n'y a rien pour sauver un gameplay affligeant de platitude, à part l'étonnante élasticité mammaire des protagonistes. Et pour finir, les voix sont uniquement en japonais (en 26 mois ils n'ont même pas été foutus de doubler le jeu en anglais même si, à la rigueur je préfère comme ça), les musiques sont passe-partout et les bruitages sont banals, même si cet aspect du jeu est clairement le plus abouti, le moins bâclé de toute la réalisation.



Onechanbara est Note
un jeu décevant à bien des égards. Si on met de côté l'aspect charnel et volontairement excessif niveau sexuel, histoire d'attirer les mâles désireux d'en voir plus sous forme de pixels, il ne reste pas grand-chose. Un gameplay pauvre, sur une réalisation pauvre et avec un scénario pauvre, Onechanbara n'a même pas le charme des petits jeux que sont Bullet Witch, WANTED ou encore le dernier Golden Axe, qui malgré leurs défauts, arrivent à justifier leur existence en distillant un minimum de fun. Et je crois que le plus gros déficit de Onechanbara est là : c'est pas marrant à jouer. Certes mater les donzelles donne du baume au cœur (ou plutôt au slip), ça bidoche bien, c'est facile… mais à côté de ça, même pour un jeu initialement sorti en 2006, c'est trop mal fait et même s'il était paru au line-up de la console, il m'aurait été difficile d'être plus clément. D'ailleurs les gamers ne s'y sont pas trompés, puisque le jeu cumule à peine quelques milliers de ventes. Onechanbara peut donc rester dans l'oubli le plus total, tout comme TamSoft, cette société qui aura brillée à la sortie de la PlayStation et qui depuis, ne développe que de la daube...



Test réalisé par iiYama

mai 2010