Ninja Gaiden II (X360)

 








Note générale


Sortie du jeu : juin 2008
Développeur : Team Ninja
Editeur : Tecmo
Genre : beat-them-all

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : JAP ou US (au choix)
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 1Mo (saves)
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :
Multi-joueurs : non

Abréviation : NG2
Titre alternatif : Ninja Gaiden Zigma 2 (version PS3)
Prix au lancement : 65€
Score des ventes : 1.9 Millions (tous supports)


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Ninja Gaiden II









Ninja Gaiden,
Les modélisations sont détaillées, ce qui rend les cut-scènes encore plus appréciables
aussi conue sous le nom de Shadow Warrior en Europe, a débutée sa longue lignée en 1988 sur Arcade. Le jeu fut ensuite porté sur supports de salon : Atari ST, Amiga, C64, CPC et surtout dans une version NES à succès. Vint ensuite Ninja Gaiden II : The Dark Sword of Chaos (rien à voir avec notre jeu ci-présent) sorti sur NES/Amiga/SNES puis Ninja Gaiden III (sur NES et SNES) et enfin Ninja Gaiden Shadow, un excellent spin-off sur Game Boy. Nous sommes alors en 1991 et la saga semble avoir pris un coup de frein après la sortie d'un épisode Master System. Ce n'est qu'en 2004 (plus de 10 ans après) que Ninja Gaiden refait surface, cette fois en exclusivité Xbox. Ce même jeu sera réédité "Black" un an plus tard toujours sur Xbox, et en version "Sigma" cette fois sur PS3. Un remaster (notamment au niveau des graphismes) vraiment superbe. Mais depuis la sortie du premier Ninja Gaiden sur Xbox, il semblerait que la Team Ninja ait une légère préférence pour les consoles Microsoft, voilà pourquoi Ninja Gaiden II est d'abord sorti sur Xbox 360, la version Sigma (sur PS3) n'ayant vue le jour que 15 mois plus tard. Trêve de retours en arrière, parlons de ce qui nous intéresse à présent : Ninja Gaiden II n'est pas l'actualisation de The Dark Sword of Chaos, mais bien la suite directe du premier opus Xbox. L'histoire se déroule un an après le premier Ninja Gaiden, en plein centre de Tokyo, après la destruction de la terrible épée du Dragon Noir et de l'anéantissement de l'empereur de Vigoor. Un profiler de la CIA nommée Sonia entre dans la boutique du forgeron Muramasa et lui demande des renseignements sur Ryu Hayabusa car elle tient à lui délivrer un message d'une importance capitale. C'est alors que les membres du Clan Ninja de l'Araignée Noire attaquent la boutique du vieil homme et emmènent Sonia avec eux. C'est là qu'on prend les commandes de notre héros, qui semble bien décidé à savoir de quel message il s'agit. Pour nous délivrer les bribes du scénario, on aura quelques textes à lire, trouvés sur les cadavres qu'on croisera, mais aussi et surtout des cut-scènes de toute beauté. Si Sonia fait un peu pute (bien vulgaire comme il faut, à l'américaine en somme) et que Ryu semble être habillé avec un costume en vulgaire plastoc', on appréciera malgré tout la qualité des modélisations et une mise en scène excellente. Les mouvements y sont particulièrement étudiés et tout comme le valeureux Dante, Ryu prend des poses "j'me la pète".


A ce propos,
Le jeu est super gore, notamment lors de finish assez sanglants
il faut être clair, Ninja Gaiden reprend beaucoup de Devil May Cry. Les orbes jaunes servent de monnaie pour faire ses achats chez Muramasa (qui fait office de boutique et de forgeron pour upgrader les armes), on a des orbes rouges puis bleues, les unes remontant la santé, les autres le ki. Mais il n'y a pas d'inquiétudes à avoir, si ça sent le DMC dans le coin, le jeu ne plagie pas tout non plus et quand il le fait, c'est intelligemment reconverti. Plus qu'un simple beat-them-all de base, Ninja Gaiden II propose une foultitude de combos, de nouvelles armes en plus du sabre, la possibilité de lancer des shurikens à la puissance quasi nulle ou encore de charger son personnage pour effectuer une sorte de mega-combo ou d'utiliser un pouvoir spécial (un Ninpo). Ces derniers consomment du ki mais font des ravages et bien sûr, sont de plusieurs types. A la fois bourrin et virtuose du sabre, on pourra récupérer de l'énergie jusqu'à un certain point, en tuant nos ennemis. Et au cas ou, Ryu peut aussi porter quelques items pour remonter sa santé. Et il faudra bien ça pour arriver à avancer un minimum car très vite la difficulté monte en flèche, rendant le jeu assez extrême. 14 niveaux vous attendent et dés le mode easy, c'est assez chaud (je ne vous explique pas les autres). Violent à l'extrême, transpirant la haine et la rage de Ryu, Ninja Gaiden II n'est pas à mettre entre toutes les mains (il a même été interdit en Allemagne pour ça). Chaque coup de sabre voit jaillir des litres de sang qui tâchent le sol ou pire encore, le bâton lunaire explose les ennemis en collant des bouts de tripailles et du ketchup partout. Autant dire que la finesse du gameplay tranche sérieusement avec l'image. Un image volontairement démesurée, volontairement sanglante, notamment lors de mises à mort explicites et presque choquantes. En plus de ça, sang, membres et cadavres sont persistants, ce qui conforte un certain réalisme à laisser transparaître ce que ça peut donner de découper un gars en 4.


Car Ryu,
Attention, si le début vous laissera une chance, très vite le jeu devient super difficile
véritable boucher de son état, débitera des jambes, des bras et même des têtes à la pelle ! Et on peut féliciter la Team Ninja pour le soucis du détail apporté au jeu, avec par exemple des ennemis qui continuent à attaquer même blessés (avec un bras ou une jambe en moins), d'où l'intérêt de les achever violemment, ou encore Ryu qui secoue son arme pour la vider de son sang avant de la ranger. Fabuleux dans sa démonstration du hachage de vilains, Ninja Gaiden II assume aussi quelques errances, à commencer par le fait qu'on affronte toujours une armées de clones, il y a quelques phases de plate-formes (où notamment on marche sur les murs, un classique) qui peuvent s'avérer gonflantes ou encore, et c'est bien là le pire, une caméra gérée à la truelle. La caméra est molle, souvent dans un mauvais axe et lorsqu'on la recale, le résultat est simplement imbécile (elle ne se replace pas selon le regard du personnage). Et c'est à cause d'elle qu'on subira souvent les attaques d'ennemis qui prennent un malin plaisir à nous prendre en traître. On notera aussi des saccades dés que l'écran est un peu chargé, ainsi que des ralentissements et un peu d'aliasing. Enfin dernière critique, malgré ses airs vaguement nippon, les musiques ne sont pas géniales, tout juste suffisantes. Mais ne soignez pas inquiets, Ninja Gaiden II est un jeu magnifique. Certains décors, notamment intérieurs, sont sans plus mais les extérieurs sont souvent somptueux. Avec ses cerisiers en fleur, ses villes de nuit aux tons feutrés, un grand souci du moindre détail et une animation particulièrement bien étudiée, voilà un jeu qui sait profiter de son support malgré quelques anicroches. On notera aussi que les développeurs ont eu la bonne idée de nous laisser le choix du doublagen entre anglais et japonais, avec bien entendu des sous-titres en français. Moi je dis, quitte à jouer à un jeu japonais, autant avoir des voix japonaises non ?



Même s'il garde Note
un héritage pas fameux sur certains points, comme la caméra ou les problèmes de framerate, Ninja Gaiden II reste un titre fort de la Xbox 360. Violent à outrance mais maîtrisé d'un point de vue du gameplay, beau et à l'action très nerveuse, parfaitement jouable et toujours aussi difficile, il est le fleuron du beat-them-all sur la console de Microsoft. Malheureusement, le maître aux lunettes (Tomonobu Itagaki) a quitté Tecmo et la Team Ninja une fois ce jeu fini. En procès contre son employeur, qui visiblement ne paye pas ses employés, Itakagi était aussi le gars derrière Dead or Alive 4. Espérons que le boss trouve une autre place et que si Tecmo se décide à sortir un Ninja Gaiden III, ils arrivent à faire aussi bien celui-ci. Car il faut bien comprendre qu'en seulement 2 épisodes, Itagaki a élevé Ninja Gaiden au rang de titre culte. Il serait un peu dommage qu'il faille attendre encore 13 ans pour que la saga soit remise sur pieds...



Test réalisé par iiYama

décembre 2009