Le Seigneur des Anneaux : l'Age des Conquetes (X360)

 








Note générale


Sortie du jeu : janvier 2009
Développeur : Pandemic Studios
Editeur : Electronic Arts
Genre : beat-them-all

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 1Mo (saves)
Moteur graphique : Zero Engine
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs en co-op' - 16 joueurs online

Abréviation : LOTR : conquest
Titre alternatif : The Lord of the Rings : Conquest
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 1.5 Millions (tous supports)


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Le Seigneur
des Anneaux

L'Age des Conquêtes


Ça faisait un moment
Le choix du personnage et de son clan (orcs d'un côté, Elfes/humains de l'autre) influe beaucoup sur le gameplay
qu'on n'avait plus entendu parler d'une adaptation du fabuleux univers de Sir Tolkien (à part un futur MMO qui tarde à sortir, le désormais pré-célèbre Seigneur des Anneaux Online). Développé par Pandemic Studios à qui on doit notamment le décevant Mercenaries 2 et le gentillet Destroy All Humans!, on se retrouve une nouvelle fois face à un beat-them-all, vaguement inspiré de God of War, tout en restant loin de sa puissance ludique et créative. Le synopsis de départ est assez intéressant et pose la question suivante : que ce serait-il passé si Frodon n'avait pas jeté l'anneau unique dans les flammes de la Montagne du Destin ? C'est alléchant comme postulat de départ et on le découvrira avec le mode Essor de Sauron, où on jouera bien sûr les orcs. Plus classique, La Guerre de l'Anneau propose de revivre les grands moments de l'histoire, en partant de la Comté jusqu'à l'arrivée en Mordor et sa guerre proche de l'apocalypse. Il y a aussi un mode Action ainsi qu'un bon mode Training qui nous dévoilera toutes les subtilités des 4 classes de personnages. Mais la première chose qui frappe, c'est la laideur des graphismes. Décevant est le bon adjectif ! Les décors, même s'ils reprennent la beauté architecturale aperçue dans la trilogie cinématographique, ne sont jamais beaux ni même impressionnants. Les animations sont raides, peu réalistes, les modélisations sont franchement moyennes, les corps disparaissent assez vite, bref ce n'est pas là dessus que les développeurs ont misés. Heureusement pour sauver tout ça, Pandemic a réinjecté la magnifique bande-son de la trilogie de Peter Jackson qui, même si elle est un peu tristounette par moment, reste d'une qualité intouchable. C'est donc sur le gameplay et le fun de retrouver les batailles pour la Terre du Milieu, que le titre tente de marquer des points. L'une des forces du jeu c'est de pouvoir jouer le bon et le mauvais côté de la Force, à savoir le clan des Elfes/Humains ou celui des orcs avec en plus quelques passages bien sympas comme celui où on contrôle Gandalf face au Balrog, l'attaque des Ents ou même le combat opposant Sauron à Isildur avec le choix de prendre l'un comme l'autre. Vous l'aurez compris, au milieu d'une guerre où on joue de tristes inconnus, on vivra aussi quelques batailles plus cultes, directement tirées de l'œuvre originale. Niveau gameplay, et bien ça ressemble un peu trop aux anciens jeux de la même licence, déjà sortis sur PS2 notamment. C'est assez bourrin, pas vraiment fun et certaines batailles sont envahies par tellement de monde, que c'est vite le foutoir. Le résultat est confus alors soit on rentre dans le tas en se disant "ça passe ou ça casse" soit on s'éloigne pour essayer de mieux cerner cette situation décousue. Mais dans les 2 cas, il faudra tout faire soi-même.


Bien souvent
Le jeu nous propose une alternative à l'histoire de Tolkien et jouer Sauron est grisant
basé sur une vulgaire capture de drapeaux (CTF) façon Unreal Tournament III, seuls les coéquipiers humains peuvent nous aider (le jeu est jouable à 4 en co-op' online). Si un allié contrôlé par l'IA est sur la zone définie de capture, ça ne marche pas, on doit y être nous. Ok ça favorise l'importance du joueur face aux divers PNJs mais c'est aussi parfaitement idiot. Et ces mêmes alliés sont à peine capables de tuer quelques ennemis lorsque dans le même temps, on en décime des dizaines. Autant le dire, ce sont des incapables ! En plus, si je trouve assez normal que les orcs aient tous la même apparence, il est par contre moins concevable d'avoir des compagnons d'armes tous identiques. Se battre à côté de 8 copies conformes de Legolas (le tombeur de minettes), c'est risible. Les développeurs n'ont même pas cherchés à varier un tantinet les protagonistes. En plus, les batailles qui se jouent en fond, histoire d'être immergé dans l'ambiance des films, sont d'une laideur affligeante. Je veux bien que, vu le nombre de sprites à gérer en même temps, on ne puisse pas faire de graphismes extras mais y'a un minimum que ce jeu-là n'atteint même pas. Puisqu'on est lancés, on déballe tout et il faut avouer que le doublage fait franchement peine, surtout lors du training. Personnellement j'adore qu'un jeu soit traduit mais ce n'est pas étonnant que les intégristes de la VO se foutent de la gueule de nos traducteurs avec des jeux accusant un tel résultat. Jamais sur cette génération de consoles je n'avais ouïe un tel massacre, même si on retrouve quelques voix connues comme celle de Patrick Bethune (la voix de Jack Bauer... mais tout aussi nulle dans ce jeu). Cloisonné par des murs invisibles, par des barrages qui explosent comme par magie au moment du déclenchement d'un script ou même par des clôtures suffisamment basses qu'on se demande encore pourquoi on passe jamais par dessus, comme je le disais auparavant, on a 4 classes de personnages : le guerrier, l'archer, l'éclaireur et le mage. Avec le Mage on peut se prendre pour Gandalf (ou Dark Sidious :) en lançant des éclairs, des sorts ou même en guérissant ses alliés. L'éclaireur a le pouvoir de tuer en un coup un adversaire prit de dos ou même de devenir invisible (mais il est le plus fragile d'entre tous), l'archer tire évidemment de loin (et avec toutes sortes de flèches) et enfin le guerrier c'est le bourrin de l'histoire, avec des attaques puissantes et bien pratiques face à beaucoup d'ennemis. Evidemment le gameplay reste du beat-them-all de base avec tout ce que ça implique de combos et de hordes de vilains à dessouder à la chaîne.



Même si on revit Note
les grands moments de la trilogie, même si les musiques sont fabuleuses, même si on peut vivre une histoire parallèle assez intéressante, le jeu ne passionne pas. L'action est soutenue mais répétitive, c'est moche au point de croire que Pandemic pensait encore être sur PS2, et puis je ne sais pas… les bugs qui empêchent les scripts de se déclencher, cette animation faites à l'emporte-pièce, cette maniabilité pas spécialement précise et puis cette Capture de Drapeaux à la mise en place franchement laide, et bien on finit par décrocher. Ce nouvel épisode se destine donc aux fans de l'univers du Seigneur des Anneaux ou ceux qui seront curieux de jouer les méchants dans un spin-off. Quant aux autres ils feront comme moi, ils attendront l'arrivé de God of War III pour jouer à un beat-them-all digne de ce nom.



Test réalisé par iiYama

janvier 2009