Lara Croft and the Guardian of Light (X360)

 






 


Note générale


Sortie du jeu : septembre 2010
Développeur : Crystal Dynamics
Editeur : Square Enix
Genre : action / plate-formes

Support : en téléchargement sur XLA
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Tomb Raider Underworld Engine
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs online
Titres alternatifs : Tomb Raider 10 / Lara Croft et le Gardien de la Lumière
Prix au lancement : 1200pts (15€)


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Lara Croft

and the Guardian of Light



Vous ne le savez
L'histoire est simpliste et lors des cut-scènes, les personnages parlent sans ouvrir la bouche. C'est trop laid, même pour un jeu dématérialisé. Quant au graphic novel, c'est d'un banal...
peut-être pas, mais selon Eidos, Tomb Raider Underworld n'a pas fait assez de recettes. Pourtant avec ses 2.6 Millions d'exemplaires vendus, il semblerait que l'éditeur Anglais ait surtout "les yeux plus gros que le ventre" comme on dit. Eidos a donc décidé de ne plus faire confiance à Crystal Dynamics pour les suites de Tomb Raider, alors que justement ce sont eux qui ont "ressuscités" une licence que Core Design avait peu à peu enterrée. L'ingratitude des éditeurs me direz-vous, ou plus simplement lorsque le fric dirige un métier avant tout fait de passion. Mais heureusement pour Crystal Dynamics, en avril 2009, Eidos se fait racheter par Square Enix (et devient définitivement Square Enix Europe, 7 mois plus tard) et le développeur/éditeur Japonais semble de son côté plutôt satisfait du travail. Revoilà donc Crystal Dynamics aux commandes d'un nouvel épisode de Tomb Raider... Enfin, on dit Tomb Raider mais ce n'est pas tout à fait le cas. Conscient qu'après 9 épisodes basés sur les mêmes mécaniques, il était peut-être temps d'évoluer vers autre chose. Voilà pourquoi l'héroïne (Lara Croft) se détache de la licence qui l'a poussée au rang d'icône du jeu vidéo et pour confirmer le fait que le cordon ombilical est coupé, le jeu arbore une vue isométrique plus trop utilisée de nos jours, et sort uniquement en version dématérialisée (Steam, XLA et PSN). A noter que la Xbox 360 a encore une fois été servie la première, puisque les versions PC et PS3 ont été mises en ligne presque un mois plus tard. Donc Lara Croft and the Guardian of Light se place comme un spin-off à la saga, et surtout démarre une nouvelle série, puisque Tomb Raider Underworld clôturait la trilogie entamée par l'épisode Legend. Pour la petite histoire, il y a 2000 ans dans l’ancienne Amérique du Sud, une bataille a commencée entre Totec et Xolotl. Après que Totec ait vaincu Xolotl, il le bannit et s’ensevelit lui-même, dans le Temple de la Lumière à l’aide du Miroir magique de la Fumée, pour empêcher que cet artefact ne tombe entre de mauvaises mains. De nos jours, Lara Croft trouve le temple mais des mercenaires lui volent le Miroir. Xoxotl et Totec se réveillent de leur éternel sommeil et Xoxotl tue les mercenaires avant de s’enfuir avec l’artefact. Totec blâme Lara pour le désastre qu'elle a engendrée mais se rend vite compte qu’il doit coopérer avec elle afin de récupérer l’artefact et vaincre Xoxotl à nouveau. La survie de la planète en dépend...


Bon ok, ça sent le
L'angle de vue, en 3D iso, est fixe mais loin d'être désagréable
déjà-vu mille fois (surtout dans un Tomb Raider) mais à quoi bon faire jouer Lara Croft, s'il n'y a pas un peu de temple oublié, de mysticisme et n'importe quoi dans l'air... La mise en scène se fait en 2 temps, d'un côté nous avons des planches de BD forcément fixes où la douce Lara nous conte son histoire, de l'autre nous avons de basiques cut-scènes où les protagonistes ne se donnent même pas la peine d'ouvrir la bouche. C'est franchement minable même si les développeurs ont cherchés à masquer ça de leur mieux (par exemple en mettant l'interlocuteur systématiquement de dos). Puisqu'on y est, évoquons de suite l'aspect technique du soft. Fonctionnant avec le moteur graphique de Tomb Raider Underworld (lui-même étant une version améliorée du moteur du Legend), on retrouve des décors souvent magnifiques et emprunts d'une aura comme seuls les Tomb Raider savent nous les offrir. Cet énorme temple, avec ses éclairages, ces textures détaillées et ses décors en fond, souvent fantastiques, font qu'on est vite séduit par les graphismes, même s'ils se renouvellent peu et que l'aliasing est parfois présent. Pour le son, c'est avec délectation qu'on retrouve Françoise Cadol au doublage de Lara, un doublage tout en Français et de très bonne qualité... comme d'habitude. On retrouve aussi les bruitages caractéristiques de la trilogie conçue par Crystal Dynamics et pour les musiques, seuls les remixes de Tomb Raider Underworld sont vraiment jolis. Si en plein jeu on nous laisse rarement avec le vide (ça aussi ça change), les thèmes ne sont pas géniaux et surtout, ils sont répétitifs. Etant donné qu'un level dure en moyenne une demi-heure, ça tape un peu sur le système (surtout si on joue au casque). Conçu pour le jeu en coop', on peut bien évidemment pratiquer l'aventure en solo. Auquel cas, les énigmes se déjouent différemment. Un bon moyen de faire le jeu 2 fois. Composé de 14 niveaux plus ou moins vastes, la durée de vie est très honorable (aux alentours de 6 heures), ce qui justifie son prix un poil élevé de 15€. Une durée de vie qui peut être allongée si on cherche à remplir tous les défis. Par exemple ramasser les diamants rapporte des points, finir le niveau en temps limité, trouver les objets cachés (comme des bonus ou les cranes rouges), etc.


D'ailleurs,
Le jeu utilise le même moteur graphique que Tomb Raider Underworld et c'est très beau
il existe des pièces peintes en rouge, qui sont des salles de défis, facultatives mais qui permettent d'obtenir des améliorations (plus de santé, plus de munitions, etc). En solo, Totec ne sera pas dans nos basques. Ainsi à la différence de Resident Evil 5 ou d'Army of Two, notre comparse n'est pas imposé. Les énigmes étant légèrement différentes, le bougre se tirera en nous laissant faire tout le boulot (aahhh les hommes :). A 2 par contre, en local comme online, ce sera l'occasion d'avoir un gameplay plus riche complètement ouvert à l'entre-aide (comme rattraper son alter-ego d'un saut un peu juste). Pour ce qui est du jeu en lui-même, bizarrement les mécaniques ne sont pas si différentes d'un Tomb Raider "normal". On retrouve le grappin, les boules géantes à déplacer, les interrupteurs à actionner et même les phases de combats, qui se déroulent cette fois à la façon d'un Alien Breed (point de vue isométrique oblige). Dommage, on ne peut pas changer l'angle de la caméra mais dans la plupart des cas, elle est judicieusement placée. Au niveau des petites nouveautés, en solo Totec nous donnera sa lance en or, une arme efficace (elle tue la piétaille en un coup, contrairement aux flingues) et surtout, elle nous permet de gravir certaines parois. On peut en lancer plusieurs et ainsi se créer un véritable passe-droit afin d'atteindre les hauteurs ou l'autre côté d'un précipice. Lara est également équipée de bombes téléguidées, pratiques pour exploser des pièges et/ou se frayer un passage (c'est aussi très efficace contre les boss). Enfin, on pourra bien entendu trouver divers artéfacts, qui boostent les capacités de notre héroïne (et ce, pas seulement dans les pièces à défis) ainsi que des autels de santé et divers médikits. Mais ces derniers ne sont pas transportables comme autrefois, ils sont à utilisation instantanée. Donc comme je le disais, les mécaniques de jeu n'ont pas vraiment changées, c'est seulement l'angle de vue aérien qui créé l'originalité. De plus on nous impose parfois certaines limitations qui cloisonnent un peu l'exploration. Par exemple Lara saute plus haut qu'une simple rambarde mais elle est incapable de passer par dessus. Et si autrefois les zones étaient souvent vastes, propices à de complexes puzzles, désormais on est plus tenu par la main, avec des énigmes bien plus simples.



Lara Croft and the Guardian of Light Note
est un très bon jeu. Certes un peu cher, ce mauvais point est compensé par une bonne réalisation (à l'exception de personnages qui parlent sans ouvrir le bec lors des cut-scènes, c'est vraiment trop laid), une bonne prise en mains, des sensations retrouvées (malgré un angle de vue imposé) et surtout, une bonne durée de vie. Cette dernière peut en plus être rallongée avec les dizaines de défis à accomplir et notamment le fait de parcourir le jeu seul ou à 2, pour découvrir des énigmes différentes. Ainsi la belle Lara Croft continue sa carrière, dans un spin-off dont j'ai été le premier a douté. Bien sûr les sensations de vertiges ne sont plus et la redondance des décors l'éloignent un peu de la diversité d'autrefois, mais difficile de ne pas craquer, une fois de plus, même si l'histoire est franchement quelconque.



Test réalisé par iiYama

novembre 2010