Majin and the Forsaken Kingdom (X360)

 








Note générale


Sortie du jeu : novembre 2010
Développeur : Game Republic
Editeur : Namco Bandai Games
Genre : action - aventure

Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD
Espace disque nécessaire : 1Mo (saves)
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :
Compatible Kinect : non
Compatible 3D : non

Multi-joueurs : non
Titres alternatifs : Majin : The Fallen Realm (US) / Majin to Ushinawareta Okoku (JAP)
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 460.000 (tous supports)


Aussi disponible sur :







Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Majin

and the Forsaken Kingdom



Majin and
Le Majin est une sorte golem attendrissant et dévoué
the Forsaken Kingdom est le 10e jeu de Game Republic. Ce studio Japonais est né en 2003 et il est derrière quelques oignons mais aussi quelques petits jeux sympas comme Folklore (PS3), Genji (PS2/PS3) ou Dragon Ball Origins (DS). Pour la fin d'année 2010, ils nous proposent un jeu d'aventure façon ICO. Oublié depuis longtemps, le Pays Maudit vient d’entamer son lent mais inexorable réveil suite à l’intrusion d’un jeune voleur qui, guidé par la voix des oiseaux migrateurs, vient d’en franchir ses frontières. Inconscient des terribles évènements qu’il vient de déclencher, il part à la recherche du Majin. Un vieux mythe qui lui permettra de sauver la forêt et de réparer ses erreurs. L'aventure commence donc lorsque Tepeu, notre personnage, libère Teotl le Majin (une sorte de golem qui m'a de suite fait penser à Fade to Black… ok, la référence n'est plus toute jeune). La mise en scène est assez classique pour un jeu de ce type, avec des planches animées très réussies et des cut-scènes en 3D gérées en temps réel. On notera très vite que le Majin parle de façon hachée mais constante, alors que Tepeu ne dit que le strict minimum. Comme si le plus intelligent des 2 gardait ses paroles pour lui, alors que le plus fort (et par opposition le plus bête... ça se vérifie souvent) a tout le temps le bec ouvert. Evidemment tout l'intérêt du gameplay réside dans la complémentarité des 2 personnages. Tepeu est équipé d'une sorte de clé, ce qui ramène immédiatement à Kingdom Hearts. Alternant plusieurs phases de jeu, les ennemis sont à tuer dans des phases de beat-them-all un peu simplistes (une seule touche d'attaque), il y a quelques puzzles à résoudre (pas bien compliqués eux non plus) ou encore des passages qui exigent d'être discret. Cette parcimonieuse infiltration sera l'occasion de réaliser des "one shot" (tuer en un coup) et là se pose une question : pourquoi Tepeu met-il si longtemps à tuer un ennemi lors des phases de combat alors qu'il est tout à fait capable de les zigouiller en un seul coup ? Bonne question n'est-ce pas et la réponse est : "simplement parce qu'il faut faire un jeu !". Avec cette simple phrase (qui peut très bien être adaptée au cinéma), on arrive à se faire aux pires incohérences que les développeurs nous pondent. On peut donner des ordres simples au Majin, qu'il exécutera de son mieux : ouvrir une grande porte, faire écrouler un mur, nous aider à monter... il a également son utilité lors des combats. On peut lui designer une cible en particulier mais d'une façon générale, il ne se laisse pas faire et attaque de lui-même.


Avec lui,
Si Tepeu n'a aucun charisme, difficile de ne pas le trouver débrouillard
on peut même réaliser des attaques spéciales comme enflammer puis jeter des bombes (efficace mais généralement les ennemis se poussent et donc ça ne sert à rien) ou même réaliser des combos, des sortes de "finish him" qui nous débarrassent définitivement de l'ennemi visé, ces mêmes ennemis au physique ingrat et qui semblent recouvert de goudron ou de pétrole. Tepeu lui-même prendra cette forme, peu à peu qu'il perdra sa santé (j'ai trouvé marrant que dans ce cas, ses pas laissent des traces noires). Heureusement, une fois repassé au vert, le Majin en profitera pour lui redonner sa santé, un Majin qui possède lui-aussi une jauge de vie (pour l'entretenir, il faudra lui donner des fruits). Les 2 personnages sont donc complémentaires. Pour accompagner l'action, nous avons des musiques discrètes mais qui posent une très bonne ambiance, et des bruitages un peu étouffés. Mais on n'est pas dans un FPS, on ne râlera pas pour ça. Pour ce qui est du doublage, ma version étant Américaine, je me suis retrouvé avec des prestations anglaises sous-titrées, d'une qualité honorable (en France, le jeu est doublé dans notre langue). Si parler au Majin permet parfois de glaner des infos, j'ai par contre trouvé... disons bizarre de pouvoir parler aux animaux. Ok c'est un conte féérique et imaginaire, alors on peut simplement se dire que c'est réalisé d'une façon étrange, ce qui rend le procédé mal fichu. De plus, pour les animaux le doublage est clairement 2 crans en dessous. Enfin graphiquement Majin and the Forsaken Kingdom n'est pas mal du tout. Il ne faut pas s'attendre à du Tomb Raider Underworld non plus, mais les décors et les temples sont plutôt bien fait et mystiques comme j'aime. Quant à nos personnages, le Majin ne fait pas l'unanimité mais reste quand même attachant (un peu comme un gros nounours... un nounours qui aurait faune et flore sur le dos) et Tepeu lui, a le charisme d'un gosse de CM1, sur le corps d'un ado. Tant pis... Malgré tout ça reste joli et plaisant (surtout pour des extérieurs très réussis) mais j'ai remarqué une étrange pixellisation des graphismes. Sur une télé HD Ready (720p) ça ne se voit pas mais par contre sur une Full HD (1080p) qui plus est d'une bonne taille, ça saute aux yeux.



Majin and the Note
Forsaken Kingdom est un bon jeu. Dépaysant et frais aux yeux des productions actuelles, c'est surtout le Majin, ce colosse maladroit et tendre, qui fait tout le charme du titre. Beau, jouable, s'il subsiste quelques faiblesses de conception, nul doute qu'il saura plaire et trouver trouver son public, jeune comme moins jeune. Une bonne surprise.



Les screenshots ci-dessous ont été pris indifféremment des versions PS3 et Xbox 360, puisqu'elles sont identiques.


Test réalisé par iiYama

mai 2011